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Crédulité et rumeurs

CVT_La-petite-Bedetheque-des-Savoirs-tome-24-Credu_8903.jpg : « Crédulité et rumeurs » de Gérald Bronner et Jean-Paul Krassinsky

J'aime plutôt le dessin et la colorisation, j'aime énormément le propos mais je n'aime pourtant pas spécialement cette bd. Elle apporte énormément d'informations intéressantes mais pour cela néglige complètement histoire et actions, il s'agit juste d'une discussion entre deux ados, rien d'autre. Est-il possible d'apporter autrement autant de connaissances en si peu de pages, je ne le pense pas, mais on se retrouve alors hélas sans narration. Un livre un peu bâtard : suffisamment intéressant pour donner envie de le partager avec tout son entourage mais trop pauvre côté narration pour qu'il puisse intéresser les personnes qui ne sont pas déjà convaincues.

J'ai été un peu déçu par la non correspondance entre la couverture et le reste de la bd, je trouve le mouton anthropomorphe génial et j'aurais adoré lire une histoire mettant en scène de tels personnages (un peu comme "Black Sad" ou "Meet Buck"), je trouve que cela aurait été graphiquement plus intéressant que deux simples lycéens.

L’ironie de l’évolution

51MsP2qbtnL._SX195_.jpg : « L'ironie de l'évolution » de Thomas C. Durand

Un livre passionnant qui ne se contente pas d’expliquer que le fonctionnement de notre cerveau n’est pas adapté à la compréhension du processus évolutionnaire qui a permis son existence. Les différentes explications développées ici, permettent d’apprendre énormément sur le fonctionnement de nos apprentissages, nos erreurs, nos façon de réfléchir, nos biais. En les comprenant, nous pouvons, si ce n’est les éviter, au moins tenter de limiter au mieux les dégâts. Un livre de développement (non pas personnel), un livre qui élève son lecteur. Exaltant !

Météo et pollution, comparaison Rennes / Saint-Brieuc

Je dis régulièrement qu’à Saint-Brieuc (chez ma belle-famille) j’ai froid alors que chez moi il fait meilleur (Rennes). On m’explique alors que c’est un climat plus tempéré car plus près de la côte, que si l’été est plus doux donc plus froid, l’hiver est également plus doux donc plus chaud… Pourtant, je n’ai moi-même pas du tout cette sensation de douceur de l’hiver Briochin mais puisqu’on ne parle que d’impression personnelle, de sensation de froid on reste dans le subjectif… Comme j’en ai marre de me fier à des sensations, j’ai voulu me confronter aux faits (source) :

meteofrance.com-climat-comparateur.png

Pour la pluviométrie les deux villes sont plus ou moins équivalentes, pour l’ensoleillement Rennes est toujours un tout petit peu au dessus. L’adoucissement des températures est léger et seulement vrai pour les minimales en hiver mais il existe tout de même, il faut l’admettre. La différence entre les maximales en hiver n’est pas plus forte que les minimales mais cette fois c’est Rennes qui est un tout petit peu plus chaud. Le reste du temps, il fait plus chaud à Rennes.

Mais on m’oppose régulièrement également que si Rennes est plus chaud, c’est juste parce que c’est une ville polluée… Et alors, je ne sais pas quoi répondre… C’est vrai qu’il y a régulièrement des alertes à la pollution, Saint-Brieuc étant près de la mer il y a peut-être un bon air marin qui souffle sa pollution, j’en sais rien, c’est tout à fait possible, je suppose que c’est vrai… Hier, je tombe par hasard sur le site airbreizh qui fourni une carte de la Bretagne avec son bulletin de l’air quotidien et un historique des relevés de pollution. Le bulletin ne semble étrangement pas très différents pour les deux villes, certains jours, la ville de Saint-Brieuc semble même plus polluée que Rennes, ce qui serait contraire à l’idée d’un air marin purificateur. Je ne pouvais pas rester dans flou, j’ai donc récupéré les datas et tracé :

pollution_rennes-saint-brieuc.png

Pour l’ozone (O₃) et les particules fines en suspension (PM10), Saint-Brieuc est plus polluée que Rennes. Pour la pollution au dioxyde d'azote (NO₂) c’est Rennes qui est plus polluée. La différence de température ne semble pas franchement corrélée à la différence de NO₂. Il me semble donc, que les données ne permettent ni de conclure simplement que Rennes est sans équivoque plus polluée que Saint-Brieuc, ni que la différence de température est due à la pollution.

Je trouve intéressant de constater que les faits sont parfois contraires à nos intuitions mais que l’accès aux données permet de tester assez facilement celles-ci.

Rhume et froid

Un collègue, il y a peu, m’indiquait qu’il estimerait responsable s’il attrappe un rhume, puisque je l’invite à vapoter dehors. Je lui ai dit que le rhume ne s’attrape pas à cause du froid mais à cause de virus, mais celui-ci ne semblait pas convaincu. J’ai donc fait une mini biblio :

Il y a quelques temps, je croyais moi aussi que le froid filait le rhume, comme beaucoup de gens d’ailleurs il faut l’admettre. On m’a dit que c’était une idée reçue et il m’a fallut me faire violence et quelques jours pour que l’information soit acceptée par mon cerveau, pourtant, il ne faut pas chercher longtemps pour se convaincre :

  • Vidéo courte mais assez amusante de Max Bird sur le sujet : IDÉE REÇUE #27 : Attraper froid qui a la gentillesse de fournir ses sources où l’on a même des expériences avec des gens qui font exprès des tests pour "chopper froid".

L’AFIS (💖) en parle un peu via une note de lecture du livre « Petite philosophie du rhume » de Maël Lemoine :

Dans ce petit ouvrage, Maël Lemoine, philosophe de la médecine1, fait preuve d’une patiente pédagogie vis-à-vis de sa sœur, « esprit agile et curieux mais sans formation scientifique ou médicale », qui croit qu’on peut attraper un rhume après une exposition au froid.
[…]
Avec l’hiver qui vient, il est temps d’abandonner ce genre de superstitions en vous plongeant dans cet ouvrage didactique qui promeut l’approche rationnelle : une lecture que je recommande… chaudement !

On peut également lire ce qu’en disent les canadiens :

Est-ce que les refroidissements ou l'exposition au froid causent le rhume?
En un mot, non. Certaines personnes peuvent éternuer si leur peau refroidit. Les gens attrapent plus de rhumes par temps froids que par temps chaud, parce qu'ils tendent à demeurer à l'intérieur plus souvent et plus longtemps. Ils ont tendance à blâmer la température fraîche lorsqu'ils ont le rhume, sans penser que c'est parce qu'ils sont restés longtemps à proximité d'une personne enrhumée.
Certaines personnes pensent que l'exposition à l'air frais des climatiseurs est la cause des rhumes. Encore une fois, la température n'est pas la coupable.

Et c’est pareil pour la pneumonie d’ailleurs :

La pneumonie s'attrape le plus souvent comme une grippe ou un rhume, en inhalant des particules contaminées. Dans certains cas, elle survient après une autre infection respiratoire, comme une grippe ou une bronchite, qui « dégénère » et s'installe dans les alvéoles des poumons.

L’aspirateur de la sorcière

CVT_Laspirateur-de-la-sorciere-Et-autres-histoires_8822.jpg : « L’aspirateur de la sorcière » de Terry Pratchett

J'aime Terry Pratchett, j'ai donc voulu initier mes enfants à son univers via ces nouvelles. La mise en page est amusante (des mots plus ou moins gros, qui tombent, qui s’élargissent,...), l'humour caractéristique de l'auteur est là, certaines nouvelles sont bonnes, d'autres laissent un peu le lecteur sur sa faim. C'est agréable mais je dois admettre qu'on ne retrouve pas toute la magie (il est question de magie parfois, comme thème, mais ici j'entends magie au sens "plaisir littéraire") des annales du disque monde. Les enfants ont apprécié, surtout le plus jeune (7 ans).

Quand est-ce qu’on biaise

CVT_Quand-est-ce-quon-biaise-_9241.jpg : « Quand est-ce qu’on biaise » de Thomas C. Durand

Après avoir explicité l’ensemble des sources d’ambiguïtés pour les éviter, ne reste alors plus qu’à décortiquer les idées. C’est ce que propose ici Thomas C. Durand avec brio, profitant de plus, de l’occasion, pour expliquer les mécanismes qui nous induisent parfois en erreur, ce qui nous évitera alors peut-être de tomber à nouveau dans ces pièges que le cerveau semble vouloir nous jouer.

À peine le livre fini, j’ai déjà envie de le reprendre en main. J’aimerais pouvoir en assimiler complètement le contenu. Je sais que je le lirai à nouveau, j’espère pouvoir faire en sorte que ma façon de penser profite pleinement de l’ensemble des connaissances développées au fil des chapitres. J’ai vu les vidéos de La Tronche en biais, le livre ne m’a pas semblé une redite pour autant, étonnant puisqu’il s’agit des mêmes textes, compréhensible puisque j’ai vu les vidéos il y a déjà quelques temps. Les épisodes étant parfois très denses, il est intéressant d’avoir accès à un format papier qui permet, pour moi en tout cas, de mieux assimiler certains contenus.

Pour être complet, je dois tout de même admettre que le livre n’est pas sans défaut, je les estime pour ma part aux nombre de deux (que j’admets très subjectifs):

  1. Puisqu’il s’agit en partie d’une réutilisation des scripts de l’émission « La tronche en biais », j’aurais aimé une illustration présentant les deux personnages, en préface ou en quatrième de couverture.
  2. Certains passages sont assez complexes, il m’a fallut quelques relectures pour saisir certains paragraphes. En particulier, le très intéressant chapitre 16, dont la page 191 (avec la citation de Carl Gustav Jung) m’a semblé incroyablement obscure. Lue encore, relue et lue, rien à faire, son sens m’est resté inaccessible.

Le chapitre 7, démontant en quelques pages le célèbre paradoxe de l’œuf et de la poule, donnant une réponse qui devient alors une évidence est délicieux. La plupart des chapitres, sont l’occasion de décortiquer des questions de façon non manichéenne, apportant un recul bienvenu, des explications parfaitement explicites, documentées et référencées. Certes, cela n’est pas toujours facile à digérer mais c’est incroyablement enrichissant. Le chapitre 23 « Le sexe, le genre et les biais cognitifs » est un parfait exemple de cette qualité. Incroyablement riche, il permet non seulement de comprendre à la fois ceux qui défendent et ceux qui abhorrent la "théorie du genre" mais surtout permet de prendre énormément de recul sur un sujet complexe et clivant, comme sur des sujets annexes (l’essentialisme en particulier).

Le dernier chapitre est un appel à la bienveillance et à l’humilité, car nous ne devons jamais oublier que nous sommes tous victimes de biais, sur un sujet ou un autre. Un chapitre intelligent que j’ai écorné (j’ai écorné plusieurs pages mais sur la fin, j’ai écorné les chapitres, c’était plus pertinent). Dommage que mon marque-page précédait cet ultime chapitre de quelques pages lorsque ma belle-sœur m’a défié de démontrer que les citrons momifiés par un magnétiseur, qu’elle me montrait en photo, ne sont pas une preuve indiscutable que les magnétiseurs ont un pouvoir que la Science est incapable d’expliquer. J’ai beau savoir depuis quelque temps déjà qu’il est inutile et contre productif de s’emporter, je n’ai pourtant pas réussi à faire preuve d’humilité (du tout). Ma lecture est alors devenue un chouette boomerang, le retour de bâton bien mérité. C’est une façon d’apprendre et de progresser.

Un livre passionnant. À lire, relire et offrir.

Si l’on prend le titre au premier degré, je connais parfaitement la réponse : dès la lecture de la couverture. Du moins, c’est la réponse que m’inspire la tête de ma voisine dans le car, il semble qu’elle ait été biaisée dès la lecture du titre.

« Utiliser un mode de présentation à double écran » dans Linux Pratique 112 (Mars-Avril 2019)

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J’ai écrit un article énorme à propos des fichiers pdf, Tellement énorme qu’il a fallut le séparer en plusieurs morceaux. Dans ce numéro, vous pourrez lire le passage présentant deux logiciels pdfpc et pympress permettant de faire une présentation avec double écran (écran différent pour le présentateur et l’auditoire).

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Citrons séchés et magnétiseur

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Du vécu, ce week-end, j’exagère à peine…

Pourtant, j’essaye de suivre les conseils Hygiène mentale, de La tronche en biais, de Florent Martin, de Richard Monvoisin… Je vous promets, j’essaye d’avoir autant de bienveillance qu’eux !

Le test du Centre d’Analyse Zététique : http://www.unice.fr/zetetique/CAZette/CAZette3.pdf

Énorme bisou à ma belle-sœur, que j’adore !

Lettre ouverte au diocèse

Bonjour.

Je constate que vous ignorez les autocollants STOP PUB des boîtes aux lettres. Malgré les 2 autocollants, dont un officiel et un autre rouge de rappel à la loi.

stop-pub.jpg 282-large_default.jpg

Déposer des publicités dans une boîte aux lettres qui dispose d’un STOP PUB revient, selon l’article R633-6 du code pénal, à déposer des objets de quelque nature qu’ils soient sans l’autorisation de celui qui à la jouissance de la boîte aux lettres. Cette infraction est punie d’une contravention de 450€, qui peut être multipliée par 5 si l’infraction est commise par une personne morale (soit 2250€ si vous êtes une société, un organisme, etc.) comme le précise l’article 131-38.

Quelques soient les raisons qui m’ont incité à apposer un autocollant STOP PUB, et d’ailleurs même si je n’avais aucune raison valable pour ce refus, il n’est pas normal que vous ne respectiez pas ce choix. J’ai signalé ce dépôt de prospectus aux autorités compétentes, même si je suppose que cela n’engagera hélas aucune procédure contraignante à votre encontre. Je trouve cela regrettable, c’est un manque de respect flagrant de votre part.

Que diriez-vous si régulièrement, malgré une explicite injonction de votre part, je plaçais un prospectus faisant un amalgame Église=Pédophile ou déposais dans votre boîte au lettres un article de journal chaque fois que l’Église y est citée pour des problèmes (aujourd’hui par exemple, une fillette de 11 ans a subi une césarienne suite à un viol, l’Église interdisant l’avortement en Argentine) et surtout que chaque jour, une personne différente faisait de même… Car vous déposez des prospectus de temps en temps mais vous n’êtes pas les seuls et malgré mes autocollants, j’ai au minimum une fois par semaine un prospectus ou une demande de don (cette semaine vous êtes le troisième !). Je ne fais pas ce genre d’action car je suis respectueux des croyances d’autrui tant qu’elles respectent mon désir de ne pas être importuné par celles-ci, faites de même !

  • Je crois que l’abus de prospectus est mauvais pour ma planète
  • Je crois que l’abus de paternalisme est nuisible à une vie en société juste
  • Je crois comme Bertrand Russell qu’il n’est pas désirable de croire en une proposition lorsqu’il n’y a aucune raison de penser qu’elle est vraie.

Très cordialement

Aromathérapie

Les huiles essentielles… J’ai du mal à savoir quoi en penser. Alors j’ai tenté de trouver des informations fiables…

Je suis tombé sur un document intéressant (il me semble) : Bon usage des huiles essentielles, effets indésirables et toxicologie C’est une thèse de pharmacie (90 pages à lire en diagonal). C’est assez intéressant et invite à bien penser l’usage des HE. Il y a hélas aujourd’hui une vague new-age qui laisse croire que les médicaments sont dangereux et qu’il faut leur préférer des remèdes naturels, en oubliant complètement les notions de bénéfices-risques et la dangerosité des HE. Il y a des précautions énormes à prendre avec les huiles essentielles, beaucoup plus que ce que laissent croire certains gourous de l’HE

On peut lire dans ce document :

« Prenons le cas de l’HE de sauge qui sans autre précision peut désigner celle de Salvia officinalis ou Salvia sclarea. La première est principalement constituée de thuyone neurotoxique et est à l’origine de plusieurs cas de convulsions (Halicioglu et al., 2011), alors que la seconde en est dépourvue et ne présente pas un tel danger. »

« Un fermier indien de 21 ans chargé de nettoyer une citerne ayant contenu de l’huile essentielle de menthe poivrée, a ainsi été retrouvé inconscient au fond de celle-ci. A l’hôpital le jeune homme demeure dans le coma, et souffre de convulsions ainsi que d’une macro-hématurie intermittente Le patient décédera finalement 10 jours après son admission (Kumar et al., 2016) »

« Les réactions cutanées sont les plus répandues compte tenu de l’emploi majoritaire de la voie cutanée en aromathérapie. Ces réactions de plusieurs types sont souvent difficiles à prévenir »

« Les molécules aromatiques peuvent être directement toxiques pour le foie ou alors indirectement via les métabolites produits. Ainsi le menthofurane, composé hépatotoxique, qui est initialement contenu dans l’HE de Mentha aquatica, sera retrouvé à la suite du métabolisme hépatique de la pulégone contenue dans Mentha pulegium. Les coumarines elles aussi peuvent présenter une hépatotoxicité à dose élevée, associé à un effet carcinogène (Lake, 1999). »

« Certaines molécules ont tendance à s’accumuler au niveau cérébral, c’est le cas des cétones comme le camphre, la thuyone (Thuya, Absinthe, Sauge officinale) et la pinocamphone (Hysope) car elles possèdent une forte affinité pour les lipides cérébraux. Ces molécules sont responsables de troubles neurologiques telles que convulsions, agitations, somnolences, crises épileptiformes. »

« On évitera autant que possible d’employer des HEs pures par voie cutanée. Il est préférable de les diluer avec une huile végétale L’utilisation d’HEs pures pourra être envisagée pour certaines d’entre elles, considérées comme étant sans danger connu. Un test cutané est toutefois préférable pour prévenir toute réaction »

« Enfin, les HEs étant considérées par le consommateur comme bénéfiques par nature, l’effort devrait être fait sur l’information aux patients. Il doit être affiché des mentions de sécurité sur le conditionnement des HEs, et aussi sur les sites de ventes en ligne, où l’on trouve une plus grande variété d’HEs dont certaines soumises à la restriction de délivrance évoquée en première partie, et où elles y sont vendues sans conseil associé. »

« Au-delà du bénéfice procuré par les huiles essentielles, on peut toutefois se rendre compte qu’au fil des rapports mentionnés et des études analysées, il existait des risques qui, dans certains cas, pouvaient conduire à une issue tragique. »

« Dans la perspective d’une évolution des pratiques et des mentalités, il serait d’ailleurs nécessaire de multiplier les recherches sur le sujet. Celles-ci se révèlent, aujourd’hui encore, bien trop insuffisantes sur des points pourtant essentiels comme l’usage en thérapeutique, les posologies et la toxicologie. »

Il y a plein de descriptions, pleins de conseils d’usages dans cette thèse.

D’autres sites vont plus beaucoup plus loin dans la critique de l’aromathérapie : sceptiques.qc.ca/dictionnaire/aroma et charlatans.info/L-aromatherapie par exemple où l’on peut lire :

« son profil risque sur bénéfices n’est ainsi pas positif, ce qui veut dire qu’elle n’est pas recommandée en tant que traitement pour quiconque de malade. »

C’est assez péremptoire…

Un peu en complément sur le sujet, la note bd du pharmachien sur les produits naturels est très intéressante. Celle sur le rhume également.

J’ai l’impression qu’en fait, l’aromathérapie n’a pour l’instant été que très peu testée de façon fiable, c’est du moins ce que laisse entendre pleins de passages du rapport d’avril 2018, Aromathérapie scientifique en milieux de soins (177 pages) :

« Cependant, les durées de diffusion et les temps de contact couramment préconisés restent empiriques, du fait notamment des biais multifactoriels associés dans les études. Il conviendrait aujourd’hui de pouvoir définir, viades travaux d’analyses scientifiques rigoureuses, les temps de diffusion atmosphérique sécuritaires et restant thérapeutiquement efficaces, pour chaque HE à diffuser ou pour chaque type d’HE considéré (HE à phénols, HE à aldéhydes,…), tenant compte des profils biochimiques connus des HE et en fonction du volume de la pièce.  »

« Dans l’état actuel des connaissances, si ces concentrations dites douces455semblent souvent nécessaires, elles restent suffisantes cliniquement pour obtenir le bénéfice escompté. Prouver cette réalité constatée sur le terrain par les résultats cliniques favoriserait le bon usage et limiterait les coûts. »

« La valorisation de l’introduction de l’aromathérapie scientifique passe en partie par une évaluation médico-économique permettant l’identification objectivée d’une balance positive au profit de cette innovation thérapeutique. La littérature scientifique comporte à ce jour peu de travaux dans ce sens. »

« Ces résultats invitent à une grande prudence vis-à-vis de la diffusion des molécules volatiles. Dans le cadre d’un emploi raisonné, il conviendrait de reconsidérer à la baisse les temps de diffusion jusque-là empiriquement admis en attendant la mise en œuvre d’études scientifiques confirmant ces hypothèses. Il est fondamental aujourd’hui d’être capable de vérifier que la concentration de certaines molécules diffusées particulièrement ciblées (cétones, phénols, aldéhydes, monoterpènes parmi les plus courantes,…), se situe bien dans des fourchettes toxicologiquement acceptables et compatibles avec la thérapeutique »

Les retours d’expériences confirment ce que la revue de la littérature laisse transparaître en matière d’absence de réflexion consensuelle sur ce que recouvre l’aromathérapie scientifique,tant sur son fond que dans sa forme. Les facteurs d’influence identifiés ci-après objectivent en grande partie le défi croissant constaté en matière d’offres et de demandes ainsi que la nécessité de formaliser des garanties identifiables pour sécuriser l’usage scientifique des HE: essor de l’automédication au sein de la population française et du recours à des produits d’origine naturelle (en particulier des HE)dans l’objectif de rechercher une amélioration du bien-être, un soulagement des maux et/ou une guérison mais exposant, selon le niveau d’information reçue et le degré de vulnérabilité sous-jacent, à d’autres risques pour la santé…

En lisant ce rapport, qui semble à première vue, être un consensus d’experts, les preuves de bénéfices-risques de l’usage des huiles essentielles hors protocole hospitalier me semblent loin d’être aussi évidentes que ce que le suggèrent les livres que l’on trouve à Nature & Découvertes, les "bibles des huiles essentielles" ou le bouche à oreille… Si vous avez des informations complémentaires fiables, je suis preneur.

En tout cas, les gens ont tendance à faire un dangereux amalgame naturel=bon, je sais qu’il faut se méfier de cette idée.

he_bio_v2-5.jpg

Restons honnêtes

  • <Papa> Les invités arrivent, tu es sage ! Tu montres que tu es un enfant de 11 ans sage et gentil.
  • <Owen> Mouais, bof, ce ne serait pas bien de mentir quand même...

Pourquoi je ne suis pas chrétien

893162627.jpg : « Pourquoi je ne suis pas chrétien » de Bertrand RUSSELL

Une pensée logique et clairement développée, très intéressante. Particulièrement passionnant.

Trois textes à la fois relativement simples d'accès, de part la grande qualité de leurs constructions narratives, mais tout de même un petit peu exigeants.

Envie décorner quasiment chaque page, surligner un grand nombre de chapitres...

L'ouvrage est clos par une très complète description des problèmes rencontrés par Bertrand Russell à l'Université de New-York, très simple à lire, très intéressant également.

Installation de SciDaVis sous Debian Buster

Ceci est une mise à jour de mon précédent billet sur le même sujet.

a8f640460a634f36.png

Dans les paquets, SciDaVis est compilé sans le support des fichiers Origin et sans le support des scripts Python, nous allons passer par la compilation.

cd /tmp
wget https://downloads.sourceforge.net/project/scidavis/SciDAVis/1.23/scidavis-1.23.tar.gz?r=https%3A%2F%2Fsourceforge.net%2Fprojects%2Fscidavis%2Ffiles%2Flatest%2Fdownload&ts=1549442670 -O /tmp/scidavis-1.23.tar.gz
tar -zxvf scidavis-1.23.tar.gz
cd scidavis-1.23

Il faut installer toutes les dépendances nécessaires à la compilation :

sudo apt install build-essential qt4-qmake libqwtplot3d-qt4-dev libqwt5-qt4-dev python-sip-dev python-qt4-dev libmuparser-dev zlib1g-dev qt4-linguist-tools qt4-linguist-tools mesa-common-dev libqt4-opengl-dev libqt4-dev-bin libqt4-dev libgsl-dev libglu1-mesa-dev libgl1-mesa-dev

Lors des commandes qmake et make plusieurs erreurs bloquent la compilation, pour résoudre le problème :

sudo ln -s /usr/lib/libqwt-qt4.so.5 /usr/lib/libqwt5-qt4.so
sudo ln -s /usr/lib/libqwt5-qt4.so /usr/lib/libqwt5.so
sudo ln -sf /usr/include libscidavis/src/qwtplot3d
sudo ln -sf /usr/include/qwtplot3d-qt4 scidavis/qwtplot3d

On peut maintenant lancer la compilation :

qmake CONFIG+=python CONFIG+=liborigin
make qmake
sudo make INSTALL_ROOT=/usr/local
sudo make install

Ne reste plus qu’à gérer l’icône de l’application :

sudo cp scidavis/icons/scidavis.svg /usr/share/pixmaps/
sudo sed -i "s#Icon=scidavis#Icon=/usr/share/pixmaps/scidavis.svg#g" /usr/share/applications/scidavis.desktop

La vie, l'univers et le reste

51KQEAA6N0L._SX210_.jpg : « La vie, l'univers et le reste  » de Douglas Adams : Le guide galactique tome 3

Pendant une bonne partie du roman, Douglas Adams place ces pièces de puzzle absurdes, c’est drôle mais vous vous demandez s’il y a vraiment un sens à tout cela. Puis, les pièces commencent à s’emboîter et le puzzle devient parfaitement clair : Have fun!

Détox

L’ostéopathe de mon beauf, lui a conseillé une détox du foie. Il y a peu j’ai tenté de réunir quelques informations sur l’ostéopathie et j’avais été assez chamboulé par cette détox de foi 😅

Il est temps pour moi de réunir ici les informations à propos des détox :



  • Sur France Culture, Nicolas Martin a des arguments complémentaires, assez clairs :


Je crois que j’ai maintenant suffisamment d’informations à propos de la détox, pour pouvoir estimer que c’est du charlatanisme.

« Tracer simplement des courbes » dans Linux Pratique 111 (Janvier-Février 2019)

linux-pratique-111.jpg

J’ai eu besoin de tracer un sinus et me suis trouvé comme un idiot ne sachant pas vraiment quoi utiliser (la solution que j’utilise d’habitude plantait temporairement, il me fallait une alternative…). J’ai donc commencé à faire le point sur les solutions qui s’offraient à moi et à les comparer : la plus simple, la plus complète, la plus rapide, la plus fonctionnelle. Je me suis dit que ce bilan pourrait intéresser les lecteurs de Linux Pratique. Régulièrement on lit des articles présentant un logiciel et l’ensemble de ses possibilités, j’ai pensé que prendre le problème dans l’autre sens (prendre une problématique et chercher toutes les solutions qui y répondent) pouvait être original.

lp111plot_640.png

Le dernier restaurant avant la fin du monde

41YAM0DMY7L._SX210_.jpg : « Le dernier restaurant avant la fin du monde » de Douglas Adams : Le guide galactique tome 2

Au début du chapitre, « pourquoi il commence à parler de ça ? ».
Au milieu, « C'est n'importe quoi ! Non ? ».
À la fin, « Il faut que j'ajoute tout ce chapitre à mes citations favorites ! »
Répétez l'opération pour chaque chapitre. C'est absurde mais c'est tellement drôle, c'est tellement intelligent…

Pourquoi je n’irai plus consulter d’ostéopathe

J’ai indiqué à mon médecin ma volonté de ne plus consulter d’ostéopathe, voici mes raisons.

La vidéo qui a été le déclencheur d’un refus complet de retourner voir un ostéopathe a été pour moi Ostéopathie - Enquête de santé - sur France5  :

Une vidéo aussi complète qu'intéressante. 1h40 c'est relativement long mais il est parfois nécessaire de prendre du temps pour comprendre complètement un phénomène. Elle m’a ouvert les yeux sur la pratique et m’a incité à me renseigner auprès de d’autres sources :

Dans la revue « Sciences… et pseudo-sciences » de l’AFIS (Association Française pour l’Information Scientifique) n°272 (juillet-août 2006), l’article « Ostéopathie - Chiropraxie, l’Académie de Médecine s’exprime sans ambiguïté » par Jean Brissonnet me semble particulièrement intéressant. Si sa lecture complète me semble important, nous pouvons tout de même isoler quelques informations cruciales :

Il existe une grande hétérogénéité dans les conditions d’accès des étudiants et dans la formation des ostéopathes non médecins et des chiropracteurs. Il existe de plus en plus d’écoles privées qui délivrent un enseignement (fantaisiste) mais calqué sur l’enseignement médical et conduisant à des pratiques considérées jusqu’à la Loi de 2002 comme illégales et favorisées par une publicité permanente.

L’ostéopathie et la chiropraxie sont des méthodes manuelles de diagnostic et de thérapeutique. Sur le plan diagnostique elles permettraient d’identifier par une palpation attentive des « lésions » qui sont à l’origine des maladies ou des malaises ressentis par le consultant ». ... Une première difficulté apparaît : là où les lésions invoquées par les fondateurs de ces disciplines n’étaient pas démontrées à l’origine dans la seconde moitié du 19e siècle. Elles ne le sont toujours pas malgré les progrès de nos connaissances et des moyens d’imagerie mis en œuvre en Europe et en Amérique du Nord .... Comment envisager un enseignement n’ayant pas de base scientifique ou même une preuve anatomique ?

Une étude publiée dans l’édition d’avril 2006 du Journal of the Royal Society of Medicin soulève de sérieuses questions quant à l’efficacité des traitements par manipulation vertébrale. L’étude du professeur Ernst a examiné toutes les publications portant sur les manipulations vertébrales entre 2000 et mai 2005. Seize articles en relation avec les troubles suivants ont été inclus dans cette recherche : douleurs dorsales, douleur cervicale, dysménorrhée primaire et secondaires, colique infantile, asthme, allergie et vertige d’origine cervicale. Sa conclusion est que : « collectivement, les données n’ont pas apporté de preuves que les manipulations vertébrales sont un traitement efficace dans un quelconque de ces cas, excepté pour les douleurs dorsales où elles sont supérieures aux manipulations factices mais où elle ne font pas mieux que les traitements conventionnels ».

Les recherches doivent se poursuivre sur un plan théorique à savoir la micro-traumatologie rachidienne, et les lésions correspondantes si elles existent, et les mécanismes de la douleur rachidienne.... Il est important de noter que les études critiques et contrôlées les plus récentes sont moins en faveur de l’efficacité des manipulations depuis que leur qualité méthodologique s’améliore, comme l’ont montré de récentes publications. ....

Pour conclure, on doit donc noter que beaucoup, sinon toutes, de ces techniques manuelles non manipulatives sont celles utilisées par les kinésithérapeutes dans notre pays et qu’il paraît raisonnable de les leur confier à partir d’un diagnostic médical sérieux fait par un généraliste et/ou un spécialiste et sur prescription de celui-ci.

Parmi les connaissances scientifiques exposées, certaines (par exemple, la mobilité des os du crâne chez l’adulte) sont totalement fantaisistes. Beaucoup d’autres, qui se rattachent à des notions plus classiques, sont teintées d’imaginaire. ... Comment peut-on, sur de telles bases, fonder une approche diagnostique ? ... Ériger en dogme qu’un système d’équilibre complexe tend à l’auto-régulation et à l’auto-guérison, sans préciser que, malheureusement et dans bien des cas, ce « système » reste inopérant, c’est mettre en péril la santé d’autrui. ...

L’ostéopathie a gardé le caractère d’antimédecine de ses débuts, et s’est seulement adaptée.

Le rapport indique ensuite que cet engouement « s’explique facilement » : elle utilise « un langage simple » et les patients « lui trouvent même un charme apaisant, qui contraste avec la sécheresse scientifique du langage médical dont l’assimilation demande un réel effort ».

La conclusion du rapport mérite d’être citée dans son intégralité tant elle traduit bien les aspirations de tous ceux que désespère l’existence des pseudo-médecines de toutes origines : « Peut-être vaudrait-il mieux enseigner la médecine en tenant un plus grand compte de sa composante « humaniste », essentielle mais insuffisamment donnée en exemple, plutôt que d’officialiser des pratiques qui cherchent à s’en éloigner en s’appuyant sur des a priori d’inspiration, en grande partie, purement philosophique. »

Quelques années plus tard, l’encart « Attention au piège des manipulations vertébrales » dans l’article « Que penser de la chiropractie ? » publié dans la même revue n’est guère plus rassurant à propos de la chiropraxie…

On peut également suivre la présentation « L’ostéopathie en question » de Albin Guillaud (qui est aussi intéressante que la qualité de la prise de vue/son est mauvaise) :

Intervenant que l’on retrouve également dans une émission de radio suisse : https://cortecs.org/mediatex/le-cortecs-sur-les-ondes-albin-guillaud-sur-losteopathie/

On peut également lire sur pseudo-medecines.org (site dont le but est de « Lutter contre la désinformation en matière de science et présenter la réalité des principales médecines non conventionnelles ») une page consacrée à l’ostéopathie

Si une douleur dorsale ne passe pas, je préfère donc être dirigé vers un kinésithérapeute que vers une personne dont la pratique ne s’appuie pas sur la médecine fondée sur les faits.

Merci.

Complément (suite à un commentaire IRL) :

ce n'est pas parce que certains ostéos mystifient leurs actions que ce sont tous des charlatans.

Oh, le beau sophisme de l’épouvantail ! Non, ce n’est pas le cas en effet et ce n’est surtout en aucun cas ce que j’ai écrit, d’ailleurs si c’était aussi simple je n’aurais pas besoin de me torturer à lire, voir et réunir autant de sources d’informations. En aucun cas je ne pense que les ostéos sont des charlatans, certains connaissent même des manipulations qui peuvent avoir des effets bénéfiques (des gestes qui étaient souvent faits par des rebouteux avant l’avènement de l’ostéopathie). Mais si l’ostéopathie était assujettie aux mêmes critères bénéfice-risque que les médicaments, il semble que la pratique serait interdite.

Le dernier ostéo que j’ai vu estime que tout ne peut pas s’expliquer par la science car un de ses profs d’ostéopathie lui a montré lors d’un TP qu’il est possible de "voir" l’arriver d’une personne dans la pièce à travers les réactions d’un intermédiaire que l’on manipule. S’il avait eu quelques cours de mentalisme, il aurait compris que la technique utilisée était "simplement" du cold-reading, mais cela lui a été présenté par son formateur comme la démonstration de faits inexplicables par la science, ce qui a validé pour lui ensuite les principes de l’ostéopathie contre les faits scientifiquement établis. La lecture froide permet d’ailleurs bien souvent (consciemment ou non) aux ostéo de bluffer leurs patients en trouvant des informations à leur propos, ce qui laisse une impression d’efficacité (ce qui entraîne alors une conclusion trop rapide que s’il a raison sur ce qu’il me dit là, sa méthode est efficace).

Je refuse de cautionner une médecine alternative qui dénigre les faits. Quand bien même certains gestes seraient efficaces, si cela se fait avec un discours anti-science je ne cautionnerai pas son utilisation ou sa promotion. On pourra m’opposer que la science fait des erreurs, qu’elle n’est pas pleinement efficace, que les études sont parfois bidonnées (on tomberait facilement dans un hypercriticisme stérile mais soit…) mais il me semble indéniable que la médecine basée sur les faits (double aveugle, bénéfice/risque,…) est l’un des rouage majeur de l’évolution de la santé, l’augmentation de l’espérance de vie, la diminution de la mortalité infantile, etc. Et ce n’est d’ailleurs pas parce qu’une méthode n’est pas parfaite que cela valide les méthodes de ses opposants. Le relativisme actuel me fait chialer.

Pour compléter encore, j’ajouterais à titre d’exemple que si je soigne un mal de dos par n’importe quelle pensée magique (ostéopathie, homéopathie, imposition des mains, magnétiseur,…), je vais profiter de l’effet placebo, ce qui peut être fortement bénéfique à court terme, mais je ne vais en aucun cas comprendre le fonctionnement du dos, les raisons qui ont contribué à l’apparition des douleurs. En suivant les conseils de Dikkiné, de Major Mouvement, de la brochure Je souffre de lombalgie : de quoi s’agit-il et que faire ? ou enfin la page dédiée à la lombalgie de amelie.fr, j’ai toutes les chances de prendre les bonnes décisions, de comprendre le fonctionnement de mon corps, progresser,… C’est un processus plus complexe, plus long, mais surtout tellement plus intéressant et moins court-termiste (et encore, je n’aborde pas le problème des risques) ! Ne vous bercez pas d’illusions, la magie n’existe pas, seule la vie est magique alors ne la gâchez pas avec des croyances obscurantistes.

Nouveau monde

J’ai participé au concours de la micronouvelle radiofrance 2018. Thème « Nouveau monde », 1000 caractères.

Comme je m’y attendais, je n’ai pas gagné 😋 mais c’était intéressant de relever le défi.

Ma prose :

Pourfendeur de dragons sans pareil, sa légende n’est plus à faire. Résistant à la sorcellerie, on dit que les démons le craignent. Impossible à impressionner, il saute sur le dos de caïmans géants pour traverser les rivières, court sans hésiter sur de minces corniches surplombant la lave. Dans leur caverne obscure où même la lumière n’ose pénétrer, il massacre les gobelins, les yeux fermés.

Mais depuis quelque temps, l’essence magique faiblit. Les sorciers semblent moins puissants. Elfes et fées sont maintenant espèces protégées. Peut-être est-ce la fin d’une ère. Traverser le portail dimensionnel avant que la magie ne disparaisse, accéder à cet autre monde si différent, voilà l’ultime quête. Il prie les ancêtres de lui donner le courage nécessaire.

Dans ce nouveau monde, les épées laissent place aux crayons, on appelle la magie, imagination. Le portail ne permet pas de voyager loin dans le temps ou l’espace mais peu entrent dans la cour sans ciller pour une première rentrée des classes.

Magic the Gathering Arena sous Linux

Pour installer Magic the Gathering Arena sous Linux, voici la procédure que j’ai suivie :

Installation de Lutris

Comme je suis sous Debian, j’installe Lutris en suivant les instructions disponibles ici, soit :

echo "deb http://download.opensuse.org/repositories/home:/strycore/Debian_9.0/ ./" | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/lutris.list
wget -q http://download.opensuse.org/repositories/home:/strycore/Debian_9.0/Release.key -O- | sudo apt-key add -
sudo apt-get update
sudo apt-get install lutris

Installation du jeu MTGA

En théorie, cliquer sur Install Install de la page MTGA de Lutris devrait être suffisant mais en fin d’installation, le téléchargement des fichiers nécessaire renvoie une erreur « GetThreadContext failed ». Je constate tout de même que le nombre de fichier à télécharger diminue, chaque fois que je lance le jeu et si je le lances depuis la console avec certaines options (fournies dans les commentaires de la page d’installation Lutris, le nombre de fichiers téléchargés est plus important à chaque tentative :

WINEDEBUG=+relay,-debug wine <path_to>/MTGA.exe

Après de très nombreuses tentatives, le jeu fini enfin par se lancer, mon pré-ado me fait même un câlin pour me remercier !

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