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GNU nano

nano est un éditeur de texte ncurses facile à prendre en main (les raccourcis les plus utiles sont affichés), il fait moins peur que vim ou emacs lorsque l’on débute. Ces derniers sont puissants et très pratiques une fois configurés et/ou pris en main. Mais il arrive que l’on soit sur une machine qui n’a pas emacs, qui n’a pas notre config de vim,… il est alors très intéressant de connaître la base de nano. Voici les raccourcis dont j’ai personnellement besoin.

Raccourcis

Base

  • F1 pour afficher l’aide
  • ctrl+x Quitter
  • ctrl+o Enregistrer
  • ctrl+k Couper la ligne courante vers le presse-papiers
  • alt+t Couper tout ce qui est après le curseur (jusqu’à la fin du document)
  • alt+6 Copier la ligne courante dans le presse-papiers (penser à maintenir maj). Ce raccourci étant innaccessibe, ma config ajoute alt+' pour copier
  • ctrl+u Coller le presse-papiers
  • alt+u Annuler la dernière opération
  • alt+e Refaire la dernière opération annulée

Recherche

  • ctrl+w Rechercher une chaîne ou une expression rationnelle
  • alt+w Recommencer la dernière recherche
  • alt+↑ / alt+↓ Rechercher la prochaine occurrence en avant/arrière
  • alt+r Remplacer une chaîne ou une expression rationnelle
  • alt+g Aller à la ligne et à la colonne indiquées

Navigation

  • alt+] Aller à ([{ correspondant
  • ctrl+espace ⇔ ctrl+→
  • alt+espace ⇔ ctrl+←
  • ctrl+a ⇔ home
  • ctrl+e ⇔ end
  • alt+\ ⇔ ctrl+home
  • alt+/ ⇔ ctrl+end
  • ctrl+y Monter d'un écran
  • ctrl+v Descendre d'un écran
  • alt+( Aller au début du paragraphe
  • alt+) Aller à la fin du paragraphe

Utile

  • alt+a Marquer le texte depuis la position du curseur (maj+←↑→↓ fonctionne aussi directement)
  • alt+3 Commenter/décommenter la ligne courante ou les lignes marquées (penser à maintenir maj). Ce raccourci étant innaccessibe, ma config ajoute alt+* pour commenter
  • ctrl+c Indiquer la position du curseur
  • alt+d Statistiques du document
  • alt+→ / alt+← Passer d’un fichier à l’autre (si plusieurs fichiers ouverts)
  • alt+b Sauvegarde automatique (on/off)

Indentation

  • alt+} / alt+{ Indenter/Désindenter la ligne courante ou les lignes marquées
  • alt+i Activer/Désactiver l’indentation automatique
  • alt+q La touche tabulation ajoute des espaces au lieu de \t (on/off)

Interface

  • alt+h Activer/Désactiver la Touche « Début » intelligente
  • alt+o Utiliser 1 ligne de plus pour l'édition (commutateur)
  • alt+s Défilement progressif/par bloc
  • ctrl+alt+$ Affichage automatique sur plusieurs lignes (on/off)
  • ctrl+alt+# Afficher/Cacher les numéros de lignes
  • alt+x Afficher/Cacher les raccourcis principaux
  • alt+c Afficher/Cacher la position du curseur

Texte

  • alt+p Afficher/Cacher les blancs (espace, tabulation)
  • alt+y Activer/Désactiver la coloration syntaxique

Configuration

Sur un nano non configuré, il me "suffit" alors de faire : alt+h, alt+i, alt+s, ctrl+alt+$ pour obtenir la configuration qui me convient. Pour activer cela directement, mon fichier de configuration ~/.nanorc (généré à partir d’un cp /etc/nanorc ~/.nanorc) :

set smarthome                 # équivaut à alt+h
# set morespace                 # équivaut à alt+o
set autoindent                # équivaut à alt+i
set smooth                    # équivaut à alt+s
set softwrap                  # équivaut à ctrl+alt+$
# set casesensitive             # recherche sensible à la casse quel raccourci clavier ?
# set linenumbers               # équivaut à ctrl+alt+#
set matchbrackets "(<[{)>]}"  # plus d’utilités pour alt+]
set tabsize 4                 # tabulation de 4 au lieu de 8
set tabstospaces              # espaces au lieu de tabulation

bind ^S savefile main         # ctrl+s sauvegarde
bind M-B cutwordleft main     # alt+b supprime le mot précédent le curseur
bind M-N cutwordright main    # alt+n supprime le mot suivant le curseur
bind ^Q exit main             # ctrl+q quitte
bind M-* comment main         # les alt+num ne sont pas pratiques alt+* pour commenter
bind M-' copytext main       # les alt+num ne sont pas pratiques alt+' pour copier

## To include all existing syntax definitions, you can do:
include "/usr/share/nano/*.nanorc"
## Paint the interface elements of nano.
 set titlecolor brightwhite,blue
 set statuscolor brightwhite,green
 set numbercolor cyan
 set keycolor cyan
 set functioncolor green
## In root's .nanorc you might want to use:
# set titlecolor brightwhite,red
# set statuscolor brightwhite,red
# set numbercolor magenta
# set keycolor brightmagenta
# set functioncolor magenta

Dans Tilix, nano pose quelques difficultés

alt+(↑←↓→0123456789) permettent de basculer d’un terminal à l’autre (pavage), il est donc impossible d’utiliser les raccourcis correspondants de nano :

  • alt+→ / alt+← Passer d’un fichier à l’autre (si plusieurs fichiers ouverts)
  • alt+↑ / alt+↓ Rechercher la prochaine occurrence en avant/arrière

Pour les raccourcis alt+num, il est possible d’activer capslock mais ce n’est pas idéal, surtout que ceux-ci sont vraiment utiles :

  • alt+6 Copier la ligne courante dans le presse-papiers
  • alt+3 Commenter/décommenter la ligne courante ou les lignes marquées

Pour résoudre ce désagrément, une solution simple consiste à ajouter la touche super à ces raccourcis clavier de Tilix : Remplacer alt+(0123456789↑←↓→) par alt+super+(0123456789↑←↓→)

Conclusion

Deux points m’énervent dans nano :

  1. La coloration syntaxique : lorsqu’il y a des \" parmi des ", c’est vite illisible et il n’y a pas de couleur pour les espaces et tabulations (je pourrais regarder comment améliorer cela avec https://github.com/nanorc/nanorc peut-être).
  2. les raccourcis claviers sont "originaux" sans que je ne puisse comprendre la logique.

Si un gros fichier de configuration est nécessaire et que je dois apprendre de nouveaux raccourcis clavier, autant apprendre vim et ainsi jouir d’un logiciel puissant dont l’ergonomie est maximale (au détriment de l’intuitivité). Il est peut-être temps pour moi de commencer l’apprentissage…

Installation de SciDAVis sous Debian et Manjaro

Après plusieurs essais infructueux, j’ai fini par réussir à installer SciDAVis 1.21 sous Debian ! Voici mon aide mémoire, version étoffée et légèrement commentée de INSTALL.md.

a8f640460a634f36.png

Installer la dernière version de SciDAVis sous Manjaro

Juste pour comparer, voici la méthode qui m’a permis d’obtenir SciDAVis sous Manjaro… 💖

sudo pacman -S yaourt base-devel
yaourt scidavis

Tout est dit…

Installer la dernière version de SciDAVis sous Debian

Comme la version de SciDAVis disponible dans les dépôts est vieille, nous allons passer par la compilation.

sudo apt install build-essential git
git clone https://github.com/highperformancecoder/scidavis.git
cd scidavis

Il faut installer toutes les dépendances nécessaires à la compilation. Pour trouver l’ensemble des dépendances, j’ai ajouté les dépôts deb-src dans mon fichier /etc/apt/sources.list, puis tapé sudo apt-get build scidavis, ce qui est équivalent à :

sudo apt install docbook docbook-to-man libboost-date-time-dev libboost-date-time1.62-dev libboost-serialization1.62-dev libboost-serialization1.62.0 libboost1.62-dev libgl1-mesa-dev libglu1-mesa-dev libgsl-dev libmuparser-dev liborigin2-1v5 liborigin2-dev libosp5 libqt4-dev libqt4-dev-bin libqt4-opengl-dev libqtassistantclient-dev libqwt5-qt4-dev libqwtplot3d-qt4-dev mesa-common-dev opensp pyqt4-dev-tools python-qt4-dev python-sip-dev qt4-linguist-tools qt4-qmake sip-dev

Lors des commandes qmake et make plusieurs erreurs bloquent la compilation :

ls: impossible d'accéder à '/usr/lib*/libqwt5.so': Aucun fichier ou dossier de ce type
ls: impossible d'accéder à '/usr/lib*/libqwt5-qt4.so': Aucun fichier ou dossier de ce type
src/Graph3D.h:32:41: fatal error: qwtplot3d/qwt3d_surfaceplot.h: No such file or directory

Pour trouver quel paquet permet d’ajouter le fichier manquant j’ai tenté apt-file search libqwt5-qt4.so mais le problème n’était pas là.

sudo ln -s /usr/lib/libqwt-qt4.so.5 /usr/lib/libqwt5-qt4.so
sudo ln -s /usr/lib/libqwt5-qt4.so /usr/lib/libqwt5.so
sudo ln -sf /usr/include libscidavis/src/qwtplot3d
sudo ln -sf /usr/include/qwtplot3d-qt4 scidavis/qwtplot3d

Pour les deux premiers liens symboliques je me suis débrouillé, pour les deux suivants, merci rapport de bug 286. On peut maintenant lancer la compilation

qmake CONFIG+=python CONFIG+=liborigin
make qmake
sudo make INSTALL_ROOT=/usr/local
sudo make install

Ne reste plus qu’à gérer l’icône de l’application :

sudo cp scidavis/icons/scidavis.svg /usr/share/pixmaps/
sudo sed -i "s#Icon=scidavis#Icon=/usr/share/pixmaps/scidavis.svg#g" /usr/share/applications/scidavis.desktop

Grâce à cette installation j’ai appris à me servir de sed, apt-get build et apt-file search certes, mais j’ai quand même pas mal galéré et perdu de temps… 💔 Et encore j’avais la chance de pouvoir utiliser apt-get build parce qu’une ancienne version de SciDAVis est disponible dans les dépôts, sinon toutes les dépendances auraient dues être trouvées à la mano… Y a des jours où je me demande si je ne devrais pas passer définitivement à Manjaro au lieu de sans cesse me demander si ça sera suffisamment stable à l’usage…

Scratch 2 offline sous Debian 64 bits

Je viens d’acheter « Crée ton jeu de casse-briques avec Scratch » pour que mon fils de 10 ans s’amuse (mon fils de 6 ans a commencé à le lire également…). Le livre a l’air intéressant mais pour en suivre les conseils il faut Scratch 2 et non Scratch 1.4 (présent dans les dépôts).

51QNxfVRvIL._SX340_BO1_204_203_200_.jpg

L’installation de Scratch2 sous Debian 64 bits est plus ou moins une horreur. Il faut dire qu’il est nécessaire d’installer Adobe Air au préalable et comme toujours avec les produits Adobe, c’est l’enfer…

Après avoir suivi différents tutos sans succès, je désespérais tellement que je pensais à l’installer via Wine, mais j’ai fini par tomber sur une documentation claire et efficace. Comme il s’agit d’un pdf, les copier/coller sont parfois source de problèmes (retour chariot intempestif). Comme j’ai trouvé cette notice après beaucoup d’acharnement (pas de résultat lors des recherches sur le blog de l’auteur par exemple, j’ai peur de perdre les informations à long terme, je préfère donc en avoir une copie ici (instructions auxquelles j’ai apporté quelques très légères modifications) :

i386

sudo dpkg --add-architecture i386
sudo apt update
sudo apt install libgtk2.0-0:i386 libstdc++6:i386 libxml2:i386 libxslt1.1:i386 libcanberra-gtk-module:i386 gtk2-engines-murrine:i386 libqt4-qt3support:i386 libgnome-keyring0:i386 libnss-mdns:i386 libnss3:i386

Liens symboliques

sudo ln -s /usr/lib/i386-linux-gnu/libgnome-keyring.so.0/usr/lib/libgnome-keyring.so.0
sudo ln -s /usr/lib/i386-linux-gnu/libgnome-keyring.so.0.2.0/usr/lib/libgnome-keyring.so.0.2.0

Adobe Air SDK

sudo mkdir /opt/adobe-air-sdk
wget http://airdownload.adobe.com/air/lin/download/2.6/AdobeAIRSDK.tbz2 -O /tmp/AdobeAIRSDK.tbz2
sudo tar jxf /tmp/AdobeAIRSDK.tbz2 -C /opt/adobe-air-sdk

Adobe Air

wget https://aur.archlinux.org/cgit/aur.git/snapshot/adobe-air.tar.gz -O /tmp/adobe-air.tar.gz
sudo tar xvf /tmp/adobe-air.tar.gz -C /opt/adobe-air-sdk
sudo chmod +x /opt/adobe-air-sdk/adobe-air/adobe-air

Scratch-456.0.4

À adapter s’il y a une nouvelle version ici

sudo mkdir /opt/adobe-air-sdk/scratch
wget https://scratch.mit.edu/scratchr2/static/sa/Scratch-456.0.4.air -O /tmp/Scratch-456.0.4.air
sudo cp /tmp/Scratch-456.0.4.air /opt/adobe-air-sdk/scratch/

Extraction de l’icône du jeu

sudo unzip -j /opt/adobe-air-sdk/scratch/Scratch-456.0.4.air icons/AppIcon128.png -d /opt/adobe-air-sdk/scratch/

Création d’un raccourci

sudo nano /usr/share/applications/scratch2.desktop

[Desktop Entry]
Encoding=UTF-8
Version=1.0
Type=Application
Exec=/opt/adobe-air-sdk/adobe-air/adobe-air /opt/adobe-air-sdk/scratch/Scratch-456.0.4.air
Icon=/opt/adobe-air-sdk/scratch/AppIcon128.png
Terminal=false
Name=Scratch 2
Comment=Programming system and content development tool
Categories=Application;Education;Development;ComputerScience;
MimeType=application/x-scratch-project

Une fois l’application lancée, il est possible d’en changer la langue en cliquant sur le globe à gauche du menu « File ».

Fight Club

bm_CVT_Fight-Club_2322.jpg : « Fight Club » de Chuck Palahniuk

Fight Club m’avait scotché au cinéma il y a 18 ans. Depuis quelques jours, j’avais envie de revoir le film de David Fincher, étrangement il se trouve qu’il est ressorti au cinéma cet été, je l’ignorais lorsque j’ai décidé de le lire.

C’est intrigant, l’écriture et la narration sont bougrement efficaces, le propos laisse difficilement indifférent,… Génial !

Afficher « Résumé »Masquer « Résumé »

La première règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club.

Afficher « Si vous souhaitez plus de détails »Masquer « Si vous souhaitez plus de détails »

La deuxième règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club.

Pottsville, 1280 habitants

CVT_Pop-1280_1109.jpg : « Pottsville, 1280 habitants » de Jim Thompson

On croit suivre un imbécile de shérif mais on comprend très vite que l’imbécile ne l’est peut-être pas tant que cela, il dépense beaucoup d’énergie et use de bien complexes stratagèmes pour rester à son poste et ainsi continuer à ne pas faire son métier… C’est drôle, c’est addictif, la psychologie des personnages et leurs complexes interactions et manipulations sont très bien développées. Je ne m’attendais pas à ce que le texte soit vraiment prenant, pourtant une fois commencé, impossible d’arrêter ! Ce page turner est un petit délice…

Petit bémol, le résumé de l’éditeur (Rivages/noir) en quatrième de couverture est une pure connerie puisqu’il contient un spoil qui laisse songeur inutilement pendant toute la lecture, c’est complètement con ! Voici donc le même résumé sans aucun bout de texte absurde : « Shérif de Pottsville, 1280 habitants, au début du vingtième siècle, Nick Corey évite de trop se fatiguer à se mêler des affaires de ses administrés, débonnaire, apparemment pas très malin, il se laisse même contester et humilier en public. Comme si cela ne suffisait pas, il pourrait bien perdre son poste aux prochaines élections. Il décide donc de commencer à faire le ménage… ».

E=mc² : L’équation de tous les possibles

41kIYXMrVqL._SX195_.jpg : « E=mc² : L’équation de tous les possibles » de Christophe Galphard

Comprendre la plus célèbre des formules, son histoire et tout ce qu’elle implique pour la physique n’est pas aisé. Heureusement Christophe Galphard est un excellent vulgarisateur. Son livre est très court (un peu trop à mon goût mais plus long aurait été moins grand public) et se lit extrêmement vite et facilement. Une lecture qui devrait, à mon sens, être obligatoire à l’entrée au lycée, un livre qui donne envie d’aimer l’histoire des sciences, les scientifiques, la Science.

Modification du billet (15 octobre 2017) : Ajout de la vidéo de la conférence de Christophe Galfard à l’espace des sciences :

Écopsychologie : Retrouver notre lien avec la Terre

31kAt4p9wAL._SX195_.jpg : « Écopsychologie : Retrouver notre lien avec la Terre » de Michel Maxime Egger

Un sujet intéressant, un livre très documenté et particulièrement fourni en références. Toutefois, ne vous attendez pas à lire ce texte avec passion, on est là en présence plus d'un livre de cours que d'un ouvrage de découverte de l'écopsychologie. Aussi fun à lire qu'un article wikipédia de 130 pages, mais toutefois certainement très enrichissant. Plus qu'une porte d'entrée sur l'écopsychologie, ce livre est un guide invitant à approfondir le sujet.

Le guide du voyageur galactique

Le_Guide_du_Routard_Galactique_-_Douglas_Adams_resizedcover.jpg : « Le guide du voyageur galactique » de Douglas Adams : 42, merci pour le poisson,…

Le guide du voyageur galactique vous est recommandé à tout va dès que vous êtes catalogué geek. J’ai vu H2G2, l’adaptation cinématographique il y a quelques années, j’en ai gardé quelques vagues souvenirs pas franchement passionnés donc je n’avais pas vraiment envie de le lire. Et puis… un collègue me l’a conseillé. Et puis… Richard Dawkins dit tellement de bien de Douglas Adams dans une vidéo. Et puis… bon ok je vais le lire ce bouquin ! De toute façon, on m’a déjà fait le coup avec Pratchett, Game of Thrones et Mr Robot et je n’ai jamais regretté autre chose que d’avoir tant attendu pour les découvrir.

Je viens de finir Le guide du voyageur galactique, ça n’a pas raté, c’est très bon !

pouet_adams.png

Un bon bouquin de SF burlesque, efficace, prenant, absurde, drôle,…

Récupération de données avec Scrounge NTFS

Testdisk et Photorec sont des outils très pratiques pour récupérer des datas effacées. Toutefois les données récupérées sont renommées et l’arborescence complètement supprimée. J’ai eu à récupérer des données sur un disque ntfs, sans aucune idée des extensions importantes mais avec quelques dossiers seulement à récupérer. Il semblait alors plus pertinent d’employer un autre outil : Scrounge NTFS. Je liste ici l’ensemble des commandes utilisées, pour mémoire…

Comme pour chaque tentative de récupération de data, il est intéressant de faire une copie du disque et de travailler sur cette copie plutôt que de travailler directement sur le media. Pour déterminer la lettre correspondant au media, il y a plusieurs commandes possibles, au choix :

  • ls -l /dev/disk/by-label/
  • df -h
  • sudo fdisk -l

Dans mon cas il s’agissait de sdc. Pour la copie, j’utilise alors la commande dd :

  • dd bs=32M if=/dev/sdc of=/dossier/image.dd

Il est nécessaire de récupérer certaines informations à propos du disque avant de lancer la récupération :

  • scrounge-ntfs -l /dossier/image.dd

Start Sector End Sector Cluster Size MFT Offset
===========================================
Drive: /dossier/image.dd
2048 975312896 8 6291456

La commande pour récupérer les données est alors :

  • scrounge-ntfs -m 6291456 -c 8 -o /dossier/de/sortie/ /dossier/image.dd 2048 975312896

Je ne désobéis pas, j’ai juste un problème de vocabulaire

Yaël dans la rue en trottinette.

  • <Maman> Tu t’arrêtes au poteau
  • <Yaël> OK !

Quelques dizaines de mètres après le poteau

  • <Maman> Tu ne t’es pas du tout arrêté au poteau ! Tu sais ce que c’est un poteau ?
  • <Yaël> Non.

Le lendemain

  • <Yaël> Maman ? Est-ce que tu sais où il est mon petit cahier que tu m’as donné hier ?
  • <Maman> Je l’ai vu sur la table ce matin, sinon regarde peut-être sur le buffet.
  • <Yaël> OK !

Yaël part dans la salle… Quelques secondes plus tard de retour auprès de ses parents…

  • <Yaël> J’ai regardé sur les trois buffets, mais il y est pas
  • <Papa> On a qu’un seul buffet
  • <Maman> Tu sais ce que c’est un buffet ?
  • <Yaël> Non.
  • <Papa> Tu vois l’échiquier ? C’est le meuble qui est en dessous
  • <Yaël> Ah… OK !

Yaël part dans la salle…

  • <Yaël (parlant pour lui-même)> Alors le chéquier… où il est le chéquier ?

Le grand roman des maths

51P5awWNO0L._SX195_.jpg : « Le grand roman des maths » de Mickaël Launay : De la préhistoire à nos jours

Comment et pourquoi on a inventé les nombres ? Comment on en est arrivé à les mettre en équations ? J’aime beaucoup l’histoire des sciences, je trouve toujours intéressant de comprendre comment ont été obtenus les résultats scientifiques, pour mieux les appréhender et éviter de tomber dans les dogmes… je suis donc une cible parfaite pour ce livre. Mais le grand roman des maths est loin de pouvoir être réduit uniquement à une simple histoire de maths, il s’agit d’une histoire des hommes, l’histoire d’une part de notre culture, notre histoire vu à travers le prisme des mathématiques. Le grand roman des maths devrait être étudié en classe au même titre que la mythologie grecque, l’évolution de l’Union Européenne, l’histoire de l’art, Voltaire ou Aldous Huxley !

Mickaël Launay est un passionné de mathématiques, vous pouvez le découvrir via ses vidéos MicMaths. Sur cette chaîne Youtube, vous trouverez un grand nombre de vidéos très intéressantes du genre de celle-ci :


Pour ce qui est du livre, voici quelques extraits, parmi de nombreux autres, qui m’ont particulièrement intéressé ou intrigué :

À sa fondation, la cité est nommée Madīnat as-Salām, la Cité de la Paix. On l’appellera également Madīnat al-Anwār, la cité des Lumières, ou encore Āsimat ad-Dunyā, la capitale du monde. C’est pourtant sous un autre nom que la ville d’Al-Mansûr va entrer dans l’histoire : Bagdad.

Le méridien de Paris fit référence jusqu’à la conférence internationale de Washington en 1884. Il fut alors remplacé par le méridien de Greenwich passant par l’Observatoire royal de Londres. En échange du méridien, les Britanniques s’engagèrent à adopter le système métrique. On attend toujours.

Cela fait longtemps que le hasard fascine. Dès la préhistoire, les humains ont observé la multitude de phénomènes inexpliqués, irréguliers, sans causes apparentes, que leur offrait la nature. Dans un premier temps, et faute de mieux, on accusa les dieux. Éclipses, arcs-en-ciel, tremblements de terre, épidémies, crues exceptionnelles des fleuves ou comètes sont autant de manifestations qui furent interprétées comme des messages divins adressés à qui saurait les déchiffrer. La tâche fut confiée au sorciers, oracles, prêtres ou autres chamanes qui, comme il faut bien gagner sa vie, développèrent dans la foulée toute une panoplie de rituels destinés à interroger les dieux sans attendre que ceux-ci daignent se manifester d’eux-mêmes. En d’autres termes, les hommes se mirent à imaginer des moyens de créer de l’aléatoire à la demande.

Il était une fois, une affiche "Cafeteria" sur une porte.

Quelqu’un ajoute une feuille pour signaler que la cafétéra n’est pas une salle dédiée aux réunions. Aucune objection sur le fond, par contre la forme… l’inscription : "Ici on fait une pause" accompagnée d’une photo de parasol me semble assez mauvais en terme d’image, je me suis dit qu’il pourrait être amusant d’y ajouter mon grain de sel.

J’ai collé moi aussi une affiche, enfin pour être exact mes treize affiches.

IMG_1749b.JPG (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que la direction vire le tout : une demie journée seulement ! Je me doutais que cela pourrait faire grincer quelques dents, mon humour un brin taquin n’est pas toujours apprécié (bisou maman). Je ne m’attendais toutefois pas à ce que ça parte si vite…

Il y avait 3 choses que j’espérais avec mon action et qui sont toutefois arrivées dans le court intervalle :

  • Une collègue a ajouté une affiche (qu’on ne voit pas sur la photo puisque je n’ai pas eu le temps de la voir), un début de jeu collaboratif pour la cohésion entre collègues…
  • Plusieurs collègues avaient l’air de joué à Cluedo pour tenter de trouver qui avait bien pu faire ce truc absurde.
  • Certains ont pris des photos, plusieurs ont bien ri

Je comprends que cela ne pouvait pas rester longtemps, mais au moins l’affiche laissant penser que nous nous croyons au club Med a été enlevée en même temps que mes affiches…

« Sozi » dans Linux Pratique 100 (Mars-Avril 2017)

linux-pratique-100.jpg

J’avais déjà écrit un article pour présenter Sozi il y a 6 ans. Il s’agissait alors d’une extension Inkscape, le logiciel est aujourd’hui indépendant, il me semblait donc important de refaire les présentations. Il s’agit d’un logiciel libre que j’aime beaucoup, je vous conseille vivement de le tester si vous avez une présentation à faire et que vous souhaitez quelque chose de différent d’Impress.

sozi.png

L’histoire du loser devenu gourou

bm_CVT_Lhistoire-du-loser-devenu-gourou_8368.jpg : « L’histoire du loser devenu gourou » de Romain Ternaux

Quand j’ai vu ce livre j’ai pensé à La conjuration des imbéciles, quand je l’ai lu, j’ai pensé à La fascination du pire, c’est dire si j’ai été déçu !

Première page, une faute (il manque un « que » dans une phrase), ça commence mal, je ne m’arrête évidemment pas pour si peu mais ça ne laisse pas une bonne première impression.

Le style littéraire est très très simple, écrit comme on parle (ou plutôt comme un loser alcoolique parle), je ne suis pas très habitué mais ça passe bien et c’est cohérent avec le récit.

Du trash, du cul pour du cul,… rien qui pourrait choquer à outrance, principalement car ces scènes semblent arriver dans la narration avec de gros sabots : l’exemple le plus absurde étant le héros qui recherche une carte de crédit dans le cul d’un cadavre plutôt que de regarder en premier lieu sur son bureau. Ce n’est hélas pas la seule fois où l’auteur semble choisir la facilité : le héros est un écrivain raté (un écrivain qui parle d’un écrivain, génial !), il rejoint une secte dont le gourou porte un masque et les adeptes mâles des cagoules (c’est tellement pratique pour les quiproquos…), la voisine, les femmes adeptes de la secte ou la petite amie du pote ne pensent qu’à baiser (on se croirait dans un scénario de porno…),…

À la dernière page, je pense « Tout ça pour ça ? », désabusé. Ce qui est le plus intriguant c’est peut-être que l’auteur ait réussi à rendre son texte suffisamment intriguant pour me donner envie de continuer à tourner les pages.

Devenez sorciers, devenez savants

9782738110930.jpg : « Devenez sorciers, devenez savants » de Georges Charpak et Henri Broch : Un peu de bon sens dans un monde rempli de mystificateurs

La zététique est un thème qui m’intéresse. Sur le sujet, j’ai trouvé dernièrement diverses sources d’informations, entre autres sur le web : Hygiène mentale, Le DeBunKer des Etoiles, Laboratoire de Zététique,…

Ce dernier site, que j’avais un petit peu parcouru avant ma lecture, est en grande partie le même contenu que le livre Devenez sorciers, devenez savants sorti en 2002 (mêmes auteurs, même sujet,…). C’est d’ailleurs en lisant la page consacrée au défi zététique international « Vous prétendez avoir des pouvoirs : … prouvez-le ! » que j’ai découvert ce livre. En bref, je ne suis pas complètement néophyte et j’ai lu l’ouvrage 15 ans après sa sortie, il était donc assez logique que le premier tiers du livre ne m’ait pas transcendé : marcher sur les braises ou s’asseoir sur une planche à clou n’impressionne plus grand monde de nos jours… les démystifier ne me semblait donc plus vraiment nécessaire. Mais à partir du chapitre 3, j’ai commencé à écorner les pages qui m’intéressaient. Plus j’ai avancé dans ma lecture, plus les coins de pages droits se sont faits rares.

C’est un livre intéressant, c’est indéniable. Il n’est pas parfait : les auteurs semblent parfois régler leurs comptes entre les lignes, le livre est également un peu lié à son époque, il faut des fois réussir à se replacer dans le contexte,… Toutefois, certains passages me semblent particulièrement intéressants : l’explication par les probabilités d’un phénomène de prémonition (page 107), l’expérience du pendule (page 128) − l’extrait du texte d’Eugène Chevreul (page 130) est hallucinant de bon sens, et écrit en 1812. Mille-huit-cent-douze, bordel !!! −, la radiesthésie et les sourciers (page 136), démystification de la débilisante émission Mystères (page 143), l’ensemble du chapitre 5 « Droit au rêves et à la lucidité » (page 183),… La conclusion manque de clarté, je pense, mais l’idée qui est développée est intéressante.

J’aimerais trouver un livre presque structuré sous forme de fiches (plus où moins longues selon le sujet) claires n’abordant vraiment qu’un sujet à la fois (sans digression difficile à saisir) mais les démystifiant pleinement. Comme je l’ai dit, certaines sections me font penser à cet ouvrage qui me semblerait idéal. Je pourrais ainsi m’appuyer sur un support pour tenter d’éclairer mes proches.

La science n’explique pas tout : des phénomènes ne sont pas encore expliqués, toutefois les phénomènes paranormaux inexplicables ne le sont que pour ceux qui refusent d’écouter ce qu’en dit la Science. C’est mon avis, il semble qu’il ne soit pas partagé par tout le monde (après quelques secondes de recherche on tombe facilement sur une discussion comme celle-ci qui me semble tellement pleine d’absurdités !). Je suis horrifié chaque fois que quelqu’un me demande mon signe astrologique ou que je trouve un horoscope dans un magazine, je suis mortifié de voir qu’en 2017 des chaînes de télévision diffusent des chasses aux fantômes, je suis abasourdi lorsque j’entends des gens déterminer le sexe d’un fœtus avec un pendule ou en observant de quelle main la future mère ramasse un objet tombé,… Je suis une personne éclairée pour une partie de mes contemporains, un connard de sceptique pédant pour les autres. Deux mondes difficilement réconciliables.

Gargantua (Extraits)

51rdx55y6NL._SX349_BO1_204_203_200_.jpg : « Gargantua » de François Rabelais : Deux ans dans un lycée à votre nom et je ne vous lis que 20 ans plus tard…

C’est à quatre ou cinq pages de la fin que j’ai remarqué le mot "Extraits" sur la couverture de cette édition "Étonnants classiques" (Flammarion). Mon cerveau occultant complètement les "[…]" pourtant bien visibles − intriguant ! Cet extrait d’une centaine de pages sera toutefois suffisant. J’ai trouvé cette lecture complexe, principalement par la très grande différence de culture et de contexte historique. Et pourtant l’édition est bourrée de notes afin d’appréhender au mieux ce texte de 1535.

J’ai été frustré par cette lecture car je peux comprendre les critiques de l’humaniste Rabelais envers certaines méthodes d’éducation de son époque, sans vraiment saisir l’importance de sa démarche. Écrire ce texte à l’époque était-il perçu comme audacieux ? Impossible pour moi de vraiment saisir la portée de ses mots. De même pour l’humour : je comprends que certains passages sont satiriques ou amusants, sans vraiment les trouver drôles, l’était-ce pour ses contemporains ?

Gargantua est disponible librement sur Wikisource (entre autre) : édition Juste, 1535 ou édition Marty-Laveaux, 1868, il est intéressant de tenter de déchiffrer ne serait-ce que quelques lignes, la langue française ayant bien changée !

Quand je lis Rabelais, je me rends compte qu’il est difficile d’interpréter convenablement un texte écrit 5 siècles plus tôt. Je comprends alors encore plus difficilement que des gens souhaitent baser leur vie sur l’interprétation d’un texte qui en a 10 ou 20 de plus.

Tu ne connais même pas les sous-préfectures de l’Indre-et-Loire ?

Combien de fois, enfant puis adolescent, ai-je entendu un équivalent de « 42 : Loire. Capitale : Saint-Étienne. Tu ne sais même pas ça ! Mais, qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école ?! » ?

Rhétorique lancinante revenant inexorablement avec la régularité d’un marronnier dans un journal de Jean-Pierre Pernault et la fréquence ressentie d’un battement d’aile de colibri. Ce matin sur France cul (oui je cite France Culture deux jours de suite, ça me surprend aussi), les géographes étaient à l’honneur et l’une d’entre eux a partiellement répondu à la question « Pourquoi on n’apprend plus par cœur les départements à l’école » :

En gros, on n’apprend pas par cœur les informations que l’on pourra retrouver facilement avec les outils actuels, on apprend à gérer des connaissances pour en tirer des analyses et comprendre les mécanismes à l’œuvre.

Ça fait une question de moins à se poser…

L’art de la chute, par Xavier de la Porte

J’aime beaucoup les chroniques de Xavier de la Porte sur France Culture. Mais si j’en parle aujourd’hui, c’est que j’ai particulièrement ri avec :

Une chronique qui fait réfléchir entre autre sur la perception que l’on peut avoir des autres générations mais surtout la chute est inattendue, crée un décalage flagrant avec le ton de la chronique, impliquant un effet comique digne des meilleurs sketchs. Apprendre et rire simultanément, j’adore !

Note au passage, pour ceux qui se plaignent de payer la redevance audiovisuelle alors qu’ils trouvent les programmes de telle ou telle chaîne mauvais : sur Radio France, il y a énormément d’émissions qui justifient largement de payer sa redevance audiovisuelle sans rechigner : la Méthode scientifique de Nicolas Martin, la conversation scientifique d’Étienne Klein, les matins,… il y a plein de choses très sympa aussi sur France Inter (genre Si tu écoutes j'annule tout)… Que vous les écoutiez ou pas, ces émissions auraient parfois du mal à être produite sur des stations ou chaînes privées, il me semble pertinent de les soutenir.

Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas ou plus en étude que l’état de l’école ne doit pas vous intéresser
Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas journaliste que vous n’êtes pas concernés par la liberté de la presse
Ce n’est pas parce que vous ne faites pas parti d’une minorité que vous ne devez pas vous inquiéter du racisme
Ce n’est pas parce que vous regardez « Touche pas à mon poste » ou « Secret Story » que vous ne devez pas soutenir la culture.

Ça fait cliché et donneur de leçon mais ça fait du bien de l’écrire…

Écolo-philosophe de 5 ans

Dans le magasin

  • <Yaël> Non !!! Maman, pas de Nutella, il y a de l’huile de palme, ça détruit la planète !

Dans la voiture

  • <Yaël> J’aime la vie. On peut voir plein de gens. On peut découvrir le monde

Répondre à la question en évitant les cas particuliers ou l’art de torturer psychologiquement un enfant

  • <Owen> C’est quoi ton nombre préféré ?
  • <Papa> i
  • <Owen> un nombre !
  • <Maman> C’est un nombre mais un complexe
  • <Owen> Pas un complexe, papa…
  • <Papa> e
  • <Owen> Pas une lettre !
  • <Papa> π
  • <Owen> Arrête !
  • <Papa> √2
  • <Owen> Un nombre normal
  • <Papa> -1/3 ?
  • <Maman> Il te donne bien des nombres. Demande-lui un entier naturel.
  • <Owen> Papa !?
  • <Papa> 1
  • <Owen> T’es casse-pied quand même !
  • <Papa> Quand tu m’as demandé ma couleur préférée j’ai répondu « Octarine », tu t’attendais à quoi pour mon nombre préféré ?
  • <Owen> T’es… Pfffff
  • <Maman> Vas-y, tu as droit de le dire… il l’a bien cherché.
  • <Owen avec un sourire amusé et un regard complice> T’es con…

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