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SVG avec Inkscape, liens préservés lors de l’export PDF

Dans Inkscape, pour ajouter à lien à n’importe quel objet : clic droit sur celui-ci, Créer un lien.

Hélas, les liens ne sont pas conservés lors de l’enregistrement en pdf.

Pour cela :

  • ouvrir le svg dans Chromium
  • imprimer en pdf (Margins: None, Scale: à adapter)

Attention, à ce jour, ni Firefox ni Chromium ne supportent les textes encadrés des svg, mieux vaux donc ne pas utiliser ceux-ci.

[Source]

Note :

  • wkhtmltopdf --enable-external-links in.svg out.svg ne conserve pas les liens si le logiciel est installé via le paquet debian This version of wkhtmltopdf has been compiled against a version of QT without the wkhtmltopdf patches. Therefore some features are missing, if you need these features please use the static version et le rendu de certains textes déconne.
  • rsvg-convert -f pdf in.svg > out.pdf ne garde pas les liens et pas mal de textes déconnent
  • cairosvg in.svg -o out.pdf ne garde pas les liens et pas mal de choses déconnent

Les fils de l’homme

9782213630564-T.jpg : « Les fils de l’homme » de P.D. James

Certainement le livre qui m’a le plus déçu. Tout commençait très bien. Une idée de départ assez géniale (une humanité qui devient stérile et les conséquence sur la société), une mise en place un peu longue mais qui permet de s’attacher au protagonistes, des réflexions pertinentes sur l’autocensure dans un régime dictatorial.

Et… des personnages stéréotypés à outrance dans des situations grotesques ! Les 2 premiers tiers du livre gâchés par le dernier. Théo le personnage principal fait des choix complètement cons (pourquoi voler une voiture alors qu’il pourrait prendre possession de la maison et ainsi être à l’abri, il suffit de mettre un couple dans la confidence, il préfère la solution qui donne sa position à la police…), et pourquoi avoir développé le personnage du gouverneur ainsi Il semble particulièrement intelligent et instruit au début du livre et fait finalement des conneries dignes d’un vilain de film d’action des années 90 (ou d’Avatar). Oh et la dernière scène, pitié, pourquoi finir ainsi ? C’est tellement nul comme fin… Sans parler de certaines morts de personnages qui ne servent qu’à faire avancer le scénario,…

Non ! Vraiment l’adaptation cinéma est particulièrement savoureuse, le livre est à éviter à tout prix.

Polémique à Liffré-sur-Vilaine : les vitraux Pokemon de l’église, un arbre qui cache la forêt

eglise_pokemon.jpg

L’émoi est palpable dans la petite commune de Liffré-sur-Vilaine (35), à leur grand étonnement les paroissiens ont vu les vitraux de l’église remplacés par des vitraux représentant Pikachu, les Gardiens de la galaxie ou encore Tristepin de Percedal,… Une enquête au cœur d’un lieu de culte pas comme les autres pour comprendre cette très étonnante initiative.

J’ai en premier lieu rencontré Loïc Gérard Chênon, maire de la commune, il ne voyait a priori pas d’un très bon œil l’initiative de Monseigneur Doquince « Je craignais surtout pour la sécurité de mes administrés, les fondamentalistes religieux ne sont pas réputés pour être compréhensifs et pacifistes, contrairement à leurs icônes respectives, que ce soit Jésus, Bouddha,… certains ont vu d’un très mauvais œil ces vitraux et appelé à détruire l’église. Je suis responsable de la sécurité de notre commune… Après avoir discuter avec le prêtre, j’ai été enthousiasmé par ses idées j’ai l’ai donc laissé agir librement. Pour l’instant, aucun incident n’est a déplorer, mais nous pensons ajouter des caméras de surveillance sur la place de l’église, il y a tellement de monde à gérer maintenant… »

Pour comprendre ce qui est passé par la tête du prêtre de la commune, je me rends à l’église pour voir de mes propres yeux ces vitraux peu catholiques. Je constate en effet les couleurs criardes de Pikachu à une fenêtre, Wakfu à une autre et ainsi de suite, mais ce ne seront là que mes premières sources d’étonnement. En entrant dans l’église, je vais de surprise en surprise : au fond du monument, derrière l’hôtel, un portrait de James Randi, celui du pape François se trouve entre celui de Vishnou et celui plus inattendu encore de Richard Dawkins − sous ce dernier la mention « Un enfant n’a pas de religion » ! − je trouve également une inscription sous un vitrail représentant une grenouille : « L’éternité c’est trop long, surtout à la fin (Kaeloo, S1:E43) », j’ai beau parcourir les textes sacrés dans tous les sens, je n’ai pu trouvé le psaume correspondant.

Des livres sont entreposés partout : certes la bible est bien en vue mais on y trouve tout aussi bien l’ancien testament que le nouveau, le coran, le guide du voyageur intergalactique, Fahrenheit 451, 1984, quelques tomes des Annales du Disque-Monde ou encore Poussières d’étoiles, quelques Freaks Squeele, V pour Vendetta, Max et les Maximonstres,… Serais-je entré par erreur à la bibliothèque municipale ?

Monseigneur Doquince m’accueille pour notre entretien, il ne semble pas très étonné de la demande d’entretien « Vous venez pour les vitraux je suppose, ça fait jaser cette histoire depuis que des photos ont circulé sur les réseaux sociaux ! Ne sont-ils pas magnifiques ? Faits par les enfants lors d’ateliers et stages vitraux avec une association locale pendant les heures de catéchisme. Chacun y représente ses propres idoles, génial non ? »

Des vitraux qui représentent des personnages de mangas, de comics, et autres, cela ne semble pas très catholique… Pourquoi cette initiative étrange ? Ce mélange des genres ? « J’ai apprécié la lecture de l’Éloge du polythéisme de Maurizio Bettini, un livre fascinant, un éloge à l’ouverture aux autres. Le chapitre « conférer la citoyenneté aux Dieux » est une invitation au civisme et à la citoyenneté, très inspirant. Attendez, je l’ai pas loin… » Sur ces mots le prêtre est parti chercher son livre pour nous en lire un extrait, il était comme possédé, d’une façon positive j’entends, disons plutôt débordant d’enthousiasme et d’entrain. « Écoutez-moi ça : »

”En somme, on apprend à connaître les divinités d’autrui au fil du temps. Une fois que l’on est conscient de leur existence il est possible de procéder à leur intégration parmi ses dieux à soi. Il s’agit toutefois d’un processus qui implique de l’intérêt, de la curiosité pour les autres dieux, ainsi qu’une volonté de savoir. En pays monothéiste, au contraire − hormis l’attitude des esprits ouverts et éclairés −, non seulement les autres dieux ne soulèvent ni curiosité, ni désir de savoir, mais au contraire, ils suscitent généralement un sentiment d’indifférence ou de supériorité, quand ils ne sont pas condamnés. ma femme, qui est chinoise, a pu expérimenter, pendant un demi-siècle, comment ses convictions religieuses étaient attaquées ou même dévalorisées par des missionnaires chrétiens, des politiciens américains, voire des occidentaux lambda… et elle était consciente du fait que cette situation durait déjà depuis cinq siècles.”

« Comment ne pas être bouleversé ? Et puis surtout, il y a un autre passage… il y est question des statues que chacun conserve dans des panthéons personnels et auxquels peuvent s’ajouter les dieux des autres. Ces statuettes représentants les dieux antiques, m’ont vraiment rappelé l’influence des mangas et comics de nos jours. Chaque culture apporte sa pierre à l’édifice et chacun est libre de choisir ou non d’être diverti par les histoires des autres cultures. C’est ainsi que j’ai décidé de faire faire aux enfants des vitraux ayant pour thèmes les histoires qui les touchent ».

« Et puis, dans mon esprit, la correspondance s’est faite entre les statuettes et Disney Infinity ! Je vois mes neveux y jouer, c’est un jeu vidéo nécessitant des figurines. Ils sont fans de Star Wars et de comics, ils ont une flopée de ces héros dans leur salon, le parallèle était limpide, c’était ni plus ni moins qu’une crèche ou un panthéon personnel nouvelle génération. C’est alors que j’ai décidé d’aller plus loin, c’était la solution à un problème qui me turlupinait depuis tellement longtemps pour l’église… Les statues de Jésus agonisant sur la croix, une couronne d’épines sur la tête, désolé mais… tu parles d’une décoration ! Excusez ma franchise mais ça traumatisait les gamins, vraiment ! J’ai bazardé toutes ces vieilleries lugubres et j’ai souhaité ne garder que les représentations positives. Nous avons donc fait des moulages et sculptures représentant Jésus accomplissant des actions qui plaisaient aux enfants. Je ne néglige pas l’importance du message que l’enfant de Dieu à souffert pour nous libérer de nos pêchers mais en faire un élément de décoration d’un lieu de rassemblement c’est particulièrement glauque et négatif. » En effet, un rapide coup d’œil me le confirme, il n’y a aucune croix dans l’église, Jésus est bien présent mais il ressemble plus à une figurine Skylanders qu’au martyre tel que nous le trouvons habituellement. Des statues en pâte à sel, peintes par des enfants, le représente souriant et utilisant ses pouvoirs divins pour faire des actions héroïques… Il n’est pas seul, certains saints sont là également. Parmi les figurines, se trouve également des pirates autour d’un plat de spaghettis et boulettes de viandes ou encore une licorne rose en plastique translucide, il me manque peut-être la référence pour pouvoir comprendre le message… Toujours est-il que si Jésus marche sur l’eau au milieu d’un fatras de personnages plus étranges les uns que les autres, il me semble que cette maison du Seigneur marche quelque peu sur la tête.

Pourquoi aller si loin dans le mélange des genres ? Je tente de provoquer un peu le prêtre en lui demandant ce que Yahvé, Dieu jaloux pensera de son initiative de mélanger tant de divinités et de la culture païenne, la question n’ébranle pas une seconde son sourire, la réponse est directe et certainement plus provocatrice que ma question : « La jalousie est un vilain défaut, le monde a changé, la diversité est aujourd’hui non négociable, s’il veut garder une place dans notre monde et a fortiori dans mon église, il devra être plus humble et laisser un peu de place pour tous les autres. Je suis confiant, Yahvé sait que ces propos ne correspondent plus au zeitgeist[1] actuel et si jamais ce sont bien les siens, il a très certainement changé d’avis depuis l’époque où ils ont été rapportés. D’ailleurs seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, il n’est pas un imbécile. »

Son aplomb semble aussi éclatant que mon étonnement. Je suis estomaqué par cette réponse. Ce n’est pas possible, tout cela ne peut-être qu’une farce ! Vraiment cela est trop absurde, vous allez bien loin trop loin dans la critique de votre propre religion, non ? « Vous voulez de l’absurde ? L’espace inter-générationnel a très peu de moyens, elle accueille tout le monde, quelque soit ses croyances ; l’église est en plein cœur de la ville et tout y est fait pour que seuls les catholiques s’y sentent chez eux. La bibliothèque municipale regorge d’ouvrages et manque de place ; l’église est immense et réservée à l’étude d’un unique livre. Je ne pouvais me résoudre à laisser cela ainsi. J’ai donc commencé par supprimer un maximum de signes de ma propre religion pour donner autant d’espace à chaque culture. J’ai ouvert une médiathèque complète dans l’aile sud, commencé les travaux pour une mezzanine, rendez-vous bien compte de la hauteur sous plafond ? Quel gaspillage de place, on peut faire tant de choses d’un tel espace ! »

Je sais que le prêtre tente de m’embobiner avec ses éléments de langage, il est certains qu’il n’est plus dans son rôle, il n’est plus le guide spirituel qu’il était censé être. Je tente donc de comprendre comment et quand tout cela a-t-il bien pu commencer : « Il y a deux ans, j’ai accueilli Titouan, à mon cours de catéchisme, un jeune garçon de 8 ans qui avait demandé à ses parents, non pratiquants, à être inscrit. Les enfants étant le plus souvent présents par la seule volonté de leurs parents j’ai voulu féliciter le jeune homme de la ferveur de sa foi à la fin du premier cours. Celui-ci m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit qu’il avait été déçu par le catéchisme. Il poursuivit en m’expliquant que ce n’était pas ce qu’il attendait, qu’il pensait qu’au catéchisme on cherchait dans des livres anciens ou des fouilles, si Dieu avait existé. Je ne vous cache pas que j’ai été offusqué, j’ai donc rétorqué, à cet esprit un peu trop cartésien à mon goût, qu’il n’est pas plus nécessaire de prouver l’existence de Dieu que de démontrer que 1+1 font 2, ce sont des faits évidents. Juste avant de partir, il m’a jeté un regard de défi puis soufflé à l’oreille “1+1=2… il y a sûrement quelqu’un qui l’a prouvé”. »

Un gamin de seulement 8 ans qui vous dame le pion ainsi, n’est-pas un peu irritant ? « C’est clairement ce que j’ai ressenti oui. Le dimanche suivant, après la messe, j’ai interrogé, Guy Delapecan, catholique mais également physicien à l’Université de Rennes 1. Il ne m’a pas directement répondu car il n’était pas sûr de savoir s’il s’agissait d’un axiome ou si cela avait été démontré. À la messe suivante, il est venu à ma rencontre, l’air quelque peu embarrassé avec un exemplaire de Principia Mathematica d'Alfred North Whitehead et Bertrand Russell, j’avais alors la preuve entre les mains. J’ai été incapable de comprendre la démonstration développée dans l’ouvrage mais d’autres que moi le peuvent. » Daniel m’a alors tendu le livre en question, j’avoue que toutes ses formules étaient clairement obscures pour moi aussi. Un grand nombre de caractères m’étaient même parfaitement inconnus. « Il y a peu, la lecture de Logicomix m’a beaucoup aidé à en comprendre l’intérêt, c’est passionnant, je vous conseille vivement. »

« Guy avait joint au livre une publication (Climate-Science Communication and the Measurement Problem, Dan M. Kahan, Advances in Political Psychology[2]). Cette publication m’a fait comprendre que même si le seigneur apparaissait devant un athée, il continuerait de nier son existence car cette révélation créerait une dissonance cognitive insupportable, il est impossible pour notre cerveau d’accepter une idée qui nous ferait sortir de notre groupe culturel. Donc dans l’autre sens, n’importe quelle observation allant à l’encontre d’une existence de Dieu sera niée par un croyant, moi y compris. Chacun restera dans son groupe et refusera de changer d’avis pour rester connecté à sa communauté. J’ai alors décidé de créer une communauté la plus large possible. »

« Avec Titouan, nous avons lu énormément de livres saints ou païens, du moins je lui en expliquais beaucoup car il n’avait pas vraiment la culture nécessaire pour tout comprendre. Moi non plus d’ailleurs, c’est venu un peu au fur et à mesure. Nous avons analysé l’histoire des religions plutôt que radoter le catéchisme. Les documentaires de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur[3] nous ont beaucoup aidés, mais nous avons également suivi l’odyssée à travers l'univers présentée par Neil deGrasse Tyson[4], assisté à beaucoup de conférences de l’Espace des Sciences, regardé des conférences sur internet également, en particulier la conférence TED de Richard Dawkins[5]. Cette dernière nous a amené à étudier Pour en finir avec Dieu. Un choc, une révélation, oserai-je dire une épiphanie ? »

Avec un titre pareil, blasphématoire au possible, on s’attendrait à ce que vous dénonciez ce texte, il ne vous semble pas irrespectueux ? J’ai l’impression que vous vous moquez de moi… « Quand on comprend comment a été rédigé la bible, on en comprend bien mieux tout le sens, ce n’est pas en récitant toujours le même livre qu’on l’analyse le mieux, son étude et l’analyse de son histoire sont si importante. Certes je trouve encore dans la bible une grande inspiration mais je ne la vois plus comme un livre ultime et supérieur aux autres. Le titre de la traduction française du livre de Dawkins est certes accrocheur voire racoleur mais le contenu dont je serais incapable de vous extraire une ligne pour citation, il faut le lire complètement ! Vous l’avez lu ? C’est passionnant, non ? Mais sur le coup j’admets qu’après avoir refermé le livre, je ne pouvais plus faire le catéchisme… j’étais désemparé car c’était une remise en cause complète de mon travail. Le fait est que je ne ne pouvais qu’adhérer aux propos de Dawkins sur les enfants, sur le fait d’exposer des enfants à une doctrine, la religion de leurs parents, alors qu’ils ne sont pas en âge de bien appréhender les métaphores des livres saints et surtout leur enseigner que la foi doit persister malgré tous les arguments ou preuves contraires à celle-ci, je ne pouvais tout de même pas leur enseigner à ne pas réfléchir par eux-même, analyser les faits et les confronter à leurs opinions ! »

« Le monde a évolué, il suffit de regarder les six épisodes du « monde selon Luther » de Wilfried Hauke et Alexandra Hardorf[6], pour s’en rendre compte. Les gens ne recherchent plus la spiritualité auprès d’un dieu omniscient, ils recherchent une connexion avec le reste de leur concitoyens. »

Martin Luther, père du protestantisme ? Vous êtes protestant ? Je ne comprends plus rien !

« Je ne suis pas protestant, mais il serait absurde de se définir comme membre d’une religion spécifique sans jamais lire les enseignements des autres religions ou l’histoire de celles-ci, n’est-ce pas ? L’église a évolué, évolue et continuera d’évoluer, l’époque des prêches culpabilisants tels que les ont connus nos grands-parents n’ont plus aucun sens aujourd’hui, seuls quelques prêtres arriérés continuent sur cette voie aujourd’hui, pour quelques moutons égarés. Je préfère apporter à mes concitoyens les réflexions et capacité d’analyse qui leur permettent de rejeter le nationalisme et le conspirationnisme plutôt que les culpabiliser à propos des souffrance de Jésus pour nous laver de nos pêchers, cela me semble plus constructif. »

Je ne comprends plus vraiment de quelle religion vous sentez-vous le représentant ? Vous n’êtes pas protestant, pas musulman, plus vraiment catholique, êtes-vous athée ?

« Le coup de grâce de ma mauvaise foi, l’esquisse de ma nouvelle mission… est venu du témoignage de Penn Jillette, une simple vidéo[7] de quelques minutes où le prestidigitateur explique que le livre qui l’a fait devenir athée est… la bible. Son témoignage est tellement poignant que je me suis senti obligé de relire, avec un nouveau regard, le texte sur lequel je basais toute ma vie. Aujourd’hui, je ne suis plus ni déiste, ni théiste. Je suis encore certainement panthéiste mais je me soigne, je m’estime en quête perpétuelle de spiritualité, sans me limité spécifiquement à une appartenance religieuse. »

Y a-t-il quelque chose qui vous aurait déçu dans l’Église ? vous en arrivez à de telles extrémités… Vous êtes clairement en opposition avec les directives de vos supérieurs sur de nombreuses initiatives !

« L’Église doit réformer son discours sur plusieurs points, en premier lieu à propos des plaisirs intimes. En quoi un célibataire ou même n’importe quel saint d’ailleurs peut se permettre de limiter vos pratiques sexuelles ou sensuelles, vos désirs intimes. Ceci ne regarde que les personnes concernées, tant qu’il y a consentement de l’ensemble des protagonistes. Imaginez-vous que dans plusieurs siècles certains oublient que Harry Potter est un conte. Certains considéreront alors peut-être qu’il est interdit d’astiquer sa baguette magique sans en référer à Dumbledore ou qu’un Poufsouffle ne peux pas enlacer un Serdaigle et imposeront ces idées à tous. N’est-ce pas ce que fait l’Église aujourd’hui ? »

« Ce qui me déçoit également aujourd’hui dans l’Église, mais aussi dans la société : La place de la femme. Que l’on ait pas réussi à se débarrasser de la misogynie en 1789 me semble déjà effrayant, cela aurait été le moment idéal, il aurait fallu à l’époque, que les hommes acceptent d’écouter Olympe de Gouges ! Faut-il en passer encore par la violence pour que l’égalité des sexes soit enfin une évidence ? Or l’Église est particulièrement en retard sur la société civile sur ce point. L’église devrait être moteur, être modèle. Elle est au contraire particulièrement conservatrice et rétrograde. De même pour l’homosexualité d’ailleurs. L’église évolue après la société civile alors qu’elle devrait être précurseur de progrès social. »

« Pour ce qui est de mon éventuelle opposition avec le souverain pontife, d’autres le sont bien plus que moi, même si on en parle moins. Certains prêtres continuent à parler des limbes dans leurs prêches. Les créationnistes lisent la bible au premier degré, certains réfutent même l’idée d’une création du monde plus ancienne que celle décrite dans les textes sacrés, même si certains arbres sont pourtant plus âgés. Jean-Paul II invitait déjà à écouter les scientifiques sur l’origine de l’univers. »

Et que pensez-vous de la montée en puissance des créationnistes aux États-Unis ?

« Pourquoi j’ai mangé mon père est bien plus drôle et reste plus réaliste que n’importe quel discours de créationniste. Constater que certains osent encore opposer leur ignorance crasse comme s’il s’agissait d’une vertu à cette théorie particulièrement élégante est désespérant, surtout lorsque l’on y ajoute les dernières découvertes en génétique… À Liffré-sur-Vilaine, une plaisanterie circule à ce sujet : le chaînon manquant, on l’a trouvé finalement, ce sub-humain qui semblait manquer entre Neandertal et homo sapiens sapiens, on l’avait sous les yeux, c’est un créationniste climato-sceptique. C’est à prendre avec humour, de toute façon, croire qu’il y a un chaînon manquant est en soit juste un manque de culture… »

Le climat aussi vous intéresse ? Vous êtes de tous les combats ?

« Et bien, sur ce point on ne pourra pas me reprocher une opposition avec le pape, c’est déjà un bon point pour moi, non ? Le pape François à été plutôt clair sur ce point, il est important de ne pas écouter les climato-sceptique et de faire notre possible pour préserver notre planète. Dans notre église, j’avais trois militants activistes anti-IVG. Je leur ai appris que les embryons n’ont pas de système nerveux donc aucune douleur, ils ont commencé à douter que l’on puisse vraiment les assimiler à des êtres pensants. Pendant ce temps de vrais enfants meurent de faim à cause de guerres ou du réchauffement climatique. Il nous est difficile de lutter à notre niveau contre la guerre, si ce n’est en accueillant au mieux les réfugiés qu’elle engendre. Dernièrement la cause écologie est au cœur de nombreuses préoccupations, il suffit de voir les succès de « Super Trash », « Food Choices », « Before the flood », « Demain », « Le potager de mon grand-père »,… pourtant si les consciences évoluent, l’inertie rend difficile les changements profonds nécessaires. Je leur ai donc expliqué que le réchauffement climatique est responsable de bien plus de douleur que l’avortement. Après tout le réchauffement climatique tue bien plus de monde, détruit la Terre, notre jardin d’Éden, si Dieu existe bien et qu’il est une conscience consultable, il y a fort a parier qu’il sera plus mécontent de la destruction de sa création plutôt que de la récrimination d’un médecin tentant simplement de ne pas laisser une adolescente élever un enfant dans la misère simplement à cause d’un préservatif percé ou d’une pilule mal gérée. Nous avons eu de nombreuses discussions et quelques débats virulents mais après quelques mois, ils ont décidé de canaliser et rediriger leur combat… Toute l’énergie qu’ils mettaient à être pro-life est maintenant utile à la cause écologiste ».

Quelles sont les actions que vous menez aujourd’hui dans votre église ?

« Nous suivons des cours de zététique, préparons des débats et réflexions sur le communautarisme, suivons des cours d’histoire pour tenter de combattre la montée du nationalisme, tentons de retrouver une bonne hygiène mentale[8], nous tentons de trier ensemble le flux continue de l’information pour donner plus de visibilité aux informations qui nous semblent importantes : nous préférons mettre en avant la méthode scientifique de Nicolas Martin que le lavage de cerveau de BFM TV, mettre en avant Étienne Klein plutôt que Cyril Hanouna,… Se vider la tête ne devrait jamais se faire par un divertissement avilissant, nous faisons la promotion de la méditation, des massages, de la relaxation. »

« Le quidam est tant sot, tant badaud et stupide de nature, qu’un ange de télé-réalité, un complotiste, un chaton jouant avec des clochettes, un politicien populiste, assembleront plus de "j’aime" que ne ferait un bon prêcheur de l’Évangile ».[9]

Les prochaines actions de monseigneur Doquince : « seront remplacés dans la crèche de Noël, le bœuf par un minotaure, l’âne par Jolly Jumper, il y aura bien un ange mais il aura les traits de Gally, Jésus arborera fièrement la célèbre crête de Titeuf, à proximité les rois mages auront les costumes d’Iron Man, Captain America et Thor », cela fera encore certainement bondir les puristes et conservateurs mais en tant que créations des enfants du catéchisme, la pilule passe plus facilement.

« Nous réfléchissons également à supprimer les croix dans le cimetière. Celui-ci a pignon sur rue, il n’y a pas de raison que les morts se permettent d’afficher ostensiblement leur religion alors que nous exigeons des vivants qu’ils se comportent plus décemment en les gardant privés. »

Pourquoi faites-vous tout cela concrètement ? « Il me semble important d’apporter à tous un esprit de communauté. Beaucoup d’athées viennent dans mon église car ils y trouve une spiritualité et une communauté qu’ils ne trouvaient que très difficilement. L’esprit de communauté ne devrait pas sembler réservée aux théistes. Nous trouvons de la spiritualité dans la philosophie mais aussi dans certains manga. Qui oserait dire que le travail de Yukito Kishiro n’est pas d’une grande œuvre philosophique ? À ceux qui estime que Gunnm n’est qu’une suite de scènes violentes, je demande n’en est-il pas de même dans les textes sacrés ? Pour répondre à votre question, disons simplement que je fais ma part de colibri pour que l’ensemble de la société croyants, agnostiques et athées, se sente appartenir à une seule et même communauté. »

Certains crieront à l’hérésie, d’autres feront remarquer que certaines initiatives de monseigneur Doquince ne lui sont pas réservées, bien des églises sont ouvertes sur la société. Peut-être, mais aucune n’a, à notre connaissance, réfléchit autant sur la portée, voire la nuisance de l’apprentissage de la foi à un âge trop influençable ou à être aussi en avance sur sur époque. Il est en tout cas certain que nous n’avons pas fini d’entendre parler de l’église de Liffré-sur-Vilaine !

Notes

[1] d’après Wikipédia : notion empruntée à la philosophie allemande signifiant « l’esprit du temps », climat intellectuel et culturel d'une époque

[2] DOI : 10.1111/pops.12244, voir également http://passeurdesciences.blog…nient-les-resultats-de-la-science/

[3] https://www.franceinter.fr…-7-9-04-decembre-2015

[4] http://www.natgeotv.com…une-odyssee-a-travers-l-univers

[5] https://www.ted.com…militant_atheism

[6] http://www.arte.tv…selon-luther-1-6

[7] https://youtu.be/E3rGev6OZ3w

[8] https://www.youtube…fauxsceptique

[9] « Le peuple de Paris est tant sot, tant badaud et stupide de nature, qu’un bateleur, un montreur de reliques, un mulet avec des clochettes, un vielleux au milieu d’un carrefour, assembleront plus de gens que ne ferait un bon prêcheur de l’Évangile ». − Gargantua, François Rabelais.

Pas malade

  • <Papa> Tu as eu une diarrhée Yaël ?
  • <Yaël> Non
  • <Papa> Maman m'a dit que tu as fait caca liquide
  • <Yaël> Oui
  • <Papa> Tu sais ce que c'est une diarrhée ?
  • <Yaël> Non

Tim Minchin − Storm

Tim Minchin est quelqu’un que je trouve admirable et inspirant. Je suis seulement déçu de ne l’avoir découvert que depuis peu, merci à Hygiène Mentale :

Aujourd’hui, j’ai découvert qu’un petit animé a été fait à partir d’un extrait de son spectacle. Je l’ai regardé plusieurs fois (car mon anglais n’est pas suffisamment bon pour que je puisse tout comprendre d’un coup). Puis j’ai trouvé une version avec des sous-titres . Passionnant :

« Numworks » dans Linux Pratique 105 (Janvier-Février 2018)

lp105-1.jpg

J’ai acheté une calculatrice Numworks en septembre et j’ai très vite adoré celle-ci ! Depuis, des mises à jour l’ont rendu encore plus géniale.

J’ai pu interviewer Romain Goyet, fondateur de Numworks, une interview téléphonique de plus d’une heure ! Je ne suis pas sûr que j’aurais eu droit à une telle disponibilité de la part du pdg de Casio ou TI. Pas de langue de bois, pas une logorrhée d’éléments de langage, j’ai adoré conversé avec Romain, une disponibilité et accessibilité qui font plaisir.

4 pages d’article, 4 pages d’interview.

linux-pratique-105.jpg

Post-it : Steam

Connecter un steam controller à un steam link sans dongle

  • Allumer le Steam Link sans aucun périphérique d’entrée connecté
  • Attendre l’écran demandant la connexion d’un périphérique d’entrée
  • Maintenir X enfoncé, appuyer sur le bouton Steam

Source

Lancer Steam minimisé au démarrage de l’ordinateur

steam -silent

Source

Installer WriteTex

Pour écrire du LaTeX directement dans Inkscape, il y a l’extension Textex. Mais celle-ci est une plaie à installer :

  • sous Windows, parce qu’un grand nombre de dépendances, c’est pénibles à installer
  • sous Linux, parce que les versions récentes de Ghostscript ont supprimé une fonction utilisée par pstoedit (dépendance de Textext)

En cherchant une extension Inkscape pour gérer les traits de coupe, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais mais j’ai appris l’existence de WriteTex, qui fait approximativement la même chose que Textext mais avec pour seules dépendances : LaTeX et pdf2svg.

Pour l’installer sous Linux :

sudo aptitude install texlive pdf2svg
wget https://raw.githubusercontent.com/wanglongqi/WriteTeX/master/writetex.{py,inx} -P ~/.config/inkscape/extensions/

Le magicien d’Oz

oz.jpeg : « Le magicien d’Oz » de Frank Lymana Baum

Il y a quelques mois j’ai vu la conférence TED de Colin Stokes : Comment les fims enseignent la virilité :

Ce qu’il raconte est aussi vrai pour Dorothée que pour Alice, la conférence m’a donné envie de lire le Magicien d’Oz, ne serait-ce que pour une simple raison : Je connaissais, comme tout le monde, les personnages principaux mais pas du tout Oz lui-même. Intrigué j’ai donc décidé de combler cette lacune. Le livre est simple à lire, sympathique, parfois amusant.

Installer Textext

Intégrer des formules LaTeX directement dans Inkscape est quasi indispensable pour les scientifiques utilisateurs de ce logiciel de dessin vectoriel. Il est possible de le faire directement via la menu Extensions → Rendu → LaTeX…. Si cette entrée n’est pas disponible, c’est qu’il manque une dépendance, mais tant qu’à installer celle-ci, profitez-en pour installer Textext, l’extension LaTeX plus complète qui permet de ré-éditer les équations.

La seule chose qui manque à Textext à mon sens, c’est le manque d’aide à la saisie… Une interface telle que celle que l’on trouve sur https://www.codecogs.com/latex/eqneditor.php est très pratique pour les trous de mémoire, bref.

Depuis 2015, bien des choses ont changées pour l’installation de Textext, en particulier, l’auteur original ne maintient plus le projet, on passe donc à Textext de pitgarbe. En particulier, sur les distributions Linux avec un Ghostscript trop récent (bug #48)…

Debian

Ghostscript 9.22 désactive une fonction dépréciée utilisée par pstoedit, on force donc 9.20.

sudo aptitude install -t stable ghostscript{,-x} libgs9{,-common}
sudo aptitude hold ghostscript{,-x} libgs9{,-common}

Installation des autres dépendances :

sudo aptitude install texlive pstoedit pdf2svg python-gtksourceview2 python-gtk2 imagemagick

On copie les fichiers de Textext dans le dossier des extensions :

wget https://bitbucket.org/pitgarbe/textext/downloads/TexText-Linux-0.6.1.tgz -O /tmp/textext.tgz
tar -xvzf /tmp/textext.tgz --strip=2 textext-0.6.1-linux/extension/ -C ~/.config/inkscape/extensions/

Windows

Suivre les instructions du site officiel : https://bitbucket.org/pitgarbe/textext/overview#markdown-header-installation-for-windows

Mac OS X

Suivre les instructions du site officiel : https://tex.stackexchange.com/questions/257147/how-to-use-latex-with-inkscape-mac-os-x/380585#380585

GNU nano

nano est un éditeur de texte ncurses facile à prendre en main (les raccourcis les plus utiles sont affichés), il fait moins peur que vim ou emacs lorsque l’on débute. Ces derniers sont puissants et très pratiques une fois configurés et/ou pris en main. Mais il arrive que l’on soit sur une machine qui n’a pas emacs, qui n’a pas notre config de vim,… il est alors très intéressant de connaître la base de nano. Voici les raccourcis dont j’ai personnellement besoin.

Raccourcis

Base

  • F1 pour afficher l’aide
  • ctrl+x Quitter
  • ctrl+o Enregistrer
  • ctrl+k Couper la ligne courante vers le presse-papiers
  • alt+t Couper tout ce qui est après le curseur (jusqu’à la fin du document)
  • alt+6 Copier la ligne courante dans le presse-papiers (penser à maintenir maj). Ce raccourci étant innaccessibe, ma config ajoute alt+' pour copier
  • ctrl+u Coller le presse-papiers
  • alt+u Annuler la dernière opération
  • alt+e Refaire la dernière opération annulée

Recherche

  • ctrl+w Rechercher une chaîne ou une expression rationnelle
  • alt+w Recommencer la dernière recherche
  • alt+↑ / alt+↓ Rechercher la prochaine occurrence en avant/arrière
  • alt+r Remplacer une chaîne ou une expression rationnelle
  • alt+g Aller à la ligne et à la colonne indiquées

Navigation

  • alt+] Aller à ([{ correspondant
  • ctrl+espace ⇔ ctrl+→
  • alt+espace ⇔ ctrl+←
  • ctrl+a ⇔ home
  • ctrl+e ⇔ end
  • alt+\ ⇔ ctrl+home
  • alt+/ ⇔ ctrl+end
  • ctrl+y Monter d'un écran
  • ctrl+v Descendre d'un écran
  • alt+( Aller au début du paragraphe
  • alt+) Aller à la fin du paragraphe

Utile

  • alt+a Marquer le texte depuis la position du curseur (maj+←↑→↓ fonctionne aussi directement)
  • alt+3 Commenter/décommenter la ligne courante ou les lignes marquées (penser à maintenir maj). Ce raccourci étant innaccessibe, ma config ajoute alt+* pour commenter
  • ctrl+c Indiquer la position du curseur
  • alt+d Statistiques du document
  • alt+→ / alt+← Passer d’un fichier à l’autre (si plusieurs fichiers ouverts)
  • alt+b Sauvegarde automatique (on/off)

Indentation

  • alt+} / alt+{ Indenter/Désindenter la ligne courante ou les lignes marquées
  • alt+i Activer/Désactiver l’indentation automatique
  • alt+q La touche tabulation ajoute des espaces au lieu de \t (on/off)

Interface

  • alt+h Activer/Désactiver la Touche « Début » intelligente
  • alt+o Utiliser 1 ligne de plus pour l'édition (commutateur)
  • alt+s Défilement progressif/par bloc
  • ctrl+alt+$ Affichage automatique sur plusieurs lignes (on/off)
  • ctrl+alt+# Afficher/Cacher les numéros de lignes
  • alt+x Afficher/Cacher les raccourcis principaux
  • alt+c Afficher/Cacher la position du curseur

Texte

  • alt+p Afficher/Cacher les blancs (espace, tabulation)
  • alt+y Activer/Désactiver la coloration syntaxique

Configuration

Sur un nano non configuré, il me "suffit" alors de faire : alt+h, alt+i, alt+s, ctrl+alt+$ pour obtenir la configuration qui me convient. Pour activer cela directement, mon fichier de configuration ~/.nanorc (généré à partir d’un cp /etc/nanorc ~/.nanorc) :

set smarthome                 # équivaut à alt+h
# set morespace                 # équivaut à alt+o
set autoindent                # équivaut à alt+i
set smooth                    # équivaut à alt+s
set softwrap                  # équivaut à ctrl+alt+$
# set casesensitive             # recherche sensible à la casse quel raccourci clavier ?
# set linenumbers               # équivaut à ctrl+alt+#
set matchbrackets "(<[{)>]}"  # plus d’utilités pour alt+]
set tabsize 4                 # tabulation de 4 au lieu de 8
set tabstospaces              # espaces au lieu de tabulation

bind ^S savefile main         # ctrl+s sauvegarde
bind M-B cutwordleft main     # alt+b supprime le mot précédent le curseur
bind M-N cutwordright main    # alt+n supprime le mot suivant le curseur
bind ^Q exit main             # ctrl+q quitte
bind M-* comment main         # les alt+num ne sont pas pratiques alt+* pour commenter
bind M-' copytext main       # les alt+num ne sont pas pratiques alt+' pour copier

## To include all existing syntax definitions, you can do:
include "/usr/share/nano/*.nanorc"
## Paint the interface elements of nano.
 set titlecolor brightwhite,blue
 set statuscolor brightwhite,green
 set numbercolor cyan
 set keycolor cyan
 set functioncolor green
## In root's .nanorc you might want to use:
# set titlecolor brightwhite,red
# set statuscolor brightwhite,red
# set numbercolor magenta
# set keycolor brightmagenta
# set functioncolor magenta

Dans Tilix, nano pose quelques difficultés

alt+(↑←↓→0123456789) permettent de basculer d’un terminal à l’autre (pavage), il est donc impossible d’utiliser les raccourcis correspondants de nano :

  • alt+→ / alt+← Passer d’un fichier à l’autre (si plusieurs fichiers ouverts)
  • alt+↑ / alt+↓ Rechercher la prochaine occurrence en avant/arrière

Pour les raccourcis alt+num, il est possible d’activer capslock mais ce n’est pas idéal, surtout que ceux-ci sont vraiment utiles :

  • alt+6 Copier la ligne courante dans le presse-papiers
  • alt+3 Commenter/décommenter la ligne courante ou les lignes marquées

Pour résoudre ce désagrément, une solution simple consiste à ajouter la touche super à ces raccourcis clavier de Tilix : Remplacer alt+(0123456789↑←↓→) par alt+super+(0123456789↑←↓→)

Conclusion

Deux points m’énervent dans nano :

  1. La coloration syntaxique : lorsqu’il y a des \" parmi des ", c’est vite illisible et il n’y a pas de couleur pour les espaces et tabulations (je pourrais regarder comment améliorer cela avec https://github.com/nanorc/nanorc peut-être).
  2. les raccourcis claviers sont "originaux" sans que je ne puisse comprendre la logique.

Si un gros fichier de configuration est nécessaire et que je dois apprendre de nouveaux raccourcis clavier, autant apprendre vim et ainsi jouir d’un logiciel puissant dont l’ergonomie est maximale (au détriment de l’intuitivité). Il est peut-être temps pour moi de commencer l’apprentissage…

Installation de SciDAVis sous Debian et Manjaro

Après plusieurs essais infructueux, j’ai fini par réussir à installer SciDAVis 1.21 sous Debian ! Voici mon aide mémoire, version étoffée et légèrement commentée de INSTALL.md.

a8f640460a634f36.png

Installer la dernière version de SciDAVis sous Manjaro

Juste pour comparer, voici la méthode qui m’a permis d’obtenir SciDAVis sous Manjaro… 💖

sudo pacman -S yaourt base-devel
yaourt scidavis

Tout est dit…

Installer la dernière version de SciDAVis sous Debian

Comme la version de SciDAVis disponible dans les dépôts est vieille, nous allons passer par la compilation.

sudo apt install build-essential git
git clone https://github.com/highperformancecoder/scidavis.git
cd scidavis

Il faut installer toutes les dépendances nécessaires à la compilation. Pour trouver l’ensemble des dépendances, j’ai ajouté les dépôts deb-src dans mon fichier /etc/apt/sources.list, puis tapé sudo apt-get build scidavis, ce qui est équivalent à :

sudo apt install docbook docbook-to-man libboost-date-time-dev libboost-date-time1.62-dev libboost-serialization1.62-dev libboost-serialization1.62.0 libboost1.62-dev libgl1-mesa-dev libglu1-mesa-dev libgsl-dev libmuparser-dev liborigin2-1v5 liborigin2-dev libosp5 libqt4-dev libqt4-dev-bin libqt4-opengl-dev libqtassistantclient-dev libqwt5-qt4-dev libqwtplot3d-qt4-dev mesa-common-dev opensp pyqt4-dev-tools python-qt4-dev python-sip-dev qt4-linguist-tools qt4-qmake sip-dev zlib1g-dev

Lors des commandes qmake et make plusieurs erreurs bloquent la compilation :

ls: impossible d'accéder à '/usr/lib*/libqwt5.so': Aucun fichier ou dossier de ce type
ls: impossible d'accéder à '/usr/lib*/libqwt5-qt4.so': Aucun fichier ou dossier de ce type
src/Graph3D.h:32:41: fatal error: qwtplot3d/qwt3d_surfaceplot.h: No such file or directory

Pour trouver quel paquet permet d’ajouter le fichier manquant j’ai tenté apt-file search libqwt5-qt4.so mais le problème n’était pas là.

sudo ln -s /usr/lib/libqwt-qt4.so.5 /usr/lib/libqwt5-qt4.so
sudo ln -s /usr/lib/libqwt5-qt4.so /usr/lib/libqwt5.so
sudo ln -sf /usr/include libscidavis/src/qwtplot3d
sudo ln -sf /usr/include/qwtplot3d-qt4 scidavis/qwtplot3d

Pour les deux premiers liens symboliques je me suis débrouillé, pour les deux suivants, merci rapport de bug 286. On peut maintenant lancer la compilation

qmake CONFIG+=python CONFIG+=liborigin
make qmake
sudo make INSTALL_ROOT=/usr/local
sudo make install

Ne reste plus qu’à gérer l’icône de l’application :

sudo cp scidavis/icons/scidavis.svg /usr/share/pixmaps/
sudo sed -i "s#Icon=scidavis#Icon=/usr/share/pixmaps/scidavis.svg#g" /usr/share/applications/scidavis.desktop

Grâce à cette installation j’ai appris à me servir de sed, apt-get build et apt-file search certes, mais j’ai quand même pas mal galéré et perdu de temps… 💔 Et encore j’avais la chance de pouvoir utiliser apt-get build parce qu’une ancienne version de SciDAVis est disponible dans les dépôts, sinon toutes les dépendances auraient dues être trouvées à la mano… Y a des jours où je me demande si je ne devrais pas passer définitivement à Manjaro au lieu de sans cesse me demander si ça sera suffisamment stable à l’usage…

Scratch 2 offline sous Debian 64 bits

Je viens d’acheter « Crée ton jeu de casse-briques avec Scratch » pour que mon fils de 10 ans s’amuse (mon fils de 6 ans a commencé à le lire également…). Le livre a l’air intéressant mais pour en suivre les conseils il faut Scratch 2 et non Scratch 1.4 (présent dans les dépôts).

51QNxfVRvIL._SX340_BO1_204_203_200_.jpg

L’installation de Scratch2 sous Debian 64 bits est plus ou moins une horreur. Il faut dire qu’il est nécessaire d’installer Adobe Air au préalable et comme toujours avec les produits Adobe, c’est l’enfer…

Après avoir suivi différents tutos sans succès, je désespérais tellement que je pensais à l’installer via Wine, mais j’ai fini par tomber sur une documentation claire et efficace. Comme il s’agit d’un pdf, les copier/coller sont parfois source de problèmes (retour chariot intempestif). Comme j’ai trouvé cette notice après beaucoup d’acharnement (pas de résultat lors des recherches sur le blog de l’auteur par exemple, j’ai peur de perdre les informations à long terme, je préfère donc en avoir une copie ici (instructions auxquelles j’ai apporté quelques très légères modifications) :

i386

sudo dpkg --add-architecture i386
sudo apt update
sudo apt install libgtk2.0-0:i386 libstdc++6:i386 libxml2:i386 libxslt1.1:i386 libcanberra-gtk-module:i386 gtk2-engines-murrine:i386 libqt4-qt3support:i386 libgnome-keyring0:i386 libnss-mdns:i386 libnss3:i386

Liens symboliques

sudo ln -s /usr/lib/i386-linux-gnu/libgnome-keyring.so.0/usr/lib/libgnome-keyring.so.0
sudo ln -s /usr/lib/i386-linux-gnu/libgnome-keyring.so.0.2.0/usr/lib/libgnome-keyring.so.0.2.0

Adobe Air SDK

sudo mkdir /opt/adobe-air-sdk
wget http://airdownload.adobe.com/air/lin/download/2.6/AdobeAIRSDK.tbz2 -O /tmp/AdobeAIRSDK.tbz2
sudo tar jxf /tmp/AdobeAIRSDK.tbz2 -C /opt/adobe-air-sdk

Adobe Air

wget https://aur.archlinux.org/cgit/aur.git/snapshot/adobe-air.tar.gz -O /tmp/adobe-air.tar.gz
sudo tar xvf /tmp/adobe-air.tar.gz -C /opt/adobe-air-sdk
sudo chmod +x /opt/adobe-air-sdk/adobe-air/adobe-air

Scratch-456.0.4

À adapter s’il y a une nouvelle version ici

sudo mkdir /opt/adobe-air-sdk/scratch
wget https://scratch.mit.edu/scratchr2/static/sa/Scratch-456.0.4.air -O /tmp/Scratch-456.0.4.air
sudo cp /tmp/Scratch-456.0.4.air /opt/adobe-air-sdk/scratch/

Extraction de l’icône du jeu

sudo unzip -j /opt/adobe-air-sdk/scratch/Scratch-456.0.4.air icons/AppIcon128.png -d /opt/adobe-air-sdk/scratch/

Création d’un raccourci

sudo nano /usr/share/applications/scratch2.desktop

[Desktop Entry]
Encoding=UTF-8
Version=1.0
Type=Application
Exec=/opt/adobe-air-sdk/adobe-air/adobe-air /opt/adobe-air-sdk/scratch/Scratch-456.0.4.air
Icon=/opt/adobe-air-sdk/scratch/AppIcon128.png
Terminal=false
Name=Scratch 2
Comment=Programming system and content development tool
Categories=Application;Education;Development;ComputerScience;
MimeType=application/x-scratch-project

Une fois l’application lancée, il est possible d’en changer la langue en cliquant sur le globe à gauche du menu « File ».

Fight Club

bm_CVT_Fight-Club_2322.jpg : « Fight Club » de Chuck Palahniuk

Fight Club m’avait scotché au cinéma il y a 18 ans. Depuis quelques jours, j’avais envie de revoir le film de David Fincher, étrangement il se trouve qu’il est ressorti au cinéma cet été, je l’ignorais lorsque j’ai décidé de le lire.

C’est intrigant, l’écriture et la narration sont bougrement efficaces, le propos laisse difficilement indifférent,… Génial !

Afficher « Résumé »Masquer « Résumé »

La première règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club.

Afficher « Si vous souhaitez plus de détails »Masquer « Si vous souhaitez plus de détails »

La deuxième règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club.

Pottsville, 1280 habitants

CVT_Pop-1280_1109.jpg : « Pottsville, 1280 habitants » de Jim Thompson

On croit suivre un imbécile de shérif mais on comprend très vite que l’imbécile ne l’est peut-être pas tant que cela, il dépense beaucoup d’énergie et use de bien complexes stratagèmes pour rester à son poste et ainsi continuer à ne pas faire son métier… C’est drôle, c’est addictif, la psychologie des personnages et leurs complexes interactions et manipulations sont très bien développées. Je ne m’attendais pas à ce que le texte soit vraiment prenant, pourtant une fois commencé, impossible d’arrêter ! Ce page turner est un petit délice…

Petit bémol, le résumé de l’éditeur (Rivages/noir) en quatrième de couverture est une pure connerie puisqu’il contient un spoil qui laisse songeur inutilement pendant toute la lecture, c’est complètement con ! Voici donc le même résumé sans aucun bout de texte absurde : « Shérif de Pottsville, 1280 habitants, au début du vingtième siècle, Nick Corey évite de trop se fatiguer à se mêler des affaires de ses administrés, débonnaire, apparemment pas très malin, il se laisse même contester et humilier en public. Comme si cela ne suffisait pas, il pourrait bien perdre son poste aux prochaines élections. Il décide donc de commencer à faire le ménage… ».

E=mc² : L’équation de tous les possibles

41kIYXMrVqL._SX195_.jpg : « E=mc² : L’équation de tous les possibles » de Christophe Galphard

Comprendre la plus célèbre des formules, son histoire et tout ce qu’elle implique pour la physique n’est pas aisé. Heureusement Christophe Galphard est un excellent vulgarisateur. Son livre est très court (un peu trop à mon goût mais plus long aurait été moins grand public) et se lit extrêmement vite et facilement. Une lecture qui devrait, à mon sens, être obligatoire à l’entrée au lycée, un livre qui donne envie d’aimer l’histoire des sciences, les scientifiques, la Science.

Modification du billet (15 octobre 2017) : Ajout de la vidéo de la conférence de Christophe Galfard à l’espace des sciences :

Écopsychologie : Retrouver notre lien avec la Terre

31kAt4p9wAL._SX195_.jpg : « Écopsychologie : Retrouver notre lien avec la Terre » de Michel Maxime Egger

Un sujet intéressant, un livre très documenté et particulièrement fourni en références. Toutefois, ne vous attendez pas à lire ce texte avec passion, on est là en présence plus d'un livre de cours que d'un ouvrage de découverte de l'écopsychologie. Aussi fun à lire qu'un article wikipédia de 130 pages, mais toutefois certainement très enrichissant. Plus qu'une porte d'entrée sur l'écopsychologie, ce livre est un guide invitant à approfondir le sujet.

Le guide du voyageur galactique

Le_Guide_du_Routard_Galactique_-_Douglas_Adams_resizedcover.jpg : « Le guide du voyageur galactique » de Douglas Adams : 42, merci pour le poisson,…

Le guide du voyageur galactique vous est recommandé à tout va dès que vous êtes catalogué geek. J’ai vu H2G2, l’adaptation cinématographique il y a quelques années, j’en ai gardé quelques vagues souvenirs pas franchement passionnés donc je n’avais pas vraiment envie de le lire. Et puis… un collègue me l’a conseillé. Et puis… Richard Dawkins dit tellement de bien de Douglas Adams dans une vidéo. Et puis… bon ok je vais le lire ce bouquin ! De toute façon, on m’a déjà fait le coup avec Pratchett, Game of Thrones et Mr Robot et je n’ai jamais regretté autre chose que d’avoir tant attendu pour les découvrir.

Je viens de finir Le guide du voyageur galactique, ça n’a pas raté, c’est très bon !

pouet_adams.png

Un bon bouquin de SF burlesque, efficace, prenant, absurde, drôle,…

Récupération de données avec Scrounge NTFS

Testdisk et Photorec sont des outils très pratiques pour récupérer des datas effacées. Toutefois les données récupérées sont renommées et l’arborescence complètement supprimée. J’ai eu à récupérer des données sur un disque ntfs, sans aucune idée des extensions importantes mais avec quelques dossiers seulement à récupérer. Il semblait alors plus pertinent d’employer un autre outil : Scrounge NTFS. Je liste ici l’ensemble des commandes utilisées, pour mémoire…

Comme pour chaque tentative de récupération de data, il est intéressant de faire une copie du disque et de travailler sur cette copie plutôt que de travailler directement sur le media. Pour déterminer la lettre correspondant au media, il y a plusieurs commandes possibles, au choix :

  • ls -l /dev/disk/by-label/
  • df -h
  • sudo fdisk -l

Dans mon cas il s’agissait de sdc. Pour la copie, j’utilise alors la commande dd :

  • dd bs=32M if=/dev/sdc of=/dossier/image.dd

Il est nécessaire de récupérer certaines informations à propos du disque avant de lancer la récupération :

  • scrounge-ntfs -l /dossier/image.dd

Start Sector End Sector Cluster Size MFT Offset
===========================================
Drive: /dossier/image.dd
2048 975312896 8 6291456

La commande pour récupérer les données est alors :

  • scrounge-ntfs -m 6291456 -c 8 -o /dossier/de/sortie/ /dossier/image.dd 2048 975312896

Je ne désobéis pas, j’ai juste un problème de vocabulaire

Yaël dans la rue en trottinette.

  • <Maman> Tu t’arrêtes au poteau
  • <Yaël> OK !

Quelques dizaines de mètres après le poteau

  • <Maman> Tu ne t’es pas du tout arrêté au poteau ! Tu sais ce que c’est un poteau ?
  • <Yaël> Non.

Le lendemain

  • <Yaël> Maman ? Est-ce que tu sais où il est mon petit cahier que tu m’as donné hier ?
  • <Maman> Je l’ai vu sur la table ce matin, sinon regarde peut-être sur le buffet.
  • <Yaël> OK !

Yaël part dans la salle… Quelques secondes plus tard de retour auprès de ses parents…

  • <Yaël> J’ai regardé sur les trois buffets, mais il y est pas
  • <Papa> On a qu’un seul buffet
  • <Maman> Tu sais ce que c’est un buffet ?
  • <Yaël> Non.
  • <Papa> Tu vois l’échiquier ? C’est le meuble qui est en dessous
  • <Yaël> Ah… OK !

Yaël part dans la salle…

  • <Yaël (parlant pour lui-même)> Alors le chéquier… où il est le chéquier ?

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