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Post-it : LibreOffice Calc, 2 graphiques 2 échelles

J’ai eu besoin de mettre deux courbes dans un graphique LibreOffice Calc avec deux échelles d’ordonnées différentes. Comme je suis sûr d’oublier la méthode d’ici à ce que j’en ai à nouveau besoin, je la note ici.

graphique_deux_echelles.png

Une fois les courbes tracées :

  1. Insertion → Axes… : ajouter un axe secondaire
  2. Double clic sur la courbe à associer à l’axe secondaire : dans les Options de Séries de données, sélectionner Axe Y secondaire

À l’origine, j’ai voulu utiliser pyplot/seaborn/pandas pour faire ce tracé. Hélas, non seulement je ne me rappelle plus de la syntaxe pour tracer, importer un csv, faire un fit de la courbe… mais j’ai même oublié comment installer tout ça… Pas simple d’apprécier un langage lorsqu’on en a un usage trop peu régulier.

Le laboratoire d’Optique et Photonique versus Star Wars

Je travaille dans un laboratoire de physique. Au mois de décembre, la direction a sollicité le département Optique et photonique pour tenter de profiter de la sortie de Star Wars pour faire parler du laboratoire dans la presse. Puisque notre département travaille avec des lasers…

J’avais commencé à écrire un texte même si je savais que celui-ci ne serait jamais utilisé (déjà, parce que les journaux ont été contactés fin janvier, et puis pour plein d’autres raisons…). Cela m’a demandé une grosse heure pour écrire cette ébauche, obtenant alors simplement un texte non finalisé (le plus difficile c’est toujours la finalisation), ce que je considérai comme un brouillon.

Quand au début du mois, je suis tombé sur 2016 au cinéma : non à Star Wars, oui au retour des Nanars !, j’ai plus ou moins été étonné : la trame ressemblait pas mal à celle que j’avais choisi, je commençais donc à comparer les textes. J’étais très déçu par l’article qui n’abordait des sujets que pour être négatif à leur propos et ai alors pensé, que je tenais la comparaison. Là où j’estimais que mon texte était un simple brouillon, le journaliste, certainement parce qu’il doit énormément produire, estime le sien suffisamment travaillé pour qu’il soit publié…

Bref, voici le texte que je m’étais amusé à écrire :

Star Wars par-ci, Star Wars par-là, les services de communications de Disney ont très bien travaillé : si vous n’avez pas été mis au courant de la sortie d’un nouvel épisode de la saga en cette fin d’année 2015, c’est très certainement que vous vivez dans une grotte. Et maintenant tout le monde va vouloir profiter de l’aura du film pour faire sa propre promotion : les articles de vulgarisation scientifique sur la faisabilité des voyages interstellaires à la vitesse de la lumière, les articles philosophique sur ce qu’est la Force, des vidéos promotionnelles de parkour sur le thème des Jedi, sans parler des produits dérivés… chacun tentera de tirer la couverture à lui pour faire parler de son action, même dans l’hémicycle on se plaint de l’omniprésence médiatique de la saga pour se faire remarquer.

Mais cette surenchère médiatique n’est rien, du moins vous n’en souffrirez que très peu en comparaison de ce que nous allons vivre au sein du département Optique et Photonique de l’Institut de Physique de Rennes. S’il y a bien une chose de l’univers Star Wars qui est chaque fois sujet de grande discussion c’est ce fichu sabre laser ! C’est même pire que d’habitude puisque dans ce nouvel épisode le sabre de Kylo Ren est particulièrement atypique !

Pourquoi en parler de façon négative ? Parce que dans le cadre de notre travail, nous travaillons en permanence avec des lasers, des vrais lasers, pas ceux qui permettent de découper des seigneurs Sith, mais des lasers qui vous obligent à porter des lunettes de protection – leur puissance permet à peine de découper du beurre mais réussissent tout de même à vous massacrer la macula de manière définitive si vous ne les manipulés pas avec une extrême précaution — les vrais lasers n’ont rien de bien impressionnant, la plupart émettent d’ailleurs un faisceau invisibles à l’œil nu (le plus souvent dans l’infrarouge). Pourtant dans l’imaginaire collectif, le sabre laser reste la référence. Comment pourrions nous expliquer notre travail dans de telles conditions ! Je vous le dit, Star Wars est une plaie pour les opticiens de précision.

D’ailleurs, prononcez le mot « laser » auprès du grand public, personne n’imaginera jamais autre chose qu’un maudit sabre de lumière. De lumière oui, parce qu’en plus, vous l’ignorez peut-être mais seule la traduction française fait référence au laser, dans la version originale, il s’agit de Lightsaber, littéralement "sabre de lumière" ! Cela n’a rien à voir avec notre cœur de métier. Notre travail ne consiste pas à ajuster non plus à ajuster le pistolet de Han Solo pour qu’il puisse tirer le premier ou faire en sorte que des photons qui croisent le fer s’entrechoquent. Que nenni ! De fait, notre travail aura beau être intéressant, comment pourrions nous tenir la comparaison !

Dans un laboratoire d’Optique de précision nous faisons des expériences qui ne sont pas aussi affriolantes que la tenue d’esclave de Leia dans la première trilogie, et pourtant… pourtant il y a une beauté scientifique qui ne semble étrangement ne faire rêver que nous : Les thématiques clés du Département Optique et Photonique sont : les oscillateurs lasers, l’optique hyperfréquence et TéraHertz pour la métrologie, les senseurs interférométriques, l’imagerie avancée et la photonique intégrée. Nos études visent à approfondir les connaissances fondamentales sur la lumière et son interaction avec la matière et à développer des applications innovantes (sources laser, oscillateurs, capteurs, systèmes d’imagerie, etc.) en collaboration avec des acteurs industriels. Ces activités s’appuient sur des expériences menées au laboratoire avec un parc important de systèmes optiques et lasers (lasers à solides, lasers à semi-conducteurs, lasers femto-secondes, etc.). Maintenant que vous savez, vous comprenez que même Jakku semble être une véritable source de distraction pour toute personne déambulant réellement dans un laboratoire d’Optique.

D’ailleurs, c’est quoi en fait un vrai laser : Un milieu amplificateur et deux miroirs. L’un des deux miroirs n’est pas réfléchissant à 100%,… vous décrire le principe plus en détail serait inutile, vous allez vous ennuyer et votre esprit retournera vagabonder aux côtés de Daisy Ridley ou succomber au sourire de John Boyega (selon vos goûts). Bon un schéma quand même, juste pour la culture personnelle :

[Comme je n’ai pas pris le temps de faire un schéma, autant réutiliser ici une vidéo de wikipédia (vidéo de Julien Bobroff (J’ai eu la chance d’assister a une de ses conférences à l’Institut de Physique de Rennes, vous pouvez le voir par exemple dans une des vidéos de l’espace des sciences) ]



Alors non, nous n’avons pas de sabre de lumière ou pistolets, non, nous ne découpons pas, nous ne tirons pas, mais nous doublons des fréquences, nous interférons, nous faisons battre des bi-fréquences pour obtenir des rayonnements TeraHertz, nous imageons,… c’est déjà pas mal !

Quand on pense que cette année était l’année de la lumière et que nous avons communiqué autant comme autant, que ce soit lors de Fête de la Science, pour des illuminations du parlement, l’organisation de congrès et que l’information est très difficilement parvenue à votre oreille, on peut certainement penser que nous devrions faire appel à Disney pour faire la promotion de nos laboratoires, c’est peut-être cela la leçon que nous devrions retenir. Que l’on ne s’y méprenne pas, nous aimons la saga Star Wars et ce nouvel épisode est certainement notre préféré, nous ne cherchons là aucunement à critiquer cet univers ou même critiquer le rouleau compresseur médiatique Disney, nous faisons ici, ni plus ni moins comme les autres : de la visibilité auprès du grand public, profiter nous tentons ! Que la Force soit avec vous…

Coup ou cou ? Kouroukoukou roukoukou stach stach…

Après lui avoir injecté une dose de spray nasal

  • <Yaël> Ça pique un peu
  • <Maman> Oui ça peut piquer sur le coup…
  • <Yaël> Aaah nooon, pas le cou !

Bonne ouïe

  • <Maman> Tu t’es réveillé tôt ce matin, Yaël !
  • <Yaël> Ben oui mais c’est parce que j’ai entendu le soleil se lever…

« BLAM » dans Linux Pratique 93 (Janvier-Février 2016)

linux-pratique-93.jpg

BLAM est une extension pour Blender permettant de faire automatiquement la calibration de la caméra, ainsi que la projection de vos meshs directement dans votre scène.

Étrangement, une image illustrant différentes perspectives (selon le nombre de points de fuites) a un rendu complètement en vrac, la voici en version normale :

perspective_90dpi.jpg

Mauvais perdant

Yaël et Owen s’ennuient. Quelques emballages de chocolat traînent sur la table.

  • <Papa> Prenez quelques emballages, imaginez que ce sont des cartes Star Wars et allez jouer ensemble.

Un quart d’heure plus tard, Yaël ne veut plus jouer car il perd tout le temps.

  • <Papa> Owen, tu pourrais laisser ton frère gagner de temps en temps quand même !
  • <Owen> Ce n’est pas ma faute si j’ai les meilleures cartes à chaque fois !
  • <Papa> Ce sont des cartes imaginaires… ???
  • <Owen> Ben quoi ?

Poussières d’étoiles

poussieres_p.jpg : « Poussières d’étoiles » de Hubert Reeves : Du silence éternel des espaces infinis à l’homme, l’histoire d’un agglomérat de poussières d’étoiles.

Après avoir passé plus de quinze ans dans la section « Livres à lire » de ma bibliothèque, il était vraiment temps d’ouvrir « Poussières d’étoiles ». Je suppose qu’adolescent je n’aurais pas tellement apprécié la lecture de cet excellent ouvrage, j’aurais certainement estimé le contenu trop complexe et capitulé. Aujourd’hui, avec un peu plus de connaissances, de patience et un soupçon de maturité supplémentaire, j’ai l’impression d’être tombé sur le Graal de la vulgarisation astronomique et bien plus encore. Après plusieurs conférences et après avoir regardé à multiples reprises chaque épisode de Cosmos: A Spacetime Odyssey, je replonge avec plaisir, cette fois dans une version littéraire et tout aussi passionnante, dans notre histoire et notre compréhension de l’univers.

J’ai parsemé le livre d’Hubert Reeves de morceaux de marque-page, chaque fois qu’un passage me semblait plus passionnant que le reste, j’en ai même laissé plus que lors de mes lectures de Terry Pratchett. Je n’en ai pas mis dans le chapitre « Une intention de la Nature ? » car l’ultime chapitre de « Poussières d’étoiles » m’a semblé entièrement remarquable.

Pendant ma lecture, des interrogations venaient parfois me titiller l’esprit. Deux fois, j’ai pensé que ce dont il était question amenait des points qui auraient mérités d’être abordés. Les deux fois, il s’agissait du titre du chapitre suivant. Hubert Reeves vous prend par la main et vous fait voyager dans sa narration, il vous ballade dans sa poésie scientifique. C’est un Big Boss.

J’estime avoir été pendant longtemps une personne trop intolérante envers les croyances mystiques, religieuses,… tentant de convaincre mes interlocuteurs de l’absurdité de leurs positions dogmatiques. Depuis quelques temps, j’ai compris l’inefficacité de cette posture et son manque cruel d’intérêt. J’ai compris surtout que cela faisait de moi un imbécile. Fort de ce constat, j’ai depuis peu quelques temps (on aimerait toujours avoir été moins con depuis plus longtemps…), je tente d’être beaucoup plus tolérant envers des discours que je considère a priori comme irrationnels (mais ne me parlez pas trop longtemps d’astrologie, j’ai parfois du mal à me contenir). Il m’aura fallu des années pour ne serait-ce que comprendre l’intérêt de cette tolérance, les textes d’Hubert Reeves "respirent" celle-ci. Hubert Reeves n’est pas seulement un vulgarisateur de génie ou un astrophysicien génial… c’est un Big Boss vous dis-je.


Hubert Reeves / Sciences et religions par zindabad7

Note : Il y a plus de quinze ans, un pervers narcissique, alcoolique, raciste, menteur, manipulateur, voyeur, m’expliquait que pour certaines personnes, certaines races de gens, il regrettait que les chambres à gaz n’existent plus. Cette personne est très certainement celle que je détestais le plus parmi l’ensemble de mes connaissances, la considérant comme un digne représentant de la lie de l’humanité, estimant que sa non existence n’aurait pu qu’être bénéfique à tout point de vue. Pour m’impressionner en étalant sa grande culture, il a un jour sorti un livre de sa bibliothèque et me l’a donné (vu l’état du livre je pense qu’il n’avait jamais été ouvert mais là n’est pas le propos). Cette personne m’aura permis de lire « Poussières d’étoiles », il semble que l’on peut finalement trouver du positif dans chaque chose…. Je ne pensais jamais dire cela un jour, merci Jean-Paul B.

PS : J’ai lu ce livre d’Hubert Reeves (qui ne peut pas être décrit uniquement comme un livre d’astro, soyons bien clair sur ce point), j’ai assisté à la pièce de théâtre l’Exoconférence à Nantes (revu dans mon salon dernièrement), assisté à la conférence « Origine des lunes dans les systèmes planétaires » de Sébastien CHARNOZ :

regardé Cosmos: A Spacetime Odyssey (comme je le disais ci-dessus), regardé « Voyage vers le Big Bang » de Christophe Galfard :

assisté à la conférence « SPHERE: chasseur de planètes extrasolaires » de Jean-Luc Beuzit et à « Modélisation et caractérisation des atmosphères d’exoplanètes » de Franck Selsis,… toutes ses contributions sont d’une grande richesse, chacune participe à ma compréhension du monde, c’est particulièrement enrichissant. Si vous ne souhaitez pas devenir un Jean-Paul, profitez des nombreux ponts qui sont disponibles entre connaissances et grand public (l’astrophysique n’est qu’un exemple).

Post-it : azerty-qwerty-bépo

S’il y a bien une commande simple que j’oublie tout le temps, c’est celle pour changer le clavier. En live-usb, je me retrouve régulièrement en qwerty, c’est très pénible… Je pense toujours que la commande est loadkeys mais ce n’est pas elle qui m’intéresse.

  • Pour passer en azerty : setxkbmap fr
  • Pour passer en bépo : setxkbmap fr bepo
  • Pour passer en qwerty : setxkbmap us

Le soleil des Scorta

9782290349106fs.gif : « Le soleil des Scorta » de Laurent Gaudé : Un livre qui rend plus humain

J’ai lu Eldorado en 2011, il m’avait bouleversé. Je viens de finir « Le soleil des Scorta », je me suis pris encore une énorme claque.

Pour moi, Laurent Gaudé est vraiment un génie de l’empathie.

Un livre qui n’est pas bourré d’action mais qui n’ennuie jamais, un livre qui n’est pas un page-turner rempli de suspens mais que l’on ne peut toutefois pas lâcher car bourré d’humanité, de sentiments, de moments de vie. Un livre qui rend plus humain, moins imbécile, plus tolérant, il apporte un autre regard sur le monde, un regard qui donne l’impression d’ouvrir l’esprit, de mieux comprendre.

L’histoire des Scorta s’étale sur plus d’un siècle, se lit en un clin d’œil et bouleverse à jamais.

« Incrustation en chrominance sous GNU/Linux » dans Linux Pratique 92 (Novembre-Décembre 2015)

linux-pratique-92.jpg

J’aime beaucoup les effets spéciaux vidéos, tenter d’en comprendre le fonctionnement est un jeu pour moi, donc écrire un article sur l’incrustation sur fond vert était un véritable plaisir. J’ai d’ailleurs rédigé pour l’occasion l’un de mes plus gros articles : dix pages sur l’incrustation en chrominance dans Kdenlive et dans Natron, soit 10% du magazine. J’ai choisi Kdenlive car c’est le logiciel de montage ayant les fonctions les plus avancées pour l’incrustation. J’avais initialement choisi Blender pour le logiciel de compositing mais Natron est très prometteur et moins connu, j’ai estimé qu’il était plus intéressant d’en faire la promotion à travers cet article.

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire cet article que j’en ai pris à l’écrire.

apercu92.png

La vérité sur l'affaire Harry Quebert

140531livre.jpg : « La vérité sur l'affaire Harry Quebert » de Joël Dicker : Un puzzle addictif

Dans mon imaginaire, ma mère ne lit que des Guy des Cars et des Danielle Steel. Apparemment je me trompais puisque qu’elle m’invite à lire un livre de Joël Dicker. Que d’appréhension lorsqu’elle m’a proposé de lire un pavé de 850 pages ! 850 pages ! Surtout que la dernière fois qu’un de mes parents m’a conseillé un livre, c’était mon père qui insistait pour que je lise Ben-Hur (livre que j’avais trouvé sans intérêt). Mais rassuré par la couverture indiquant les prix littéraires reçus par le roman, je m’engouffre dans l’affaire Harry Quebert sans trop de difficultés.

Premier constat, c’est très simple à lire : le style littéraire est particulièrement simple, les 850 pages seront plus simples à analyser que 50 pages d’un Ray Bradbury ou un Philip K. Dick. Je ne le vois donc plus comme un pavé, c’est déjà un bon point.

Deuxième constat, je ne vais pas pouvoir refermer ce livre avant la fin, l’histoire est particulièrement prenante. D’un point de vue littéraire, rien à signaler certes, mais la grande force de Joël Dicker avec ce roman, est d’avoir mis en place une narration captivante, un pur régal.

Note : Assez peu d’humour dans le roman, toutefois : la mère du narrateur est caricaturale à souhait, ses dialogues sont particulièrement amusants.

Je ne connais pas Philip Roth, l’auteur qui a apparemment inspiré Joël Dicker, je suppose que si j’avais eu la référence j’aurai mieux compris certains aspects du livre, tant pis je me suis contenter d’en apprécier la lecture.

Recette plaisir

  • Se placer entre ses enfants (4 et 8 ans) dans le canapé
  • Lancer « Hook ou la Revanche du capitaine Crochet »
  • Se souvenir

Une fois le film terminé :

  • Saupoudrer le petit de poussière de fée pour le faire voler jusqu’à son lit
  • Proposer au grand de rappeler de temps en temps qu’il ne faut pas devenir un pirate

Au matin, le grand remonte son bateau pirate playmobil, le petit se réveille en criant « Cocorico ! »

port, pore, porc,… l’orthographe pour adulte

Révision orthographe, 6 mots à apprendre : automne, dormir, bonhomme, port, nord et corde

  • <Maman (en mode dictée) > En automne, dans un port du nord, un bonhomme a dormi sur une corde.

Owen écrit…

  • <Maman> POR, il y a une faute à port, il y a une lettre après le R.
  • <Owen (sincèrement innocent) > un N ?

Contes de Grimm

x-default : « Contes » de Grimm : Il était une fois…

L’initiative des frères Grimm est louable, il semble qu’ils aient choisi de retranscrire le plus fidèlement possible, les contes oraux de leur époque. Le souci avec une telle initiative, c’est que l’on obtient une archive et non une suite de nouvelles. Quelle différence ? Et bien, en lisant ces contes sélectionnés par Marthe Robert, j’ai eu une impression permanente de répétition. Une fois que vous avez lu trois ou quatre contes de Grimm, vous avez l’impression de tous les avoir lus car la construction est presque systématiquement la même. Cette sensation est de surcroît amplifiée par la structure, elle-même horriblement répétitive !

Un exemple caricatural pour être clair, voici l’histoire (que j'invente) des « 158 chevaliers » : Il était une fois, 158 chevaliers qui souhaitaient délivrer la princesse du donjon où son horrible marâtre l’avait enfermée. Le donjon était situé au cœur d’une forêt maléfique. Le premier chevalier entra dans la forêt, la sorcière le repéra et le tua. Le deuxième chevalier entra dans la forêt, la sorcière le repéra et le tua. Le troisième…

Une fois que vous avez enfin lu le passage où le 158ème chevalier sauve la princesse et l’épouse, vous commencez à lire le texte suivant, « Les 18 frères » ou « La fontaine aux 8000 têtards ».

On prend tout de même du plaisir en lisant quelques contes mais c’est assez peu récréatif… Sauf bien sûr les contes « Blancheneige », « Cendrillon », « Le vaillant petit tailleur », « La Belle au Bois Dormant »,… car il est intéressant de lire la version originale d’un conte que l’on a connu enfant et de chercher les similitudes/différences avec les versions de Disney. J’aurais cru que Mickey avait exagéré le manichéisme des personnages mais il n’en est rien. Je note surtout qu’il a lié le caractère des personnages à leur physique (hélas) et énormément édulcoré les supplices subis, in fine, par ceux qui ont eu un mauvais comportement. En effet, je ne me rappelle pas avoir vu un dessin animé où l’horrible belle-mère finie enfermée dans un tonneau d’huile bouillante parsemé de clou et dévalant une colline en flamme après avoir été éborgnée et éviscérée (j’exagère à peine).

J’ai tenté de lire certains contes à mes enfants, je ne vous cache pas que « j’ai rien compris » est venu très vite. Il faut dire que pour des enfants de 4 et 8 ans abreuvés de Pokémons, Avengers, Kaeloo,… il y a plus captivant que « Il était une fois, un roi qui perdit son épouse en couche de sa cinquième fille. Après plusieurs années de désolation, il épousa une nouvelle femme qui était belle mais noire de cœur. La première fille épousa le fils d’un pêcheur qui était en fait le neveu de sa marâtre. La deuxième fille aimait ébarber les plumes et trier les lentilles, elle y mettait tout son cœur et s’y consacrait jour et nuit jusqu’à ce qu’une vieille dame qui passait par là, lui propose d’arrêter son ouvrage pour devenir gaveuse d’oie. La troisième fille tomba sous le charme d’un enchanteur qui avait eu lui-même une fille du même âge mais qu’il avait transformé en dé à coudre, après avoir, un cycle de lune durant, joué au beer pong… »

L’abus de contes de Grimm est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Généreux

  • <Papa> Yaël, tu as pris un billet de 20 € dans ton porte-monnaie et tu l’as donné à ton frère  ?
  • <Yaël> Bah oui, je l’avais en double !

Cosmopolis

61nUtAKTqVL.jpg : « Cosmopolis » de Don DeLillo : Un jour j’irai à New York avec toi. Toutes les nuits déconner…

J’ai commencé Cosmopolis il y a un an et demi et j’en ai lu laborieusement deux tiers très très lentement sur quelques semaines ou mois, je ne sais plus. Impossible de me faire au style littéraire, aux dialogues cash/trash/étranges. Impossible de vraiment entrer dans la narration.

Il y a quelques jours, j’ai décidé d’en finir (avec le livre) mais je ne pouvais me résoudre à reprendre là où j’étais rendu, je me souvenais de ce que j’avais précédemment lu mais je me souvenais surtout que j’avais complètement survoler le livre en terme de compréhension. J’ai pris une décision que je ne pensais jamais prendre, j’ai recommencé le roman depuis le début, chose que je déteste en temps normal. En temps normal, certes, mais Cosmopolis n’est pas normal. Il est dérangeant, il questionne sur le comportement humain, l’excès de pouvoir, l’excès d’argent,…

Nous suivons un golden boy décidé à traverser New York pour aller se faire couper les cheveux, malgré de grosses menaces sur sa vie, des embouteillages monstres, en somme, des emmerdes en perspectives à la pelle… Et au fur et à mesure de ses arrêts, de ses rencontres,… sa vie évolue grandement.

Je n’avais pas du tout aimé ma première lecture inachevée, mais il fallait que je recommence, que j’y retourne. Cosmopolis m’intriguait, m’attirait. J’ai fini ma lecture, je ne suis pas un grand fan de ce roman, certaines situations me semblaient parfois partir un peu dans tous les sens… pourtant j’aime certaines idées suggérées, à peine développées mais bien présentes. Je reste très surpris par le sentiment que je ressent à propos de ce texte. Un peu comme la fascination que j’ai ressenti en regardant « Ex Machina », un film qui m’a plu mais surtout qui me laissait complètement scotché. Pour Cosmopolis, la sensation est légèrement différente mais je reste tout de même intrigué par ce livre OVNI.

Folio m’avait déçu avec une préface dévoilant la fin de La guerre des mondes et avec un message abruti sur la couverture de Substance Mort. Flammarion est également adepte de la préface spoil pour Peter Pan. Cette fois c’est « J’ai lu » qui souhaite démontrer qu’il est loin d’être aussi respectueux des œuvres que la reine Zabo ou Zones sensibles dont j’ai acheté deux exemplaires de leur magnifique édition de Flatland. Que peut-on reprocher à « J’ai lu » pour Cosmopolis ? Un quatrième de couverture contenant des informations sur la fin du livre… que c’est con, mais que c’est con ! Cette fois, c’est sous la forme d’un extrait de critique :

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« Profondément subversif, brillant et captivant (…), Cosmopolis est un voyage initiatique dans New York qui s’achève par la mort annoncée et rédemptrice d’un homme et d’un système. » L’Express

Parfois, j’ai l’impression que certains éditeurs haïssent leurs lecteurs… Je ne vois pas d’autre explication.

Note : Ce n’est pas la première fois que je remarque cela dans un livre, l’auteur (ou la traductrice ?) comme beaucoup d’autres donc, pense que l’année-lumière est une unité de temps, c’est gênant (c’est une unité de distance évidemment). Ce n’est pas aussi con que démontrer que 1+1=3 en développant une équation contenant une division par zéro mais tout de même, c’est dommage…

Dessin Inkscape dans Microsoft Office convertit en PDF

Il arrive régulièrement que mes collègues intègrent mes dessins (réalisés avec Inkscape) dans des fichiers qu’ils produisent avec Microsoft Office. Et tout se passe bien jusqu’à ce que le fichier soit converti en PDF : la transparence est mal interprétée ou le fichier devient très pixelisé. Évidemment, pour les collègues le problème vient de Inkscape !

Apparemment, je ne suis pas le seul à rencontrer le problème (mais très étrangement il n’est pas toujours question de Inkscape… la vérité est ailleurs).

  • Solution 1 : Convertir préalablement le PNG (seul format matriciel d’export de Inkscape) en JPG.
  • Solution 2 : Enregistrer le fichier SVG en EMF, importer ce dernier dans Microsoft Office, le PDF sera correct.

(Merci Gwennaël pour l’astuce 2)

Prisme − Worst of Floyd

Vendredi matin, en arrivant près de mon travail, je suis tombé sur une affiche :

IMG_20151002_083752_1920.jpg

Si vous ne travaillez pas dans le domaine de l’optique, vous ne serez sûrement pas choqué par cette image. Mais si comme moi vous avez quelques notions de photonique, cela vous semblera aussi ignoble qu’un schéma qui représenterait le Soleil qui tourne autour d’une Terre plate. Quel est le problème ?

Première erreur : Le prisme dévie la lumière de façon différente pour chaque longueur d’onde dès l’entrée du prisme. À la rigueur si le faisceau d’entrée était suffisamment gros, nous pourrions considérer que les rayons ne sont pas suffisamment séparés pour que l’on puisse observer les couleurs… un peu comme dans cette illustration :

Seconde erreur : Cette erreur est ignoble : le prisme dévie les rayons dans le mauvais sens ! Voici ce qu’un prisme est censé avoir comme effet :

Vérifions sur Google Images

Pour illustrer mon propos, je cherche "prism" dans Google Images… et là, c’est le drame !

g3471.png

Sur les 30 premières images, en excluant les images qui sont hors sujet, près de 50% sont incorrectes ! Sans oublier qu’une partie de ces images sont extraites de cours en ligne !

#Smartarded [NoéNautes Livre I]

smartarded1_premCouv.png : « #Smartarded » de Pouhiou : Un livre gratuit qui peut s’acheter.

Enguerrand est un ingêneur, un consultant en connardise, un mec qui est payé pour concevoir les ouvertures faciles qui s’ouvrent pas, les ralentisseurs qui sont très chiants à prendre ou tout autre système qui pourrit la vie de tous les jours. Suite à un accident, il développe un pouvoir de suggestion très développé, il peut modifier la mémoire et ce que ressentent les gens dans la noétie, la sphère des idées. S’en suivent alors des bastons entre personnes qui, comme lui, sont NoéNautes…

Pouhiou met dans ce livre, plus de références que Tarantino dans ses films, c’est pas peu dire ! C’est amusant et en tant que geek j’apprécie de constater que j’ai approximativement toutes les références, ça change de Vian. Par contre, la façon dont le roman s’est construit (le format original était une page publiée par jour sur un blog pendant quelques mois) implique une lecture assez désagréable sous forme de livre (ebook en l’occurrence). Ainsi, le roman devient assez indigeste, l’impression de répétition est assez constante et même envahissante, légitime ou non pour la narration, trop c’est trop.

Le style littéraire est simple, un peu trop peut-être. J’ai aimé certaines idées, ne serait-ce que les ingêneurs, j’ai à peu près adhéré à l’idée de la noétie également, par contre les maisons qui s’affrontent et quelques autres trucs ne m’ont pas du tout convaincu. C’est surtout l’overdose de rebondissements genre "ah ah, vous ne l’aviez pas vu venir, tout était prévu dans mon plan depuis le début" qui a fini par me lasser… Dans l’ensemble, je ne suis pas convaincu, mais j’en suis déçu…

La vie est plus belle polarisée

Lorsqu’on prend une photo du ciel, il est parfois intéressant d’utiliser un polariseur pour améliorer le contraste ciel-nuages.

Je n’avais eu l’occasion de tester et je n’étais pas vraiment convaincu de l’intérêt. Mais ça c’était avant… Voici deux photos prises rapidement hier avec et sans polariseur, l’animation permet de mettre en avant la différence de façon assez flagrante :

polar2.gif

polar1.gif

  • Note 1 : J’ai pris un grand morceau de polaroïd pas vraiment adapté à mon appareil, placé à l’arrache, ceci explique peut-être certains dégradés !
  • Note 2 : Ne croyez pas que ces photos sont truquées, elles sont bien prises en Bretagne, j’ai juste de la chance car en Bretagne il fait beau plusieurs fois par jour.

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