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mercredi, septembre 19 2012

Les Annales du Disque-Monde : La huitième fille

8efille.jpg : "La huitième fille" de Terry Pratchett : Guerre des sexes

Eskarina est destinée à devenir mage. Mais Eskarina est une fille, hors l'Université de l'Invisible n'a toujours accueilli que des garçons et la tradition est coriace… Aidée par Mémé Ciredutemps, la sorcière qui la prendra sous son aile, Esk vivra évidemment des aventures rocambolesques tout au long de son voyage.

Comme dans les autres tomes, le bout de papier qui me sert de marque-page se réduit au fur et à mesure de ma lecture, laissant derrière lui de minuscules morceaux indiquant les pages où je me suis délecter de phrases ou idées. Si je ne prenais pas garde, je laisserais une marque à chaque page, je dois donc me contenir et ne sélectionner que les meilleures. Notons que je passe aussi mon temps à lire des passages à haute voix, après une introduction du genre « Ce chapitre de 2 ou 3 pages est excellent, il faut que tu entendes ça, mon cœur… ». Citons au hasard, un exemple de passage où j'ai laissé une marque : « Le silence tomba comme du velours épais, par vagues successives. Un silence pesant, qui se répétait en écho. »

mardi, septembre 11 2012

Les Annales du Disque-Monde : Le huitième sortilège

livres-huitiaeme-sortilaege.jpg : Le huitième sortilège de Terry Pratchett : Un petit tour dans la tête de Rincevent

La suite des aventures de Rincevent et Deux-Fleurs. Toujours jubilatoire à lire, les annales du disque-monde sont un véritable délice. Si vous appréciez La huitième couleur, lisez la suite qui est au moins aussi sympathique.

Mention spéciale pour le passage faisant référence à Hansel et Gretel qui est irrésistible, mention spéciale pour le personnage Cohen le Barbare, héros vieillissant, mention spéciale pour les arbres qui ne parlent pas (lire le livre pour comprendre), mention spéciale pour la Mort qui fait une petite apparition fortement sympathique, mention spéciale pour...

dimanche, octobre 16 2011

Métaphysique des tubes

9782253152842G.jpg : Métaphysique des tubes de Amélie Nothomb : Dieu est une enfant tubulaire particulièrement barge

J'ai eu envie de lire du Amélie Nothomb, j'ai commencé par Stupeur et tremblements que j'ai plutôt apprécié. J'ai continué dans la foulée avec « Métaphysique des tubes » que j'ai mis un temps monstrueusement long à lire alors qu'il est très court et assez sympa. Si je devais résumer ce livre en quelques mots, je dirais qu'il s'agit d'une version cultivée et déjantée de « Allo maman ici bébé ». Plaisanterie à part, l'autobiographie décalée d'une enfant de 0 à 3 ans est rigolote et originale,… un livre amusant.

jeudi, août 25 2011

Stupeur et tremblements

31819-gf.jpg : Stupeur et tremblements de Amélie Nothomb : Amélie au pays des merveilles

Lorsqu'on a deux enfants dont l'un a un âge inférieur à 1 mois, on n'a pas vraiment le temps de lire Mobidick ou Don Quichotte. Heureusement mon beauf est là pour me proposer des livres beaucoup plus simples, beaucoup plus courts. J'ouvre, entre deux couches sales et une micro-sieste de quelques secondes (là où d'autres passent une bonne nuit de sommeil), « Stupeur et tremblements » et à ma grande surprise le fini en très peu de temps. En fait, ce livre ne se lit pas il se dévore. Il est intéressant certes, mais il faut l'admettre, il est aussi très court. C'est une satire attachante et amusante sur le choc des cultures mettant en scène Amélie dans une société japonaise digne de Kafka. Simple et efficace.

mercredi, juin 29 2011

Substance Mort

51I3HN7CCGL._SL500_.jpg : Substance Mort de Philip K. Dick : Vous reprendrez bien une dose de schizophrénie…

Il y un an j'avais tenté de lire Substance Mort. Après un cinquième du livre, je ne comprenais plus qui était qui, quels personnages étaient déjà connus, lesquels ne l'étaient pas,… j'avais perdu le fil. Estimant qu'un livre mélangeant agents doubles, drogues et schizophrénie était peut-être quelque peu complexe à suivre j'avais alors préféré le mettre de coté. Mais après tout je ne suis pas trop idiot, il n'y a pas de raison que je n'arrive pas à lire ce bouquin ! Je retente l'expérience, cette fois je suis averti qu'il va falloir bien suivre. On dit qu'un homme averti en vaut deux, apparemment cela a été le cas pour moi ici puisque je n'ai jamais été perdu, je n'ai pas du tout retrouver de passages pouvant démotiver ma lecture.

Dans les éditions que j'ai achetées de La guerre des mondes et de Peter Pan les préfaces dévoilent certains passages importants de la fin. Ici c'est carrément sur la couverture que Folio SF estime pertinent d'écrire « N'espérez pas de happy end ». Tout au long de la lecture cette phrase perturbe, intrigue, gène… pourtant elle n'a aucun intérêt, la fin est impossible à décrire sans dévoiler l'intrigue mais en aucun cas cette phrase ne peut s'appliquer. Non pas qu'il y ait ou non un happy end, la fin est comme elle est et en lisant le roman vous comprendrez pourquoi cette phrase n'a aucun sens, aucun intérêt. La courte note de l'auteur en fin d'ouvrage quant à elle est loin d'être inutile. Fortement intéressante elle est de plus particulièrement touchante.

Coté roman, Philip K. Dick nous livre ici une histoire d'infiltration très bien écrite, très bien pensée. Fred travaille incognito comme agent des stups. Ses supérieurs lui demande de surveiller Bob Arctor, un toxicomane accro à la Substance Mort. Une difficulté que rencontre Fred est que Bob Arctor et lui ne font qu'un. De plus, sa dépendance à la drogue l'enfonce chaque jour un peu plus dans la schizophrénie et la paranoïa. Les dialogues hallucinés des protagonistes complètement défoncés sont particulièrement géniaux, ajoutez à cela des doubles-jeux, une intrigue bien ficelée et des réflexions sur la dépendance et la perte de ses proches, vous obtenez un véritable chef d'œuvre.

En plein milieu de ma lecture, je suis tombé par hasard sur un article du Monde sur l'oxi. J'ai évidemment tout de suite fait le parallèle entre la Substance Mort et cette drogue. J'ai été particulièrement choqué de constater que la réalité est pire encore que la fiction. Morceaux choisis :

Dès la première bouffée, qui agit sur le cerveau en quelques secondes, l'"effet oxi" est foudroyant, et l'addiction souvent immédiate.

Les dégâts physiques et mentaux surgissent rapidement : maux de tête, vomissements, diarrhées, abattement, angoisses, paranoïa.

Dans les vieux quartiers du centre de Rio Branco, sa capitale, les gamines droguées se prostituent dès l'âge de 8 ans, rapporte un chercheur local, Alvaro Augusto Andrade Mendes. Faute de drogue, les enfants se préparent un "thé" avec le liquide des piles alcalines.

vendredi, juin 17 2011

Les Annales du Disque-Monde : La huitième couleur

La-huitieme-couleur.jpg : La huitième couleur de Terry Pratchett : Séjour touristique sur A'Tuin

Après avoir lu Mortimer et Pyramides, il était temps que je lise le premier tome des Annales du disque monde.

Dans La huitième couleur, le lecteur suit les aventures de Rincevent, mage raté particulièrement peu enclin à partir à l'aventure et DeuxFleurs, premier touriste d'Ankh-Morpork. Je trouve l'idée du touriste carrément géniale. Terry Pratchet a créé un univers de Fantasy tellement dément et complet, il l'a d'ailleurs développé sur 38 volumes, le faire visiter par l'intermédiaire d'un touriste farfelu en évitant les pages ennuyeuses de description, je suis fan.

Je pense que je ne me lasserai pas de sitôt du Disque-monde, je lirai donc sûrement bientôt Le Huitième Sortilège.

dimanche, juin 5 2011

Eldorado

9782742762613.jpg : "Eldorado" de Laurent Gaudé.

Les destins croisés et hors normes d'un garde-côtes italien qui ne supporte plus sa vie et d'un jeune soudanais qui quitte son pays. Un livre émouvant, peignant des portraits particulièrement poignants sur des gens prêts à tout pour atteindre leur eldorado. Écrit à la troisième personne lorsqu'il s'agit du capitaine et à la première pour Soleiman, le roman est réaliste, triste, émouvant. Court et très facile à aborder, Eldorado m'a fait l'effet d'une petite bombe. Il est intéressant qu'un roman fasse réfléchir sur l'actualité (l’île de Lampedusa faisait la une il n'y a pas très longtemps)

samedi, mai 28 2011

Tout est sous contrôle

hugh_laurie-tout_est_sous_controle.jpg : "Tout est sous contrôle" de Hugh Laurie

Un polar avec une légère touche d'humour sarcastique, "Tout est sous contrôle" est un thriller captivant qui se lit simplement. Ce n'est pas un livre incontournable mais étant bourré de suspens, le roman du célèbre Docteur House est efficace. Mis en avant récemment dans les étalages des librairies de par le succès de la série dont l'auteur est le protagoniste principal, il est à noter que ce roman a été écrit en 1996. L'histoire, en rapport avec le terrorisme, ne parle donc à aucun moment du 11 septembre 2001, ce qui parait surprenant quand vous ne faîtes pas, dans un premier temps, attention à la date de parution...

dimanche, mai 15 2011

La vie sexuelle des super-héros

51YB0D5Uj3L._SS500_.jpg : "La vie sexuelle des super-héros" de Marco Mancassola.

Le titre est tellement racoleur que jamais je n'aurais, en temps normal, acheté ce livre. Il se trouve que j'ai entendu une critique élogieuse de cet ouvrage sur France Culture. Les trois personnes qui rapportaient leurs opinions n'ont eu de cesse d'en dire du bien, de relater le fait que c'était un livre vraiment intéressant sur la fin des idoles, décrivant une société qui ne rêve plus de héros, peignant les portraits d'anciens super-héros,... avec il est vrai, une petite dizaine de pages graveleuses, particulièrement graveleuses en fait, mais ne diminuant pas l'intérêt de l'ouvrage... Fait amusant : Ayant pris la critique en cours, je n'ai jamais entendu le titre du livre, je me suis donc répété le nom de l'auteur tout le temps du trajet en voiture pour au final, une fois chez moi, l'oublier. Nom retrouvé juste au moment où je cliquais sur l'ouvrage chez un libraire en ligne...

Juste après avoir lu le cycle de Fondation dont la narration est quasiment exclusivement basée sur le dialogue, j'ai eu un véritable choc en lisant "La vie sexuelle des super-héros" puisque le style littéraire est radicalement différent : des paragraphes et des paragraphes de descriptions. Quelque peu déroutant au départ, j'ai fini par apprécier et j'ai eu alors l'impression de voir plutôt que lire. On vit les scènes, on comprend les différentes réactions et comportements des personnages tant leurs façons de penser sont détaillées (mention spéciale pour un Batman exceptionnellement gratiné. J'ignore pourquoi mais lorsque j'imaginais les premières scènes de ce personnage, je visualisais Georges Clooney, tel qu'on peut le voir dans "O Brother, Where Art Thou?", c'était un choix de "casting mental" plutôt intéressant). Le titre du livre s'explique ici de la même façon que dans La fascination du pire (bien qu'ici le roman me semble avoir beaucoup plus de profondeur).

J'ai particulièrement accroché et les éloges des critiques me semblent tout à fait justifiées.

mercredi, mars 30 2011

Le Cycle de Fondation, tome 5 : Terre et Fondation

516LvcwoxtL._SS500_.jpg : "Fondation tome 5" de Isaac Asimov : Terre en vue...

Dans l'avant propos, l'auteur explique les raisons qui l'ont poussé à écrire les tomes 4 et 5. Comme me le signalait dd les détails révélés dans le tome 4 qui me laissaient penser que l'auteur avait tout prévu depuis le début ne sont en fait pas du tout prémédités. Le cycle de fondation était initialement terminé à la fin de la trilogie. L'auteur n'avait donc pas tout calculé, il a par contre très bien réussi à continuer une histoire qu'il avait clos (et quand on y pense, la fin du tome 3 clos très bien l'histoire).

Dans ce tome 5, Trevise, Pelorat et Joie/Gaïa partent à la recherche de la Terre. Ce tome est celui du cycle que j'ai le moins apprécié. Il n'est pas mauvais mais quelque peu répétitif. Les discussions entre Trevize et Gaïa sur le bien fondé de l'établissement de Galaxia reviennent de façon cyclique et fréquente, donnant alors, pendant une bonne moitié du tome, une impression désagréable de déjà-vu (déjà-lu ?). J'ai toutefois, dans son ensemble, apprécié le livre.

Le cycle de Fondation est une œuvre de très grande qualité, toutefois si je devais en conseiller la lecture, je recommanderais certainement de se contenter de la trilogie. En effet, même si les deux derniers tomes sont intéressants et les personnages attachants, je reste un inconditionnel de la "première fin".

samedi, février 12 2011

Le Cycle de Fondation, tome 4 : Fondation foudroyée

51Jk69uCFFL._SS500_.jpg : "Fondation tome 4" de Isaac Asimov : Quand un auteur vous manipule.

J'ai apprécié les trois 3 premiers tomes du cycle de Fondation, j'ai chaque fois été surpris par la facilité avec laquelle Isaac Asimov semble retourner les situations, à chaque fois, l'auteur réussi à me balader. Ce quatrième volet, je l'ai dévoré, je l'ai adoré.

De nombreuses explications sont faites sur des éléments antérieurs (le mulet par exemple) montrant que l'auteur avait prévu et calculé plus encore que ce que l'on pouvait penser en lisant la trilogie. Ce que j'apprécie particulièrement, ce sont les descriptions très complètes des relations complexes entre les personnages, les rapports de force entre les mondes, les stratégies politiques, Asimov n'oublie rien, rendant ainsi son récit toujours plus crédible.

La première fondation a fait d'énormes progrès technologiques, suffisamment pour tenter de terrasser la seconde, souhaitant garder une autonomie totale, pensant pouvoir établir un nouvel empire à mi-parcours du plan Seldon. Elle envoie Trevise et Pelorat en exil dans le but de rechercher la Terre des origines mais surtout, officieusement dans le but de trouver et démasquer la seconde fondation. Cette dernière quand à elle, et plus particulièrement Gendibal, futur premier Orateur, poursuit Trevise estimant que celui-ci est peut-être la clé pour comprendre par qui la fondation des mentalistes est elle-même manipulée.

jeudi, janvier 27 2011

La traversée du Miroir et ce qu'Alice trouva de l'autre coté

les-aventures-d-alice-au-pays-des-merveilles-la-traverse-du-miroir-et-ce-qu-alice-trouva-de-l-autr-25191233.gif"Alice au pays des merveilles" puis "La traversée du Miroir et ce qu'Alice trouva de l'autre coté" de Lewis Carroll : Traduction de Laurent Bury.

L'introduction du livre, qui n'est autre qu'une biographie de l'auteur, est particulièrement intéressante, je vous conseille vivement de la lire.

J'ai déjà lu Alice au pays des merveilles, c'est un livre que j'ai particulièrement apprécié. La version que j'avais lue était la traduction de Jean-Pierre Berman. Je n'avais pas été particulièrement choqué par la traduction. Avant de lire la traversée du Miroir, je n'ai pas pu m'empêcher de relire le premier volet des aventures d'Alice, surtout que dans la « note sur la traduction », Laurent Bury explique qu'il a énormément travaillé sur les poèmes. Lors de cette deuxième lecture, les poèmes m'ont en effet semblé plus clairs, mais peut-être est-ce dû au fait qu'il s'agit là d'une nouvelle lecture. Là où le traducteur m'a complètement perdu, c'est au chapitre 11 quand il remplace « Qui a volé les tartes ? » par « Qui a volé le beurre ? ». Alice aurait léché le beurre car elle le trouvait appétissant. Cela me semble absurde, même pour la rime de modifier à ce point le sens du texte. Du coup, cette traduction de « Alice au pays des merveilles » m'a quelque peu déçu. Deux fois que je lis ce roman, deux fois que je l'adore, deux fois que je suis déçu par l'édition (la première ne contenait pas les illustrations, dans la seconde, un passage a été sabordé par une traduction complètement hors de propos).

Après avoir lu 2 fois le premier volet (j'ai lu en fait certains chapitres 6 ou 7 fois, tellement je les trouvais géniaux), il était temps pour moi de traverser le Miroir. Dans ce second volume, il n'est plus question de cartes (au pays des merveilles, Alice rencontre 2, 5, 7, la reine de cœur,...), mais d'une partie d'échec. Les mouvements des pièces (Alice est un pion, elle rencontre les reines, des cavaliers,...) respectent d'ailleurs les règles du jeu, l'auteur en fait la démonstration (en annexe dans cette édition). Alice rencontre, encore une fois des personnages plus loufoques les uns que les autres, les discussions sont toujours aussi absurdes, les poèmes étranges. J'aime particulièrement la discussion avec le lys tigré dans le second chapitre et l'étrange examen dans « La reine Alice ». J'ai toutefois été moins emballé par ces aventures, peut-être parce que les personnages du premier volet m'étaient plus familiers, un peu comme des amis que l'on connait depuis l'enfance. Lors de ma lecture de « La traversée du Miroir et ce qu'Alice trouva de l'autre coté », j'ai traversé le Miroir avec Alice, j'ai rit, je me suis amusé, je n'ai pas été émerveillé.

lundi, décembre 6 2010

Le Cycle de Fondation, tome 3 : Seconde Fondation

51lFDgWcPgL._SS500_.jpg : "Fondation tome 3" de Isaac Asimov : Retournement de situations en cascade.

Jamais un livre n'aura réussi à me surprendre autant par son dénouement que Seconde Fondation. La première partie consacrée au mulet et sa recherche de la seconde fondation est pleine de surprises mais c'est surtout dans la deuxième partie du livre, où l'on suit les aventures et mésaventures du docteur Darell de ses "collègues" et de sa fille Arcadia que les rebondissements ne cessent de s'enchainer. Tout est prévu, calculé... Si vous pensez être libre de vos décisions et mouvements, que vous faites tout pour ne pas être manipulé, c'est que vous l'êtes plus encore que ce que vous ne pourriez l'imaginer.

lundi, juillet 12 2010

Le Cycle de Fondation, tome 2 : Fondation et Empire

51Zl84hv-1L._SL500_AA300_.jpg : "Fondation tome 2" de Isaac Asimov : Un grain de sable dans une mécanique bien huilée.

Le tome 1 décrivait la création et les premières évolutions de la fondation, comment elle résistait aux attaques, comment elle progressait,... ces histoires me laissaient croire que son pire ennemi serait l'empire, que celle-ci serait forcément meilleure chapitre après chapitre. Je me trompais lourdement. Bien loin d'un scénario linéaire et convenu, Asimov livre ici une histoire complète et extrêmement bien pensée.

La fondation créée par Seldon n'est qu'un rouage d'un mécanisme complexe et bien plus élaboré que ce que laisse penser le premier volume. Dans ce second tome, l'ennemi le plus évident de la fondation s'appelle le Mulet, mais un autre ennemi m'a particulièrement surpris. Plusieurs centaines d'années d'évolution implique que les maux qui font souffrir l'empire rongent aussi la fondation. L'administration trop envahissante, les clans,... À cela s'ajoute, en plus, le fait que tous se laissent aller, guider par les prédictions de la psychohistoire,...

dimanche, mai 16 2010

Le Cycle de Fondation, tome 1 : Fondation

51QBV78TKNL._SL500_AA300_.jpg : "Fondation" de Isaac Asimov.

Cinq chapitres, en fait cinq nouvelles se déroulant à des époques différentes, avec des protagonistes différents. Pourtant il s'agit bien d'une seule et même histoire, celle de la fondation initiée par Hari Seldon pour réduire la crise qui aura lieu suite à la chute de l'empire galactique. Le point de départ de "Fondation" est une prédiction scientifique, permise par la psychohistoire. Nous suivons dans chaque chapitre, un personnage différent qui mettra en place un système pour répondre à la "crise Seldon" en cours.

S'il s'agit de science fiction, il faut évidemment garder à l'esprit que "Fondation" a été publié en 1951, inutile donc d'être surpris si les technologies futuristes ne semblent plus vraiment impressionnantes. Cependant, Isaac Asimov a créé un univers crédible où les incohérences de ce type sont sans réelle importance. Chaque chapitre laisse place à un jeu de pouvoir fort intéressant et permet l'analyse d'une société complexe et parfaitement bien détaillée.

"Fondation" comprend 5 volumes (sans compter "Prélude à Fondation" et "L'aube de Fondation"). Je suis impatient de lire la suite.

mercredi, avril 7 2010

Alice au pays des merveilles

51DOmQHNptL._SL500_AA300_.jpg : "Alice au pays des merveilles" de Lewis Carroll. Lecture en duo.

Ma belle-sœur de 13 ans n'est pas une grande fanatique de lecture mais lorsque je lui ai proposé de lire Alice au pays des merveilles en duo, c'est à dire à voix haute, alternant le lecteur toutes les 4-5 pages, elle était plutôt emballée par l'idée. Nous avions déjà tenté l'expérience il y a longtemps avec "Charlie et la chocolaterie", les progrès qu'elle a fait en lecture ont rendu l'expérience un petit peu plus intéressante et plus agréable pour le livre de Lewis Carroll.

J'aurais pu lire ce livre directement sur le net puisqu'il est libre de droit et par conséquent consultable ou même téléchargeable gratuitement sur de nombreux sites. J'ai préféré dépenser 1,5€ pour avoir le confort de lecture du papier, même si cette édition n'inclue pas les illustrations fortement sympathiques de Sir John Tenniel.

J'ai particulièrement adoré ce livre. Je connaissais vaguement l'histoire, principalement à travers l'œil de Disney, j'ai donc pu me faire ma propre opinion. Étrangement et pour une raison que j'ignore j'ai toujours été mal à l'aise avec l'ambiance du dessin animé lorsque j'étais enfant, peut-être que si je le regardais aujourd'hui, je l'apprécierais plus... De nombreux passages du livre m'ont rendu hilare, je n'ai pas pu m'empêcher de lire et relire certains extraits à tout mon entourage. Mon passage préféré (du moins si j'étais forcé d'en choisir un unique) serait le suivant :

La table était très grande ; pourtant tous trois se serraient l’un contre l’autre à un même coin. « Pas de place ! Pas de place ! » s’écrièrent-ils en voyant Alice. « Il y a de la place à revendre ! » répondit-t-elle avec indignation, et elle s’assit dans un grand fauteuil à un bout de la table.
« Prends donc un peu de vin », proposa le Lièvre de Mars d’un ton encourageant.
Alice promena son regard tout autour de la table, mais elle n’aperçut que du thé. « Je ne vois pas de vin, fit-elle observer.
– Il n’y en a pas, dit le Lièvre de Mars.
– En ce cas, ce n’est pas très poli de votre part de m’en offrir, répliqua Alice d’un ton furieux.
– Ce n’est pas très poli de ta part de t’asseoir sans y être invitée, riposta le Lièvre de Mars.

Alice_par_John_Tenniel_25.png

Mais l'ensemble de l'histoire est franchement génial, les dialogues sont tordants, que ce soit la discussion avec la souris, celle avec la chenille, celle avec le chat du Cheshire,... l'ensemble est un régal !

samedi, septembre 20 2008

Peter Pan

51K1MYZ1E0L._SL500_AA240_.jpg : "Peter Pan" de James Matthew Barrie : En route vers le pays imaginaire

Lire Peter Pan après avoir vu la version de Disney, lu la BD de Loisel, vu Hook et Neverland peut paraître quelque peu abusif mais cela me semblait être nécessaire, ne serait-ce que pour connaître l'histoire telle que l'a imaginée l'auteur. Il est sûr que je n'ai pas été déçu, ce livre est un véritable bijou. Mon seul regret est que mon fils soit trop jeune pour que je puisse le lui conter.

Chose appréciable, l'édition Flammarion est bourrée de trop de notes (permettant de comprendre certaines références). Chose moins appréciable, la préface révèle certains détails de la fin, chose absurde qui devient pourtant monnaie courante (La guerre des mondes chez folio par exemple).

De nombreux passages m'ont surpris, le monde inventé par James Matthew Barrie est plus riche que mon pays imaginaire. Un livre qui doit être lu à voix haute, un livre très riche, un véritable délice.

lundi, avril 21 2008

Les Annales du Disque-Monde : Mortimer

: "Mortimer" de Terry Pratchett : La mort est mon métier.

J'avais grandement apprécié la lecture de Pyramides, j'ai donc remis le couvert pour dévorer un autre livre de Terry Pratchett. Tant qu'à commencer une saga dans le désordre (Pyramides est le 7ème volume) autant continuer sur ma lancée (Mortimer est le 4ème volume).

Dans "Mortimer", la Mort souhaite prendre des vacances, un peu de recul par rapport à son métier. Il a besoin d'un apprenti, il choisi Mortimer et s'en suivra des aventures forcément dignes des annales du Disque-Monde.

Quelques morceaux choisis pour vous faire saliver, vous prouver que Pratchett est génial et démontrer que Patrick Couton (le traducteur) est sans aucun doute possible très consciencieux dans son travail :

  • "Les savants ont calculé que les chances d'exister d'un phénomène aussi manifestement absurde sont de une sur un million. Mais les magiciens, eux, ont calculé que les chances uniques sur un million se réalisent neuf fois sur dix."
  • "Les gens entendent toujours raconter que ça ira beaucoup mieux pour eux une fois morts. Nous on leur dit que ça pourrait être drôlement bien en ce monde s'ils voulaient s'en donner la peine."
  • "Elle avait entendu un bruit, le bruit que fait un intrus parfaitement silencieux"
  • "[...] distinguer un assassin dans le noir au bruit qu'il avait l'adresse de ne pas produire"
Bien évidemment je vous citerai tout le livre si je devais en extraire tous les joyaux (j'adore particulièrement les réflexions sur la monarchie et les descriptions de la lumière du disque). Un véritable régal à lire.

samedi, mars 1 2008

Je suis une légende

: "Je suis une légende" de Richard Matheson : Quand le cinéma donne envie de lire.

Les extraits du film "Je suis une légende" (Francis Lawrence) avec Will Smith m'ont fortement intéressés. Hélas, pour un jeune papa, aller au cinéma n'est pas forcément simple. En plus, trouver un cinéma qui passe les films en VO est devenu un véritable parcours du combattant... J'ai préféré finalement lire le livre.

Un livre qui se lit très facilement. Un livre sur avec des vampires, oui mais avant tout un livre bourré de réflexions sur la solitude et avec une fin qui change votre regard sur beaucoup de chose, comme j'apprécie…

dimanche, novembre 18 2007

Harry Potter 7

: "Harry Potter et les reliques de la mort" de Joanne K. Rowling : Harry, un sorcier qui vous veut du bien.

Comme dans chaque Harry Potter, chaque détail compte et au final est révélé toute l'intrigue. Joanne K. Rowling nous prouve qu'elle avait tout prévu depuis le premier volume et nous surprend alors de façon exquise. Un septième volume qui clôt parfaitement l'histoire du sorcier.

Il est maintenant étrange de se dire que je n'aurai plus de nouvelle de Harry, c'était devenu un ami dont on prend des nouvelles presque une fois par an…

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