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Participer à un projet libre est un jeu... Et toi, à quoi tu joues ?

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Jusqu’où peut-on aller pour ne pas faire ses devoirs ?

  • <Papa> « Souvent » ça s’écrit « ent » pas « ant »
  • <Owen (en larmes)> Pourquoi ? C’est quoi la règle ?
  • <Papa> Je ne sais pas trop
  • <Owen> En plus quand c’est « ent » à la fin, on ne le prononce pas
  • <Papa> Quand c’est un verbe conjugué oui
  • <Owen> C’est nul le français
  • <Papa> Je suis désolé, toutes les langues n’ont pas des règles aussi simples que l’esperanto, je veux bien que tu apprennes l’esperanto mais tu dois apprendre le français…
  • <Owen> C’est nul le français, les français sont tous des idiots, même des C, O, N.
  • <Papa> Ceux qui ont décidé des règles et exceptions ou refusé de simplifier les règles, un peu oui peut-être, mais pas tous les français… et puis les autres langues aussi ont des exceptions et des difficultés grammaticales.
  • <Owen> C’est nul le français ! C’est nul les êtres humains !
  • <Papa> Tu veux changer ? ne plus faire parti de la race humaine ?
  • <Owen> JE VEUX MOURIR !
  • <Papa> Parce que « Souvent » s’écrit « ent » et non « ant » ? Tu ne crois pas que c’est un peu exagéré de vouloir mourir parce que tu as fait une faute dans tes devoirs ?
  • <Owen (grand sourire)> Un peu, oui…

Les Annales du Disque-Monde : Au guet !

 : "Au guet !" de Terry Pratchett : 22, v’la le dragon

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu un Terry Pratchet, cela me manquait. C’est toujours agréable de se balader à Ankh Morpork.

Un très rapide résumé : Quand on joue avec le feu on se brûle, alors quand on joue à invoquer des dragons… Carotte un grand bonhomme qui se prend pour un nain rejoint le guet. Un dragon c’est chaud. Quand on tente de faire appliquer la loi à Ankh Morpork rien n’est simple. Un déménagement de bibliothèque implique certainement l’émission d’ondes gravitationnelles à cause du poids des mots…

Petites citations :

La connaissance, c’est le pouvoir… Le pouvoir, c’est l’énergie… L’énergie, c’est la matière… La matière, c’est la masse. Et la masse déforme l’espace. Elle le déforme en un espace B polyfractal.

Les derniers rats de l’assurance du frère Tourduguet fuirent le navire en perdition de son courage.

Quand on en a vraiment besoin, dit-il, les chances sur un million se produisent tout l’temps. C’est bien connu.

Sinon l’existence ressemblerait à un horrible martyre et le seul espoir serait qu’il n’existe pas de vie après la mort.

Remplace les sujets par des pronoms personnels

Exercice de cahier de vacances : « Remplace les sujets par des pronoms personnels », pour cela, il faut commencer par trouver le sujet…

  • <Owen> C’est quoi le sujet dans « Quelqu’un a volé les patins. » ?
  • <Papa> Le sujet c’est celui qui fait l’action
  • <Owen> Patins ?
  • <Papa> Non, qui a volé les patins ?
  • <Owen> Bah on ne sait pas ! Ils ne disent pas qui c’est…
  • <Papa> Quelqu’un.
  • <Owen> Oui mais qui ?

Post-it Inkscape : Réinitialiser le centre de rotation

Ce matin, j’ai eu le plaisir d’assister à quelques conférences de Grafik Labor.

logo2016grafiklabor.png

Grafik Labor est un événement proposé par l’AFGRAL, dont l’objectif est de fédérer autour des logiciels libres graphiques : des conférences Gimp, Blender, Inkscape, Scribus, Synfig, Gstreamer,… pour moi c’est un peu le paradis. Ça se déroulait le 2 et 3 juillet à Rennes et les locaux d’AFGRAL étaient complets, c’est vraiment cool de voir que le sujet intéresse plein de monde.

Ce matin, Elisa de C. Guerra présentait les bases de Inkscape. Je connais déjà assez bien ce soft puisque j’initie moi-même régulièrement mes collègues à l’utilisation de ce logiciel de dessin vectoriel. La conférence était donc très intéressante pour moi, non pas pour apprendre les bases mais pour voir comment Elisa, que je sais très bonne pédagogue, développe sa présentation, pour éventuellement m’en inspirer pour la forme, le rythme ou le contenu.

Une question s’est posée : Comment réinitialiser la position du centre de rotation ? C’est une question que je m’étais déjà posée sans jamais être suffisamment ennuyé pour chercher à la résoudre.

Quel est le problème ?

Lorsque vous cliquez deux fois avec l’outil de sélection sur un objet, vous faites apparaître les poignées de rotation et de cisaillement. Au centre de l’objet apparaît une croix : le centre de rotation.

Capture_du_2016-07-03_17-08-36.png

Il est possible de déplacer cette croix pour personnaliser l’axe de rotation mais comment faire pour replacer ce centre de rotation parfaitement au centre de l’objet si on l’a préalablement bougé ?

Quelles solutions ?

Une solution très simple proposée par un membre de l’assistance, ce matin, m’a intriguée et j’ai donc tenté de trouver une solution plus "correcte". Voici toutes les solutions que j’ai identifiées (la première est celle proposée, les deux autres sont celles que je viens de trouver, en bidouillant lors de la rédaction ce billet) :

  • Sélectionner l’objet et le grouper (Ctrl+G). Même si l’objet n’est groupé qu’à lui même, le centre de rotation n’est plus celui de l’objet mais celui du groupe, par défaut au centre donc… Ceci à l’avantage de permettre de réinitialiser le centre de rotation sans perdre définitivement le centre de rotation personnalisé.
  • Sélectionner l’objet et afficher l’éditeur XML (Maj+Ctrl+X), redéfinir à 0 les valeurs de inskscape:transform-center-x et inskscape:transform-center-y

Capture_du_2016-07-03_17-18-41.png

  • Tout simplement : Shift+clic gauche sur la croix (amusant de constater finalement qu’une solution très simple est disponible)

Prenez le temps d’e-penser − Tome 1

15112107520416575613768048.jpg : « Prenez le temps d’e-penser − Tome 1 » de Bruce Benamran : Tout tout tout vous saurez tout sur la science

Bruce Benamran, pour ceux qui sont prêts du radiateur, c’est le génialissime vulgarisateur de e-penser. Si vous n’avez jamais vu ses vidéos, vous allez tout en bas de la page Youtube, vous regardez la première, puis la deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous soyez devenu suffisamment éclairé pour avoir envie de regarder les suivantes sans suivre cette directive. Il a sorti, il y a quelques temps, un livre reprenant un peu le principe de sa chaîne.

Dire que ce bouquin est bourré de digressions serait clairement minimiser les faits. Tome 1 (appelons-le ainsi pour simplifier) est un ensemble de digressions qui une fois rangées dans votre caboche, vous offre un aperçu de l’évolution/l’histoire/les principes des sciences (en particulier la physique et l’astronomie) intéressant et sympathique. Le ton est familier, on est entre nous, on a l’impression d’avoir une discussion avec un pote scientifique touche à tout et passionné.

Certains passages reprennent des sujets déjà développés dans ses vidéos mais ce n'est pas vraiment dérangeant : je crois que j’ai lu 4 fois le chapitre sur Guillaume Joseph Hyacinthe Jean-Baptiste Le Gentil de la Galaisière (à voix haute pour en faire profiter des proches) alors que j’avais déjà vu la vidéo correspondante (au moins 2 fois)…

Lire Tome 1, c’est un peu comme regarder un épisode de Cosmos: A Spacetime Odyssey de plusieurs heures avec quelques coupures pub (l’auteur à un gimmick, certains pourront trouver cela pénible mais la répétition c’est justement le principe… il y a aussi régulièrement des incitations à se référer au tome 2 à venir). Le plan global n’est pas toujours très clair mais la simplicité de ton et le fait de resituer le contexte historique et humain des découvertes me laisse de Tome 1 une impression agréable. Le style littéraire "discussion entre amis" pas désagréable contraste avec la typographie travaillée forte de ligatures, pas désagréable non plus. Un livre de vulgarisation scientifique, demandant parfois un peu de concentration (tout de même) qui remplit la tête sans la prendre.

Le dragon de glace

51H900hDn4L._SX195_.jpg : « Le dragon de glace » de George R. R. Martin : S’il te plaît dessine-moi un dragon

Si George R. R. Martin est aujourd’hui particulièrement célèbre, c’est certainement pour Game Of Thrones. Je regarde la série − j’aimerais lire les livres mais les premiers tomes ne sont disponibles que traduits réécrits par Jean Sola − mais George R. R. Martin a également écrit beaucoup d’autres textes, en particulier des nouvelles de fantasy et de science fiction. « Dragon de Glace » est l’une de ses nouvelles. Un texte pouvant être lu dès 8 ou 9 ans narrant l’histoire d’une petite fille qui, en période de guerre, rencontre un dragon… La nouvelle décrit, entre autres choses, certaines conséquences des guerres rarement abordées ainsi dans la littérature pour enfant,…

Mon fils passe son temps à lire et relire DB, Naruto, Ranma ½, Fairy Tail, Fly, One punch man, etc (le moi-de-1990 est envieux… avoir accès à autant de mangas à la maison, quelle chance il a ce gosse !). J’ai voulu lui montrer qu’il existe des histoires intéressantes dans d’autre formats. Quand mon pote m’a demandé une idée de cadeau pour les 9 ans de mon fils, j’ai sauté sur l’occasion, Dragon de glace est un cadeau idéal : l’édition est somptueuse, les dessins sont magnifiques avec des dragons majestueux, le texte n’est pas trop long, le style littéraire relativement simple, le papier, la police, les interlignes, tout est parfait… pour un premier contact avec la Fantasy c’était idéal. Ça n’a pas raté, mon fils est conquit.

C’est accessible pour un enfant mais ce n’est pas inintéressant pour un adulte, j’ai donc profité du cadeau à mon tour avec grand plaisir.

La métamorphose

Metamorphosis.jpg : « La métamorphose » de Franz Kafka : La petite bête qui monte, qui monte... et me trotte dans la tête.

J’ai lu cette nouvelle il y a six mois. Six mois, c’est le temps qu’il m’a fallu pour déterminer si j’ai aimé « La Métamorphose ». Elle se lit vite et simplement, l’histoire vous trotte dans la tête un moment. Sur le coup je n’ai pas particulièrement aimé, c’est en y repensant ensuite que j’ai trouvé le texte puissant. J’ai un peu la même réaction avec ce texte qu’avec le film THX 1138 (je déteste sur le coup et j’aime par la suite) : il me faut parfois du temps pour digérer.

Gregor se réveille un matin sous une apparence monstrueuse (métamorphose rapide et non décrite), la nouvelle suit sa réaction et celle de ses proches, les changements de comportement de chacun (en quelque sorte une métamorphose lente). Je ne sais pas à quelle métamorphose Kafka pensait en choisissant ce titre, toujours est-il que la deuxième est particulièrement bien écrite et cette description de l’humanité fait froid dans le dos et semble hélas parfaitement réaliste…

C’est le deuxième texte de Kafka que je lis (le procès il y a quelques temps), j’ai été bien plus déconcerté par ce texte court. Vous pouvez trouver le texte gratuitement sur ebooks libres et gratuits (je ne sais pas par qui la traduction est faite), si vous souhaitez vous faire votre propre opinion.

Petite histoire de l'univers : Du Big Bang à la fin du monde

81k2eU_deyL.jpg : « Petite histoire de l'univers » de Stephen Hawking : Du Big Bang à la fin du monde

Encore une fois, c’est un film qui me fait lire… J’ai vu, il y a quelques semaines, The Theory of Everything : ce n’est pas un film particulièrement époustouflant mais le jeu d’acteur est dément et les décors et costumes immersifs. C’est un film émouvant sur la vie de Hawking, s’attardant très peu sur la science, c’est un choix que certains peuvent regretter, pour ma part, je pense que le film a surtout le mérite de redonner un peu d’empathie pour un chercheur hors norme, déshumanisé par sa condition physique, souvent présenté par les médias, plus comme un cyborg qu’un humain.

Dans la pile de bouquins qui s’entassent sur ma table de nuit, trône « Petite histoire de l'univers » depuis quelques années déjà. Il y a peu de Science dans le film de James Marsh, c’est donc une parfaite invitation à la lecture des ouvrages de Hawking…

Le style littéraire est très loin de la poésie de Hubert Reeves, très certainement conditionné par la paralysie de l’auteur et l’outil qui est donc à sa disposition pour écrire, c’est très direct. La narration suit le fil historique des découvertes scientifiques et de ses travaux en particulier, les explications sont claires même si j’admets que j’ai été plus ou moins largué pendant une vingtaine de pages (sur 180). Dans le dernier quart du livre, le mot « Dieu » apparaît beaucoup, vraiment  beaucoup… toujours ramener ainsi à la religion me semblait assez peu utile. J’ai l’impression d’avoir compris de nouvelles choses sur les trous noirs et l’univers, j’ai dévoré et aimé les 80 premières pages, puis j’ai lu le reste, le livre me laisse finalement un sentiment mitigé.

Les régies publicitaires rendent votre site ignoble

J’écris régulièrement des articles pour Linux Pratique, un magazine contenant quelques publicités (principalement pour linagora et bluemind). Si celui-ci contenait de la publicité pour Thalès et Durex, je continuerais sûrement d’écrire mais si les réclames vantaient les mérites de l’extasy et du néo-nazisme, j’aurais clairement beaucoup plus de scrupules à continuer ma collaboration.

2012 : Garnicia

Il y a quatre ans, j’avais écrit au journal Le Monde, pour leur signaler que je trouvais étrange de voir une publicité vantant les extraordinaires pouvoir amincissant d’un produit dangereux pour la santé, interdit en France (le garnicia), dans l’une de leur application (Android Le Monde). Trouver une telle publicité dans un article du Monde me semblait ahurissant. Un peu comme si Closer publiait un article approfondi sur les ondes gravitationnelles ou si la revue Nature ajoutait une double page d’horoscope.

En fouillant un peu, j’avais même constaté que certaines pages web vendant du garnicia sur le net, utilisaient la mention « Vu sur: Libération.fr LeMonde.fr » ce qui n’était pas faux, de fait, puisque la régie de publicité avait en effet affichée de telles informations dans leurs pages !

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À mon sens, de telles publicités donnent une image assez désastreuse du journal, alors que le quotidien en lui-même est de qualité.

2016 : Wild Raspberry Ketone

En début de semaine, à la fin d’un article sur Jean-Claude Mas, je tombe sur une publicité me rappelant celle citée ci-dessus, puisque le titre était « Kate Révèle son Regime: l’ingredient Secret des Stars? » :

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J’ai cliqué pour voir s’il s’agissait du retour du garnicia. Non, cette fois c’est la Wild Raspberry Ketone qui est à l’honneur. Je ne connais pas la dangerosité de ce produit amincissant miracle mais je vais éviter d’en consommer. Je suis par contre étonné de constater que la publicité utilise le même procédé puisque l’article commence par un « Présenté dans LeMonde TF1… ».

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Je ne sais pas vraiment quel est l’opinion de la rédaction du Monde sur la sélection des publicités qui accompagnent leurs articles, je serais vraiment intéressé de l’apprendre. Personnellement, je lis beaucoup ce journal (en version numérique), je trouve les tarifs trop élevés pour mon usage mais je réfléchis toutefois régulièrement à m’abonner pour soutenir leur travail. Je suppose que la rédaction fait confiance à un prestataire pour gérer l’ensemble de leurs publicités (ici Outbrain semble-t-il) et ne sont peut-être pas vraiment au courant que ces publicités sont parfois choquantes.

Je ne suis pas très friand de régime à base de poison, je trouve cela choquant de voir de telles publicités dans un de mes journaux préférés. À quand une publicité pour un régime à base d’arsenic ? ou une publicité pour Professeur Bambo grand voyant medium (résout tous vos problèmes quelque soit la nature, dès le 1er contact, désenvoûtement, retour de l’être aimé. Facilité de paiement). Je serais personnellement moins choqué si Le Monde ajoutait un encart publicitaire montrant Anna Polina pour une promotion de DorcelClub, pourtant, je suis sûr que cela ferait réagir bien plus vite la rédaction et les lecteurs…

Je ne suis pas un grand fan de la publicité, elle est souvent trop intrusive, souvent gênante. Je comprends qu’il est, dans de nombreux cas, très difficile de trouver une alternative viable. Toujours est-il que je suis certain qu’il est primordial de garder un œil attentif permanent sur les services qui affichent des choses automatiquement sur votre propre site, ne pas le faire c’est s’exposer à casser votre image.

L’attentat

lattentat.jpg : « L’attentat » de Yasmina Khadra : Descente aux enfers

Un médecin à Tel Aviv qui soigne les victimes d’un attentat avant d’apprendre que la kamikaze était sa femme. Avec un pitch pareil, vous savez que vous n’allez pas lire un livre qui est fait pour vous faire rire et rêver… Et en effet, ce n’est pas le but !

Si d’un point de vue littéraire L’attentat n’est pas particulièrement époustouflant, il est immersif, fait réfléchir sur le conflit israélo-palestinien autant que sur la connaissance de l’autre et de soi…

Une descente aux enfers et introspection qui se lit très bien, qui laisse difficilement indifférent.

La Horde du Contrevent

La_Horde_du_Contrevent.jpg : « La Horde du Contrevent » de Alain Damasio : Une cosmogonie complète basée sur le vif.

Tout au début, je me posais pas mal de questions, trouvais absurde la quête même de la Horde (une vingtaine de personnes qui marchent, depuis l’enfance et l’extrême aval, vent dans la gueule, pour tenter de voir ce qu’il y a en extrême amont…), ne comprenais pas très bien le premier chrone croisé… Et pourtant, les pièces du puzzle trouvent chacune leur place et l’ensemble devient très vite parfaitement clair, fluide, limpide et… génial. L’ensemble de l’univers imaginé par l’auteur tiens la route, mieux, plusieurs de ses personnages émettent différentes hypothèses sur l’origine du vent (j’ai adoré « vent dû au déplacement d’un vaisseau ») et toutes ces cosmogonies ainsi créées sont viables.

Les cinquante premières pages m’ont semblées complexes à lire puis je me suis sûrement fait aux styles littéraires (oui, au pluriel) : les narrateurs sont vraiment très nombreux et chacun à son propre style !

La Horde du contre Vent est un livre particulièrement travaillé (7 ans de boulot apparemment !) Les personnages sont très développés, le monde complet est détaillé (sans pour autant en faire des caisses à la Tolkien), l’action est époustouflante ! Je suppose que ça a été un travail titanesque mais un véritable plaisir d’écrire une telle œuvre. L’un des passages les plus bluffants, d’un point de vue littéraire, est très certainement la joute verbale en trois manches du personnage Caracole dans la tour d’Ær ! Un véritable délice (dialogue palindromique, une page avec quasiment que des o pour voyelles,…) Je ne sais pas si Alain Damasio a voulu montrer ici qu’il est un auteur exceptionnel ou prendre son pied à écrire un truc aussi dingue (façon Perec), toujours est-il que si c’est l’un ou l’autre, c’est réussi.

À la lecture de ce roman, j’ai pensé que Alain Damasio est un très bon auteur. J’ai ensuite pensé qu’il est également un bon orateur et penseur lorsque je suis tombé sur cette vidéo :

Merci Julien de m’avoir fait lire un auteur aussi génial.

Post-it : Dégradé de couleur en fonction de la hauteur Blender Cycles

Dans tout logiciel de mathématiques tel que Matlab Gnuplot, Matplotlib ou SageMath, on obtient facilement des graphiques 3D dont la couleur varie en fonction de la cote (l’axe z) mais dans Blender, ce n’est pas aussi automatique, il m’a fallu pas mal chercher :

blender_colorrampe_z.png

[Source]

J’avais déjà, dans un autre cas de figure, cherché à modifier la couleur en fonction de la cote : à partir d’une image prise avec une caméra, je souhaitais obtenir une courbe 3D représentant la luminosité. La cote était alors automatiquement extraite de l’image, il suffisait d’utiliser la même source pour la couleur :

blender_displacement_p.jpg

Post-it : Ciel étoilé Blender Cycles

Il est possible d’obtenir un ciel étoilé magnifique avec Cycles et beaucoup de nodes :

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Mais j’avais besoin de quelque chose de très simple, juste quelques points blancs sur fond noir. Pour cela, il suffit de détourner une texture Voronoi, quelques nodes suffisent :

blender_cycles_stars_sky.png

Rappel : Pour obtenir le Multiply, Add → Converter → Math.

Post-it : Grille Blender Cycles

J’essaye de représenter la déformation de l’espace-temps par une masse importante (c’est à la mode en ce moment…). Mais pour commencer, il faut déjà réussir à représenter une grille dans le moteur de rendu Cycles. La solution qui me semble la plus simple consiste à détourner Brick Texture :

blender_cycles_grille.png

Post-it : LibreOffice Calc, 2 graphiques 2 échelles

J’ai eu besoin de mettre deux courbes dans un graphique LibreOffice Calc avec deux échelles d’ordonnées différentes. Comme je suis sûr d’oublier la méthode d’ici à ce que j’en ai à nouveau besoin, je la note ici.

graphique_deux_echelles.png

Une fois les courbes tracées :

  1. Insertion → Axes… : ajouter un axe secondaire
  2. Double clic sur la courbe à associer à l’axe secondaire : dans les Options de Séries de données, sélectionner Axe Y secondaire

À l’origine, j’ai voulu utiliser pyplot/seaborn/pandas pour faire ce tracé. Hélas, non seulement je ne me rappelle plus de la syntaxe pour tracer, importer un csv, faire un fit de la courbe… mais j’ai même oublié comment installer tout ça… Pas simple d’apprécier un langage lorsqu’on en a un usage trop peu régulier.

Le laboratoire d’Optique et Photonique versus Star Wars

Je travaille dans un laboratoire de physique. Au mois de décembre, la direction a sollicité le département Optique et photonique pour tenter de profiter de la sortie de Star Wars pour faire parler du laboratoire dans la presse. Puisque notre département travaille avec des lasers…

J’avais commencé à écrire un texte même si je savais que celui-ci ne serait jamais utilisé (déjà, parce que les journaux ont été contactés fin janvier, et puis pour plein d’autres raisons…). Cela m’a demandé une grosse heure pour écrire cette ébauche, obtenant alors simplement un texte non finalisé (le plus difficile c’est toujours la finalisation), ce que je considérai comme un brouillon.

Quand au début du mois, je suis tombé sur 2016 au cinéma : non à Star Wars, oui au retour des Nanars !, j’ai plus ou moins été étonné : la trame ressemblait pas mal à celle que j’avais choisie, je commençais donc à comparer les textes. J’étais très déçu par l’article qui n’abordait des sujets que pour être négatif à leur propos et ai alors pensé, que je tenais la comparaison. Là où j’estimais que mon texte était un simple brouillon, le journaliste, certainement parce qu’il doit énormément produire, estime le sien suffisamment travaillé pour qu’il soit publié…

Bref, voici le texte que je m’étais amusé à écrire :

Star Wars par-ci, Star Wars par-là, les services de communications de Disney ont très bien travaillé : si vous n’avez pas été mis au courant de la sortie d’un nouvel épisode de la saga en cette fin d’année 2015, c’est très certainement que vous vivez dans une grotte. Et maintenant tout le monde va vouloir profiter de l’aura du film pour faire sa propre promotion : les articles de vulgarisation scientifique sur la faisabilité des voyages interstellaires à la vitesse de la lumière, les articles philosophique sur ce qu’est la Force, des vidéos promotionnelles de parkour sur le thème des Jedi, sans parler des produits dérivés… chacun tentera de tirer la couverture à lui pour faire parler de son action, même dans l’hémicycle on se plaint de l’omniprésence médiatique de la saga pour se faire remarquer.

Mais cette surenchère médiatique n’est rien, du moins vous n’en souffrirez que très peu en comparaison de ce que nous allons vivre au sein du département Optique et Photonique de l’Institut de Physique de Rennes. S’il y a bien une chose de l’univers Star Wars qui est chaque fois sujet de grande discussion c’est ce fichu sabre laser ! C’est même pire que d’habitude puisque dans ce nouvel épisode le sabre de Kylo Ren est particulièrement atypique !

Pourquoi en parler de façon négative ? Parce que dans le cadre de notre travail, nous travaillons en permanence avec des lasers, des vrais lasers, pas ceux qui permettent de découper des seigneurs Sith, mais des lasers qui vous obligent à porter des lunettes de protection – leur puissance permet à peine de découper du beurre mais réussissent tout de même à vous massacrer la macula de manière définitive si vous ne les manipulés pas avec une extrême précaution — les vrais lasers n’ont rien de bien impressionnant, la plupart émettent d’ailleurs un faisceau invisibles à l’œil nu (le plus souvent dans l’infrarouge). Pourtant dans l’imaginaire collectif, le sabre laser reste la référence. Comment pourrions nous expliquer notre travail dans de telles conditions ! Je vous le dit, Star Wars est une plaie pour les opticiens de précision.

D’ailleurs, prononcez le mot « laser » auprès du grand public, personne n’imaginera jamais autre chose qu’un maudit sabre de lumière. De lumière oui, parce qu’en plus, vous l’ignorez peut-être mais seule la traduction française fait référence au laser, dans la version originale, il s’agit de Lightsaber, littéralement "sabre de lumière" ! Cela n’a rien à voir avec notre cœur de métier. Notre travail ne consiste pas à ajuster non plus à ajuster le pistolet de Han Solo pour qu’il puisse tirer le premier ou faire en sorte que des photons qui croisent le fer s’entrechoquent. Que nenni ! De fait, notre travail aura beau être intéressant, comment pourrions nous tenir la comparaison !

Dans un laboratoire d’Optique de précision nous faisons des expériences qui ne sont pas aussi affriolantes que la tenue d’esclave de Leia dans la première trilogie, et pourtant… pourtant il y a une beauté scientifique qui ne semble étrangement ne faire rêver que nous : Les thématiques clés du Département Optique et Photonique sont : les oscillateurs lasers, l’optique hyperfréquence et TéraHertz pour la métrologie, les senseurs interférométriques, l’imagerie avancée et la photonique intégrée. Nos études visent à approfondir les connaissances fondamentales sur la lumière et son interaction avec la matière et à développer des applications innovantes (sources laser, oscillateurs, capteurs, systèmes d’imagerie, etc.) en collaboration avec des acteurs industriels. Ces activités s’appuient sur des expériences menées au laboratoire avec un parc important de systèmes optiques et lasers (lasers à solides, lasers à semi-conducteurs, lasers femto-secondes, etc.). Maintenant que vous savez, vous comprenez que même Jakku semble être une véritable source de distraction pour toute personne déambulant réellement dans un laboratoire d’Optique.

D’ailleurs, c’est quoi en fait un vrai laser : Un milieu amplificateur et deux miroirs. L’un des deux miroirs n’est pas réfléchissant à 100%,… vous décrire le principe plus en détail serait inutile, vous allez vous ennuyer et votre esprit retournera vagabonder aux côtés de Daisy Ridley ou succomber au sourire de John Boyega (selon vos goûts). Bon un schéma quand même, juste pour la culture personnelle :

[Comme je n’ai pas pris le temps de faire un schéma, autant réutiliser ici une vidéo de wikipédia (vidéo de Julien Bobroff (J’ai eu la chance d’assister a une de ses conférences à l’Institut de Physique de Rennes, vous pouvez le voir par exemple dans une des vidéos de l’espace des sciences) ]



Alors non, nous n’avons pas de sabre de lumière ou pistolets, non, nous ne découpons pas, nous ne tirons pas, mais nous doublons des fréquences, nous interférons, nous faisons battre des bi-fréquences pour obtenir des rayonnements TeraHertz, nous imageons,… c’est déjà pas mal !

Quand on pense que cette année était l’année de la lumière et que nous avons communiqué autant comme autant, que ce soit lors de Fête de la Science, pour des illuminations du parlement, l’organisation de congrès et que l’information est très difficilement parvenue à votre oreille, on peut certainement penser que nous devrions faire appel à Disney pour faire la promotion de nos laboratoires, c’est peut-être cela la leçon que nous devrions retenir. Que l’on ne s’y méprenne pas, nous aimons la saga Star Wars et ce nouvel épisode est certainement notre préféré, nous ne cherchons là aucunement à critiquer cet univers ou même critiquer le rouleau compresseur médiatique Disney, nous faisons ici, ni plus ni moins comme les autres : de la visibilité auprès du grand public, profiter nous tentons ! Que la Force soit avec vous…

Coup ou cou ? Kouroukoukou roukoukou stach stach…

Après lui avoir injecté une dose de spray nasal

  • <Yaël> Ça pique un peu
  • <Maman> Oui ça peut piquer sur le coup…
  • <Yaël> Aaah nooon, pas le cou !

Bonne ouïe

  • <Maman> Tu t’es réveillé tôt ce matin, Yaël !
  • <Yaël> Ben oui mais c’est parce que j’ai entendu le soleil se lever…

« BLAM » dans Linux Pratique 93 (Janvier-Février 2016)

linux-pratique-93.jpg

BLAM est une extension pour Blender permettant de faire automatiquement la calibration de la caméra, ainsi que la projection de vos meshs directement dans votre scène.

Étrangement, une image illustrant différentes perspectives (selon le nombre de points de fuites) a un rendu complètement en vrac, la voici en version normale :

perspective_90dpi.jpg

Mauvais perdant

Yaël et Owen s’ennuient. Quelques emballages de chocolat traînent sur la table.

  • <Papa> Prenez quelques emballages, imaginez que ce sont des cartes Star Wars et allez jouer ensemble.

Un quart d’heure plus tard, Yaël ne veut plus jouer car il perd tout le temps.

  • <Papa> Owen, tu pourrais laisser ton frère gagner de temps en temps quand même !
  • <Owen> Ce n’est pas ma faute si j’ai les meilleures cartes à chaque fois !
  • <Papa> Ce sont des cartes imaginaires… ???
  • <Owen> Ben quoi ?

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