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Participer à un projet libre est un jeu... Et toi, à quoi tu joues ?

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Restons honnêtes

  • <Papa> Les invités arrivent, tu es sage ! Tu montres que tu es un enfant de 11 ans sage et gentil.
  • <Owen> Mouais, bof, ce ne serait pas bien de mentir quand même...

Pourquoi je ne suis pas chrétien

893162627.jpg : « Pourquoi je ne suis pas chrétien » de Bertrand RUSSELL

Une pensée logique et clairement développée, très intéressante. Particulièrement passionnant.

Trois textes à la fois relativement simples d'accès, de part la grande qualité de leurs constructions narratives, mais tout de même un petit peu exigeants.

Envie décorner quasiment chaque page, surligner un grand nombre de chapitres...

L'ouvrage est clos par une très complète description des problèmes rencontrés par Bertrand Russell à l'Université de New-York, très simple à lire, très intéressant également.

Installation de SciDaVis sous Debian Buster

Ceci est une mise à jour de mon précédent billet sur le même sujet.

a8f640460a634f36.png

Dans les paquets, SciDaVis est compilé sans le support des fichiers Origin et sans le support des scripts Python, nous allons passer par la compilation.

cd /tmp
wget https://downloads.sourceforge.net/project/scidavis/SciDAVis/1.23/scidavis-1.23.tar.gz?r=https%3A%2F%2Fsourceforge.net%2Fprojects%2Fscidavis%2Ffiles%2Flatest%2Fdownload&ts=1549442670 -O /tmp/scidavis-1.23.tar.gz
tar -zxvf scidavis-1.23.tar.gz
cd scidavis-1.23

Il faut installer toutes les dépendances nécessaires à la compilation :

sudo apt install build-essential qt4-qmake libqwtplot3d-qt4-dev libqwt5-qt4-dev python-sip-dev python-qt4-dev libmuparser-dev zlib1g-dev qt4-linguist-tools qt4-linguist-tools mesa-common-dev libqt4-opengl-dev libqt4-dev-bin libqt4-dev libgsl-dev libglu1-mesa-dev libgl1-mesa-dev

Lors des commandes qmake et make plusieurs erreurs bloquent la compilation, pour résoudre le problème :

sudo ln -s /usr/lib/libqwt-qt4.so.5 /usr/lib/libqwt5-qt4.so
sudo ln -s /usr/lib/libqwt5-qt4.so /usr/lib/libqwt5.so
sudo ln -sf /usr/include libscidavis/src/qwtplot3d
sudo ln -sf /usr/include/qwtplot3d-qt4 scidavis/qwtplot3d

On peut maintenant lancer la compilation :

qmake CONFIG+=python CONFIG+=liborigin
make qmake
sudo make INSTALL_ROOT=/usr/local
sudo make install

Ne reste plus qu’à gérer l’icône de l’application :

sudo cp scidavis/icons/scidavis.svg /usr/share/pixmaps/
sudo sed -i "s#Icon=scidavis#Icon=/usr/share/pixmaps/scidavis.svg#g" /usr/share/applications/scidavis.desktop

La vie, l'univers et le reste

51KQEAA6N0L._SX210_.jpg : « La vie, l'univers et le reste  » de Douglas Adams : Le guide galactique tome 3

Pendant une bonne partie du roman, Douglas Adams place ces pièces de puzzle absurdes, c’est drôle mais vous vous demandez s’il y a vraiment un sens à tout cela. Puis, les pièces commencent à s’emboîter et le puzzle devient parfaitement clair : Have fun!

Détox

L’ostéopathe de mon beauf, lui a conseillé une détox du foie. Il y a peu j’ai tenté de réunir quelques informations sur l’ostéopathie et j’avais été assez chamboulé par cette détox de foi 😅

Il est temps pour moi de réunir ici les informations à propos des détox :



  • Sur France Culture, Nicolas Martin a des arguments complémentaires, assez clairs :


Je crois que j’ai maintenant suffisamment d’informations à propos de la détox, pour pouvoir estimer que c’est du charlatanisme.

« Tracer simplement des courbes » dans Linux Pratique 111 (Janvier-Février 2019)

linux-pratique-111.jpg

J’ai eu besoin de tracer un sinus et me suis trouvé comme un idiot ne sachant pas vraiment quoi utiliser (la solution que j’utilise d’habitude plantait temporairement, il me fallait une alternative…). J’ai donc commencé à faire le point sur les solutions qui s’offraient à moi et à les comparer : la plus simple, la plus complète, la plus rapide, la plus fonctionnelle. Je me suis dit que ce bilan pourrait intéresser les lecteurs de Linux Pratique. Régulièrement on lit des articles présentant un logiciel et l’ensemble de ses possibilités, j’ai pensé que prendre le problème dans l’autre sens (prendre une problématique et chercher toutes les solutions qui y répondent) pouvait être original.

lp111plot_640.png

Le dernier restaurant avant la fin du monde

41YAM0DMY7L._SX210_.jpg : « Le dernier restaurant avant la fin du monde » de Douglas Adams : Le guide galactique tome 2

Au début du chapitre, « pourquoi il commence à parler de ça ? ».
Au milieu, « C'est n'importe quoi ! Non ? ».
À la fin, « Il faut que j'ajoute tout ce chapitre à mes citations favorites ! »
Répétez l'opération pour chaque chapitre. C'est absurde mais c'est tellement drôle, c'est tellement intelligent…

Pourquoi je n’irai plus consulter d’ostéopathe

J’ai indiqué à mon médecin ma volonté de ne plus consulter d’ostéopathe, voici mes raisons.

La vidéo qui a été le déclencheur d’un refus complet de retourner voir un ostéopathe a été pour moi Ostéopathie - Enquête de santé - sur France5  :

Une vidéo aussi complète qu'intéressante. 1h40 c'est relativement long mais il est parfois nécessaire de prendre du temps pour comprendre complètement un phénomène. Elle m’a ouvert les yeux sur la pratique et m’a incité à me renseigner auprès de d’autres sources :

Dans la revue « Sciences… et pseudo-sciences » de l’AFIS (Association Française pour l’Information Scientifique) n°272 (juillet-août 2006), l’article « Ostéopathie - Chiropraxie, l’Académie de Médecine s’exprime sans ambiguïté » par Jean Brissonnet me semble particulièrement intéressant. Si sa lecture complète me semble important, nous pouvons tout de même isoler quelques informations cruciales :

Il existe une grande hétérogénéité dans les conditions d’accès des étudiants et dans la formation des ostéopathes non médecins et des chiropracteurs. Il existe de plus en plus d’écoles privées qui délivrent un enseignement (fantaisiste) mais calqué sur l’enseignement médical et conduisant à des pratiques considérées jusqu’à la Loi de 2002 comme illégales et favorisées par une publicité permanente.

L’ostéopathie et la chiropraxie sont des méthodes manuelles de diagnostic et de thérapeutique. Sur le plan diagnostique elles permettraient d’identifier par une palpation attentive des « lésions » qui sont à l’origine des maladies ou des malaises ressentis par le consultant ». ... Une première difficulté apparaît : là où les lésions invoquées par les fondateurs de ces disciplines n’étaient pas démontrées à l’origine dans la seconde moitié du 19e siècle. Elles ne le sont toujours pas malgré les progrès de nos connaissances et des moyens d’imagerie mis en œuvre en Europe et en Amérique du Nord .... Comment envisager un enseignement n’ayant pas de base scientifique ou même une preuve anatomique ?

Une étude publiée dans l’édition d’avril 2006 du Journal of the Royal Society of Medicin soulève de sérieuses questions quant à l’efficacité des traitements par manipulation vertébrale. L’étude du professeur Ernst a examiné toutes les publications portant sur les manipulations vertébrales entre 2000 et mai 2005. Seize articles en relation avec les troubles suivants ont été inclus dans cette recherche : douleurs dorsales, douleur cervicale, dysménorrhée primaire et secondaires, colique infantile, asthme, allergie et vertige d’origine cervicale. Sa conclusion est que : « collectivement, les données n’ont pas apporté de preuves que les manipulations vertébrales sont un traitement efficace dans un quelconque de ces cas, excepté pour les douleurs dorsales où elles sont supérieures aux manipulations factices mais où elle ne font pas mieux que les traitements conventionnels ».

Les recherches doivent se poursuivre sur un plan théorique à savoir la micro-traumatologie rachidienne, et les lésions correspondantes si elles existent, et les mécanismes de la douleur rachidienne.... Il est important de noter que les études critiques et contrôlées les plus récentes sont moins en faveur de l’efficacité des manipulations depuis que leur qualité méthodologique s’améliore, comme l’ont montré de récentes publications. ....

Pour conclure, on doit donc noter que beaucoup, sinon toutes, de ces techniques manuelles non manipulatives sont celles utilisées par les kinésithérapeutes dans notre pays et qu’il paraît raisonnable de les leur confier à partir d’un diagnostic médical sérieux fait par un généraliste et/ou un spécialiste et sur prescription de celui-ci.

Parmi les connaissances scientifiques exposées, certaines (par exemple, la mobilité des os du crâne chez l’adulte) sont totalement fantaisistes. Beaucoup d’autres, qui se rattachent à des notions plus classiques, sont teintées d’imaginaire. ... Comment peut-on, sur de telles bases, fonder une approche diagnostique ? ... Ériger en dogme qu’un système d’équilibre complexe tend à l’auto-régulation et à l’auto-guérison, sans préciser que, malheureusement et dans bien des cas, ce « système » reste inopérant, c’est mettre en péril la santé d’autrui. ...

L’ostéopathie a gardé le caractère d’antimédecine de ses débuts, et s’est seulement adaptée.

Le rapport indique ensuite que cet engouement « s’explique facilement » : elle utilise « un langage simple » et les patients « lui trouvent même un charme apaisant, qui contraste avec la sécheresse scientifique du langage médical dont l’assimilation demande un réel effort ».

La conclusion du rapport mérite d’être citée dans son intégralité tant elle traduit bien les aspirations de tous ceux que désespère l’existence des pseudo-médecines de toutes origines : « Peut-être vaudrait-il mieux enseigner la médecine en tenant un plus grand compte de sa composante « humaniste », essentielle mais insuffisamment donnée en exemple, plutôt que d’officialiser des pratiques qui cherchent à s’en éloigner en s’appuyant sur des a priori d’inspiration, en grande partie, purement philosophique. »

Quelques années plus tard, l’encart « Attention au piège des manipulations vertébrales » dans l’article « Que penser de la chiropractie ? » publié dans la même revue n’est guère plus rassurant à propos de la chiropraxie…

On peut également suivre la présentation « L’ostéopathie en question » de Albin Guillaud (qui est aussi intéressante que la qualité de la prise de vue/son est mauvaise) :

Intervenant que l’on retrouve également dans une émission de radio suisse : https://cortecs.org/mediatex/le-cortecs-sur-les-ondes-albin-guillaud-sur-losteopathie/

On peut également lire sur pseudo-medecines.org (site dont le but est de « Lutter contre la désinformation en matière de science et présenter la réalité des principales médecines non conventionnelles ») une page consacrée à l’ostéopathie

Si une douleur dorsale ne passe pas, je préfère donc être dirigé vers un kinésithérapeute que vers une personne dont la pratique ne s’appuie pas sur la médecine fondée sur les faits.

Merci.

Complément (suite à un commentaire IRL) :

ce n'est pas parce que certains ostéos mystifient leurs actions que ce sont tous des charlatans.

Oh, le beau sophisme de l’épouvantail ! Non, ce n’est pas le cas en effet et ce n’est surtout en aucun cas ce que j’ai écrit, d’ailleurs si c’était aussi simple je n’aurais pas besoin de me torturer à lire, voir et réunir autant de sources d’informations. En aucun cas je ne pense que les ostéos sont des charlatans, certains connaissent même des manipulations qui peuvent avoir des effets bénéfiques (des gestes qui étaient souvent faits par des rebouteux avant l’avènement de l’ostéopathie). Mais si l’ostéopathie était assujettie aux mêmes critères bénéfice-risque que les médicaments, il semble que la pratique serait interdite.

Le dernier ostéo que j’ai vu estime que tout ne peut pas s’expliquer par la science car un de ses profs d’ostéopathie lui a montré lors d’un TP qu’il est possible de "voir" l’arriver d’une personne dans la pièce à travers les réactions d’un intermédiaire que l’on manipule. S’il avait eu quelques cours de mentalisme, il aurait compris que la technique utilisée était "simplement" du cold-reading, mais cela lui a été présenté par son formateur comme la démonstration de faits inexplicables par la science, ce qui a validé pour lui ensuite les principes de l’ostéopathie contre les faits scientifiquement établis. La lecture froide permet d’ailleurs bien souvent (consciemment ou non) aux ostéo de bluffer leurs patients en trouvant des informations à leur propos, ce qui laisse une impression d’efficacité (ce qui entraîne alors une conclusion trop rapide que s’il a raison sur ce qu’il me dit là, sa méthode est efficace).

Je refuse de cautionner une médecine alternative qui dénigre les faits. Quand bien même certains gestes seraient efficaces, si cela se fait avec un discours anti-science je ne cautionnerai pas son utilisation ou sa promotion. On pourra m’opposer que la science fait des erreurs, qu’elle n’est pas pleinement efficace, que les études sont parfois bidonnées (on tomberait facilement dans un hypercriticisme stérile mais soit…) mais il me semble indéniable que la médecine basée sur les faits (double aveugle, bénéfice/risque,…) est l’un des rouage majeur de l’évolution de la santé, l’augmentation de l’espérance de vie, la diminution de la mortalité infantile, etc. Et ce n’est d’ailleurs pas parce qu’une méthode n’est pas parfaite que cela valide les méthodes de ses opposants. Le relativisme actuel me fait chialer.

Pour compléter encore, j’ajouterais à titre d’exemple que si je soigne un mal de dos par n’importe quelle pensée magique (ostéopathie, homéopathie, imposition des mains, magnétiseur,…), je vais profiter de l’effet placebo, ce qui peut être fortement bénéfique à court terme, mais je ne vais en aucun cas comprendre le fonctionnement du dos, les raisons qui ont contribué à l’apparition des douleurs. En suivant les conseils de Dikkiné, de Major Mouvement, de la brochure Je souffre de lombalgie : de quoi s’agit-il et que faire ? ou enfin la page dédiée à la lombalgie de amelie.fr, j’ai toutes les chances de prendre les bonnes décisions, de comprendre le fonctionnement de mon corps, progresser,… C’est un processus plus complexe, plus long, mais surtout tellement plus intéressant et moins court-termiste (et encore, je n’aborde pas le problème des risques) ! Ne vous bercez pas d’illusions, la magie n’existe pas, seule la vie est magique alors ne la gâchez pas avec des croyances obscurantistes.

Complément juillet 2019 :

  • Rapport CORTECS CNOMK : l’ostéopathie crânienne à l’épreuve des faits : « À l’issue de notre revue systématique de littérature sur les procédures d’évaluation issues de l’ostéopathie crânienne, nous n’avons trouvé aucune preuve en faveur des reproductibilités intra et inter-observateurs de ces procédures. La majorité des études existantes et disponibles échouent à mettre en évidence ces reproductibilités pour tous les paramètres considérés et ce malgré des risques de biais souvent favorables à l’émergence de résultats positifs De fait, alors que nous pensions qu’il n’y avait pas a priori de raison scientifique de défendre cette discipline, désormais nous le savons. N’étant pas prescripteurs de recommandations, nous nous sommes limités à une analyse impartiale, et c’est cette analyse qui mène à l’énoncé suivant : rien n’encourage aujourd’hui à la mise en place de ces thérapies dans le cadre d’une prise en charge raisonnée de patients »
  • Rapport CORTECS CNOMK : l’ostéopathie viscérale à l’épreuve des faits : « La conclusion de notre rapport est claire : aucun des concepts spécifiques à l’ostéopathie viscérale n’est fondé  Nos résultats permettent d’affirmer qu’il n’existe aucune donnée soutenant les reproductibilités intra et inter-observateurs des techniques diagnostiques de l’ostéopathie viscérale. La majorité des études existantes et disponibles échoue à mettre en évidence ces reproductibilités pour tous les paramètres considérés. Enfin, la revue de littérature réalisée n’a pas permis d’identifier de preuve méthodologiquement valable et favorable à une efficacité thérapeutique spécifique des techniques de l’ostéopathie viscérale »
  • Asthme : « Currently, there is insufficient evidence to support or refute the use of manual therapy for patients with asthma » (À l'heure actuelle, les données probantes sont insuffisantes pour appuyer ou réfuter l'utilisation de la thérapie manuelle chez les patients asthmatiques)
  • Colique infantile : « The studies involved too few participants and were of insufficient quality to draw confident conclusions about the usefulness and safety of manipulative therapies. Although five of the six trials suggested crying is reduced by treatment with manipulative therapies, there was no evidence of manipulative therapies improving infant colic when we only included studies where the parents did not know if their child had received the treatment or not » (Les études ont porté sur trop peu de participants et n'étaient pas d'une qualité suffisante pour que l'on puisse tirer des conclusions sûres quant à l'utilité et à l'innocuité des thérapies de manipulation. Bien que cinq des six essais suggèrent que les pleurs soient réduits par le traitement avec des thérapies manipulatrices, il n'y avait aucune preuve que les thérapies manipulatrices amélioraient les coliques infantiles lorsque nous avons seulement inclus des études où les parents ne savaient pas si leur enfant avait reçu le traitement ou non)
  • Règles douloureuses : « There is no evidence to suggest that spinal manipulation is effective in the treatment of dysmenorrhoea. In the one trial reporting on adverse effects there was no greater risk of such events with spinal compared with sham manipulation. » (Rien n'indique que la manipulation de la colonne vertébrale soit efficace dans le traitement de la dysménorrhée. Dans l'essai ayant fait état d'effets indésirables, il n'y avait pas de risque plus élevé que dans le cas d'une manipulation simulée de la colonne vertébrale)
  • SHOCKING ! 3 : De l'ostéopathie à la spiritualité New Age... Interview très intéressante d’un ancien ostéopathe qui explique entre autre comment ses capacités plus ou moins comprises de lecture à froid lui ont laissé croire que ses capacités de guérison via l’ostéopathie étaient vraies. Passionnant.
  • l’avis éclairé de Dr. Edzard Ernst (!) dans une courte interview du pharmachien (vidéo sous-titrée) :
  • En lisant ce thread je me rends compte que j’ai oublié le lien vers le rapport de l’Inserm : « Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’ostéopathie »
  • Ce thread semble particulièrement critique envers certaines pratiques ostéo, je le mets ici juste pour en garder trace mais évidemment il ne s’agit pas d’un source documentée
  • Sujet lié : Tout ce qu’il faut savoir sur le syndrome KISS
  • BOUGER.science explique Pourquoi mon ostéo me dit de ne rien faire après son traitement ? : « En bref, il est commun de voir cette tradition de demander de ne rien faire pendant 2 à 3 jours (voir 1 mois selon les sources). Mais les explications sont très vagues pour les rares existantes, et amènent à plus de questions que de réponses. Bref, les fondements sont très fragiles et aisément réfutables, dignes d’un catalyseur à placebo / effet contextuel (ex : « attendez, ça va marcher »). 🦄 Le risque de ce genre de recommandations est d’amener le patient vers une peur du mouvement (ou kinésiophobie en jargon médical).😱 Par ailleurs, cela laisse le temps pour que la nature fasse son travail de cicatrisation et augmente ainsi les chances d’un résultat positif attribuable au traitement, et donc d’en revendiquer les lauriers… D’autant qu’il est souvent demandé de même ne pas faire d’autres traitements rééducatifs pendant ce temps… Il n’y a donc aucune justification à prodiguer ce conseil de mise au repos et de stopper les autres traitements. Au contraire, l’exercice physique est un (auto)traitement très efficace dans une multitude de problèmes de santé et est scientifiquement éprouvé… Il devrait donc plutôt être encouragé ! 🤸‍♀️ »

Nouveau monde

J’ai participé au concours de la micronouvelle radiofrance 2018. Thème « Nouveau monde », 1000 caractères.

Comme je m’y attendais, je n’ai pas gagné 😋 mais c’était intéressant de relever le défi.

Ma prose :

Pourfendeur de dragons sans pareil, sa légende n’est plus à faire. Résistant à la sorcellerie, on dit que les démons le craignent. Impossible à impressionner, il saute sur le dos de caïmans géants pour traverser les rivières, court sans hésiter sur de minces corniches surplombant la lave. Dans leur caverne obscure où même la lumière n’ose pénétrer, il massacre les gobelins, les yeux fermés.

Mais depuis quelque temps, l’essence magique faiblit. Les sorciers semblent moins puissants. Elfes et fées sont maintenant espèces protégées. Peut-être est-ce la fin d’une ère. Traverser le portail dimensionnel avant que la magie ne disparaisse, accéder à cet autre monde si différent, voilà l’ultime quête. Il prie les ancêtres de lui donner le courage nécessaire.

Dans ce nouveau monde, les épées laissent place aux crayons, on appelle la magie, imagination. Le portail ne permet pas de voyager loin dans le temps ou l’espace mais peu entrent dans la cour sans ciller pour une première rentrée des classes.

Magic the Gathering Arena sous Linux

Pour installer Magic the Gathering Arena sous Linux, voici la procédure que j’ai suivie :

Installation de Lutris

Comme je suis sous Debian, j’installe Lutris en suivant les instructions disponibles ici, soit :

echo "deb http://download.opensuse.org/repositories/home:/strycore/Debian_9.0/ ./" | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/lutris.list
wget -q http://download.opensuse.org/repositories/home:/strycore/Debian_9.0/Release.key -O- | sudo apt-key add -
sudo apt-get update
sudo apt-get install lutris

Installation du jeu MTGA

En théorie, cliquer sur Install Install de la page MTGA de Lutris devrait être suffisant mais en fin d’installation, le téléchargement des fichiers nécessaire renvoie une erreur « GetThreadContext failed ». Je constate tout de même que le nombre de fichier à télécharger diminue, chaque fois que je lance le jeu et si je le lances depuis la console avec certaines options (fournies dans les commentaires de la page d’installation Lutris, le nombre de fichiers téléchargés est plus important à chaque tentative :

WINEDEBUG=+relay,-debug wine <path_to>/MTGA.exe

Après de très nombreuses tentatives, le jeu fini enfin par se lancer, mon pré-ado me fait même un câlin pour me remercier !

La pomme est véreuse…

Il y a quelques jours, un collègue m’indiquait manger des pommes bio pour pouvoir manger la peau sans se bourrer de pesticides. Je lui ai dis de te méfier de l’association un peu trop rapide que nous avons tous tendance à faire : bio/sain et conseillé de regardé cette vidéo :



Quelques jours plus tard, j’ai complété avec mes propres investigations sur la toile : J’ai chez moi un pommier, il n’est pas aspergé de pesticides car je ne veux pas le saloper mais je ne peux pas manger mes pommes sans les éplucher car elles sont toutes (sans aucune exception) véreuses. Je me suis alors posé la question : quelle solution pour ne pas avoir de vers l’année prochaine ? Je suis tombé sur un site qui conseillait la roténone mais dont le texte était barré et suivi de l’indication suivante :

« Attention! La roténone faisait encore partie il y a peu des produits d'origine naturelle recommandés en jardinage biologique. Or, la roténone est toxique pour l'homme et nuisible à l'environnement, notamment le milieu aquatique. Son emploi est donc désormais interdit en jardinage amateur. »

Wikipedia entre autre m’a fait comprendre que les lobbys bio n’ont rien a apprendre des lobbys industriels puisque malgré les études démontrant sa toxicité, l’interdiction du dit produit a été plusieurs fois repoussée…

Mais alors, quel substitut ai-je à ma disposition ? Qu’utilisent aujourd’hui les producteurs bio ?

« Suite à l’interdiction de la roténone, la filière bio s’est tournée vers une autre substance naturelle. Il s’agit de l’huile de neem, extraite des graines de margousier. Elle a des propriétés insecticides. C’est par ailleurs un perturbateur endocrinien avéré. En Inde, elle est utilisée depuis très longtemps comme contraceptif. »

Mouais, bon, je laisse tomber pour l’instant,… Je vais continuer à éplucher mes pommes et ne pas privilégié plus les pommes bio que les autres…

Sources :

De la fumisterie intellectuelle

De_la_fumisterie_intellectuelle.jpeg : "De la fumisterie intellectuelle " de Bertrand Russell

J’abhorre les superstitions : passeur de feu, homéopathie, religion, théories complot,… si je ne déteste pas les gens qui continuent à croire, par manque d’information ou incapacité à une trop importante remise en cause, je n’arrive pas à supporter l’idée que l’humanité se complaise dans ses absurdités. J’estime pire encore, qu’on laisse parfois se propager ses idées, pour des raisons pratiques court-termistes, ne voyant pas (ou feignant de ne pas le comprendre), qu’à long terme, ces pratiques placent au même niveau dans l’esprit des moins initiés à l’épistémologie, des pratiques coûteuses et intellectuellement complexes mais enrichissantes avec des techniques de zozos. Quid des financements des recherches scientifiques ou médicales lorsque les décideurs croiront avoir été soignés par le don d’un magnétiseur ? Quid de l’enseignement de la théorie de l’évolution lorsque les politiciens ne comprendront plus la différence entre une théorie scientifique et un conte théologique ? Quid de la confiance envers les acteurs de la santé, lorsque des pharmaciens sans hygiène mentale (ou mercantiles) dévalueront les produits "chimiques" face à des alternatives homéopathiques soi-disant "naturelles" ? Il me semblerait tellement plus judicieux d’étudier l’effet placebo pour le maîtriser sans créer des schémas-réflexes de médication (alternative, systématique et hors prescription avisée, qui plus est). Il me semblerait tellement plus intéressant de comprendre les mécanismes de la douleur pour que nos enfants contrôlent ceux-ci plutôt que de ne laisser le choix qu’entre la subir, la médicaliser ou faire appel à une magie inexplicable… Bref, j’abhorre les superstitions…

Alors lorsque j’apprends qu’il existe un texte de Bertrand Russell, philosophe rationaliste fondateur de la logique contemporaine, qui s’attaque à la fumisterie intellectuelle de son époque, je ne peux que plonger avec délice. Si le texte n’a rien à voir avec la logorrhée qui sert d’introduction à cette critique, ne vous attendez pas non plus à une argumentation particulièrement bien structurée, développant consciencieusement des concepts philosophiques qui vous permettront de déconstruire les discours obscurantistes, il s’agit là plutôt d’une courte raillerie ! Comme si, admettant qu’il sera impossible de faire disparaître la superstition, Bertrand Russell, victime de censure religieuse comme le rappelle très bien Jean Bricmont dans sa préface, choisissait a minima, de profiter d’un texte pour se défouler. Un pamphlet amusant qui permet à un lecteur rationaliste de se sentir moins seul, de savourer quelques moqueries, de constater que de grands penseurs sont passés par les mêmes questionnements… En quelques pages, ça réconforte et donne le sourire.

Supprimer le mot de passe bios d’un Toshiba Satellite Pro A200

Quand on perd le mot de passe bios d’un vieux pc, ce n’est pas très pratique. Il existe toutefois des solutions. Après avoir regarder une demi-douzaine de vidéos sur youtube, j’ai fini par trouver une méthode fonctionnelle :

  • Filmer l’écran
  • F2 pour entrer dans le bios
  • Faire trois essais de mot de passe bios
  • Au troisième essai, un code est affiché très rapidement (une frame sur ma vidéo)
  • Taper ce code sur bios-pw.org et récupérer le mot de passe en face de « Generic Phoenix» (à taper en qwerty)

Le Joueur d'échecs

CVT_Le-Joueur-dechecs_2085.jpeg : "Le Joueur d'échecs " de Stefan Zweig

Découvert via Pitche moi un classique :

C'est l'histoire d'un mec complètement accro à Candy Crush mais qui a réussi à se désintoxiquer. Il y a tellement joué qu'il n'arrive pas à se sortir les mouvements de la tête. Quand on lui propose de se refaire une petite partie, tout son monde va basculer.

Une description intrigante qui m’a directement tenté. Je ne regrette aucunement cette lecture.

J’ai aimé la tension lorsque monsieur B. décrit la torture psychologique que la Gestapo lui a infligé, le suspense fonctionne parfaitement, impossible de décrocher. J’aurai d’ailleurs apprécié que le récit soit aussi haletant pour décrire la fin de sa captivité, hélas, cette partie m’a semblé étrangement trop vite expédiée.

Un petit peu trop premier degré pour moi dans son éloge du livre comme source de liberté et de résistance à la torture psychologique, je préfère sur ce point la dérision sarcastique de Terry Pratchett.

Une nouvelle que j’aurais aimé lire plus longtemps.

Bilbo le hobbit

Bilbo.jpg : "Bilbo le hobbit" de J. R. R. Tolkien

Installés confortablement dans le salon, je lis la moitié du premier chapitre de "Bilbo le Hobbit" à mes deux fils (7 et 11 ans), la lecture complète du livre prendra trois bonnes semaines. Cette première journée est un combat, jamais je n'ai aussi bien compris cette terrible pensée de Benjamin Malaussène ("Au bonheur des ogres" de Daniel Pennac) : « Les enfants me menacent de me remplacer par la télé si je flanche ». Je donne donc mon maximum pour rendre le texte vivant.

Deuxième jour, il faut finir le chapitre, je me résigne donc à utiliser mon adversaire LCD pour arriver à mes fins « Ok, vous aurez le droit à la télé mais après la lecture, si je vous estime suffisamment attentifs pendant le demi chapitre ». On est loin de l’enthousiasme que j’espérais susciter et que j’avais obtenu lors de la lecture de Charlie et la chocolaterie. Il faut dire que Tolkien détaille énormément les scènes, le vocabulaire est parfois un peu riche pour un enfant de 7 ans,… Je garde toutefois courage, il y a quelques années j’avais abandonné le Seigneur des anneaux (lecture solitaire) après le premier tome, il serait dommage de se laisser impressionner encore une fois par un tout petit bonhomme aux pieds poilus.

Troisième jour, je m’arrête en milieu de chapitre comme la veille : « "Et voici ce qu'il vit." La suite demain, on a lu un demi chapitre ». La réaction ne se fait pas attendre et me rassure quelque peu « La suite ! Il y a trop de suspens ! On finit le chapitre ! », cela fait plaisir et la suite s’y prête bien puisqu’on y rencontre des trolls dans une scène drôle et vivante. Je ne lâcherai rien, ma quête de lecture semble moins insurmontable que prévue initialement. Pendant plusieurs jours nous lirons d’ailleurs des chapitres complets plutôt que des moitiés.

Au cinquième jour, on serre les fesses devant les gobelins, au sixième la tension est insoutenable lorsque nous rencontrons Gollum : je lui donne une voix personnalisée mais forcément un peu influencée par la première trilogie (je n’ai pas vu la trilogie Bilbo). J'ai dû limiter les intonations, les enfants étaient terrorisés. Nous faisons une pause, la jambe du grand tremble, le petit commence à se lever pour partir ! J'étais concentré pour garder leur attention, certes, mais je ne m'attendais pas à ce qu'ils vivent autant la scène. Cette nuit là, le grand dormira avec la lumière, le petit la porte ouverte. On peut dire qu’il ne fait maintenant aucun doute qu’ils vivent le récit.

Gandalf, les nains, Beorn, les Wargs, araignées, aigles, elfes, Smaug, Barde,… aucun personnage n’aura laissé indifférent mes enfants et durant plusieurs jours leurs dessins seront en rapport avec la quête de Bilbo. Notre seul regret aura été la couverture particulièrement peu attrayante (par rapport à celles de bien d’autres éditions), le dessin d’Henri Galeron est décevant, ferait éventuellement l’affaire pour illustrer un chapitre mais n’a rien à faire en couverture !

bilbo1_1024.jpg

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« Combien de temps passez-vous sur vos tâches » dans Linux Pratique 109 (Septembre-Octobre 2018)

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Lorsque j’ai écrit mon article Taskwarrior dans le précédent numéro de Linux Pratique, j’aurais voulu écrire un article de 30 pages tant le sujet m’a passionné. La rédaction étant raisonnable, il m’a été signifié que cela ne serait pas possible et j’ai dû me résigné à raccourcir mon propos au strict minimum. J’avais pourtant encore énormément de choses à raconter, et je trouvais particulièrement dommage de faire l’impasse sur la mesure du temps passé sur les tâches. J’ai alors proposé de détailler plusieurs solutions dans ce complément : il y est en particulier question de Hamster et Timewarrior, deux outils que j’utilise quotidiennement depuis maintenant plusieurs mois.

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Jamais content

  • <Owen> J'aime pas la mer, c'est nul. Je veux pas y aller, je préfère la piscine.

Après quelques bonnes vagues salées à Lacanau, nous allons dans la piscine à vagues. Je dit à sa mère :

  • <Papa> Tu vas voir, maintenant qu'il a testé les vraies vagues il va dire qu'ici, c'est Nuul !"

Six secondes plus tard, exactement sur le même ton :

  • <Owen> C'est Nuul !

Arnaque paternelle classique

  • <Yaël> J'aime pas le maïs dans le chili con carne
  • <Papa> Tu ne vas pas le sentir ! On fait le test, tu fermes les yeux je te donne 2 bouchées et tu me dis dans laquelle il y a du maïs
  • <Yaël> Dans la 1ère !
  • <Papa> Dans les 2, sauf que je l'ai écrasé dans la 2e, tu vois que tu ne le sens pas
  • <Yaël> OK ben j'aime bien alors

La République des censeurs

CVT_La-Republique-des-censeurs_3396.jpeg : "La République des censeurs" de Jean Bricmont

J’ai découvert Jean Bricmont dans la très longue interview « Impostures intellectuelles, 20 ans après – Entretien avec Alan Sokal et Jean Bricmont » de la chaîne YouTube Lumières :

Ce visionnage n’a pas instantanément développé en moi une envie irrépressible de lecture mais l’idée a tranquillement germé et lorsque j’ai dû cherché un livre à lire pour les vacances, « La république des censeurs  » c’est imposé à moi comme une évidence.

Dévoré en très peu de temps, l’ouvrage c’est avéré particulièrement intéressant. Il est aisé de défendre la liberté d’expression pour ceux qui partagent nos idées, cet essai explique pourquoi il est tout aussi important de défendre la liberté d’expression de ceux qui ont des propos qui nous dérangent, avec lesquels nous sommes en total désaccord. C’est beaucoup plus difficile et c’est ce que Jean Bricmont réussi ici particulièrement bien. Il m’a apporté des clarifications et réordonné dans mon esprit, certaines notions et constats (politique, sociétal,…) mais surtout, il contribue largement à une remise à plat importante de ma conception de la censure. Un essai très appréciable, que j’estime beaucoup !

Deux extraits :

quelques exemples de ce qu’on peut dire, sans être inquiété ni « dénoncé ». Tout d’abord, il y a tous les appels à la guerre et tous les propos sexistes ou homophobes (à nos yeux) que l’on trouve dans la Bible et le Coran, qui sont sans doute les deux livres les plus influents de l’histoire. Pourtant, presque personne n’est assez fou pour vouloir les censurer ; mais alors pourquoi censurer des propos bien plus anodins et ayant un impact bien moindre, simplement parce qu’ils sont contemporains ?

Est-il impossible de comprendre qu’à partir du moment où l’on s’empare de l’arme de la censure, on donne ipso facto l’arme de la subversion, de la transgression, de la dérision à ses adversaires ?

Pour une éducation humaniste

pouruneeducationhumaniste.jpg : "Pour une éducation humaniste" de Noam Chomsky

Un ensemble de réflexions intéressantes sur l'éducation (mais pas seulement). Chaque chapitre est différent : essai, retranscription de conférence, entretien et est le témoin d'une époque (1975-2010). Plus simple à aborder que je ne le redoutais a priori cet essai est une source de réflexions captivante.

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