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Participer à un projet libre est un jeu... Et toi, à quoi tu joues ?

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Au bonheur des ogres

bonheur_ogres.jpg : "Au bonheur des ogres" de Daniel Pennac : Et que ça saute !

En tombant par hasard sur la bande annonce de l'adaptation de Nicolas Bary, j'ai commencé par être intrigué par la photographie qui me semblait vraiment sympa, j'ai ensuite été intéressé par les dialogues,… bref, le film semblait plaisant. En constatant qu'il s'agissait d'une adaptation, j'ai préféré emprunté le livre à la bibliothèque et apprécier l'histoire originale avant de voir éventuellement le film.

L'histoire de Ben Malaussène, bouc émissaire d'un grand magasin où les bombes explosent un peu trop souvent est particulièrement originale. Les personnages sont haut en couleurs, ses relations avec ses frères et sœurs assez géniales.

J'apprécie beaucoup l'écriture de Daniel Pennac, de nombreux passages sont vraiment plaisants, le roman se dévore plutôt rapidement. Petits extraits que j'aime particulièrement :

« Beaucoup trop payé pour ce que je fais, mais pas assez pour ce que je m'emmerde. »

« Paumés dans l'imagination qui se vide, Jib la Hyène et Pat les Pattes commencent à tirés la langue. Les enfants me menacent de me remplacer par la télé si je flanche. »

pdfposter dans Linux Essentiel 35 (Décembre 2013 – Janvier 2014)

lpe35.jpg

Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas proposé d'article à la rédaction de Linux Pratique / Linux Essentiel. Dans cet article j'ai souhaité faire découvrir pdfposter, je l'ai fait de façon détournée pour expliquer la commande man en même temps. La nouvelle formule de Linux Pratique Essentiel est plutôt sympa, surtout, la nouvelle maquette du magazine est très agréable à lire. Par contre, le prix est relativement prohibitif à mon sens (10 €), même si c'est assez bien justifié par la quantité (120 pages).

BÉPO

22:40

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Ça y est, mes autocollants sont collés, ma vitesse de frappe est devenue ridicule… j'utilise un clavier bépo ! Placez les doigts comme il faut sur un clavier bépo et vous comprendrez directement l'intérêt.

22:47

Logos

Suite à un concours de « En Vente Libre », auquel j'ai participé en proposant un logo, je me suis demandé combien de logos et icônes j'ai dessinés. Un billet bilan me semblait pratique pour les répertorier.

Le logo de Graveman! (2006) Edenwall, pare-feu développé initialement par INL (2006) Crocobox (2006)


mcabber, je n'ai aucun souvenir dessin (2006) Men Are Ants, jeu de stratégie tour à tour (2007) Beastie qui fait du roller, pour illustrer le blog du Gentildemon (2007)


Le logo de Wormux (2007) L'icône de Wormux (2007) BTerm, je n'ai aucun souvenir de ce projet… (2007)


PeerFuse, ce logo a-t-il servit ? Aucun souvenir… (2008) L'icône de Shrew-gallery, moteur de galerie d'images en php (2009) Un script qui permet de monter des iso (2009)


Ardilla serveur de flux RSS (2010) Azymuth, logiciel pour maemo (2010) Phraymd, devenu picty, le projet utilise étrangement une ébauche de l'icône… (2010)


L'Âne à Nath, qui n'a rien à voir avec le libre (2011) JCOM2011, dans le cadre de mon travail (2011) Blenderfr.org mon projet de planet francophone en rapport avec Blender (2012)


   
En vente libre a organisé un concours, ce logo est une proposition (2013)    


Blender pour les effets spéciaux d'un film amateur

Introduction

Énormément de gens utilisent Adobe After Effects pour les effets de leurs films amateurs. Je déteste vraiment Adobe :

  • tarifs complètement prohibitifs pour le grand public.
  • logiciels non disponibles pour GNU/Linux.
  • Je ne comprends pas pourquoi Flash player et Adobe Reader (par exemple) sont aussi gourmands en espace disque !? Si peu de fonctions dans autant de code, c'en est presque inquiétant… sans parler du fait que leurs plugins pour navigateurs web sont carrément instables…
  • par défaut, leurs applications gratuites installent un antivirus si vous n'avez pas vu la case à décocher avant le téléchargement du fichier (lamentable, surtout quand on voit les problèmes que 2 antivirus en parallèle impliquent sous Windows !).

Pirater un logiciel Adobe (ou autre) m'est complètement insupportable également ; quand je vois le nombre de spywares, adwares et malwares que l'utilisateur lambda choppe sous Windows juste en téléchargeant des applications sur des sites qui semblent pourtant corrects, je n'ose même pas imaginer la gueule des postes où des cracks et autres keygens venant de sites warez ont été utilisés !

Et puis franchement, soyons honnêtes, combien d'amateurs utilisateurs de Adobe After Effects ont réellement besoin de ce soft ? J'entends par là qu'il n'est peut-être pas nécessaire de payer un logiciel privateur (qui plus est, achat dans une version spécifique, la mise à jour sera payante !) pour faire un diaporama de trois photos… Mais est-il possible de faire un film avec des effets spéciaux pas trop ridicule gratuitement ? Est-il possible de monter un film gratuitement ? C'est possible ! La preuve par l'exemple.

Exemple

J'ai fait un petit film pour amuser la galerie pendant le mariage de ma frangine, vous savez, le petit film qui occupe les invités une vingtaine de minutes pour permettre au traiteur de faire quelques finitions et qui tente d'émouvoir le jeune couple avec plein de références qu'ils aiment, des privates jokes et des clins d'œil relatifs à leurs passés.

Lorsque j'ai fait ce film, je ne pensais pas le diffuser ailleurs que pendant le mariage, pour un public d'une centaine de personnes uniquement. Je le mets ici, non pas pour le diffuser à plus grande échelle (ce n'est pas pour l'audience que mon site a que ça va changer grand chose de toute façon) mais je m'en sers ici pour appuyer et développer plus simplement mon propos. Si vous ne connaissez pas les jeunes mariés, il y a peu de chances que vous compreniez beaucoup de choses mais bon, pour ceux que le film intéresserait :



Pour le montage j'ai utilisé Kdenlive, de loin le plus complet et plus pratique des logiciels de montage sous GNU/Linux (très loin devant Pitivi et Openshot). Pour les effets spéciaux j'ai utilisé Blender, de loin la plus géniale des usines à gaz qu'il m'ait été donné d'utiliser, j'adore jouer avec ce logiciel même si je n'en maîtrise qu'une infime partie. J'aurais pu utiliser Blender pour le montage également mais je trouvais Kdenlive plus pratique pour cette partie.

Les effets spéciaux

How I met your mother (0:11)

Le générique de « How I met your mother » est plus complexe que ce qu'il n'y paraît peut-être au premier abord ; la caméra navigue parmi des photos dans un environnement 3D, les photos ont parfois un fond transparent laissant entrevoir d'autres photos… Dans Blender, j'ai placé différents plans-photos, différentes lumières et j'ai défini des mouvements de caméra pour coller au mieux à l'original. J'avoue que ça a été assez long à faire mais le rendu correspond à ce que j'attendais. Par contre, le fichier source étant particulièrement peu propre (trop de sources de lumières par exemple) le rendu a été particulièrement long mais surtout, j'en ai tellement honte, je ne pourrais pas me résoudre à vous montrer plus que cette capture.

blenderfx_himym.png

Stargate (2:17)

J'ai voulu créer mon propre effet "trou de ver" mais je n'avais pas vraiment le temps, j'ai également tenté de faire disparaître la voiture de différentes façons (apparition d'un portail temporel, vibration de la caméra et de la voiture, modification de la taille de la voiture…) mais le rendu était tellement ridicule, j'ai préféré utiliser Kdenlive pour un simple fondu vers une séquence extraite de Stargate SG1… J'aurais vraiment aimé n'utiliser que des séquences libres de droits, que ce soit pour la vidéo ou les musiques, mais j'avoue que la facilité l'a parfois emporté (surtout pour les musiques…).

worm.jpg

Nus (2:38, 4:58 et 18:16)

Nous avons tourné en caleçon mais dans la scène nous sommes censés être nus, puisque nous faisons un voyage dans le temps version « Terminator ». Comment faire ? J'aurais pu ajouter un cache noir rectangulaire devant nos sous-vêtements mais j'avais dans l'idée qu'une mosaïque pixelisée couleur chaire serait plus efficace visuellement. Comme nous n'avions pas des caleçons beiges lors du tournage, je ne pouvais pas pixeliser directement avec les effets classiques d'un logiciel de montage, j'ai donc utilisé Blender. Je reprends une section de l'image (nos ventres) légèrement décalée vers le bas (sur nos caleçons) puis je pixelise cette section. Pour ceux que les nodes en question intéressent, voici une capture :

blenderfx_nude.png

Le rendu est plutôt réussi. Je n'ai pas joué avec les fonctions de tracking de Blender, cela m'aurait certainement simplifié les choses, toutefois, pour le peu d'images clés à définir, il m'a semblé plus rapide et pertinent de le faire à la main que d'apprendre à utiliser correctement cette fonction. C'est dommage de se priver d'un apprentissage mais c'était plus rapide, même si mon attitude était court-termiste. Pour ceux qui ne connaissent pas Blender, comprenez bien que les nodes permettent énormément de choses et notez qu'il est très agréable de créer ses propres effets, d'avoir un contrôle énorme, de réfléchir à la meilleure solution. Créer des effets ainsi me procure bien plus de plaisir intellectuel que d'en utiliser des fonctionnels dans un logiciel non libre dont le rendu ne serait peut-être pas parfaitement à l'image de ce que je souhaitais mais surtout sur lesquels je n'aurais que très peu de contrôle. Avec Blender, si le rendu ne me convient pas, je continue à travailler et réfléchir, c'est vraiment enrichissant

Tournages en décalé (3:35 et 12:42)

Les personnes qui ont joué ces scènes n'avaient pas de créneaux communs pour tourner (en plus d'être mauvais acteurs, décidément des conditions de tournage excécrables ! ;-) ). Le montage permet de les réunir, il ne s'agit pas d'un effet spécial à proprement parler mais n'oubliez jamais que le montage permet déjà de faire une grosse partie du travail. Bon, il est certain que si j'avais pu tourner au moins à des heures ou météo approximativement identiques, j'aurais pu éviter les problèmes d'ombres / lumière que j'ai eu ici,… ne visant pas de nomination à l'oscar du meilleur film de mariage, j'ai laissé couler.

Corbeau (5:44)

Ne prenant pas le temps de dessiner un corbeau en 3D, j'ai simplement réutilisé un vieux dessin vectoriel que j'avais fait il y a longtemps, mais le principe est le même.

corbeau.png

Avec blender, je défini un masque pour détourer les acteurs, j'ajoute une image de corbeau qui se translate et qui s'affiche ou non en fonction du masque, j'ajoute des disques et le tour est joué, j'obtiens un corbeau derrière les acteurs sans même avoir utilisé un fond vert. Si les acteurs avaient bougés j'aurais utilisé un fond vert et Blender m'aurait de toute façon permis très simplement de le gérer comme il se doit.

Le visiteur du futur (7:12)

Scène entièrement copiée sur le visiteur du futur, aucun effet spécial particulier (si ce n'est quelques réglages de luminosité avec Kdenlive) mais je tenais à le dire : j'ai sans vergogne pompé l'épisode 3 de la première saison 1 ! J'aime cette web-série (n'hésitez pas à acheter les dvd et la bd ; en plus Ankama fait un excellent travail, ils ne se contentent pas de mettre une galette dans une boîte, les coffrets sont beaux et bien remplis !). Je ne pensais pas avoir pompé les dialogues à ce point, c'est en revoyant l'épisode il y a peu que j'ai constaté avec stupeur que la scène était une simple photocopie noir et blanc de la scène originale (même chose mais sans les couleurs : qualité de jeu de Florent Dorin et Raphaël Descraques, mise en scène de François Descraques), comme si j'avais stocké inconsciemment et avec exactitude les dialogues en mémoire, j'ai été vraiment étonné. Notez que l'"acteur" et la voix off ne connaissaient pas l'épisode. En tout cas, un énorme merci à l'équipe de cette série pour tous les énormes fous rires. Comprenez bien que mon but était de faire un clin d'œil à ceux qui connaissaient la série, pas du tout de m'approprier l'excellent travail de François Descraques.

Sabres lasers (9:27)

J'avais fait quelques essais avec mon fils, il y a quelques temps (Nodes Blender : Effet sabre laser). J'ai réutilisé les mêmes nodes en utilisant, cette fois, les fonctions de masques qui ont été intégrées depuis à Blender.

blenderfx_light_saber_1.png

blenderfx_light_saber_2.png

Ligoter ma belle-mère (11:21)

Aucun effet spécial pour cette scène, juste un pur plaisir que je tenais à souligner ici.

Massue (18:10)

Faite très rapidement avec Blender à quelques jours de la dead-line, je n'ai pas pris le temps de définir une texture ou d'écrire 1000T sur la massue, je me suis juste contenté de deux cylindres vaguement marron. Vu la durée de la scène, je me suis dis que ça passerait…

blenderfx_massue.png

Mouton (20:21)

Le mouton qui apparaît de façon furtive dans le film fait parti d'un projet plus complet de court métrage. Ce mouton, je l'adore, je l'utilise d'ailleurs comme avatar. À long terme j'espère pouvoir faire mon court métrage mais il va me falloir du temps et quelques heures d'apprentissage. Si vous voulez des détails sur ce projet rendez-vous sur le sujet « Dors ! » sur le forum de blenderclan. Ça fait pas mal de temps que le projet est en stand-by mais je n'abandonne pas.



Conclusion

Basiques, simples mais efficaces, je n'ai pas à rougir de mes effets spéciaux ! Ce n'est pas un chef d'œuvre mais pour un film diffusé à un mariage, c'est loin d'être honteux, le film a parfaitement répondu à mes attentes. Il est vrai que des professionnels avec le même outil, des connaissances et un peu plus de temps font un milliard de fois mieux (Tears of steel par exemple) mais le sujet n'ai pas là ; avec un minimum de maîtrise de Blender, il est possible de faire des effets spéciaux pour un film amateur, qu'on ne me dise plus qu'un utilisateur lambda a besoin d'un logiciel privateur payant pour faire des films ! C'est faisable sans un sou, en gardant une totale liberté et sans remplir sa machine de MVT (Maladie Virtuellement Transmissibles).

Sans parler d'effets, juste pour ce qui est du montage, je ne dirais qu'une chose : Il n'est pas nécessaire d'utiliser Pinnacle Studio pour faire un montage simple. Pinnacle Studio est un logiciel immonde rempli de bugs qu'il ne faut surtout pas utiliser. Ne le conseillez qu'aux personnes que vous détestez !!! J'ai eu l'occasion de faire un montage avec cette ignoble bouse (version 17) pour un petit film au boulot ; plus jamais ça ! Même l'utilisateur de Pinnacle Studio qui l'avait conseillé et commandé (parce que c'est payant en plus !), qui en était un fervent défenseur, a admit après usage intensif qu'il s'agit finalement d'un logiciel à éviter. Il y a des logiciels gratuits très bien pour faire mieux plus facilement, sans plantage pourquoi vous priver ? Si ceux-ci ne sont pas disponibles pour votre système d'exploitation, trouvez un geek dans votre village pour vous installer un dual-boot GNU/Linux !

Troll : elementaryOS pourquoi pas ?

Je n'aime pas Gnome-Shell. Je n'aime pas Unity, l'interface de Ubuntu entre autre à cause de certains détails. J'aime elementaryOS♡. Je trouve Pantheon♡ très intéressant, le menu Applications♡ très bien pensé, le système rapide♡, simple♡, efficace♡,… mais je ne l'utilise pas ! Je l'ai mis sur un poste spécifique et je joue régulièrement avec dans une machine virtuelle mais je ne l'ai pas encore installé sur mes machines principales. Pourquoi ? Parce que j'attends que certains minuscules détails agaçants disparaissent :

eOS.jpg

  • Scratch l'éditeur de texte coupe les mots n'importe où au retour à la ligne, impossible de lui dire de ne couper les lignes qu'aux espaces. Il y a de nombreuses applications elementaryOS géniales où une option qui me semble évidente manque.
  • Le lecteur de musique ne gère pas mon téléphone, le calendrier Maya ne gère pas Google Calendar ou son équivalent Owncloud,… en gros et pour caricaturer dans un but de clarté : Dans mon réseau local, elementaryOS me semble plus ou moins autiste… Personnellement je rêve de voir une bien meilleure interaction entre les machines d'un même réseau (comme le montre ce rapport de bug ou cette maquette de logiciel).
  • Empathy est moche : Pas de thème esthétique pour les conversations, des cercles de couleurs différentes pour définir le status (daltoniens passez votre chemin) alors qu'il est beau sous Ubuntu…
  • Mon système est configuré pour être en français, pourtant seul les dicos anglais sont installés…
  • Le système de notifications pantheon-notify semble extra mais n'est pas encore celui utilisé par défaut. De nombreuses choses me semblent prometteuses mais ne sont pas encore prêtes.

Ce ne sont que quelques exemples de ce qui fait qu'au final, elementaryOS ne me donne pas satisfaction pour le moment. Patience donc… Et vous ? Je suppose que chacun dans les commentaires m'expliquera qu'il est pleinement satisfait de son système, vantant les mérites de Mate, de Cinnamon, de KDE, de XFCE, de LXDE, de Gnome-Shell, de Unity,… Il faut croire que je suis un râleur.

Corriger un livre électronique libre de droit

Introduction

Après avoir lu Le procès sur mon téléphone, j'ai voulu lire un deuxième livre numérique libre de droit. Je ne pourrais pas vous dire pourquoi mais à partir du moment où j'ai vu Frankenstein ou le Prométhée moderne parmi la liste des livres disponibles en ligne depuis FBReader, je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir le lire. Après la lecture de quelques lignes, j'ai toutefois vite constaté un problème : De nom-breux mots, loin de la bor-dure de pa-ge, voyaient très sou-vent et sans au-cune raison, leurs sylla-bes sé-parées d'un trait d'union, rendant a-lors la lecture péni-ble (n'est-ce pas ?).

Il existe de nombreux sites pour télécharger des livres gratuits, souvent du domaine public, mais surtout sans DRM. Voici une liste non exhaustive de ceux que j'ai trouvé :
ebooksgratuits.jpg inlibro.jpg livrespourtous.jpg gutenberg.jpg bouquineux.jpg feedbooks.png

Le fichier epub défectueux est par exemple disponible sur Feedbooks. J'ai alors cherché une autre version et ai trouvé un pdf sans ce défaut sur ebooksgratuits. Je l'ai converti en epub depuis Calibre, mais les numéros de pages s'intercalaient dans le texte (je ne suis pas un expert de l'epub, il y avait peut-être moyen de s'en sortir avec les nombreuses options de conversions que j'ai laissées par défaut). J'ai ensuite et enfin téléchargé un autre format accepté par Calibre que j'ai réussi à convertir en epub pour obtenir une version correcte. J'ai pu enfin dévorer ce petit chef d'œuvre.

Liberté ?

À la fin de ma lecture, j'ai été un peu surpris par une note, ajoutée par l'équipe de ebooksgratuits :

Les livres que nous mettons à votre disposition, sont des textes libres de droit, que vous pouvez utiliser librement, à une fin non commerciale et non professionnelle. Si vous désirez les faire paraître sur votre site, ils ne doivent pas être altérés en aucune sorte. Tout lien vers notre site est bienvenu...

Je pensais lire un livre du domaine public, libre de droit, me voilà donc quelque peu déconcerté. Alors, certes, je comprends leur position, ils ont fait un travail de mise en page, peut-être de correction, il y a un énorme travail d'archivage, peut-être même s'agit-il d'une traduction originale. C'est un travail énorme que je respecte et que j'ai apprécié puisque c'est grâce à lui que j'ai pu découvrir un livre que j'ai particulièrement aimé, je ne peux que remercier les membres de cette équipe. Le fait de voir leur travail vendu une somme certaine par Google, Apple ou encore Amazon, certainement avec des DRM qui plus est, pourrait être passablement agaçant et explique sûrement pourquoi ils ont choisi de mettre leur travail sous une licence restreignant l'usage commercial. Toutefois la licence n'est pas forcément très bien définie, le terme "altéré" par exemple signifie-t-il qu'il est impossible de le modifier de quelque façon que ce soit ? Ma conversion en epub serait alors interdite… Je suppose que oui. Je souhaitais modifier la couverture pour une plus sympathique que j'aurais dessinée moi-même, est-ce considéré comme une altération ?

À ma connaissance, la licence juridiquement reconnue qui aurait des caractéristiques correspondantes pourrait éventuellement être CC:BY-NC-ND (licence considérée comme non libre que ce soit avec ou sans la clause de non modification). Personnellement, la clause de non commercialisation me gène moins que la clause de non modification. Si certains documents sont sous CC:NC, je n'ai pas vraiment de gros problème avec cela[1], même s'il est vrai que parfois cela peut me sembler dommage. J'aurais personnellement trouvé le message beaucoup plus clair s'il avait été remplacé par le texte court décrivant la licence Creative Commons correspondante. Mais, trêve de digression…

Si je m'étais préalablement rendu sur le site d'ebooksgratuits ou la page yahoo du groupe, j'aurais pu lire :

Notre but est la création et la publication d'ebooks gratuits, à partir de textes libres de droit.

J'aurais alors compris que pour cette équipe, c'est la gratuité qui prévaut et non la liberté, c'est leur choix, est-ce le mien ?

Des modifications ?

Pendant ma lecture, je constate plusieurs fautes (typographiques, orthographiques,…) je commence alors à mettre des marques-pages virtuels chaque fois qu'une faute me saute aux yeux. Notez que pendant ma lecture j'ignore la licence du document que je lis, je pense lire une œuvre libre de droit. Je me dis alors qu'il est dommage de ne pas pouvoir partager très aisément des corrections, les marques-pages ne sont pas la manière la plus optimale d'apporter des modifications, d'ailleurs je ne fais que mettre en surbrillance les fautes, je ne les corrige pas… il faudra ensuite que je modifie le document depuis un logiciel adéquat et le document alors créé ne sera pas disponible pour qui que ce soit en dehors de… moi-même. Je nous imagine tous, chacun dans notre coin, lire de grands classiques de la littérature et corriger, chacun de notre côté les petites fautes qui émaillent presque toujours les documents.

Au fur et à mesure de mes marques, je rêve alors d'une extension FBReader permettant de modifier directement quelques petites fautes et avec laquelle il serait aisé en un simple clic de partager les modifications sur une plateforme en ligne. Corriger les fautes de façon collaborative… Je pense alors à Wikipedia et surtout à l'équipe de Framasoft-lab-lang-book-pad-blog-forge-… qui semble travailler de façon efficace pour traduire des textes avec des outils collaboratifs et que j'affectionne particulièrement, entre autre pour ses articles très pédagogiques relatifs à l'importance de la liberté.

J'imagine alors que certains de leurs textes, les nouvelles surtout, pourraient être disponibles librement directement depuis FBReader via un catalogue OPDS, comme par exemple la nouvelle Crime d'impression, par Cory Doctorow (copiez cette histoire) et imagine qu'il serait possible simplement d'en corriger les fautes depuis ma liseuse ou téléphone, sans passer de façon peu commode, par les commentaires du site. J'imagine que certaines œuvres libres seraient alors également (avec les mêmes possibilités d'édition) disponibles…

En poussant plus loin l'idée, l'epub (et/ou autre format) se régénérerait automatiquement après chaque modification. Peut-être serait-il même possible de proposer des mises à jour automatiques des livres électroniques, sur le même principe que ce que nous avons pour les nouvelles versions de logiciels dans les gestionnaires de paquets / logithèques (Linux, Android, iOS,…) de nos systèmes d'exploitation.

Autre point non négligeable, à mon avis, la couverture des livres d'ebooksgratuits ne donnnent pas vraiment envie, voici celle de Frankenstein, par exemple :

frankenstein_ebooksgratuits.jpg

Je pensais donc également proposer des couvertures plus modernes, pour les livres que j'aime particulièrement et d'en proposer des nouvelles au fur et à mesure de mes lectures (Alice au pays des merveilles, Peter Pan[2], Frankenstein,… ), les proposer complètement libres de droit, ne nécessitant alors aucunement de changement de licence[3].

Peut-être aussi des pages simples et claires pour présenter l'auteur,… Le rêve était beau, énorme même, imaginez donc ma déception en tombant sur la licence du livre en dernière page…

Sachant donc que les livres disponibles sur ebooksgratuits ne sont pas libres et que la plupart des sites proposent, en fait, la version d'ebooksgratuits, que dois-je faire de mes 63 marques-pages de corrections ? 63, oui ! Vous pensez peut-être comme moi qu'avec plus de 50 fautes qui sautent aux yeux, ce n'était pas vraiment la peine de supprimer le droit d'altérer le document !

Pour être tout à fait exact, parmi les sites proposant des livres numériques que j'ai listé plus haut, tous ne sont pas logés à la même enseigne au niveau des droits : Le Project Gutenberg me semble sortir légèrement du lot à propos des licences, en donnant quelques informations claires (mais non traduites en français) sur la licence de leurs livres. Le site, par contre, est une véritable horreur si vous n'êtes pas anglophone, même si vous commencez votre navigation sur le site francophone, après 2 ou 3 clics vous vous retrouverez en anglais. Livres pour tous précise souvent la licence des livres, pas toujours très lisiblement mais souvent l'information est disponible. Je m'écarte légèrement du sujet, mais je voulais être parfaitement honnête…

Et alors ? C'est gratuit de toute façon…

Quel est le danger ? Pourquoi se plaindre, après tout, ses œuvres restent disponibles ! Et gratuitement qui plus est ! Ce n'est pas comme si je les avais acquises via :

Mais si ce n'est pas libre…

  • Comment corriger les fautes ? Du moins, comment faire profiter les autres de mes corrections ?
  • Je garde ma couverture de livres pour moi même si je trouve celle du livre vieillotte ?
  • Je ne peux pas modifier la préface ?
  • Je ne peux pas rendre la page expliquant la licence plus claire ?
  • Je ne peux apporter des modifications qu'en rejoignant le groupe ebooksgratuits, pas moyen de bosser dans mon coin ?
  • Mes couvertures ne plaisent peut-être pas à l'équipe d'ebooksgratuits, pas moyen de proposer une version modifiée directement sur mon site ?
  • Que se passera-t-il le jour où ce groupe sera dissous ?
  • Y a-t-il un endroit où je pourrais télécharger une version libre de droit de ce livre libre de droit pour que je puisse en faire ce que je veux ? Si oui, où ?
  • Sommes-nous condamnés à nous contenter de la version gratuite ?

Je ne sais pas vous, mais moi, ces questions ont commencé à me faire un peu peur. Pas de quoi être terrifié, sans doute, pour la plupart d'entre nous, mais moi, je me suis senti mal à l'idée de perdre cette liberté. C'est la première fois que je ressens vraiment de façon très négative cette perte. Lorsqu'on me parle de liberté logicielle, je sais que c'est important, je le comprends très bien et d'ailleurs je n'utilise pour ainsi dire que des logiciels libres, j'ai même participé au développement et à la promotion de certains. Mais jusqu'alors, jamais je n'avais été bloqué moi-même et si directement dans mon désir de modifier un fichier, je ne m'étais donc jamais rendu compte à quel point cela m'était nécessaire. On ne se rend souvent compte de l'importance de quelque chose qu'une fois qu'on vous l'enlève…

Wikisource

En réfléchissant à la mise au point technique d'une solution permettant la modification de textes du domaine public de façon collaborative directement depuis mon téléphone ou une liseuse, je suis tombé sur Wikisource que je ne connaissais pas jusqu'alors.

Wiki.jpg

Sur Wikisource, les livres sont vraiment et clairement libres, pas simplement gratuits et originellement dans le domaine public :

Tout texte publié sur Wikisource doit être soit dans le domaine public, soit sous licence CC BY-SA autorisant de le modifier et de le commercialiser. [4]

« Pourquoi ne pas avoir commencé par ce site ? » me demanderez-vous. Parce qu'il n'était pas présent dans la liste des sites proposant des livres numériques dans FBReader, tout simplement. Je l'ai découvert en cherchant qui avait déjà pensé à mettre en place un outil comme celui que j'imaginais. Car si le projet Wikisource n'est pas aussi avancé que mon projet ne l'est dans mon esprit (c'est souvent ainsi car un projet, même virtuel, est plus complexe et plus long à développer qu'une idée). En fait, le concept est le même, il ne manque que quelques outils, qui pourraient très bien être développés (y a plus qu'à…).

Sur Wikisource, vous pouvez consulter et éditer : lire des textes, les corriger, ou en publier de nouveaux. Par où commencer ? Les pages Guide du nouveau contributeur ou Accueil de la communauté me semble de bonnes portes d'entrée.

Prenons donc un exemple : sur ce site, il est donc possible de lire et corriger Alice au pays des merveilles. Il est possible de le lire directement en ligne ou récupérer une version djvu ou epub. Les illustrations originales de Sir John Tenniel sont incluses (ce qui en fait une meilleure édition que la version papier que j'avais acheté 1,5 €[5]). Bref, à mon sens que du bon…

Mais y a-t-il des défauts ? À mon sens oui, un gros d'ailleurs… Prenons cette fois l'exemple de Frankenstein, après tout, ce billet est intimement lié à ma lecture du livre de Mary Shelley. L'ouvrage est disponible en ligne, c'est déjà un bon point… Mais où sont les formats epub et djvu ? Ce livre n'est pas disponible dans ces formats car il est pour l'instant dans la catégorie "75%", c'est à dire :

Texte complet et formaté (y compris entête, typographie, catégories...). Reste à corriger coquilles, casse (majuscules et minuscules), ponctuation.

Seuls les livres des catégories[6] "100%" et "Textes validés" semblent être disponibles dans des formats epub ou djvu. À mon sens, Wikisource gagnerait énormément à fournir un maximum de formats, surtout pour cette catégorie "75%" et devrait fournir de manière bien évidente, des liens vers des catalogues OPDS par catégories[7]. Si j'avais vu Frankeinstein dans un tel catalogue j'aurais corrigé avec plaisir les fautes que j'aurais relevées. Certes, en utilisant les marques-pages et en passant par mon ordinateur par la suite, mais au moins je n'aurais pas eu 63 marques-pages inutiles…

Conclusion

Je vais de ce pas Créer un compte sur Wikisource et tenter de voir ce que je peux faire pour contribuer.

Je crois que je suis, dans ce billet, plus verbeux qu'à mon habitude, peut-être le suis-je plus encore que Ploum, sans avoir sa plume[8], hélas. Ajouté à cela mon fort appétit pour les tournures alambiquées et des digressions à ne plus savoir qu'en faire, il est fort probable que presque personne ne lira ce texte intégralement…

Notes

[1] J'ai par exemple très envie de lire Petit Frère disponible sous licence CC:NC-SA

[2] Euh, non finalement pas Peter Pan, ce serait trop compliqué

[3] Ces images seront le sujet d'un futur billet

[4] Wikisource : Aide:Droit d’auteur

[5] En relisant rapidement le billet que j'avais écrit à l'époque, je constate qu'en 2010, je connaissais Wikisource, amusant de constater qu'on connait parfois certains site sans vraiment les connaître.

[6] Pour plus de détails sur les différentes catégories, rendez-vous sur la page Wikisource : Qualité des textes

[7] La page Tpt/OPDS ne me semble pas suffisamment grand public

[8] Lisez au moins Les Non-humains si vous ne l'avez déjà fait

Frankenstein ou le Prométhée moderne

1472.jpg : "Frankenstein ou le Prométhée moderne" de Mary Shelley : Connaître ses classiques…

Après ma lecture du Procès de Kafka, j'ai voulu télécharger quelques livres numériques pour les emporter avec moi dans le car. Parmi la liste des livres libres de droit qui étaient disponibles directement dans FBReader, il y en a un qui m'attirait particulièrement : "Frankenstein ou le Prométhée moderne". Je ne pourrais pas expliquer pourquoi ce texte m'attirait inextricablement mais il fallait que je le lise. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait et très rapidement d'ailleurs, étant donné mon aptitude très limitée à lire vite, je peux dire que j'ai dévoré cet ouvrage.

J'ai lu "L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde" il y a quelques années pour connaître l'histoire à l'origine du mythe. Avec toutes les versions et dérivés que l'on connaît tous plus ou moins, on a une image parfois faussée de l'œuvre originale. Je me souviens que j'avais apprécié cette lecture même si j'avais eu la regrettable impression d'avoir été victime d'un horrible spoil avant ma lecture. Je me demande quelle force aurait eu la découverte de la véritable identité de Hyde si j'avais vécu dans une caverne les années précédant ma lecture.

Frankenstein, je connaissais évidemment l'image du savant fou dans son manoir qui donne vie, un soir d'orage, à un monstre peu loquasse avec un gros boulon dans la tête. J'avais vu également (il y a pas loin de 20 ans, déjà !?) la version de Kenneth Branagh avec Robert De Niro,… bref, je connaissais quelques versions du mythe. Toutefois, lors de ma lecture, je n'ai jamais eu l'impression d'avoir été victime préalablement d'un spoil. J'ai été même très agréablement surpris de constater que les personnages sont très loin d'être aussi manichéens que je ne le pensais a priori. Plus agréable encore, j'ai apprécié de constater que le récit ne se focalise pas sur le fantastique, le surnaturel ou les techniques employées par Frankenstein pour donner vie à la créature. Au contraire, le récit s'attarde beaucoup sur les sentiments, sur la psychologie des protagonistes, leurs vécus,… c'est réellement passionnant et rend le récit crédible et surtout intemporel, ce qui est intéressant lorsque la lecture se fait 195 ans après l'écriture.

Autre point qui m'a quelque peu surpris, la construction narrative : Robert Walton raconte dans un ensemble de lettres, sa rencontre avec Victor Frankenstein, puis il rapporte l'histoire de Victor Frankenstein, puis Victor Frankenstein rapporte les propos du monstre qu'il a créé, puis on revient au narrateur initial en repassant préalablement par Victor, un peu comme si la narration était construite sous la forme d'une poupée russe. Cette construction m'a intriguée.

Logiciel libre : Lobbying auprès des primaires

La réforme des rythmes scolaires à l'école primaire actuellement en cours (passage à 5 jours en 2014 pour tous, en 2013 pour les villes qui l'ont voulu) est l'occasion pour de nombreuses petites communes de mettre à contribution ou du moins de rechercher la contribution d'un maximum de bénévoles pour intervenir auprès de nos chères petites têtes blondes afin de les occuper leur faire découvrir de nouveaux horizons pendant les heures libérées. Ce sont, il me semble, les travaux manuels et les activités sportives qui occuperont principalement les enfants.

Je ne suis pas informaticien, juste un peu passionné par certains aspects de l'informatique (libre). Mon plus grand fils est en CP, dans une école qui attendra son entrée en CE1 pour faire le grand saut. Parfois je me dis que si j'avais du temps pendant ces nouveaux horaires d'activités, j'adorerais faire découvrir aux enfants ce qu'est un système d'exploitation, la liberté, un clavier bepo, expliquer les conséquences de l'utilisation d'outils tels que les réseaux sociaux, le DIY, la modélisation 3D, l'impression 3D, le plaisir que l'on prend à contribuer plutôt que consommer uniquement… Ce dernier exemple me venant à l'esprit en pensant à une question que je me pose souvent : Quel pourcentage de lycéens savent qu'un ordinateur ne sert pas uniquement à jouer à LoL, empiler/casser des cubes ou encore regarder sa page Facebook et sa liste de contacts Skype ? Mais s'il ne font que ça, c'est peut-être seulement parce qu'ils ne savent pas vraiment quoi faire d'autre…

Alors évidemment, le fait que le public soit très jeune (5 - 11 ans) rend la tâche plus complexe. Mais quand je vois comment mon fils utilise XBMC aisément alors qu'il ne sait pas lire, quand je vois avec quelle rapidité il a appris à lancer/jouer/… avec Gcompris et autres… je me dis que le public visé est très certainement plus attentif et malin qu'on pourrait être tenté de le penser en premier lieu.

Je me demande si des GUL (Groupes d'Utilisateurs Linux) ont contacté des mairies et ont mis en place ce genre d'intervention et si cela se fait s'ils ont trouvé facilement des bénévoles, si les mairies et les écoles ont été à leur écoute ou si le foot reste une priorité… Si des interventions de ce type devaient être faites, ne serait-il pas pertinent de mettre en place un système de cours/fiches en ligne pour qu'un maximum de personnes puissent intervenir à leur tour dans des écoles sans réinventer la roue ?

Votre opinion ?

Texte publié initialement sur linuxfr.org parce que je voulais connaître l'avis des moules, qui aurait peut-être sa place sur Framasoft pour connaître l'opinion de sa communauté, mais que je reprends ici, parce qu'on se sent bien chez soi.

Game of Totorones

Ma sœur vient de se marier. Pour offrir des dragées (et M&Ms, parce que ma sœur et mon beauf ne sont pas très à cheval sur la tradition, et c'est tant mieux), chaque invité a eu droit à son pot décoré par leur soin. Un travail titanesque si vous voulez mon avis mais le résultat est chouette. Pourquoi j'en parle ici, tout simplement parce que cette photo, réalisée sans copié/collé, m'a beaucoup plu (cliquez pour voir la photo originale) :

GameOfTotorones.jpg

Le procès

proces.jpg : "Le procès" de Franz Kafka : Œuvre posthume recueillie par son ami Max Brod

Joseph K se fait arrêté pour une raison qu'il ignore. La justice, au fonctionnement particulièrement complexe et inhumain, lui fera vivre un véritable calvaire. Souhaitant faire en sorte que la justice reconnaisse son erreur, il fera son possible pour connaître la raison de son inculpation et tentera de modifier les rouages de la justice pour que l'institution change.

Un livre très intéressant, laissant hélas, mais tout à fait logiquement, un goût d'inachevé.

C'est la première fois que je lis un livre en version numérique, j'ai profité de la disponibilité de ce roman libre et gratuit directement depuis l'application libre et gratuite FBReader. Je souhaitais vraiment acheté le livre en version papier mais la simplicité d'accès (argument premier puisque je n'ai pas eu le temps de me rendre à la librairie avant mon départ vers le lieu où je souhaitais le lire), la gratuité, la liberté et la possibilité de pouvoir emporter avec moi plusieurs livres dans mon téléphone ont eu raison de ma compulsion à collectionner et exposer mes livres dans ma bibliothèque. J'avoue que je suis relativement satisfait de cette expérience de lecture, contrairement à ce que je supposais a priori. Si ce n'est la présentation de la bibliothèque virtuelle qui me semble austère et le thème par défaut des livres qui me semble particulièrement vieillot, l'application est agréable. J'ai surtout apprécié la barre de progression discrète mais en permanence affichée et la grande facilité de personnalisation.

C'est la conférence "Si, vous avez quelque chose à cacher" de Numendil qui m'a donné envie de lire ce chef d'œuvre. La conférence est très intéressante même si hélas l'auteur élude quelques questions importantes et surtout exagère certains points de son argumentation, principalement dans la seconde moitié de la conférence. C'est vraiment dommage car une telle présentation pourrait être très utile comme support didactique… Même si ce n'était sûrement pas le but premier de Numendil, il a réussi à me convaincre de lire "Le procès".

J'avais une image erronée des livres de Kafka. On connaît et utilise tous régulièrement l'adjectif "kafkaïen" pour se référer à des choses oppressante. Je l'utilise moi-même régulièrement lorsque je parle de l'architecture des bâtiments et l'immensité vide des places de Rennes (placez-vous au centre de l'Esplanade Charles-de-Gaulle ou devant la gare, vous comprendrez aisément). Je pensais que cet adjectif décrivait non seulement les institutions décrites dans la littérature de Franz Kafka mais également la taille de ses romans, il n'en ai rien le livre est relativement simple d'accès et se lit assez vite.

Les bons stratèges ne sont pas forcément de bons mathématiciens

Situation : Owen (6 ans) et Noham (5 ans) jouent.

  • <Noham> Les méchants sont là-bas, il y en a au moins quarante-dix
  • <Owen> Non, ils sont cent-quatre-vingt-cent !

Les Annales du Disque-Monde : Sourcellerie

sourcellerie.jpg : "Sourcellerie" de Terry Pratchett : Retour aux sources

Thune n'est pas un sorcier, c'est le huitième fils, d'un huitième fils, d'un huitième fils, un sourcelier donc, un jeune homme utilisant la magie originelle. Aidé par son père plus ou moins réincarné en bâton (pour faire simple), il souhaite devenir Archichancelier. Il débarque donc à l'Université de l'Invisible d'Ankh-Morpork pour y faire quelques chamboulements. Notre ami Rincevent, contrecarre les plans du jeune sourcelier en mettant le chapeau de l'Archichancelier à l'abri, non pas par choix mais plutôt parce que, comme d'habitude, l'aventure vient à lui. Il rencontrera entre autres, la belle Conina, fille du célèbre Cohen le Barbare, qui aurait souhaité devenir coiffeuse mais qui massacre à tour de bras de façon implacable et Nijel le Destructeur, apprenti héros débutant se référant régulièrement à son manuel.

Je suppose que quelqu'un qui n'a jamais lu de livre de Terry Pratchet, considère ce petit résumé comme particulièrement incompréhensible. Pourtant tout est là. Comme les autres tomes des annales du disque-monde, un pur régal.

Les joies de la conjugaison

  • <Owen> Pourquoi c'est nous qui l'accroche ?
  • <Papa> Pourquoi c'est nous qui l'accrochons !
  • <Owen> Pourquoi c'est nous qu'on l'accrochons ?
  • <Papa> …

Mon nouveau projet libre : Blenderfr.org

Depuis que Warmux est mort, depuis que je n'écris plus d'articles (ou très peu) sur des logiciels libres, le fait de ne plus être impliqué dans un projet libre commençait à me titiller. Mais que faire ? Dans quel projet s'investir ? Créer quelque chose de nouveau ou rejoindre une communauté ? Pas toujours simple de savoir où aller.

Dernièrement, je m'amuse avec un logiciel en particulier : Blender. C'est un logiciel de modélisation et d'animation libre et particulièrement complet. Je m'amuse énormément avec, que ce soit pour le travail ou à la maison. Je m'amuse, certes mais je galère aussi énormément car la prise en main est quelque peu ardue (et encore, c'est un régal si l'on compare avec la première version que j'ai essayée, bien avant la refonte de l'interface). Heureusement, lorsque l'on souhaite apprivoiser la bête, on trouve de nombreux tutoriels sur la toile. Les sites qui m'ont particulièrement aidé sont (dans le désordre) : Blender developer code, Blender Wiki, bt blendtuts, Blender Cookie, BlenderNation, BlenderGuru, Blender Nerd, Good Spirit Graphics, Blender 3D Architect, BlenderDiplom, Blender4d, Blender pour les architectes sur le site de Matthieu Dupont de Dinechin, BlenderClan.

Cette liste de ressources est longue mais notez que seuls les trois derniers liens renvoient vers des sites francophones. J'ai pensé que je passais certainement à coté de nombreux articles et tutoriels dispersés sur différents blogs comme j'ai pu le faire à quelques occasions (tag blender). Ma question : Comment faire pour donner plus de visibilité à ces articles dispersés ? Une réponse m'a semblé évidente : un planet !

Pour ceux d'entre vous qui l'ignore, un planet est un agrégat de billets publiés sur différents blogs. Cet agrégateur a pour but de réunir en un seul lieu, tous les articles en rapport avec un thème particulier. Pour les blogs agrégés, le planet apporte une certaine visibilité, pour les visiteurs du planet cela permet de trouver en un lieu différentes sources d'information. J'ai participé moi même à deux planets : un planet francophone dédié à la distribution Ubuntu Planet Ubuntu-fr, puis un autre dédié au libre Planet-libre. Depuis peu, j'ai d'ailleurs réintégré ce dernier.

J'ai commencé par proposer l'idée sur le forum de BlenderClan car ses membres forment une communauté très intéressante et j'ai eu un accueil particulièrement sympathique pour chacune de mes questions sur le forum. Passer outre une telle communauté m'aurait semblé absurde. L'idée semble potentiellement intéresser quelques personnes. Toutefois, celle d'ajouter une entrée dans sa todo list déjà bien fournie ne semble pas enthousiasmer outre mesure ebrain, l'administrateur du site. Il est alors temps pour moi de mettre les mains dans le cambouis numérique… C'est parti pour la création d'un planet francophone dédié à Blender !

Première étape : un nom de site

Si pour l'instant, le but est uniquement de créer un planet, il n'y a pas vraiment de raison de se limiter à cela à long terme, on évitera donc de déposer un nom y faisant référence. Sait-on jamais, si le projet fonctionne bien et qu'une communauté se créée autour, peut-être que d'autres fonctionnalités s'y rattacheront. Les sites communautaires francophones par excellence sont, à mes yeux, Framasoft et LinuxFr.org. Même si la pieuvre que devient, pour mon plus grand plaisir, le premier (Framalab, Framatrucs,…), j'ai toujours eu un petit faible pour le second. Je décide alors de prendre son nom comme référence, ce sera blenderfr.org, ça tombe bien le domaine est libre. Argh, petit imprévu, il existe déjà #blender-fr. Un petit tour sur le chan pour savoir si le fait que mon projet utilise un nom proche dérange me permettra d'avoir la conscience tranquille et surtout de rencontrer une communauté fort sympathique. D'une pierre, deux coups.

Seconde étape : un hébergeur

Plusieurs solutions s'offraient à moi : du gratuit, du payant, du libre,… J'aurais pu faire héberger le site chez free comme ce blog, mais je ne voulais pas du free.fr dans l'adresse. J'aurais pu proposer le projet chez TuxFamily mais il y a longtemps j'ai eu quelques contacts mail effroyablement irrespectueux et désagréables de son président. J'ai fini par me laisser tenter par OVH parce que leurs offres étaient claires, pas trop onéreuses, parce que j'avais déjà utilisé leurs services pour Warmux…

Troisième étape : un CMS

En fait, cette question ne s'est pas vraiment posée. Il existe de nombreuses solutions pour mettre en place des planets mais l'une d'elle me semblait plus évidente : Bilboplanet. C'est le CMS avec lequel Planet-libre est mis en place, il est libre et gratuit, développé par un francophone (ce qui permet des échanges potentiels plus simples), il est en train d'évoluer et au moment où l'idée du planet m'est venue, l'annonce d'une nouvelle version en cours de développement apparaissait dans mon agrégateur.

En une vingtaine de jours, j'ai envoyé une vingtaine de courriels à Grégoire de Hemptinne, développeur de BilboPlanet (sans parler des discussions par messagerie instantanée !). Je crois qu'arrivé à ce stade, on peut parler de harcèlement. Pourtant mon interlocuteur reste particulièrement patient, à l'écoute de mes remarques, rapports de bugs, requêtes, questions… Comment voulez-vous que je ne sois pas conforté dans mon choix lorsque les développeurs du projet ont un tel comportement ?

Quatrième étape : un logo

J'avais dans mes marques-pages, un tutoriel expliquant comment dessiner une planète réaliste, j'avais vu la vidéo il y a quelques temps et me souvenait qu'elle était intéressante. Comme pour appuyer l'idée que c'est bien à partir de ce tutoriel que je devais faire mon logo, Blender4d publie un billet sur le sujet au moment même où je cherche l'inspiration. J'applique le tutoriel sur une Suzanne (pour faire simple disons qu'il s'agit de la mascotte de Blender) et obtient un logo convenable.

logo.png

Cinquième étape : un CSS

Le style CSS par défaut de la version de développement de Bilboplanet ne me convient pas vraiment. J'ai commencé à le modifier mais j'ai encore énormément de travail à fournir pour obtenir un résultat qui me convienne parfaitement. Si j'attends que tout soit parfait pour ouvrir officiellement le projet, je vais attendre indéfiniment. Considérant que le site est correct, ne fait pas saigner des yeux, je décide d'ouvrir les hostilités et j'améliorerai le site au fur et à mesure.

Capture_du_2012-12-13_23_02_56.png

Bon, pour l'instant, c'est sûr, c'est plutôt ridicule puisque le planet n'agrège que quatre billets francophones en rapport avec Blender, les miens… Pour l'instant, la charte et l'inscription ne sont pas assez mises en avant (dans le menu en haut à droite) mais cela sera résolu sous peu.

Sixième étape : une charte

Je souhaite que tout ceux qui apprécient Blender puissent participer au projet, la charte est donc simple. Pour inscrire son flux sur Planet Blenderfr.org :

  1. Appréciez Blender
  2. Amusez-vous avec Blender
  3. Écrivez vos articles dans un français correct
  4. Pas d'insultes, d'incivilités,…

La charte évoluera peut-être en fonction des problèmes éventuellement rencontrés. J'espère que vous serez intéressés par le projet et que tout ceux qui ont des flux francophones en rapport avec Blender n'hésiteront pas à s'inscrire.

Retour sur Planet-Libre

J'ai claqué la porte de Planet-libre suite à un différent avec l'équipe modératrice. Un de mes billets avait été censuré parce qu'il ne respectait pas la charte en cours d'écriture,… bref. 3 ans plus tard, je me rends compte qu'écrire sur Planet-libre me manquait parfois. Je rempile.

Les menus…

Dans mon dernier article j'ai critiqué le menu de Gnome-Shell. Allons un peu plus loin et ajoutons Unity à la comparaison :

unity-gnomeshell-elementary

J'ai mis du texte en anglais (désolé si mon anglais n'est pas à la hauteur) pour pouvoir partager cette image avec un peu plus de monde…

Gnome 3.6, toujours décevant ?

J'essaye de m'y faire, j'essaye vraiment. La dernière fois que j'ai critiqué Gnome-Shell il n'était pas encore finalisé donc il était normal de constater de nombreuses lacunes. Un an et demi plus tard, je teste très sérieusement et plein d'espoir. Hélas le constat reste décevant, je reste convaincu que le chemin sera encore long avant de pouvoir dire que Gnome-Shell est intéressant.

Je déteste le menu de Unity, on y perd un temps incroyable, cette détestation m'a poussé à chercher une alternative. Mais finalement, le menu de Gnome-Shell n'est pas mieux. Quel est mon reproche ? Imaginez que vous souhaitiez lancer un jeu dont vous ne vous souvenez plus du nom (ça m'est arrivé il y a peu en voulant tester Bit.Trip Runner). Vous avez quantifié le nombre de clics et déplacements de souris qu'il faut faire pour afficher la liste complète des jeux installés sur votre poste ? C'est tout bonnement incroyable ! A contrario, le menu de Elementary-OS m'a particulièrement convaincu sur ce point, il est très simple et très efficace.

screenshot-slingshot.png

Pour être plus clair, voici une petite image qui se passe de commentaire (cliquer sur l'image pour un accès à la dernière version de l'image) :

gnomeshell-elementary.jpg

Mais comme Elementary-OS a un défaut que j'estime rédhibitoire, je refuse de l'utiliser. À mon sens, transformer 98% de mon écran en un énorme espace vide qui ne sert à rien d'autre qu'afficher une image est une véritable absurdité. Et même si, pour des raisons valables, on interdit l'organisation spatiale de documents dans cet espace (ce qui me semble déjà vraiment dommage), est-il vraiment nécessaire d'y interdire toute activité, toute fonctionnalité ? Un clic gauche/droit/milieu pourrait faire apparaître quelque chose, non ? Bref…

J'ai donc tenté de personnaliser Gnome-Shell pour le mettre à mon goût. Après tout, avec le grand nombre d'extensions disponibles, il devrait être possible d'en faire exactement ce que je veux. Sans convenir vraiment, le seul menu qui s'approchait un tant soit peu de ce que je recherchais est Axe Menu.

screenshot_327_4.png

Je l'active depuis le site, j'en profite pour activer également Dash To Dock et une dizaine d'extensions supplémentaires (dont Trash, Status Area Horizontal Spacing, Maximus, All-in-one Places,…). Le constat final est amer : Les 3/4 des extensions que j'estimais nécessaires à l'obtention d'un environnement convenable et utilisable ne sont pas compatibles avec Gnome 3.6 (sortie il y a un petit peu plus d'un mois) et comme si cela n'était pas suffisant pour me faire enrager, rien ne m'indiquait que les extensions que j'installais et activais depuis le site officiel étaient incompatibles et que par conséquent rien ne se passait.

Que dois-je faire maintenant ? Patienter ? Après un an et demi d'attente, n'est-ce pas quelque peu frustrant ?

Après l'installation de Ubuntu 12.10

Il n'est pas vraiment nécessaire d'expliquer comment installer Ubuntu 12.10. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est d'une simplicité enfantine. Par contre, après installation, il reste quelques petites modifications à faire, avis complètement personnel. Ce billet est évolutif et n'a pas pour but d'être particulièrement didactique.

sudo add-apt-repository

Quelques dépôts supplémentaires que j'affectionne, à ajouter en fonction du besoin :

sudo apt-get install

Il y a certains paquets qui ne sont pas installés par défaut, mais qui me semblent très souvent indispensables : ubuntu-restricted-extras htop cheese vlc gnome-mplayer nautilus-open-terminal dconf-tools ppa-purge imagemagick pyrenamer inkscape ghostscript poppler-utils ffmpeg gimp-plugin-registry thunderbird preload

Logiciels supplémentaires et modules complémentaires.

Un logiciel propriétaire, Google Chat Video. C'est la seule solution de messagerie instantanée que j'ai trouvée qui permette la visioconférence avec des utilisateurs de Mac et Windows. Je n'ai pas testé la dernière version de Empathy pour un appel vidéo Empathy−Google Chat, la version précédente en tout cas n'était pas à la hauteur, au niveau de la qualité sonore principalement (gros problème d'écho entre autres).

Extension Firefox : Adblock-plus, au-revoir-utm,

Paramètres système

Toutes les entrées de ce menu sont à visiter pour diverses modifications.

  • « Prise en charge des langues » pour mettre l'intégralité du système en français .
  • « Agencement du clavier » → « Options » pour activer « Séquence de touches pour tuer le serveur X » .
  • « Luminosité et verrouillage » pour désactiver « Lock » et la demande de mot de passe en retour de veille .

Résoudre le conflit de raccourci clavier Alt+Clic

Alt+Clic déplace la fenêtre, or dans Gimp, dans Inkscape et certainement dans d'autres logiciels, Alt+Clic est utilisé pour certaines actions (par exemple, dans Inkscape, « Sélection de l'objet en dessous », fonction très pratique !). Ce conflit de raccourci ne déchaîne pas les passions. Je l'ai signalé à divers endroits (dont ici) il y a au moins 5 ans sans que rien ne change. La procédure pour modifier le raccourci de déplacement de fenêtre varie avec les versions. La méthode pour 12.10  :

  • Installation et lancement du « Gestionnaire des paramètres CompizConfig » : sudo apt-get install compizconfig-settings-manager && ccsm
  • Dans Gestion des fenêtres → Déplacer la fenêtre → Modifier à votre guise l'entrée « Lancer le déplacement de la fenêtre » dont l'icône est une souris

Boîte de dialogue d'impression de Gnome dans LibreOffice

La boîte de dialogue d'impression de LibreOffice est nulle, tout simplement. Donc pour supprimer cette horreur non ergonomique (plus de clics pour moins de plaisir ?), rendez-vous dans « Outils → Options → Général » pour  :

  • Décocher « Utiliser les boîtes de dialogues LibreOffice »
  • Cocher « Activer les fonctions expérimentales (non stabilisées) »

Astuces en vrac

Quelques astuces simples pour améliorer le quotidien. Notez que certaines d'entre elles peuvent être appliquées via des interfaces graphiques, mais on perd tellement de temps dans les menus…

  • Supprimer Amazon de Unity  : sudo apt-get remove unity-lens-shopping && unity --replace
  • Accélérer l'animation de diminution des fenêtres : dconf write /com/canonical/unity/minimize-speed-threshold 0
  • Désactiver l'envoi de rapports d'erreur  : sudo sed -i -e "s/enabled=1/enabled=0/g" /etc/default/apport
  • Multimédia → Lecture des DVD (nécessite libdvdread4, qui est aussi disponible via ubuntu-restricted-extras)  : sudo /usr/share/doc/libdvdread4/install-css.sh
  • Afficher des icônes dans les menus pour plus de lisibilité : dconf write /org/gnome/desktop/interface/menus-have-icons true
  • Horloge → Afficher la date en plus de l'heure : dconf write /com/canonical/indicator/datetime/show-date true
  • Horloge → Afficher le jour en plus de l'heure : dconf write /com/canonical/indicator/datetime/show-day true
  • Nautilus → Afficher directement la taille des fichiers sous le nom : dconf write /org/gnome/nautilus/icon-view/captions "['size', 'date-modified']"
  • Nautilus → La gestion avancée des permissions de fichiers m'a toujours semblé plus claire : dconf write /org/gnome/nautilus/preferences/show-advanced-permissions true
  • Nautilus → L'affichage de la barre de statut permet d'avoir un œil sur quelques informations intéressantes : dconf write /org/gnome/nautilus/window-state/start-with-status-bar true

nautilus_taille_fichiers.jpg

Amélioration du terminal

Pour rechercher directement dans l'historique du terminal en tapant le début d'une commande puis ⇞ ou ⇟ : sudo nano /etc/inputrc

# alternate mappings for "page up" and "page down" to search the history
"\e[5~": history-search-backward
"\e[6~": history-search-forward

C'est incroyable qu'après autant de versions, Ubuntu n'ait toujours pas un shell un peu sympa, ne serait-ce qu'avec un $ coloré, c'est tellement plus pratique au quotidien… Pour avoir un peu de couleur vous pouvez par exemple copier l'extrait correspondant de mon fichier ~/.bashrc :

#### Completion auto ####
if [ "$PS1" -a -f /etc/bash_completion ]; then
. /etc/bash_completion
fi

######## Couleur ########
if [ "$PS1" ]; then
PS1='${debian_chroot:+($debian_chroot)}\[\033[0;31m\]\u@\h\[\033[0;0m\]:\[\033[0;33m\]\w\[\033[0;0m\]\$ '
fi

## Historique amélioré ##
export HISTCONTROL=ignoreboth
export HISTIGNORE="cd:ls:[bf]g:clear"

######### Alias #########
alias cp="cp -i"
alias mv="mv -i"
alias rm="rm -i"
alias md="mkdir"
alias rd="rmdir"
alias cd..="cd .."
alias cdrom="mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom"
alias screenshot="import -pause 5 -window root"
alias processeur="cat /proc/cpuinfo"
alias mkdir="mkdir -p"
alias rezo="sudo watch netstat -alpe --ip"
alias update="sudo apt-get update"
alias upgrade="sudo apt-get update && sudo apt-get upgrade"
alias addppa="sudo add-apt-repository"

color_term.jpg

Reste à voir

  • Pilotes non libres
  • nautilus-scripts
  • diodon ou Glippy
  • Enable 'Show Remaining Space Left' Option in Nautilus File Browser http://www.techdrivein.com/2012/06/25-things-i-did-after-installing-ubuntu.html
  • Unity : Dodge Windows ?
  • menus_have_icons

Les enfants nous font parfois dire des phrases qu'on aurait pensé ne jamais prononcer ou même entendre…

  • <Papa> Owen, va ranger ta chambre !
  • <Owen (équipé d'une cape)> Je suis pas Owen, je suis Batman !
  • <Papa> Oui, ben : Batman, va ranger ta chambre !

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