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Ubik

Ubik.jpg : "Ubik" de Philip K. Dick : Mc Fly dans la matrice sous amphétamine

Lire un livre de science-fiction 50 ans après son écriture peut être particulièrement déroutant… Les premières dizaines de pages sont relativement étranges à lire, en particulier parce que Philip K. Dick y intègre énormément d’objets futuristes qui semblent aujourd’hui très rétro. Petite liste non exhaustive, dans les 30 premières pages nous trouvons : aspirateur avec batterie à hélium, vid-phone, table en néo-teck, homéojournal, robot encaisseur de loyer, répondeur homéostatique, conapt (pour appartement), un téléphone miniaturisé... Ajoutez à cela certaines remarques qui peuvent faire penser à un sexisme années 60 et quelques objets qu’il semble absurde de citer dans un livre de science fiction (tabac à priser par exemple), vous comprenez vite que l’auteur et vous n’êtes pas exactement de la même génération. Dans Dracula, j’avais trouvé amusant de voir le Brandi régulièrement cité comme remède, 70 ans plus tard ce sont les amphétamines qui tiennent le même rôle dans Ubik. Pour ceux qui l’ignoreraient, l’auteur en consomme très régulièrement, à cette époque elle n’était d’ailleurs pas classée comme stupéfiant. Pour en finir avec les réflexions sur les différences générationnelles, on notera que l’auteur dénonce le racisme ordinaire des années 30-40.

Philip K Dick est un très très bon écrivain et une fois le décor posé, il vous plonge dans son univers, vous oubliez complètement le décalage temporel entre son écriture et votre lecture, pour vous plonger dans son récit. Vous ne comprenez pas où il vous emmène, vous comprenez juste que vous voulez le suivre, vous immerger dans son roman, comprendre et analyser ce qui arrive à Joe Chip, le protagoniste principal du roman, piégé dans une régression temporelle suite à une explosion lors d’une mission visant à neutraliser précogs et télépathes.

J’avais vraiment adoré Substance Mort et Minority Report, cela fait donc un nouveau roman de Philip K Dick que j’apprécie pleinement.

Dans le futur décrit dans le roman, toutes les machines, mêmes personnelles (de la cafetière à la porte d’entrée), nécessitent une pièce de monnaie pour fonctionner. Ceci amène parfois à des situations grotesques très amusantes. Joe étant toujours à court de monnaie, tentant de négocier avec sa porte d’entrée me semble être à la fois très drôle et critique de notre société de consommation.

Détail anecdotique qui m’a amusé, je pense que c’est la première fois que je trouve dans une même page des références à Platon et à Winnie l'ourson.

Pyramide : En trois…

  • <Yaël> Aah ! Ça me donne la grippe !
  • <Papa> Quoi ?
  • <Yaël> La grippe des poupoules
  • <Papa> …
  • <Yaël> Les hérissons
  • <Papa> La chaire de poule ?
  • <Yaël> Oui, ça me donne la chaire de poule

Je ne me suis aperçu de rien

  • <Papa> Par contre « apercevoir » ne s’écrit pas du tout comme tu l’as écrit
  • <Owen> Mais je n’ai pas oublié le i !
  • <Papa> Il n’y a pas de i dans « apercevoir », du moins pas là où tu l’as mis, et ce n’est pas vraiment le seul problème… « à pairse voir » n’est pas la bonne orthographe.

J’ai un don

Il y a quelques années, une amie et moi avions une discussion à propos des coupeurs de feu (aussi appeler passeurs de feu). Ma façon de penser "sceptique par défaut" m’empêche d’adhérer à la croyance d’un pouvoir surnaturel, mon amie qui est plus proche d’une "croyante par défaut" m’explique qu’elle même ne coupe pas le feu mais à le pouvoir de couper… le hoquet. Ne pouvant retenir longtemps les muscles de ma mâchoire, un large sourire incrédule apparaît sur mon visage, elle ne se démonte pas, elle sait qu’elle a se pouvoir et qu’il fonctionne, comme j’ai régulièrement des hoquets, elle me dit qu’elle me prouvera, en temps voulu, qu’elle n’invente rien.

Quelques semaines plus tard, une myoclonie phrénoglottique semble vouloir s’installer durablement dans mon système respiratoire. La démonstration peut commencer. Elle est tellement sûre d’elle, je pense : « Avec le bol que j’ai comme par hasard, ça va marcher et je ne vais rien pouvoir expliquer ». Elle me regarde dans les yeux, me demande de dire « Je te donne mon hoquet », me réponds « Je te prends ton hoquet » en faisant un geste de la main pour attraper quelque chose d’invisible dans l’air. Et mon hoquet disparaît directement, comme… par magie.

Elle a un don elle me l’a prouvé, je dois bien admettre que cette conclusion est vraiment incompréhensible pour moi…

Imaginez mon désarroi, je construis un puzzle énorme et multicolore intitulé « Ma compréhension du monde », le contour est fini, j’ai réussi avec le temps à imbriquer quelques pièces au bord, plus on va vers le centre plus les morceaux sont petits et difficiles à placer. À côté, j’ai aussi un puzzle « Contes, mythologie, croyances » dont les pièces sont de couleur octarine. Mon amie vient de me donner une nouvelle pièce, j’étais persuadé qu’elle faisait partie du second puzzle mais elle vient de me prouver qu’elle fait partie du premier. J’ai beau chercher dans tous les sens, elle ne s’imbrique dans aucune des pièces que j’ai déjà placées, elle reste donc dans mon aire de jeu sans que je puisse la placer, c’est très ennuyeux. Elle restera là quelques temps ! Pendant quelques années mêmes. Je continue à imbriquer des pièces petits à petits et un jour enfin, hier en fait, je vois où elle s’imbrique, c’est clair, c’est évident…

Hier, je surfais sur la toile, sur http://www.universcience.tv en l’occurrence. Après lecture, je tombais alors sur une vidéo de Max Bird, je la trouve tellement bien que je me fais un binge watching de sa chaîne (que je vous recommande vivement) :

maxbird_p.jpg

et de fils en aiguille, je tombe sur la très intéressante chaîne de Fabien Olicard et surtout sa vidéo : Faire passer les migraines et le hoquet par mentalisme :

C’est la pièce qui me manquait pour pouvoir comprendre ce qui s’était passé il y a deux ans et qui restait comme un caillou dans la chaussure de ma compréhension. Il n’y a pas de magie, pas de don, pas de pouvoir, il ne s’agit pas de quelque chose de surnaturel, ce phénomène est très bien expliqué par des études, des analyses, des tests, est reproductible, s’ajuste parfaitement dans mon puzzle mental ! Mon incompréhension venait simplement d’un mauvais raisonnement de ma part : Ce n’est pas parce que l’effet est vrai, que la raison évoquée l’est également.

Ma femme n’a jamais le hoquet, du moins ceux-ci ne durent jamais car, elle me l’expliquait hier soir, inconsciemment elle a trouvé une méthode qui s’apparente certainement à de l’auto-suggestion. Je sais également que certains réussissent à soulager leur migraine grâce à l’auto-hypnose (je connais personnellement un enfant qui a appris cette méthode). Je tenterai d’appliquer sur moi-même la méthode décrite par Fabien Olicard, après tout, je suis convaincu que la méthode est efficace, je vois bien que ma femme y arrive, je n’ai qu’à me convaincre moi-même, or je suis convaincu !

J’hésite maintenant à renseigner mon amie sur sa méthode, dois-je lui en expliquer les rouages ? Après tout, plus elle est convaincue de son don, plus elle est convaincante, or plus elle est convaincante, plus elle est efficace. Je n’aime pas l’obscurantisme je n’aime pas la laisser dans sa croyance et en même temps je n’ai pas envie de passer pour un monsieur-rationnel-je-sais-tout. Surtout, son puzzle n’est pas construit comme le mien… je vais lui donner une pièce qui ne s’accrochera nulle part dans son cadre mental, est-ce vraiment utile et pertinent ? Un choix que je trouve complexe.

Écoutez nos défaites

CVT_Ecoutez-nos-defaites_3325.jpg : "Écoutez nos défaites" de Laurent Gaudé : Au cœur de la bataille

Comme dans Eldorado et Le soleil des Scorta, Lauront Gaudé fait s’entrecroiser les récits, son histoire au cœur de l’Histoire. Si un livre comme Écoutez nos défaites est utilisé en complément d’un manuel scolaire, je pense que l’apprentissage de l’Histoire pourrait être très attrayant. Certes, c’est fictif, ne relate pas les événements tels qu’ils se sont déroulés mais un tel roman ajoute de l’humain, de l’empathie, là où l’encyclopédie est froide et détachée. Après lecture, j’ai envie de me plonger dans des livres d’Histoire pour en apprendre plus sur Grant, Hannibal, Hailé Sélassié, j’ai envie de les découvrir.

J’aimerais vraiment comprendre les techniques qu’utilise Laurent Gaudé pour rendre ses personnages si touchants, pour les rendre si vrais, c’est la troisième fois que je suis bluffé par cette caractéristique de ses livres (et j’en ai lu trois).

J’aurais peut-être aimé que l’histoire de Assem Graïeb (le "héros") et Mariam (son "amour") soit plus longue, croiser un peu plus Job (le "méchant"), que la narration soit plus développée, sans forcément en faire un roman d’amour, d’espionnage ou d’action, sans forcément rendre le roman caricatural (comme le font mes parenthèses ici) mais me faire vivre une aventure avec ces personnages. J’ai l’impression d’avoir eu en main un jeu de figurine avec les plus beaux personnages du monde mais de ne pas avoir eu le temps de jouer.

« 5 extensions Blender » et « Grav » dans Linux Pratique 97 (Septembre-Octobre 2016)

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Deux articles dans ce numéro de Linux Pratique :

  • Tout d’abord un article présentant 5 extensions pour Blender que je trouve très intéressantes. Le plus difficile pour écrire cet article n’a pas été de tester et décrire les extensions mais bien de n’en sélectionner que 5 !

5extensionsblender.png

  • Et un article de 9 pages décrivant en détail tout ce qu’il faut pour installer et utiliser Grav, un CMS que je trouve génial : Markdown, flat-file, moderne,… Testez-le !

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Éloge du polythéisme

22510100165830L.jpg : "Éloge du polythéisme" de Maurizio Bettini : Ce que peuvent nous apprendre les religions antiques

J’ai fait un an de catéchisme lorsque j’étais enfant, à ma demande. Mais cela ne correspondait pas à mes attentes puisque sans le comprendre à l’époque, j’avais une démarche scientifique : Je croyais que le catéchisme consistait à chercher dans des textes anciens et des fouilles archéologiques les preuves de l’existence de Dieu. Contrairement à ce que je pensais, il s’agissait d’un axiome. Mes camarades m’expliquaient qu’il fallait continuer car des cadeaux sont offerts pour la communion donc il ne me restait plus qu’un an à faire. Aujourd’hui, encore je reste surpris par l’attitude d’enfants censés apprendre la religion catholique et ses principes, qui restent seulement par appât du gain.

Je suis athée. J’ai, de manière générale, une démarche de sceptique. À mon sens, une vidéo comme « Comment Tester le Paranormal avec la Science ? » d’« Hygiène Mentale » est une source d’inspiration.

Je tente d’être tolérant envers les croyances d’autrui mais j’ai souvent du mal a rester curieux tant les arguments me semblent parfois aberrants ou mal construits, quel que soit le domaine : l’astrologie, la voyance, les extraterrestres, le vaudou, la télépathie, les chemtrails, la téléportation (non quantique), les voyages dans le temps, les fantômes ou la religion. J’ai un réel besoin d’arguments pas d’un stupide « La science n’explique pas tout ». Je découvre, après rédaction de cet article, au moment d’ajouter les liens, l’épisode L’ouverture d'esprit et ses limites qui résume très bien ce que je pense :

Mais la religion est certainement plus complexe à analyser et discuter car il ne s’agit pas seulement de croyance, elle est liée à une façon de se comporter, à une vie en communauté, même à des habitudes alimentaires ou sexuelles, après deux millénaires la religion influence également la vie des non-croyants car elle est imbriquée dans la sphère publique. Quant à la sphère privée des croyants, elle est tellement imprégnée qu’il est quasi impossible d’argumenter sur le bien fondé ou non ne serait-ce que d’un élément de cette croyance.

Il me semble parfois aberrant que certaines images/métaphores soient prises au premier degré mais ceux qui font ce genre d’erreurs sont peut enclines à en discuter. Parfois toutefois j’aimerais opposer certains arguments aux plus fanatiques des monothéistes. Par exemple, lorsque des témoins de Jéhovah frappe à ma porte, je la referme rapidement mais parfois j’aimerais leur dire que je ne crois pas en leur dieu unique mais en Rê, Zeus ou les matrones, que ces dieux ne me paraissent pas moins stupides que le leur, qu’il s’agit dans les deux cas de mythologie, pas de faits. Qu’il n’y a pas de raison de croire plus en l’un de ses systèmes de penser que l’autre. Que l’on souhaite vivre selon les principes chrétiens (ou autre) je peux le comprendre, confondre symboles et faits me semble par contre très étrange.

Suis-je vraiment le public visé par Maurizio Bettini, je l’ignore, toujours est-il que j’ai été réceptif à son message. Quand on m’a proposé de lire l’« Éloge du polythéisme », je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre mais je pensais qu’elle m’apporterait au moins des connaissances sur le polythéisme. J’ai été agréablement surpris dès les premières pages, l’argumentation est construite, bourrée de références. Le livre ressemble beaucoup à une démarche scientifique, si ce n’est que l’auteur ne s’appuie pas sur des formules ou des expériences mais sur d’autres textes. La clarté de la structure rend le contenu beaucoup plus simple à assimiler.

J’ai l’impression d’avoir appris beaucoup sur les religions polythéistes mais également sur les religions monothéistes, certaines explications de sémantique sont éclairantes (en particulier le mot « polythéisme » lui-même)… C’est un livre qui appelle à une plus grande ouverture, une vraie ouverture. Même si aucune solution n’est vraiment apportée par le texte du moins pas à court terme et sans réelle volonté des instances religieuses, il explique bien en détail ce que la construction même des religions monothéistes implique en terme de tolérance, ce qui serait bon de prendre des religions antiques pour aider au vivre ensemble. C’est un texte que j’ai trouvé très intéressant. Le chapitre « conférer la citoyenneté aux Dieux » est un éloge au civisme et à la citoyenneté, très inspirant.

En somme, on « apprend à connaître » les divinités d’autrui au fil du temps. Une fois que l’on est conscient de leur existence […] il est possible de procéder à leur intégration parmi ses dieux à soi. Il s’agit toutefois d’un processus qui implique de l’intérêt, de la curiosité pour les autres dieux, ainsi qu’une volonté de « savoir ». En pays monothéiste, au contraire − hormis l’attitude des esprits ouverts et éclairés −, non seulement les autres dieux ne soulèvent ni curiosité, ni désir de savoir, mais au contraire, ils suscitent généralement un sentiment d’indifférence ou de supériorité, quand ils ne sont pas condamnés. […] ma femme, qui est chinoise, a pu expérimenter, pendant un demi-siècle, comment ses convictions religieuses étaient attaquées ou même dévalorisées par des missionnaires chrétiens, des politiciens américains, voire des occidentaux lambda… et elle était consciente du fait que cette situation durait déjà depuis cinq siècles.

Petite digression : Certains passages à propos des statuettes représentants les dieux antiques, dans des panthéons ouverts aux dieux des autres, m’ont vraiment fait penser à l’influence des mangas et comics de nos jours. Chaque culture apporte sa pierre à l’édifice et chacun est libre de choisir ou non d’être diverti par les histoires des autres cultures.

Si je devais apporter un bémol toutefois, je regrette une chose dans la construction : une impression de répétition. Plusieurs chapitres amènent à des conclusions, plutôt qu’en faire un résumé en fin de texte, l’auteur choisi de les répéter à chaque nouvel ajout : « Donc A. Nous avons vu que A mais nous constatons également B. Nous avons vu que A et B, nous pouvons aussi C. Certes A, B et C mais… ». La répétition aide à mémoriser certes, c’est aussi relativement pénible. J’aurais préféré une conclusion plus fournie en fin de texte que cette solution. Surtout cela donne l’impression que le chapitre « Crépuscule de l’écriture » est moins développé puisqu’il ne sera aucunement repris. La conclusion de ce chapitre est intéressante mais l’argumentation semble de ce fait moins appuyée que le reste.

L’édition « Les belles lettres » est très correcte. À 14 € pour un format poche, une édition se doit de l’être.

Jusqu’où peut-on aller pour ne pas faire ses devoirs ?

  • <Papa> « Souvent » ça s’écrit « ent » pas « ant »
  • <Owen (en larmes)> Pourquoi ? C’est quoi la règle ?
  • <Papa> Je ne sais pas trop
  • <Owen> En plus quand c’est « ent » à la fin, on ne le prononce pas
  • <Papa> Quand c’est un verbe conjugué oui
  • <Owen> C’est nul le français
  • <Papa> Je suis désolé, toutes les langues n’ont pas des règles aussi simples que l’esperanto, je veux bien que tu apprennes l’esperanto mais tu dois apprendre le français…
  • <Owen> C’est nul le français, les français sont tous des idiots, même des C, O, N.
  • <Papa> Ceux qui ont décidé des règles et exceptions ou refusé de simplifier les règles, un peu oui peut-être, mais pas tous les français… et puis les autres langues aussi ont des exceptions et des difficultés grammaticales.
  • <Owen> C’est nul le français ! C’est nul les êtres humains !
  • <Papa> Tu veux changer ? ne plus faire parti de la race humaine ?
  • <Owen> JE VEUX MOURIR !
  • <Papa> Parce que « Souvent » s’écrit « ent » et non « ant » ? Tu ne crois pas que c’est un peu exagéré de vouloir mourir parce que tu as fait une faute dans tes devoirs ?
  • <Owen (grand sourire)> Un peu, oui…

Les Annales du Disque-Monde : Au guet !

 : "Au guet !" de Terry Pratchett : 22, v’la le dragon

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu un Terry Pratchet, cela me manquait. C’est toujours agréable de se balader à Ankh Morpork.

Un très rapide résumé : Quand on joue avec le feu on se brûle, alors quand on joue à invoquer des dragons… Carotte un grand bonhomme qui se prend pour un nain rejoint le guet. Un dragon c’est chaud. Quand on tente de faire appliquer la loi à Ankh Morpork rien n’est simple. Un déménagement de bibliothèque implique certainement l’émission d’ondes gravitationnelles à cause du poids des mots…

Petites citations :

La connaissance, c’est le pouvoir… Le pouvoir, c’est l’énergie… L’énergie, c’est la matière… La matière, c’est la masse. Et la masse déforme l’espace. Elle le déforme en un espace B polyfractal.

Les derniers rats de l’assurance du frère Tourduguet fuirent le navire en perdition de son courage.

Quand on en a vraiment besoin, dit-il, les chances sur un million se produisent tout l’temps. C’est bien connu.

Sinon l’existence ressemblerait à un horrible martyre et le seul espoir serait qu’il n’existe pas de vie après la mort.

Remplace les sujets par des pronoms personnels

Exercice de cahier de vacances : « Remplace les sujets par des pronoms personnels », pour cela, il faut commencer par trouver le sujet…

  • <Owen> C’est quoi le sujet dans « Quelqu’un a volé les patins. » ?
  • <Papa> Le sujet c’est celui qui fait l’action
  • <Owen> Patins ?
  • <Papa> Non, qui a volé les patins ?
  • <Owen> Bah on ne sait pas ! Ils ne disent pas qui c’est…
  • <Papa> Quelqu’un.
  • <Owen> Oui mais qui ?

Post-it Inkscape : Réinitialiser le centre de rotation

Ce matin, j’ai eu le plaisir d’assister à quelques conférences de Grafik Labor.

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Grafik Labor est un événement proposé par l’AFGRAL, dont l’objectif est de fédérer autour des logiciels libres graphiques : des conférences Gimp, Blender, Inkscape, Scribus, Synfig, Gstreamer,… pour moi c’est un peu le paradis. Ça se déroulait le 2 et 3 juillet à Rennes et les locaux d’AFGRAL étaient complets, c’est vraiment cool de voir que le sujet intéresse plein de monde.

Ce matin, Elisa de C. Guerra présentait les bases de Inkscape. Je connais déjà assez bien ce soft puisque j’initie moi-même régulièrement mes collègues à l’utilisation de ce logiciel de dessin vectoriel. La conférence était donc très intéressante pour moi, non pas pour apprendre les bases mais pour voir comment Elisa, que je sais très bonne pédagogue, développe sa présentation, pour éventuellement m’en inspirer pour la forme, le rythme ou le contenu.

Une question s’est posée : Comment réinitialiser la position du centre de rotation ? C’est une question que je m’étais déjà posée sans jamais être suffisamment ennuyé pour chercher à la résoudre.

Quel est le problème ?

Lorsque vous cliquez deux fois avec l’outil de sélection sur un objet, vous faites apparaître les poignées de rotation et de cisaillement. Au centre de l’objet apparaît une croix : le centre de rotation.

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Il est possible de déplacer cette croix pour personnaliser l’axe de rotation mais comment faire pour replacer ce centre de rotation parfaitement au centre de l’objet si on l’a préalablement bougé ?

Quelles solutions ?

Une solution très simple proposée par un membre de l’assistance, ce matin, m’a intriguée et j’ai donc tenté de trouver une solution plus "correcte". Voici toutes les solutions que j’ai identifiées (la première est celle proposée, les deux autres sont celles que je viens de trouver, en bidouillant lors de la rédaction ce billet) :

  • Sélectionner l’objet et le grouper (Ctrl+G). Même si l’objet n’est groupé qu’à lui même, le centre de rotation n’est plus celui de l’objet mais celui du groupe, par défaut au centre donc… Ceci à l’avantage de permettre de réinitialiser le centre de rotation sans perdre définitivement le centre de rotation personnalisé.
  • Sélectionner l’objet et afficher l’éditeur XML (Maj+Ctrl+X), redéfinir à 0 les valeurs de inskscape:transform-center-x et inskscape:transform-center-y

Capture_du_2016-07-03_17-18-41.png

  • Tout simplement : Shift+clic gauche sur la croix (amusant de constater finalement qu’une solution très simple est disponible)

Prenez le temps d’e-penser − Tome 1

15112107520416575613768048.jpg : « Prenez le temps d’e-penser − Tome 1 » de Bruce Benamran : Tout tout tout vous saurez tout sur la science

Bruce Benamran, pour ceux qui sont prêts du radiateur, c’est le génialissime vulgarisateur de e-penser. Si vous n’avez jamais vu ses vidéos, vous allez tout en bas de la page Youtube, vous regardez la première, puis la deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous soyez devenu suffisamment éclairé pour avoir envie de regarder les suivantes sans suivre cette directive. Il a sorti, il y a quelques temps, un livre reprenant un peu le principe de sa chaîne.

Dire que ce bouquin est bourré de digressions serait clairement minimiser les faits. Tome 1 (appelons-le ainsi pour simplifier) est un ensemble de digressions qui une fois rangées dans votre caboche, vous offre un aperçu de l’évolution/l’histoire/les principes des sciences (en particulier la physique et l’astronomie) intéressant et sympathique. Le ton est familier, on est entre nous, on a l’impression d’avoir une discussion avec un pote scientifique touche à tout et passionné.

Certains passages reprennent des sujets déjà développés dans ses vidéos mais ce n'est pas vraiment dérangeant : je crois que j’ai lu 4 fois le chapitre sur Guillaume Joseph Hyacinthe Jean-Baptiste Le Gentil de la Galaisière (à voix haute pour en faire profiter des proches) alors que j’avais déjà vu la vidéo correspondante (au moins 2 fois)…

Lire Tome 1, c’est un peu comme regarder un épisode de Cosmos: A Spacetime Odyssey de plusieurs heures avec quelques coupures pub (l’auteur à un gimmick, certains pourront trouver cela pénible mais la répétition c’est justement le principe… il y a aussi régulièrement des incitations à se référer au tome 2 à venir). Le plan global n’est pas toujours très clair mais la simplicité de ton et le fait de resituer le contexte historique et humain des découvertes me laisse de Tome 1 une impression agréable. Le style littéraire "discussion entre amis" pas désagréable contraste avec la typographie travaillée forte de ligatures, pas désagréable non plus. Un livre de vulgarisation scientifique, demandant parfois un peu de concentration (tout de même) qui remplit la tête sans la prendre.

Le dragon de glace

51H900hDn4L._SX195_.jpg : « Le dragon de glace » de George R. R. Martin : S’il vous plaît… dessine-moi un dragon

Si George R. R. Martin est aujourd’hui particulièrement célèbre, c’est certainement pour Game Of Thrones. Je regarde la série − j’aimerais lire les livres mais les premiers tomes ne sont disponibles que traduits réécrits par Jean Sola − mais George R. R. Martin a également écrit beaucoup d’autres textes, en particulier des nouvelles de fantasy et de science fiction. « Dragon de Glace » est l’une de ses nouvelles. Un texte pouvant être lu dès 8 ou 9 ans narrant l’histoire d’une petite fille qui, en période de guerre, rencontre un dragon… La nouvelle décrit, entre autres choses, certaines conséquences des guerres rarement abordées ainsi dans la littérature pour enfant,…

Mon fils passe son temps à lire et relire DB, Naruto, Ranma ½, Fairy Tail, Fly, One punch man, etc (le moi-de-1990 est envieux… avoir accès à autant de mangas à la maison, quelle chance il a ce gosse !). J’ai voulu lui montrer qu’il existe des histoires intéressantes dans d’autre formats. Quand mon pote m’a demandé une idée de cadeau pour les 9 ans de mon fils, j’ai sauté sur l’occasion, Dragon de glace est un cadeau idéal : l’édition est somptueuse, les dessins sont magnifiques avec des dragons majestueux, le texte n’est pas trop long, le style littéraire relativement simple, le papier, la police, les interlignes, tout est parfait… pour un premier contact avec la Fantasy c’était idéal. Ça n’a pas raté, mon fils est conquit.

C’est accessible pour un enfant mais ce n’est pas inintéressant pour un adulte, j’ai donc profité du cadeau à mon tour avec grand plaisir.

La métamorphose

Metamorphosis.jpg : « La métamorphose » de Franz Kafka : La petite bête qui monte, qui monte... et me trotte dans la tête.

J’ai lu cette nouvelle il y a six mois. Six mois, c’est le temps qu’il m’a fallu pour déterminer si j’ai aimé « La Métamorphose ». Elle se lit vite et simplement, l’histoire vous trotte dans la tête un moment. Sur le coup je n’ai pas particulièrement aimé, c’est en y repensant ensuite que j’ai trouvé le texte puissant. J’ai un peu la même réaction avec ce texte qu’avec le film THX 1138 (je déteste sur le coup et j’aime par la suite) : il me faut parfois du temps pour digérer.

Gregor se réveille un matin sous une apparence monstrueuse (métamorphose rapide et non décrite), la nouvelle suit sa réaction et celle de ses proches, les changements de comportement de chacun (en quelque sorte une métamorphose lente). Je ne sais pas à quelle métamorphose Kafka pensait en choisissant ce titre, toujours est-il que la deuxième est particulièrement bien écrite et cette description de l’humanité fait froid dans le dos et semble hélas parfaitement réaliste…

C’est le deuxième texte de Kafka que je lis (le procès il y a quelques temps), j’ai été bien plus déconcerté par ce texte court. Vous pouvez trouver le texte gratuitement sur ebooks libres et gratuits (je ne sais pas par qui la traduction est faite), si vous souhaitez vous faire votre propre opinion.

Petite histoire de l'univers : Du Big Bang à la fin du monde

81k2eU_deyL.jpg : « Petite histoire de l'univers » de Stephen Hawking : Du Big Bang à la fin du monde

Encore une fois, c’est un film qui me fait lire… J’ai vu, il y a quelques semaines, The Theory of Everything : ce n’est pas un film particulièrement époustouflant mais le jeu d’acteur est dément et les décors et costumes immersifs. C’est un film émouvant sur la vie de Hawking, s’attardant très peu sur la science, c’est un choix que certains peuvent regretter, pour ma part, je pense que le film a surtout le mérite de redonner un peu d’empathie pour un chercheur hors norme, déshumanisé par sa condition physique, souvent présenté par les médias, plus comme un cyborg qu’un humain.

Dans la pile de bouquins qui s’entassent sur ma table de nuit, trône « Petite histoire de l'univers » depuis quelques années déjà. Il y a peu de Science dans le film de James Marsh, c’est donc une parfaite invitation à la lecture des ouvrages de Hawking…

Le style littéraire est très loin de la poésie de Hubert Reeves, très certainement conditionné par la paralysie de l’auteur et l’outil qui est donc à sa disposition pour écrire, c’est très direct. La narration suit le fil historique des découvertes scientifiques et de ses travaux en particulier, les explications sont claires même si j’admets que j’ai été plus ou moins largué pendant une vingtaine de pages (sur 180). Dans le dernier quart du livre, le mot « Dieu » apparaît beaucoup, vraiment  beaucoup… toujours ramener ainsi à la religion me semblait assez peu utile. J’ai l’impression d’avoir compris de nouvelles choses sur les trous noirs et l’univers, j’ai dévoré et aimé les 80 premières pages, puis j’ai lu le reste, le livre me laisse finalement un sentiment mitigé.

Les régies publicitaires rendent votre site ignoble

J’écris régulièrement des articles pour Linux Pratique, un magazine contenant quelques publicités (principalement pour linagora et bluemind). Si celui-ci contenait de la publicité pour Thalès et Durex, je continuerais sûrement d’écrire mais si les réclames vantaient les mérites de l’extasy et du néo-nazisme, j’aurais clairement beaucoup plus de scrupules à continuer ma collaboration.

2012 : Garnicia

Il y a quatre ans, j’avais écrit au journal Le Monde, pour leur signaler que je trouvais étrange de voir une publicité vantant les extraordinaires pouvoir amincissant d’un produit dangereux pour la santé, interdit en France (le garnicia), dans l’une de leur application (Android Le Monde). Trouver une telle publicité dans un article du Monde me semblait ahurissant. Un peu comme si Closer publiait un article approfondi sur les ondes gravitationnelles ou si la revue Nature ajoutait une double page d’horoscope.

En fouillant un peu, j’avais même constaté que certaines pages web vendant du garnicia sur le net, utilisaient la mention « Vu sur: Libération.fr LeMonde.fr » ce qui n’était pas faux, de fait, puisque la régie de publicité avait en effet affichée de telles informations dans leurs pages !

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À mon sens, de telles publicités donnent une image assez désastreuse du journal, alors que le quotidien en lui-même est de qualité.

2016 : Wild Raspberry Ketone

En début de semaine, à la fin d’un article sur Jean-Claude Mas, je tombe sur une publicité me rappelant celle citée ci-dessus, puisque le titre était « Kate Révèle son Regime: l’ingredient Secret des Stars? » :

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J’ai cliqué pour voir s’il s’agissait du retour du garnicia. Non, cette fois c’est la Wild Raspberry Ketone qui est à l’honneur. Je ne connais pas la dangerosité de ce produit amincissant miracle mais je vais éviter d’en consommer. Je suis par contre étonné de constater que la publicité utilise le même procédé puisque l’article commence par un « Présenté dans LeMonde TF1… ».

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Je ne sais pas vraiment quel est l’opinion de la rédaction du Monde sur la sélection des publicités qui accompagnent leurs articles, je serais vraiment intéressé de l’apprendre. Personnellement, je lis beaucoup ce journal (en version numérique), je trouve les tarifs trop élevés pour mon usage mais je réfléchis toutefois régulièrement à m’abonner pour soutenir leur travail. Je suppose que la rédaction fait confiance à un prestataire pour gérer l’ensemble de leurs publicités (ici Outbrain semble-t-il) et ne sont peut-être pas vraiment au courant que ces publicités sont parfois choquantes.

Je ne suis pas très friand de régime à base de poison, je trouve cela choquant de voir de telles publicités dans un de mes journaux préférés. À quand une publicité pour un régime à base d’arsenic ? ou une publicité pour Professeur Bambo grand voyant medium (résout tous vos problèmes quelque soit la nature, dès le 1er contact, désenvoûtement, retour de l’être aimé. Facilité de paiement). Je serais personnellement moins choqué si Le Monde ajoutait un encart publicitaire montrant Anna Polina pour une promotion de DorcelClub, pourtant, je suis sûr que cela ferait réagir bien plus vite la rédaction et les lecteurs…

Je ne suis pas un grand fan de la publicité, elle est souvent trop intrusive, souvent gênante. Je comprends qu’il est, dans de nombreux cas, très difficile de trouver une alternative viable. Toujours est-il que je suis certain qu’il est primordial de garder un œil attentif permanent sur les services qui affichent des choses automatiquement sur votre propre site, ne pas le faire c’est s’exposer à casser votre image.

L’attentat

lattentat.jpg : « L’attentat » de Yasmina Khadra : Descente aux enfers

Un médecin à Tel Aviv qui soigne les victimes d’un attentat avant d’apprendre que la kamikaze était sa femme. Avec un pitch pareil, vous savez que vous n’allez pas lire un livre qui est fait pour vous faire rire et rêver… Et en effet, ce n’est pas le but !

Si d’un point de vue littéraire L’attentat n’est pas particulièrement époustouflant, il est immersif, fait réfléchir sur le conflit israélo-palestinien autant que sur la connaissance de l’autre et de soi…

Une descente aux enfers et introspection qui se lit très bien, qui laisse difficilement indifférent.

La Horde du Contrevent

La_Horde_du_Contrevent.jpg : « La Horde du Contrevent » de Alain Damasio : Une cosmogonie complète basée sur le vif.

Tout au début, je me posais pas mal de questions, trouvais absurde la quête même de la Horde (une vingtaine de personnes qui marchent, depuis l’enfance et l’extrême aval, vent dans la gueule, pour tenter de voir ce qu’il y a en extrême amont…), ne comprenais pas très bien le premier chrone croisé… Et pourtant, les pièces du puzzle trouvent chacune leur place et l’ensemble devient très vite parfaitement clair, fluide, limpide et… génial. L’ensemble de l’univers imaginé par l’auteur tiens la route, mieux, plusieurs de ses personnages émettent différentes hypothèses sur l’origine du vent (j’ai adoré « vent dû au déplacement d’un vaisseau ») et toutes ces cosmogonies ainsi créées sont viables.

Les cinquante premières pages m’ont semblées complexes à lire puis je me suis sûrement fait aux styles littéraires (oui, au pluriel) : les narrateurs sont vraiment très nombreux et chacun à son propre style !

La Horde du contre Vent est un livre particulièrement travaillé (7 ans de boulot apparemment !) Les personnages sont très développés, le monde complet est détaillé (sans pour autant en faire des caisses à la Tolkien), l’action est époustouflante ! Je suppose que ça a été un travail titanesque mais un véritable plaisir d’écrire une telle œuvre. L’un des passages les plus bluffants, d’un point de vue littéraire, est très certainement la joute verbale en trois manches du personnage Caracole dans la tour d’Ær ! Un véritable délice (dialogue palindromique, une page avec quasiment que des o pour voyelles,…) Je ne sais pas si Alain Damasio a voulu montrer ici qu’il est un auteur exceptionnel ou prendre son pied à écrire un truc aussi dingue (façon Perec), toujours est-il que si c’est l’un ou l’autre, c’est réussi.

À la lecture de ce roman, j’ai pensé que Alain Damasio est un très bon auteur. J’ai ensuite pensé qu’il est également un bon orateur et penseur lorsque je suis tombé sur cette vidéo :

Merci Julien de m’avoir fait lire un auteur aussi génial.

Post-it : Dégradé de couleur en fonction de la hauteur Blender Cycles

Dans tout logiciel de mathématiques tel que Matlab Gnuplot, Matplotlib ou SageMath, on obtient facilement des graphiques 3D dont la couleur varie en fonction de la cote (l’axe z) mais dans Blender, ce n’est pas aussi automatique, il m’a fallu pas mal chercher :

blender_colorrampe_z.png

[Source]

J’avais déjà, dans un autre cas de figure, cherché à modifier la couleur en fonction de la cote : à partir d’une image prise avec une caméra, je souhaitais obtenir une courbe 3D représentant la luminosité. La cote était alors automatiquement extraite de l’image, il suffisait d’utiliser la même source pour la couleur :

blender_displacement_p.jpg

Post-it : Ciel étoilé Blender Cycles

Il est possible d’obtenir un ciel étoilé magnifique avec Cycles et beaucoup de nodes :

elbrujodelatribu_preview7_medium_4b805987f368e804cdc037a353573915e5ff509e.jpg

Mais j’avais besoin de quelque chose de très simple, juste quelques points blancs sur fond noir. Pour cela, il suffit de détourner une texture Voronoi, quelques nodes suffisent :

blender_cycles_stars_sky.png

Rappel : Pour obtenir le Multiply, Add → Converter → Math.

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