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Médiumnité

Un proche m’a demandé, il y a peu, ce que je pense des livres qui fleurissent à propos de discussions possibles avec les morts. Un autre m’a fait bondir en m’expliquant que « certes, il y a des charlatans mais il y a également de vrais voyants qui peuvent voir l’avenir, c’est indéniable ». J’avais donc pensé rédiger un billet sur la médiumnité dans la catégorie « S’enquérir » de ce site, listant l’ensemble des informations fiables que l’on a sur le sujet. Mais Clément FREZE a tellement bien fait le boulot que sa vidéo plie le game :

Tout est dit…

Compléments :

«Extensions LibreOffice » dans Linux Pratique 115 (Septembre-Octobre 2019)

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Et hop, un article présentaant différentes extensions LibreOffice que j’apprécie particulièrement.

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Des philosophes & des héros

51GVA4_fv1L._SX195_.jpg : « Des philosophes & des héros  » de Thibaut de Saint Maurice : Petite balade en philosophie à travers nos personnages favoris

Pour accéder facilement aux pensées des plus grands philosophes, rien de tel que les associer à des histoires que l’on connaît déjà bien. L’ idée de prendre les héros de la pop culture est donc ici parfaitement adaptée, peu de personnages abordés dans l’ouvrage me sont inconnus, c’est idéal. Les parallèles semblent rarement capillotractés, les chapitres suffisamment courts pour se lire très facilement.

Toutefois, en seulement 5 pages (en gros caractères qui plus est) il est impossible de détailler quoique ce soit et la lecture des chapitres se fait alors sans réel intérêt. Après quelques chapitres on à l’impression de perdre son temps, de ne rien apprendre, de ne faire que survoler tous les sujets.

Mais ce livre n’est pas à considérer comme un manuel de philosophie et son but n’est certainement pas de nous apprendre directement et en détail les pensées de Pascal, les opinions de Sartre ou Platon, les idées développées dans les ouvrages de Nietzsche ou Hegel… Si vous avez du mal à concevoir comment peuvent s’appliquer certains concepts philosophiques ou si vous souhaitez une porte d’entrée vers la philosophie, un amuse bouche pour vous ouvrir l’appétit, ce livre est fait pour vous.

« Audio recorder » et « eLabFTW ? » dans Linux Pratique 114 (Juillet-Août 2019)

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J’ai écrit deux articles dans le dernier Linux Pratique.

Le premier, assez court, un un tuto sur l’utilisation de Audiorecorder

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Le second, plus long est la présentation d’un outil un peu moins commun : eLabFTW. J’ai profité de l’occasion pour interviewer le très sympathique auteur de ce cahier de manip électronique.

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Inkscape : Marques d’impression

Voici la procédure que je suis pour ajouter les marques d’impression dans un document Inkscape :

  • Dessiner un rectangle de la taille de la page
  • Sélectionner le rectangle (garder sélectionné pour toutes les opérations suivantes)
  • Appliquer l’extension Extensions → Rendu → Mise en page → Marques d’impression sur la sélection
  • Dans les propriétés du document (Ctrl+Maj+D), redimensionner la page au contenu en ajoutant des marges de 20 pixels (à adapter en fonction du document)
  • Objet → Objet en guides (Maj+G)

En laissant les options par défauts des marques sont ajoutées autour de la zone de travail (page). Il est possible d’ajouter les marques par rapport à une sélection ou de modifier la taille du décalage (par défaut 5 px)…

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Brocéliande, Contes et Légendes

broceliande.jpg : « Brocéliande, Contes et Légendes » de Tristan Pichard et Loïc Tréhin

Livre sympathique présentant plusieurs courtes histoires se déroulant au cœur de la forêt de Brocéliande. Les premières sont des légendes arthuriennes assez intéressantes que l’on aimerait parfois voir développées plus longuement. Dans la seconde partie de l’ouvrage, il s’agit de contes décorrélés de la table ronde, assez divertissant, ils n’ont pour défaut que ce que l’on peut reproché à tous les contes, être parfois répétitifs. L’édition est simple, on ne peut lui reproché que le fait d’avoir placé la carte de la forêt à la fin de l’ouvrage alors qu’il aurait été plus pertinent de la placer en début. Un livre agréable, que nous avons lu en famille, un chapitre par soir, le style littéraire est un parfois un petit peu complexe pour mon fils de 8 ans, mais rien de rédhibitoire.

Acupuncture

Jusqu’alors, l’acupuncture était pour moi à ranger dans la catégorie pseudo-science. Pour cela, je m’appuyais entre autre sur :

(lisez ces articles ils sont très intéressants !)

Mais il y a peu je tombe sur une interview de Caroline Barry, chercheuse et méthodologiste à l’Inserm, pour « Les idées claires » de Nicolas Martin :

Cette personne est plus compétente que moi pour juger de l’efficacité de cette technique, Nicolas Martin est quelqu’un que j’estime beaucoup, la façon dont l’acupuncture est présentée semble vraiment positive, que dois-je conclure ?

Il y a certains points soulevés ici que je suis incapable de contredire ou confirmer, je laisse donc passer, mais certains points me semblent toutefois bien étranges :

Tentative de compréhension

L’acupuncture est-elle efficace ?
Oui, il y a de très belles études scientifiques qui montrent une efficacité de l’acupuncture. Elle amène un soulagement à certains patients qui ont mal au dos, qui ont mal à la tête de façon extrêmement régulière, ou pour les nausées et les vomissements chez les patients en chimiothérapie par exemple.

Efficace, personne n’en doute. La façon dont la réponse est formulée ne permet pas de savoir si ce "efficace" correspond à "aussi efficace" ou "plus efficace" que les effets contextuels". On apprend donc rien ici. Mais cela laisse dans tous les cas une impression positive.

Est-elle plus efficace que la médecine pour certaines maladies ?
Il y en a très peu pour lesquelles l’acupuncture fait mieux que la médecine conventionnelle, mais il y a les lombalgies chroniques par exemple.

Et pourtant… la meta étude The effectiveness of acupuncture in treatingchronic non-specific low back pain: a systematicreview of the literature (doi:10.1186/1749-799X-7-36) conclut : « This review provides some evidence to support acupuncture as more effective than no treatment, but no conclusions can be drawn about its effectiveness over other treatment modalities as the evidence is conflicting » ce qui se traduit à la hâche « plus efficace que rien mais impossible de dire si c’est mieux qu’un placebo »

L’acupuncture est-elle efficace dans beaucoup de maladies ?
En général, dans la quasi-totalité des pathologies, il n’y a pas de données ou alors des données de très mauvaise qualité. Donc, sur la quasi-totalité des pathologies, on ne peut ni conclure que l’acupuncture est efficace, ni conclure que l'acupuncture est inefficace, il n’y a pas de données, on ne sait pas.

Pas de données ? Dans « Évaluation de l’efficacité et de la sécurité de l’acupuncture » de l’Inserm (et dont elle est auteur), on peut pourtant lire dès l’introduction page 2 : « L’évaluation des thérapeutiques dites "non conventionnelles" est en général rendue difficile voire impossible du fait d’un manque de données. Ça n’est définitivement pas le cas en ce qui concerne l’acupuncture. Plusieurs milliers d’essais sont disponibles dans un grand nombre d’indications. Les revues synthétiques de la littérature et autres méta-analyses réalisées sur le sujet se comptent également par centaines ». On ne peut donc pas vraiment dire qu’on manque de données. On peut conclure que toutes ses données sont de mauvaise qualité, certes, mais cela indique peut-être que les acupuncteurs ne souhaitent pas vraiment savoir…

Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’essais cliniques ?
Le moteur principal, c’est l’argent. L’industrie pharmaceutique peut se permettre d’évaluer des médicaments, parce qu’elle a déjà des médicaments qui lui rapportent de l’argent et parce qu’elle sait qu’elle va rentabiliser. Les acupuncteurs n’ont pas la force monétaire suffisante pour faire de nombreux essais thérapeutiques. L’État non plus ne peut pas se permettre d’évaluer toutes les pathologies en acupuncture. Après, il y a des difficultés méthodologiques qui sont importantes comme le fait de devoir mesurer l’effet placebo ou le fait que le traitement soit individualisé. Ce sont des difficultés méthodologiques mais elles sont surmontables et on peut mesurer l’efficacité de l'acupuncture par un essai clinique.

Dès que l’on fait appel à l’argument "big pharma", j’ai tendance à me méfier. Quand je vois tout l’argent que dépense Boiron et consorts en communication pour ne pas perdre le remboursement par la sécurité social, j’ai tendance à croire que les acupuncteurs auraient tout intérêt à établir les preuves d’une efficacité supérieure aux effets contextuels pour avoir droit au précieux remboursement. Page 26 de l’évaluation de l’Inserm citée précédemment on lira tout de même « Les publications médicales et scientifiques en acupuncture sont très nombreuses ; le volume annuel des publications ayant suivi une très forte progression sur les quarante dernières années » ce qui entre un peu en contradiction avec le message… D’ailleurs on peut également lire « Fin 2013, Medline, base de référence pour les travaux de recherche d’audience internationale dans le domaine biomédical, référence 16609 articles avec le Terme Mesh "Acupuncture" dont plus de la moitié (9505/16609) ont été publiés depuis 2000 ». On semble quand même très loin de "force monétaire insuffisante"…

Quels sont les effets indésirables ?
Les effets indésirables dans le contexte français, il y en a très peu parce que l’acupuncture est bien intégrée au système de soins donc elle est effectuée par des médecins dans des conditions de stérilité qui sont correctes. En France aussi, il y a peu d’échappement aux soins en acupuncture. Le danger maximum d’échappement aux soins c’est dans le cas de cancers. Comme il y a beaucoup de centres de cancérologie qui offrent des traitements complémentaires, les patients ne vont pas sortir du centre pour faire de l’acupuncture, ils vont le faire à l’intérieur donc ça les aide à subir les effets indésirables sans échappement aux soins.

La formulation laisse penser que l’acupuncture est très sûre et présente très peu d’effets indésirables… Pourtant, dans Quand l’aiguille d’acupuncture atteint le poumon on peut lire un tout autre constat, qui est assez effrayant d’ailleurs ! Je ne peux pas dire si le nombre de cas est très important mais ceux-ci ne sont pas négligeables et sont assez graves ! Éluder ces problèmes est une façon très discutable de laisser une impression très positive qui me semble assez partiale ici…

Conclusion

Comme Caroline Barry connaît bien mieux que moi son propre rapport, je peux supposer que je suis victime d’un cherry-picking lié à un biais de confirmation. Je veux donc bien augmenter mon curseur de plausibilité pour cette pratique mais je n’y aurai pas recours pour l’instant car l’acupuncture a tellement de prétentions, revendique tellement de capacités, sans s’appuyer sur des faits ou continuant malgré les contre-preuves, qu’il m’est impossible de savoir quels cas sont vrais et ont un ratio bénéfices/risques positif. Disons, que je ne considère plus l’acupuncture comme une pseudo-science, elle passe au statut de   potentielle technique de soin alternative ayant du mal à démontrer une efficacité supérieure à l’effet placebo mais tentant parfois d’y travailler selon des normes scientifiques convenables, s’appuyant sur de vieilles croyances ésotériques dont elle aurait tout intérêt à se débarrasser et nécessitant un gros nettoyage de prétentions. C’est déjà ça…


Mise à jour 30 juin 2019 : Suite à ma lecture de https://twitter.com/CitronAlcalin/status/1133734112198615041, je ne sais plus trop quoi penser, je suspends mon jugement.

Les furtifs

CVT_Les-Furtifs_7149.jpg : « Les furtifs » d’Alain Damasio

Incitation à se sortir les doigts du cloud, à lever les yeux du portable, sortir du techno-confort. Analyse chirurgicale de la société de surveillance, viscérale dans sa description de la parentalité (dans la première moitié surtout), ça vous prend les tripes à vous donner envie de chialer tant c'est juste.

Les furtifs est un roman un peu exigeant, la plume hallucinante semble parfois un peu trop dans la démonstration mais le livre reste prenant et difficile à lâcher.

« Panorama d’outils pour la manipulation de fichiers PDF » et « Comment obtenir de l’aide ? » dans Linux Pratique 113 (Mai-Juin 2019)

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J’ai écrit un article énorme à propos des fichiers pdf, tellement énorme qu’il a fallut le séparer en plusieurs morceaux. Dans ce numéro, vous pourrez lire le passage présentant pleins d’outils qui me semblent très pratiques : recadrage, manipulation de pages, annotations, extraction de texte,…

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J’ai également écrit un article initialement intitulé RTFM pour présenter différentes sources d’aide : man, tldr, cheat.sh,…

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Pulsions

41jc9_13SrL._SX195_.jpg : « Pulsions » de Kyan Khojandi, Bruno Muschio et Boulet

J’ai assisté au spectacle à Nantes avec ma femme, on en est sorti avec des étoiles dans les yeux et une furieuse envie de vivre, l’impression de marcher sur des nuages, l’incapacité de ne plus sourire. Un pur moment de bonheur. Kyan était resté à la fin du spectacle pour prendre des photos et signer des autographes avec un bon paquet de monde, en mode disponible et hyper gentil, à l’écoute, un vrai bon gens. Ma place pour le prochain spectacle est réservée, je sais déjà que je passerai une bonne soirée. Il est donc probable qu’il me soit impossible de faire une critique impartiale de ce livre…

Dès que le spectacle a été mis en ligne sur Youtube, je l’ai regardé, puis le lendemain je l’ai re-regardé, avec mon fils (en zappant 1 ou 2 passages parce qu’il a seulement 11 ans), il a beaucoup rit, c’était un moment de partage vraiment agréable. Enfin, je viens de lire la version roman graphique, qui me redonne une nouvelle dose de ce petit moment de bonheur (avec les dessins d’un auteur que j’adore en plus…).

Crédulité et rumeurs

CVT_La-petite-Bedetheque-des-Savoirs-tome-24-Credu_8903.jpg : « Crédulité et rumeurs » de Gérald Bronner et Jean-Paul Krassinsky

J'aime plutôt le dessin et la colorisation, j'aime énormément le propos mais je n'aime pourtant pas spécialement cette bd. Elle apporte énormément d'informations intéressantes mais pour cela néglige complètement histoire et actions, il s'agit juste d'une discussion entre deux ados, rien d'autre. Est-il possible d'apporter autrement autant de connaissances en si peu de pages, je ne le pense pas, mais on se retrouve alors hélas sans narration. Un livre un peu bâtard : suffisamment intéressant pour donner envie de le partager avec tout son entourage mais trop pauvre côté narration pour qu'il puisse intéresser les personnes qui ne sont pas déjà convaincues.

J'ai été un peu déçu par la non correspondance entre la couverture et le reste de la bd, je trouve le mouton anthropomorphe génial et j'aurais adoré lire une histoire mettant en scène de tels personnages (un peu comme "Black Sad" ou "Meet Buck"), je trouve que cela aurait été graphiquement plus intéressant que deux simples lycéens.

L’ironie de l’évolution

51MsP2qbtnL._SX195_.jpg : « L'ironie de l'évolution » de Thomas C. Durand

Un livre passionnant qui ne se contente pas d’expliquer que le fonctionnement de notre cerveau n’est pas adapté à la compréhension du processus évolutionnaire qui a permis son existence. Les différentes explications développées ici, permettent d’apprendre énormément sur le fonctionnement de nos apprentissages, nos erreurs, nos façon de réfléchir, nos biais. En les comprenant, nous pouvons, si ce n’est les éviter, au moins tenter de limiter au mieux les dégâts. Un livre de développement (non pas personnel), un livre qui élève son lecteur. Exaltant !

Météo et pollution, comparaison Rennes / Saint-Brieuc

Je dis régulièrement qu’à Saint-Brieuc (chez ma belle-famille) j’ai froid alors que chez moi il fait meilleur (Rennes). On m’explique alors que c’est un climat plus tempéré car plus près de la côte, que si l’été est plus doux donc plus froid, l’hiver est également plus doux donc plus chaud… Pourtant, je n’ai moi-même pas du tout cette sensation de douceur de l’hiver Briochin mais puisqu’on ne parle que d’impression personnelle, de sensation de froid on reste dans le subjectif… Comme j’en ai marre de me fier à des sensations, j’ai voulu me confronter aux faits (source) :

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Pour la pluviométrie les deux villes sont plus ou moins équivalentes, pour l’ensoleillement Rennes est toujours un tout petit peu au dessus. L’adoucissement des températures est léger et seulement vrai pour les minimales en hiver mais il existe tout de même, il faut l’admettre. La différence entre les maximales en hiver n’est pas plus forte que les minimales mais cette fois c’est Rennes qui est un tout petit peu plus chaud. Le reste du temps, il fait plus chaud à Rennes.

Mais on m’oppose régulièrement également que si Rennes est plus chaud, c’est juste parce que c’est une ville polluée… Et alors, je ne sais pas quoi répondre… C’est vrai qu’il y a régulièrement des alertes à la pollution, Saint-Brieuc étant près de la mer il y a peut-être un bon air marin qui souffle sa pollution, j’en sais rien, c’est tout à fait possible, je suppose que c’est vrai… Hier, je tombe par hasard sur le site airbreizh qui fourni une carte de la Bretagne avec son bulletin de l’air quotidien et un historique des relevés de pollution. Le bulletin ne semble étrangement pas très différents pour les deux villes, certains jours, la ville de Saint-Brieuc semble même plus polluée que Rennes, ce qui serait contraire à l’idée d’un air marin purificateur. Je ne pouvais pas rester dans flou, j’ai donc récupéré les datas et tracé :

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Pour l’ozone (O₃) et les particules fines en suspension (PM10), Saint-Brieuc est plus polluée que Rennes. Pour la pollution au dioxyde d'azote (NO₂) c’est Rennes qui est plus polluée. La différence de température ne semble pas franchement corrélée à la différence de NO₂. Il me semble donc, que les données ne permettent ni de conclure simplement que Rennes est sans équivoque plus polluée que Saint-Brieuc, ni que la différence de température est due à la pollution.

Je trouve intéressant de constater que les faits sont parfois contraires à nos intuitions mais que l’accès aux données permet de tester assez facilement celles-ci.

Rhume et froid

Un collègue, il y a peu, m’indiquait qu’il estimerait responsable s’il attrappe un rhume, puisque je l’invite à vapoter dehors. Je lui ai dit que le rhume ne s’attrape pas à cause du froid mais à cause de virus, mais celui-ci ne semblait pas convaincu. J’ai donc fait une mini biblio :

Il y a quelques temps, je croyais moi aussi que le froid filait le rhume, comme beaucoup de gens d’ailleurs il faut l’admettre. On m’a dit que c’était une idée reçue et il m’a fallut me faire violence et quelques jours pour que l’information soit acceptée par mon cerveau, pourtant, il ne faut pas chercher longtemps pour se convaincre :

  • Vidéo courte mais assez amusante de Max Bird sur le sujet : IDÉE REÇUE #27 : Attraper froid qui a la gentillesse de fournir ses sources où l’on a même des expériences avec des gens qui font exprès des tests pour "chopper froid".

L’AFIS (💖) en parle un peu via une note de lecture du livre « Petite philosophie du rhume » de Maël Lemoine :

Dans ce petit ouvrage, Maël Lemoine, philosophe de la médecine1, fait preuve d’une patiente pédagogie vis-à-vis de sa sœur, « esprit agile et curieux mais sans formation scientifique ou médicale », qui croit qu’on peut attraper un rhume après une exposition au froid.
[…]
Avec l’hiver qui vient, il est temps d’abandonner ce genre de superstitions en vous plongeant dans cet ouvrage didactique qui promeut l’approche rationnelle : une lecture que je recommande… chaudement !

On peut également lire ce qu’en disent les canadiens :

Est-ce que les refroidissements ou l'exposition au froid causent le rhume?
En un mot, non. Certaines personnes peuvent éternuer si leur peau refroidit. Les gens attrapent plus de rhumes par temps froids que par temps chaud, parce qu'ils tendent à demeurer à l'intérieur plus souvent et plus longtemps. Ils ont tendance à blâmer la température fraîche lorsqu'ils ont le rhume, sans penser que c'est parce qu'ils sont restés longtemps à proximité d'une personne enrhumée.
Certaines personnes pensent que l'exposition à l'air frais des climatiseurs est la cause des rhumes. Encore une fois, la température n'est pas la coupable.

Et c’est pareil pour la pneumonie d’ailleurs :

La pneumonie s'attrape le plus souvent comme une grippe ou un rhume, en inhalant des particules contaminées. Dans certains cas, elle survient après une autre infection respiratoire, comme une grippe ou une bronchite, qui « dégénère » et s'installe dans les alvéoles des poumons.

L’aspirateur de la sorcière

CVT_Laspirateur-de-la-sorciere-Et-autres-histoires_8822.jpg : « L’aspirateur de la sorcière » de Terry Pratchett

J'aime Terry Pratchett, j'ai donc voulu initier mes enfants à son univers via ces nouvelles. La mise en page est amusante (des mots plus ou moins gros, qui tombent, qui s’élargissent,...), l'humour caractéristique de l'auteur est là, certaines nouvelles sont bonnes, d'autres laissent un peu le lecteur sur sa faim. C'est agréable mais je dois admettre qu'on ne retrouve pas toute la magie (il est question de magie parfois, comme thème, mais ici j'entends magie au sens "plaisir littéraire") des annales du disque monde. Les enfants ont apprécié, surtout le plus jeune (7 ans).

Quand est-ce qu’on biaise

CVT_Quand-est-ce-quon-biaise-_9241.jpg : « Quand est-ce qu’on biaise » de Thomas C. Durand

Après avoir explicité l’ensemble des sources d’ambiguïtés pour les éviter, ne reste alors plus qu’à décortiquer les idées. C’est ce que propose ici Thomas C. Durand avec brio, profitant de plus, de l’occasion, pour expliquer les mécanismes qui nous induisent parfois en erreur, ce qui nous évitera alors peut-être de tomber à nouveau dans ces pièges que le cerveau semble vouloir nous jouer.

À peine le livre fini, j’ai déjà envie de le reprendre en main. J’aimerais pouvoir en assimiler complètement le contenu. Je sais que je le lirai à nouveau, j’espère pouvoir faire en sorte que ma façon de penser profite pleinement de l’ensemble des connaissances développées au fil des chapitres. J’ai vu les vidéos de La Tronche en biais, le livre ne m’a pas semblé une redite pour autant, étonnant puisqu’il s’agit des mêmes textes, compréhensible puisque j’ai vu les vidéos il y a déjà quelques temps. Les épisodes étant parfois très denses, il est intéressant d’avoir accès à un format papier qui permet, pour moi en tout cas, de mieux assimiler certains contenus.

Pour être complet, je dois tout de même admettre que le livre n’est pas sans défaut, je les estime pour ma part aux nombre de deux (que j’admets très subjectifs):

  1. Puisqu’il s’agit en partie d’une réutilisation des scripts de l’émission « La tronche en biais », j’aurais aimé une illustration présentant les deux personnages, en préface ou en quatrième de couverture.
  2. Certains passages sont assez complexes, il m’a fallut quelques relectures pour saisir certains paragraphes. En particulier, le très intéressant chapitre 16, dont la page 191 (avec la citation de Carl Gustav Jung) m’a semblé incroyablement obscure. Lue encore, relue et lue, rien à faire, son sens m’est resté inaccessible.

Le chapitre 7, démontant en quelques pages le célèbre paradoxe de l’œuf et de la poule, donnant une réponse qui devient alors une évidence est délicieux. La plupart des chapitres, sont l’occasion de décortiquer des questions de façon non manichéenne, apportant un recul bienvenu, des explications parfaitement explicites, documentées et référencées. Certes, cela n’est pas toujours facile à digérer mais c’est incroyablement enrichissant. Le chapitre 23 « Le sexe, le genre et les biais cognitifs » est un parfait exemple de cette qualité. Incroyablement riche, il permet non seulement de comprendre à la fois ceux qui défendent et ceux qui abhorrent la "théorie du genre" mais surtout permet de prendre énormément de recul sur un sujet complexe et clivant, comme sur des sujets annexes (l’essentialisme en particulier).

Le dernier chapitre est un appel à la bienveillance et à l’humilité, car nous ne devons jamais oublier que nous sommes tous victimes de biais, sur un sujet ou un autre. Un chapitre intelligent que j’ai écorné (j’ai écorné plusieurs pages mais sur la fin, j’ai écorné les chapitres, c’était plus pertinent). Dommage que mon marque-page précédait cet ultime chapitre de quelques pages lorsque ma belle-sœur m’a défié de démontrer que les citrons momifiés par un magnétiseur, qu’elle me montrait en photo, ne sont pas une preuve indiscutable que les magnétiseurs ont un pouvoir que la Science est incapable d’expliquer. J’ai beau savoir depuis quelque temps déjà qu’il est inutile et contre productif de s’emporter, je n’ai pourtant pas réussi à faire preuve d’humilité (du tout). Ma lecture est alors devenue un chouette boomerang, le retour de bâton bien mérité. C’est une façon d’apprendre et de progresser.

Un livre passionnant. À lire, relire et offrir.

Si l’on prend le titre au premier degré, je connais parfaitement la réponse : dès la lecture de la couverture. Du moins, c’est la réponse que m’inspire la tête de ma voisine dans le car, il semble qu’elle ait été biaisée dès la lecture du titre.

« Utiliser un mode de présentation à double écran » dans Linux Pratique 112 (Mars-Avril 2019)

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J’ai écrit un article énorme à propos des fichiers pdf, Tellement énorme qu’il a fallut le séparer en plusieurs morceaux. Dans ce numéro, vous pourrez lire le passage présentant deux logiciels pdfpc et pympress permettant de faire une présentation avec double écran (écran différent pour le présentateur et l’auditoire).

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Citrons séchés et magnétiseur

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Du vécu, ce week-end, j’exagère à peine…

Pourtant, j’essaye de suivre les conseils Hygiène mentale, de La tronche en biais, de Florent Martin, de Richard Monvoisin… Je vous promets, j’essaye d’avoir autant de bienveillance qu’eux !

Le test du Centre d’Analyse Zététique : http://www.unice.fr/zetetique/CAZette/CAZette3.pdf

Énorme bisou à ma belle-sœur, que j’adore !

Lettre ouverte au diocèse

Bonjour.

Je constate que vous ignorez les autocollants STOP PUB des boîtes aux lettres. Malgré les 2 autocollants, dont un officiel et un autre rouge de rappel à la loi.

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Déposer des publicités dans une boîte aux lettres qui dispose d’un STOP PUB revient, selon l’article R633-6 du code pénal, à déposer des objets de quelque nature qu’ils soient sans l’autorisation de celui qui à la jouissance de la boîte aux lettres. Cette infraction est punie d’une contravention de 450€, qui peut être multipliée par 5 si l’infraction est commise par une personne morale (soit 2250€ si vous êtes une société, un organisme, etc.) comme le précise l’article 131-38.

Quelques soient les raisons qui m’ont incité à apposer un autocollant STOP PUB, et d’ailleurs même si je n’avais aucune raison valable pour ce refus, il n’est pas normal que vous ne respectiez pas ce choix. J’ai signalé ce dépôt de prospectus aux autorités compétentes, même si je suppose que cela n’engagera hélas aucune procédure contraignante à votre encontre. Je trouve cela regrettable, c’est un manque de respect flagrant de votre part.

Que diriez-vous si régulièrement, malgré une explicite injonction de votre part, je plaçais un prospectus faisant un amalgame Église=Pédophile ou déposais dans votre boîte au lettres un article de journal chaque fois que l’Église y est citée pour des problèmes (aujourd’hui par exemple, une fillette de 11 ans a subi une césarienne suite à un viol, l’Église interdisant l’avortement en Argentine) et surtout que chaque jour, une personne différente faisait de même… Car vous déposez des prospectus de temps en temps mais vous n’êtes pas les seuls et malgré mes autocollants, j’ai au minimum une fois par semaine un prospectus ou une demande de don (cette semaine vous êtes le troisième !). Je ne fais pas ce genre d’action car je suis respectueux des croyances d’autrui tant qu’elles respectent mon désir de ne pas être importuné par celles-ci, faites de même !

  • Je crois que l’abus de prospectus est mauvais pour ma planète
  • Je crois que l’abus de paternalisme est nuisible à une vie en société juste
  • Je crois comme Bertrand Russell qu’il n’est pas désirable de croire en une proposition lorsqu’il n’y a aucune raison de penser qu’elle est vraie.

Très cordialement

Aromathérapie

Les huiles essentielles… J’ai du mal à savoir quoi en penser. Alors j’ai tenté de trouver des informations fiables…

Je suis tombé sur un document intéressant (il me semble) : Bon usage des huiles essentielles, effets indésirables et toxicologie C’est une thèse de pharmacie (90 pages à lire en diagonal). C’est assez intéressant et invite à bien penser l’usage des HE. Il y a hélas aujourd’hui une vague new-age qui laisse croire que les médicaments sont dangereux et qu’il faut leur préférer des remèdes naturels, en oubliant complètement les notions de bénéfices-risques et la dangerosité des HE. Il y a des précautions énormes à prendre avec les huiles essentielles, beaucoup plus que ce que laissent croire certains gourous de l’HE

On peut lire dans ce document :

« Prenons le cas de l’HE de sauge qui sans autre précision peut désigner celle de Salvia officinalis ou Salvia sclarea. La première est principalement constituée de thuyone neurotoxique et est à l’origine de plusieurs cas de convulsions (Halicioglu et al., 2011), alors que la seconde en est dépourvue et ne présente pas un tel danger. »

« Un fermier indien de 21 ans chargé de nettoyer une citerne ayant contenu de l’huile essentielle de menthe poivrée, a ainsi été retrouvé inconscient au fond de celle-ci. A l’hôpital le jeune homme demeure dans le coma, et souffre de convulsions ainsi que d’une macro-hématurie intermittente Le patient décédera finalement 10 jours après son admission (Kumar et al., 2016) »

« Les réactions cutanées sont les plus répandues compte tenu de l’emploi majoritaire de la voie cutanée en aromathérapie. Ces réactions de plusieurs types sont souvent difficiles à prévenir »

« Les molécules aromatiques peuvent être directement toxiques pour le foie ou alors indirectement via les métabolites produits. Ainsi le menthofurane, composé hépatotoxique, qui est initialement contenu dans l’HE de Mentha aquatica, sera retrouvé à la suite du métabolisme hépatique de la pulégone contenue dans Mentha pulegium. Les coumarines elles aussi peuvent présenter une hépatotoxicité à dose élevée, associé à un effet carcinogène (Lake, 1999). »

« Certaines molécules ont tendance à s’accumuler au niveau cérébral, c’est le cas des cétones comme le camphre, la thuyone (Thuya, Absinthe, Sauge officinale) et la pinocamphone (Hysope) car elles possèdent une forte affinité pour les lipides cérébraux. Ces molécules sont responsables de troubles neurologiques telles que convulsions, agitations, somnolences, crises épileptiformes. »

« On évitera autant que possible d’employer des HEs pures par voie cutanée. Il est préférable de les diluer avec une huile végétale L’utilisation d’HEs pures pourra être envisagée pour certaines d’entre elles, considérées comme étant sans danger connu. Un test cutané est toutefois préférable pour prévenir toute réaction »

« Enfin, les HEs étant considérées par le consommateur comme bénéfiques par nature, l’effort devrait être fait sur l’information aux patients. Il doit être affiché des mentions de sécurité sur le conditionnement des HEs, et aussi sur les sites de ventes en ligne, où l’on trouve une plus grande variété d’HEs dont certaines soumises à la restriction de délivrance évoquée en première partie, et où elles y sont vendues sans conseil associé. »

« Au-delà du bénéfice procuré par les huiles essentielles, on peut toutefois se rendre compte qu’au fil des rapports mentionnés et des études analysées, il existait des risques qui, dans certains cas, pouvaient conduire à une issue tragique. »

« Dans la perspective d’une évolution des pratiques et des mentalités, il serait d’ailleurs nécessaire de multiplier les recherches sur le sujet. Celles-ci se révèlent, aujourd’hui encore, bien trop insuffisantes sur des points pourtant essentiels comme l’usage en thérapeutique, les posologies et la toxicologie. »

Il y a plein de descriptions, pleins de conseils d’usages dans cette thèse.

D’autres sites vont plus beaucoup plus loin dans la critique de l’aromathérapie : sceptiques.qc.ca/dictionnaire/aroma et charlatans.info/L-aromatherapie par exemple où l’on peut lire :

« son profil risque sur bénéfices n’est ainsi pas positif, ce qui veut dire qu’elle n’est pas recommandée en tant que traitement pour quiconque de malade. »

C’est assez péremptoire…

Un peu en complément sur le sujet, la note bd du pharmachien sur les produits naturels est très intéressante. Celle sur le rhume également.

J’ai l’impression qu’en fait, l’aromathérapie n’a pour l’instant été que très peu testée de façon fiable, c’est du moins ce que laisse entendre pleins de passages du rapport d’avril 2018, Aromathérapie scientifique en milieux de soins (177 pages) :

« Cependant, les durées de diffusion et les temps de contact couramment préconisés restent empiriques, du fait notamment des biais multifactoriels associés dans les études. Il conviendrait aujourd’hui de pouvoir définir, viades travaux d’analyses scientifiques rigoureuses, les temps de diffusion atmosphérique sécuritaires et restant thérapeutiquement efficaces, pour chaque HE à diffuser ou pour chaque type d’HE considéré (HE à phénols, HE à aldéhydes,…), tenant compte des profils biochimiques connus des HE et en fonction du volume de la pièce.  »

« Dans l’état actuel des connaissances, si ces concentrations dites douces455semblent souvent nécessaires, elles restent suffisantes cliniquement pour obtenir le bénéfice escompté. Prouver cette réalité constatée sur le terrain par les résultats cliniques favoriserait le bon usage et limiterait les coûts. »

« La valorisation de l’introduction de l’aromathérapie scientifique passe en partie par une évaluation médico-économique permettant l’identification objectivée d’une balance positive au profit de cette innovation thérapeutique. La littérature scientifique comporte à ce jour peu de travaux dans ce sens. »

« Ces résultats invitent à une grande prudence vis-à-vis de la diffusion des molécules volatiles. Dans le cadre d’un emploi raisonné, il conviendrait de reconsidérer à la baisse les temps de diffusion jusque-là empiriquement admis en attendant la mise en œuvre d’études scientifiques confirmant ces hypothèses. Il est fondamental aujourd’hui d’être capable de vérifier que la concentration de certaines molécules diffusées particulièrement ciblées (cétones, phénols, aldéhydes, monoterpènes parmi les plus courantes,…), se situe bien dans des fourchettes toxicologiquement acceptables et compatibles avec la thérapeutique »

Les retours d’expériences confirment ce que la revue de la littérature laisse transparaître en matière d’absence de réflexion consensuelle sur ce que recouvre l’aromathérapie scientifique,tant sur son fond que dans sa forme. Les facteurs d’influence identifiés ci-après objectivent en grande partie le défi croissant constaté en matière d’offres et de demandes ainsi que la nécessité de formaliser des garanties identifiables pour sécuriser l’usage scientifique des HE: essor de l’automédication au sein de la population française et du recours à des produits d’origine naturelle (en particulier des HE)dans l’objectif de rechercher une amélioration du bien-être, un soulagement des maux et/ou une guérison mais exposant, selon le niveau d’information reçue et le degré de vulnérabilité sous-jacent, à d’autres risques pour la santé…

En lisant ce rapport, qui semble à première vue, être un consensus d’experts, les preuves de bénéfices-risques de l’usage des huiles essentielles hors protocole hospitalier me semblent loin d’être aussi évidentes que ce que le suggèrent les livres que l’on trouve à Nature & Découvertes, les "bibles des huiles essentielles" ou le bouche à oreille… Si vous avez des informations complémentaires fiables, je suis preneur.

En tout cas, les gens ont tendance à faire un dangereux amalgame naturel=bon, je sais qu’il faut se méfier de cette idée.

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Complément juin et septembre 2019 :

On peut lire dans la conclusion du mémoire de M2 Master Ingénierie de la Santé de Justine MONVOISIN « L’aromathérapie dans les études cliniques − Quelles sont les preuves de l’efficacité de l’aromathérapie ? » soutenu en octobre 2017 :

Même si les HE font l’objet de plusieurs études in vivo, in vitro et cliniques, l’efficacité de l’aromathérapie n’est pas encore convaincante et reste à confirmer.

L’article de FuturaSciences L’aromathérapie : ce que dit la science arrive à la même conclusion :

Plébiscitée par les naturopathes, l'aromathérapie consiste à se soigner à l'aide d'huiles essentielles. Pourtant, l’aromathérapie n'a rien de naturel. De plus, ce n'est pas très efficace et cela peut s'avérer dangereux

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