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E=mc² : L’équation de tous les possibles

41kIYXMrVqL._SX195_.jpg : « E=mc² : L’équation de tous les possibles » de Christophe Galphard

Comprendre la plus célèbre des formules, son histoire et tout ce qu’elle implique pour la physique n’est pas aisé. Heureusement Christophe Galphard est un excellent vulgarisateur. Son livre est très court (un peu trop à mon goût mais plus long aurait été moins grand public) et se lit extrêmement vite et facilement. Une lecture qui devrait, à mon sens, être obligatoire à l’entrée au lycée, un livre qui donne envie d’aimer l’histoire des sciences, les scientifiques, la Science.

Écopsychologie : Retrouver notre lien avec la Terre

31kAt4p9wAL._SX195_.jpg : « Écopsychologie : Retrouver notre lien avec la Terre » de Michel Maxime Egger

Un sujet intéressant, un livre très documenté et particulièrement fourni en références. Toutefois, ne vous attendez pas à lire ce texte avec passion, on est là en présence plus d'un livre de cours que d'un ouvrage de découverte de l'écopsychologie. Aussi fun à lire qu'un article wikipédia de 130 pages, mais toutefois certainement très enrichissant. Plus qu'une porte d'entrée sur l'écopsychologie, ce livre est un guide invitant à approfondir le sujet.

Le guide du voyageur galactique

Le_Guide_du_Routard_Galactique_-_Douglas_Adams_resizedcover.jpg : « Le guide du voyageur galactique » de Douglas Adams : 42, merci pour le poisson,…

Le guide du voyageur galactique vous est recommandé à tout va dès que vous êtes catalogué geek. J’ai vu H2G2, l’adaptation cinématographique il y a quelques années, j’en ai gardé quelques vagues souvenirs pas franchement passionnés donc je n’avais pas vraiment envie de le lire. Et puis… un collègue me l’a conseillé. Et puis… Richard Dawkins dit tellement de bien de Douglas Adams dans une vidéo. Et puis… bon ok je vais le lire ce bouquin ! De toute façon, on m’a déjà fait le coup avec Pratchett, Game of Thrones et Mr Robot et je n’ai jamais regretté autre chose que d’avoir tant attendu pour les découvrir.

Je viens de finir Le guide du voyageur galactique, ça n’a pas raté, c’est très bon !

pouet_adams.png

Un bon bouquin de SF burlesque, efficace, prenant, absurde, drôle,…

Récupération de données avec Scrounge NTFS

Testdisk et Photorec sont des outils très pratiques pour récupérer des datas effacées. Toutefois les données récupérées sont renommées et l’arborescence complètement supprimée. J’ai eu à récupérer des données sur un disque ntfs, sans aucune idée des extensions importantes mais avec quelques dossiers seulement à récupérer. Il semblait alors plus pertinent d’employer un autre outil : Scrounge NTFS. Je liste ici l’ensemble des commandes utilisées, pour mémoire…

Comme pour chaque tentative de récupération de data, il est intéressant de faire une copie du disque et de travailler sur cette copie plutôt que de travailler directement sur le media. Pour déterminer la lettre correspondant au media, il y a plusieurs commandes possibles, au choix :

  • ls -l /dev/disk/by-label/
  • df -h
  • sudo fdisk -l

Dans mon cas il s’agissait de sdc. Pour la copie, j’utilise alors la commande dd :

  • dd bs=32M if=/dev/sdc of=/dossier/image.dd

Il est nécessaire de récupérer certaines informations à propos du disque avant de lancer la récupération :

  • scrounge-ntfs -l /dossier/image.dd

Start Sector End Sector Cluster Size MFT Offset
===========================================
Drive: /dossier/image.dd
2048 975312896 8 6291456

La commande pour récupérer les données est alors :

  • scrounge-ntfs -m 6291456 -c 8 -o /dossier/de/sortie/ /dossier/image.dd 2048 975312896

Je ne désobéis pas, j’ai juste un problème de vocabulaire

Yaël dans la rue en trottinette.

  • <Maman> Tu t’arrêtes au poteau
  • <Yaël> OK !

Quelques dizaines de mètres après le poteau

  • <Maman> Tu ne t’es pas du tout arrêté au poteau ! Tu sais ce que c’est un poteau ?
  • <Yaël> Non.

Le lendemain

  • <Yaël> Maman ? Est-ce que tu sais où il est mon petit cahier que tu m’as donné hier ?
  • <Maman> Je l’ai vu sur la table ce matin, sinon regarde peut-être sur le buffet.
  • <Yaël> OK !

Yaël part dans la salle… Quelques secondes plus tard de retour auprès de ses parents…

  • <Yaël> J’ai regardé sur les trois buffets, mais il y est pas
  • <Papa> On a qu’un seul buffet
  • <Maman> Tu sais ce que c’est un buffet ?
  • <Yaël> Non.
  • <Papa> Tu vois l’échiquier ? C’est le meuble qui est en dessous
  • <Yaël> Ah… OK !

Yaël part dans la salle…

  • <Yaël (parlant pour lui-même)> Alors le chéquier… où il est le chéquier ?

Le grand roman des maths

51P5awWNO0L._SX195_.jpg : « Le grand roman des maths » de Mickaël Launay : De la préhistoire à nos jours

Comment et pourquoi on a inventé les nombres ? Comment on en est arrivé à les mettre en équations ? J’aime beaucoup l’histoire des sciences, je trouve toujours intéressant de comprendre comment ont été obtenus les résultats scientifiques, pour mieux les appréhender et éviter de tomber dans les dogmes… je suis donc une cible parfaite pour ce livre. Mais le grand roman des maths est loin de pouvoir être réduit uniquement à une simple histoire de maths, il s’agit d’une histoire des hommes, l’histoire d’une part de notre culture, notre histoire vu à travers le prisme des mathématiques. Le grand roman des maths devrait être étudié en classe au même titre que la mythologie grecque, l’évolution de l’Union Européenne, l’histoire de l’art, Voltaire ou Aldous Huxley !

Mickaël Launay est un passionné de mathématiques, vous pouvez le découvrir via ses vidéos MicMaths. Sur cette chaîne Youtube, vous trouverez un grand nombre de vidéos très intéressantes du genre de celle-ci :


Pour ce qui est du livre, voici quelques extraits, parmi de nombreux autres, qui m’ont particulièrement intéressé ou intrigué :

À sa fondation, la cité est nommée Madīnat as-Salām, la Cité de la Paix. On l’appellera également Madīnat al-Anwār, la cité des Lumières, ou encore Āsimat ad-Dunyā, la capitale du monde. C’est pourtant sous un autre nom que la ville d’Al-Mansûr va entrer dans l’histoire : Bagdad.

Le méridien de Paris fit référence jusqu’à la conférence internationale de Washington en 1884. Il fut alors remplacé par le méridien de Greenwich passant par l’Observatoire royal de Londres. En échange du méridien, les Britanniques s’engagèrent à adopter le système métrique. On attend toujours.

Cela fait longtemps que le hasard fascine. Dès la préhistoire, les humains ont observé la multitude de phénomènes inexpliqués, irréguliers, sans causes apparentes, que leur offrait la nature. Dans un premier temps, et faute de mieux, on accusa les dieux. Éclipses, arcs-en-ciel, tremblements de terre, épidémies, crues exceptionnelles des fleuves ou comètes sont autant de manifestations qui furent interprétées comme des messages divins adressés à qui saurait les déchiffrer. La tâche fut confiée au sorciers, oracles, prêtres ou autres chamanes qui, comme il faut bien gagner sa vie, développèrent dans la foulée toute une panoplie de rituels destinés à interroger les dieux sans attendre que ceux-ci daignent se manifester d’eux-mêmes. En d’autres termes, les hommes se mirent à imaginer des moyens de créer de l’aléatoire à la demande.

Il était une fois, une affiche "Cafeteria" sur une porte.

Quelqu’un ajoute une feuille pour signaler que la cafétéra n’est pas une salle dédiée aux réunions. Aucune objection sur le fond, par contre la forme… l’inscription : "Ici on fait une pause" accompagnée d’une photo de parasol me semble assez mauvais en terme d’image, je me suis dit qu’il pourrait être amusant d’y ajouter mon grain de sel.

J’ai collé moi aussi une affiche, enfin pour être exact mes treize affiches.

IMG_1749b.JPG (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que la direction vire le tout : une demie journée seulement ! Je me doutais que cela pourrait faire grincer quelques dents, mon humour un brin taquin n’est pas toujours apprécié (bisou maman). Je ne m’attendais toutefois pas à ce que ça parte si vite…

Il y avait 3 choses que j’espérais avec mon action et qui sont toutefois arrivées dans le court intervalle :

  • Une collègue a ajouté une affiche (qu’on ne voit pas sur la photo puisque je n’ai pas eu le temps de la voir), un début de jeu collaboratif pour la cohésion entre collègues…
  • Plusieurs collègues avaient l’air de joué à Cluedo pour tenter de trouver qui avait bien pu faire ce truc absurde.
  • Certains ont pris des photos, plusieurs ont bien ri

Je comprends que cela ne pouvait pas rester longtemps, mais au moins l’affiche laissant penser que nous nous croyons au club Med a été enlevée en même temps que mes affiches…

« Sozi » dans Linux Pratique 100 (Mars-Avril 2017)

linux-pratique-100.jpg

J’avais déjà écrit un article pour présenter Sozi il y a 6 ans. Il s’agissait alors d’une extension Inkscape, le logiciel est aujourd’hui indépendant, il me semblait donc important de refaire les présentations. Il s’agit d’un logiciel libre que j’aime beaucoup, je vous conseille vivement de le tester si vous avez une présentation à faire et que vous souhaitez quelque chose de différent d’Impress.

sozi.png

L’histoire du loser devenu gourou

bm_CVT_Lhistoire-du-loser-devenu-gourou_8368.jpg : « L’histoire du loser devenu gourou » de Romain Ternaux

Quand j’ai vu ce livre j’ai pensé à La conjuration des imbéciles, quand je l’ai lu, j’ai pensé à La fascination du pire, c’est dire si j’ai été déçu !

Première page, une faute (il manque un « que » dans une phrase), ça commence mal, je ne m’arrête évidemment pas pour si peu mais ça ne laisse pas une bonne première impression.

Le style littéraire est très très simple, écrit comme on parle (ou plutôt comme un loser alcoolique parle), je ne suis pas très habitué mais ça passe bien et c’est cohérent avec le récit.

Du trash, du cul pour du cul,… rien qui pourrait choquer à outrance, principalement car ces scènes semblent arriver dans la narration avec de gros sabots : l’exemple le plus absurde étant le héros qui recherche une carte de crédit dans le cul d’un cadavre plutôt que de regarder en premier lieu sur son bureau. Ce n’est hélas pas la seule fois où l’auteur semble choisir la facilité : le héros est un écrivain raté (un écrivain qui parle d’un écrivain, génial !), il rejoint une secte dont le gourou porte un masque et les adeptes mâles des cagoules (c’est tellement pratique pour les quiproquos…), la voisine, les femmes adeptes de la secte ou la petite amie du pote ne pensent qu’à baiser (on se croirait dans un scénario de porno…),…

À la dernière page, je pense « Tout ça pour ça ? », désabusé. Ce qui est le plus intriguant c’est peut-être que l’auteur ait réussi à rendre son texte suffisamment intriguant pour me donner envie de continuer à tourner les pages.

Devenez sorciers, devenez savants

9782738110930.jpg : « Devenez sorciers, devenez savants » de Georges Charpak et Henri Broch : Un peu de bon sens dans un monde rempli de mystificateurs

La zététique est un thème qui m’intéresse. Sur le sujet, j’ai trouvé dernièrement diverses sources d’informations, entre autres sur le web : Hygiène mentale, Le DeBunKer des Etoiles, Laboratoire de Zététique,…

Ce dernier site, que j’avais un petit peu parcouru avant ma lecture, est en grande partie le même contenu que le livre Devenez sorciers, devenez savants sorti en 2002 (mêmes auteurs, même sujet,…). C’est d’ailleurs en lisant la page consacrée au défi zététique international « Vous prétendez avoir des pouvoirs : … prouvez-le ! » que j’ai découvert ce livre. En bref, je ne suis pas complètement néophyte et j’ai lu l’ouvrage 15 ans après sa sortie, il était donc assez logique que le premier tiers du livre ne m’ait pas transcendé : marcher sur les braises ou s’asseoir sur une planche à clou n’impressionne plus grand monde de nos jours… les démystifier ne me semblait donc plus vraiment nécessaire. Mais à partir du chapitre 3, j’ai commencé à écorner les pages qui m’intéressaient. Plus j’ai avancé dans ma lecture, plus les coins de pages droits se sont faits rares.

C’est un livre intéressant, c’est indéniable. Il n’est pas parfait : les auteurs semblent parfois régler leurs comptes entre les lignes, le livre est également un peu lié à son époque, il faut des fois réussir à se replacer dans le contexte,… Toutefois, certains passages me semblent particulièrement intéressants : l’explication par les probabilités d’un phénomène de prémonition (page 107), l’expérience du pendule (page 128) − l’extrait du texte d’Eugène Chevreul (page 130) est hallucinant de bon sens, et écrit en 1812. Mille-huit-cent-douze, bordel !!! −, la radiesthésie et les sourciers (page 136), démystification de la débilisante émission Mystères (page 143), l’ensemble du chapitre 5 « Droit au rêves et à la lucidité » (page 183),… La conclusion manque de clarté, je pense, mais l’idée qui est développée est intéressante.

J’aimerais trouver un livre presque structuré sous forme de fiches (plus où moins longues selon le sujet) claires n’abordant vraiment qu’un sujet à la fois (sans digression difficile à saisir) mais les démystifiant pleinement. Comme je l’ai dit, certaines sections me font penser à cet ouvrage qui me semblerait idéal. Je pourrais ainsi m’appuyer sur un support pour tenter d’éclairer mes proches.

La science n’explique pas tout : des phénomènes ne sont pas encore expliqués, toutefois les phénomènes paranormaux inexplicables ne le sont que pour ceux qui refusent d’écouter ce qu’en dit la Science. C’est mon avis, il semble qu’il ne soit pas partagé par tout le monde (après quelques secondes de recherche on tombe facilement sur une discussion comme celle-ci qui me semble tellement pleine d’absurdités !). Je suis horrifié chaque fois que quelqu’un me demande mon signe astrologique ou que je trouve un horoscope dans un magazine, je suis mortifié de voir qu’en 2017 des chaînes de télévision diffusent des chasses aux fantômes, je suis abasourdi lorsque j’entends des gens déterminer le sexe d’un fœtus avec un pendule ou en observant de quelle main la future mère ramasse un objet tombé,… Je suis une personne éclairée pour une partie de mes contemporains, un connard de sceptique pédant pour les autres. Deux mondes difficilement réconciliables.

Gargantua (Extraits)

51rdx55y6NL._SX349_BO1_204_203_200_.jpg : « Gargantua » de François Rabelais : Deux ans dans un lycée à votre nom et je ne vous lis que 20 ans plus tard…

C’est à quatre ou cinq pages de la fin que j’ai remarqué le mot "Extraits" sur la couverture de cette édition "Étonnants classiques" (Flammarion). Mon cerveau occultant complètement les "[…]" pourtant bien visibles − intriguant ! Cet extrait d’une centaine de pages sera toutefois suffisant. J’ai trouvé cette lecture complexe, principalement par la très grande différence de culture et de contexte historique. Et pourtant l’édition est bourrée de notes afin d’appréhender au mieux ce texte de 1535.

J’ai été frustré par cette lecture car je peux comprendre les critiques de l’humaniste Rabelais envers certaines méthodes d’éducation de son époque, sans vraiment saisir l’importance de sa démarche. Écrire ce texte à l’époque était-il perçu comme audacieux ? Impossible pour moi de vraiment saisir la portée de ses mots. De même pour l’humour : je comprends que certains passages sont satiriques ou amusants, sans vraiment les trouver drôles, l’était-ce pour ses contemporains ?

Gargantua est disponible librement sur Wikisource (entre autre) : édition Juste, 1535 ou édition Marty-Laveaux, 1868, il est intéressant de tenter de déchiffrer ne serait-ce que quelques lignes, la langue française ayant bien changée !

Quand je lis Rabelais, je me rends compte qu’il est difficile d’interpréter convenablement un texte écrit 5 siècles plus tôt. Je comprends alors encore plus difficilement que des gens souhaitent baser leur vie sur l’interprétation d’un texte qui en a 10 ou 20 de plus.

Tu ne connais même pas les sous-préfectures de l’Indre-et-Loire ?

Combien de fois, enfant puis adolescent, ai-je entendu un équivalent de « 42 : Loire. Capitale : Saint-Étienne. Tu ne sais même pas ça ! Mais, qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école ?! » ?

Rhétorique lancinante revenant inexorablement avec la régularité d’un marronnier dans un journal de Jean-Pierre Pernault et la fréquence ressentie d’un battement d’aile de colibri. Ce matin sur France cul (oui je cite France Culture deux jours de suite, ça me surprend aussi), les géographes étaient à l’honneur et l’une d’entre eux a partiellement répondu à la question « Pourquoi on n’apprend plus par cœur les départements à l’école » :

En gros, on n’apprend pas par cœur les informations que l’on pourra retrouver facilement avec les outils actuels, on apprend à gérer des connaissances pour en tirer des analyses et comprendre les mécanismes à l’œuvre.

Ça fait une question de moins à se poser…

L’art de la chute, par Xavier de la Porte

J’aime beaucoup les chroniques de Xavier de la Porte sur France Culture. Mais si j’en parle aujourd’hui, c’est que j’ai particulièrement ri avec :

Une chronique qui fait réfléchir entre autre sur la perception que l’on peut avoir des autres générations mais surtout la chute est inattendue, crée un décalage flagrant avec le ton de la chronique, impliquant un effet comique digne des meilleurs sketchs. Apprendre et rire simultanément, j’adore !

Note au passage, pour ceux qui se plaignent de payer la redevance audiovisuelle alors qu’ils trouvent les programmes de telle ou telle chaîne mauvais : sur Radio France, il y a énormément d’émissions qui justifient largement de payer sa redevance audiovisuelle sans rechigner : la Méthode scientifique de Nicolas Martin, la conversation scientifique d’Étienne Klein, les matins,… il y a plein de choses très sympa aussi sur France Inter (genre Si tu écoutes j'annule tout)… Que vous les écoutiez ou pas, ces émissions auraient parfois du mal à être produite sur des stations ou chaînes privées, il me semble pertinent de les soutenir.

Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas ou plus en étude que l’état de l’école ne doit pas vous intéresser
Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas journaliste que vous n’êtes pas concernés par la liberté de la presse
Ce n’est pas parce que vous ne faites pas parti d’une minorité que vous ne devez pas vous inquiéter du racisme
Ce n’est pas parce que vous regardez « Touche pas à mon poste » ou « Secret Story » que vous ne devez pas soutenir la culture.

Ça fait cliché et donneur de leçon mais ça fait du bien de l’écrire…

Écolo-philosophe de 5 ans

Dans le magasin

  • <Yaël> Non !!! Maman, pas de Nutella, il y a de l’huile de palme, ça détruit la planète !

Dans la voiture

  • <Yaël> J’aime la vie. On peut voir plein de gens. On peut découvrir le monde

Répondre à la question en évitant les cas particuliers ou l’art de torturer psychologiquement un enfant

  • <Owen> C’est quoi ton nombre préféré ?
  • <Papa> i
  • <Owen> un nombre !
  • <Maman> C’est un nombre mais un complexe
  • <Owen> Pas un complexe, papa…
  • <Papa> e
  • <Owen> Pas une lettre !
  • <Papa> π
  • <Owen> Arrête !
  • <Papa> √2
  • <Owen> Un nombre normal
  • <Papa> -1/3 ?
  • <Maman> Il te donne bien des nombres. Demande-lui un entier naturel.
  • <Owen> Papa !?
  • <Papa> 1
  • <Owen> T’es casse-pied quand même !
  • <Papa> Quand tu m’as demandé ma couleur préférée j’ai répondu « Octarine », tu t’attendais à quoi pour mon nombre préféré ?
  • <Owen> T’es… Pfffff
  • <Maman> Vas-y, tu as droit de le dire… il l’a bien cherché.
  • <Owen avec un sourire amusé et un regard complice> T’es con…

Harry Potter et l'enfant maudit

513O4pkDgjL._SX195_.jpg : « Harry Potter et l'enfant maudit » de J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne : Le texte intégral de la pièce de théâtre

Lire une pièce de théâtre n’est certainement pas la meilleure façon de l’apprécier, assister à une représentation est très certainement bien plus pertinent… Toutefois, avec un peu d’imagination, c’est une solution de repli correcte pour tous ceux qui ne verront pas la pièce. Ce qui fait de celle-ci une pièce différente des autres, c’est évidemment l’univers, dans lequel les lecteurs de la saga ont envie de replonger.

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Il n’y a aucun intérêt littéraire à lire L’enfant maudit, mais il y a le plaisir de retrouver des personnages auxquels on s’était attaché. L’intrigue n’est pas particulièrement originale mais l’histoire reste une très bonne suite. On suit les aventures de deux amis, un des enfants de Harry et le fils de Drago, sans pour autant laisser complètement de côté les protagonistes des sept tomes, aujourd’hui adultes.

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Une pièce que j’aurais aimé voir, juste pour le plaisir de retrouver un copain perdu de vue depuis longtemps. Je n’ai pas été transporté outre mesure mais je suis tout à fait satisfait de cette lecture.

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« Pulsions » de Kyan Khojandi et Navo

Si vous avez l’occasion d’aller voir Kyan Khojandi sur scène dans « Pulsions », courrez-y.

  • Une première partie de Navo cinglante, simple et efficace.
  • Un spectacle drôle à en pleurer, émouvant à en rire aux éclats. Un texte particulièrement bien construit où chaque brique est utile, il ne s’agit pas du tout d’une suite de blagues, c’est une vraie narration.
  • Et pour finir, un artiste accessible qui reste discuter avec son public, signe des autographes, prend des photos… Un grand artiste et un humain vraiment généreux.

« Pulsions » est une introspection de l’humain, un œil honnête et aiguisé sur nos comportements, dans une narration élégante, mais surtout une énorme dose d’endorphines fournie par un rire franc. Merci Kyan, merci Navo.

La part du colibri

la-part-du-colibri-337927_1024.jpg : « La part du colibri » de Pierre Rabhi : En matière d’écologie, hélas, un homme averti continue ses conneries… voici un petit remède.

Un essai très court, un bilan écologique écrit de manière poétique, un constat accablé et qui semble éclairé. Intéressant mais trop court, on aimerait y trouver quelques solutions, même seulement sous forme de référence. C’est beau, fixe des idées auxquelles j’adhère complètement, c’est agréable, un livre que j’aurais bien envie d’offrir…

Pourquoi j’ai mangé mon père

5123M5JGF1L._SX296_BO1_204_203_200_.jpg : « Pourquoi j’ai mangé mon père » de Roy Lewis : Un pithécanthrope averti en vaut deux

Un livre qui se dévore très rapidement. Décrivant les premières grandes évolutions de l’homme ou plus précisément du pithécanthrope de façon décalée, avec en miroir, une critique de la société contemporaine, le livre est bourré d’anachronismes très amusants et de personnages attachants : mention particulière pour le père scientifique qui fait passer l’évolution de l’espèce avant tout, l’oncle ultra réac qui critique mais profite toujours pleinement des découvertes,…

Étant donné que j’ai lu Pourquoi j’ai mangé mon père après avoir lu quelques tomes et vu une bonne centaine d’épisodes de Silex and the city, j’étais sûrement moins sensible à l’humour des anachronismes préhistoriques que si ma découverte littéraire s’était faite dans l’autre sens. Cela ne m’a pas toutefois pas du tout empêché d’apprécier…

Seul point noir du livre, la préface qui comme très souvent, dévoile une partie de l’histoire. À lire comme s’il s’agissait d’une postface, comme presque toujours. Plus jamais je ne lirai de préface, les éditeurs semblent presque tous avoir oublié de passer par la sélection naturelle…

Pour en finir avec Dieu

41YTHspVpzL._SX299_BO1_204_203_200_.jpg : « Pour en finir avec Dieu » de Richard Dawkins : J’ai trouvé ma bible

Quand je lis les trames principales des 3 ou 4 derniers « Notes » de Boulet, j’ai la sensation de lire ce que mon esprit tentait de mettre au propre… Il est appréciable de constater qu’on est pas le seul à faire certaines observations (et assez agaçant, j’en conviens, de constater que l’auteur le fait de façon bien mieux construite et qu’il l’illustre avec des dessins travaillés et un humour à vous taper le cul par terre…). Quand je lis « Pour en finir avec Dieu » j’ai la même sensation à ceci prêt que la réflexion est bien plus aboutie, détaillée, documentée que tout ce que j’aurais pu imaginé.

Le titre accrocheur de la traduction française empêche très certainement de prêter son exemplaire à un ami croyant alors qu’il n’est à mon avis pas pertinent de le considérer comme un simple livre contre la religion. Il est, à mon sens, pour la réflexion et contre l’obscurantisme. Il permet certes d’ouvrir les yeux sur certains aspects négatifs des religions, mais c’est également un ouvrage sur le comportement humain, le sens moral (citant Kant, Hauser…), l’anarchisme (citant Pinker), les évolutions de mœurs, le Zeitgest moral, le racisme, le machisme,… Le chapitre sur la maltraitance de l'enfant est juste démentiel et particulièrement stupéfiant.

Le texte est truffé de références, il est relativement copieux mais pas du tout indigeste, il se termine sur une magnifique métaphore de la burqa qui est une ode passionnante à la science et la recherche de connaissance. C’est un livre à lire, à relire, à dévorer.

J’ai eu envie de lire ce livre suite au visionnage de la conférence TED de Richard Dawkins. Il s’agit d’une très bonne introduction au livre, je vous la conseille vivement :

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