yeKblog

Participer à un projet libre est un jeu... Et toi, à quoi tu joues ?

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Poussières d’étoiles

poussieres_p.jpg : « Poussières d’étoiles » de Hubert Reeves : Du silence éternel des espaces infinis à l’homme, l’histoire d’un agglomérat de poussières d’étoiles.

Après avoir passé plus de quinze ans dans la section « Livres à lire » de ma bibliothèque, il était vraiment temps d’ouvrir « Poussières d’étoiles ». Je suppose qu’adolescent je n’aurais pas tellement apprécié la lecture de cet excellent ouvrage, j’aurais certainement estimé le contenu trop complexe et capitulé. Aujourd’hui, avec un peu plus de connaissances, de patience et un soupçon de maturité supplémentaire, j’ai l’impression d’être tombé sur le Graal de la vulgarisation astronomique et bien plus encore. Après plusieurs conférences et après avoir regardé à multiples reprises chaque épisode de Cosmos: A Spacetime Odyssey, je replonge avec plaisir, cette fois dans une version littéraire et tout aussi passionnante, dans notre histoire et notre compréhension de l’univers.

J’ai parsemé le livre d’Hubert Reeves de morceaux de marque-page, chaque fois qu’un passage me semblait plus passionnant que le reste, j’en ai même laissé plus que lors de mes lectures de Terry Pratchett. Je n’en ai pas mis dans le chapitre « Une intention de la Nature ? » car l’ultime chapitre de « Poussières d’étoiles » m’a semblé entièrement remarquable.

Pendant ma lecture, des interrogations venaient parfois me titiller l’esprit. Deux fois, j’ai pensé que ce dont il était question amenait des points qui auraient mérités d’être abordés. Les deux fois, il s’agissait du titre du chapitre suivant. Hubert Reeves vous prend par la main et vous fait voyager dans sa narration, il vous ballade dans sa poésie scientifique. C’est un Big Boss.

J’estime avoir été pendant longtemps une personne trop intolérante envers les croyances mystiques, religieuses,… tentant de convaincre mes interlocuteurs de l’absurdité de leurs positions dogmatiques. Depuis quelques temps, j’ai compris l’inefficacité de cette posture et son manque cruel d’intérêt. J’ai compris surtout que cela faisait de moi un imbécile. Fort de ce constat, j’ai depuis peu quelques temps (on aimerait toujours avoir été moins con depuis plus longtemps…), je tente d’être beaucoup plus tolérant envers des discours que je considère a priori comme irrationnels (mais ne me parlez pas trop longtemps d’astrologie, j’ai parfois du mal à me contenir). Il m’aura fallu des années pour ne serait-ce que comprendre l’intérêt de cette tolérance, les textes d’Hubert Reeves "respirent" celle-ci. Hubert Reeves n’est pas seulement un vulgarisateur de génie ou un astrophysicien génial… c’est un Big Boss vous dis-je.


Hubert Reeves / Sciences et religions par zindabad7

Note : Il y a plus de quinze ans, un pervers narcissique, alcoolique, raciste, menteur, manipulateur, voyeur, m’expliquait que pour certaines personnes, certaines races de gens, il regrettait que les chambres à gaz n’existent plus. Cette personne est très certainement celle que je détestais le plus parmi l’ensemble de mes connaissances, la considérant comme un digne représentant de la lie de l’humanité, estimant que sa non existence n’aurait pu qu’être bénéfique à tout point de vue. Pour m’impressionner en étalant sa grande culture, il a un jour sorti un livre de sa bibliothèque et me l’a donné (vu l’état du livre je pense qu’il n’avait jamais été ouvert mais là n’est pas le propos). Cette personne m’aura permis de lire « Poussières d’étoiles », il semble que l’on peut finalement trouver du positif dans chaque chose…. Je ne pensais jamais dire cela un jour, merci Jean-Paul B.

PS : J’ai lu ce livre d’Hubert Reeves (qui ne peut pas être décrit uniquement comme un livre d’astro, soyons bien clair sur ce point), j’ai assisté à la pièce de théâtre l’Exoconférence à Nantes (revu dans mon salon dernièrement), assisté à la conférence « Origine des lunes dans les systèmes planétaires » de Sébastien CHARNOZ :

regardé Cosmos: A Spacetime Odyssey (comme je le disais ci-dessus), regardé « Voyage vers le Big Bang » de Christophe Galfard :

assisté à la conférence « SPHERE: chasseur de planètes extrasolaires » de Jean-Luc Beuzit et à « Modélisation et caractérisation des atmosphères d’exoplanètes » de Franck Selsis,… toutes ses contributions sont d’une grande richesse, chacune participe à ma compréhension du monde, c’est particulièrement enrichissant. Si vous ne souhaitez pas devenir un Jean-Paul, profitez des nombreux ponts qui sont disponibles entre connaissances et grand public (l’astrophysique n’est qu’un exemple).

Post-it : azerty-qwerty-bépo

S’il y a bien une commande simple que j’oublie tout le temps, c’est celle pour changer le clavier. En live-usb, je me retrouve régulièrement en qwerty, c’est très pénible… Je pense toujours que la commande est loadkeys mais ce n’est pas elle qui m’intéresse.

  • Pour passer en azerty : setxkbmap fr
  • Pour passer en bépo : setxkbmap fr bepo
  • Pour passer en qwerty : setxkbmap us

Note complémentaire : Comme Yunohost est basé sur debian et que debian ne demande pas quelle disposition de clavier j’utilise pendant l’installation, c’est une véritable galère d’installer Yunohost dans virtualbox (c’est surement vrai aussi pour d’autres distributions) pour toute personne n’utilisant pas ce clavier complètement con qu’est l’azerty/qwerty

  • Pour passer en bépo : dpkg-reconfigure keyboard-configuration

ou

  • Alternative : apt install console-data puis setupcon -k

Voir la page dédiée à Debian sur le site de Bépo.

Le soleil des Scorta

9782290349106fs.gif : « Le soleil des Scorta » de Laurent Gaudé : Un livre qui rend plus humain

J’ai lu Eldorado en 2011, il m’avait bouleversé. Je viens de finir « Le soleil des Scorta », je me suis pris encore une énorme claque.

Pour moi, Laurent Gaudé est vraiment un génie de l’empathie.

Un livre qui n’est pas bourré d’action mais qui n’ennuie jamais, un livre qui n’est pas un page-turner rempli de suspens mais que l’on ne peut toutefois pas lâcher car bourré d’humanité, de sentiments, de moments de vie. Un livre qui rend plus humain, moins imbécile, plus tolérant, il apporte un autre regard sur le monde, un regard qui donne l’impression d’ouvrir l’esprit, de mieux comprendre.

L’histoire des Scorta s’étale sur plus d’un siècle, se lit en un clin d’œil et bouleverse à jamais.

« Incrustation en chrominance sous GNU/Linux » dans Linux Pratique 92 (Novembre-Décembre 2015)

linux-pratique-92.jpg

J’aime beaucoup les effets spéciaux vidéos, tenter d’en comprendre le fonctionnement est un jeu pour moi, donc écrire un article sur l’incrustation sur fond vert était un véritable plaisir. J’ai d’ailleurs rédigé pour l’occasion l’un de mes plus gros articles : dix pages sur l’incrustation en chrominance dans Kdenlive et dans Natron, soit 10% du magazine. J’ai choisi Kdenlive car c’est le logiciel de montage ayant les fonctions les plus avancées pour l’incrustation. J’avais initialement choisi Blender pour le logiciel de compositing mais Natron est très prometteur et moins connu, j’ai estimé qu’il était plus intéressant d’en faire la promotion à travers cet article.

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire cet article que j’en ai pris à l’écrire.

apercu92.png

La vérité sur l'affaire Harry Quebert

140531livre.jpg : « La vérité sur l'affaire Harry Quebert » de Joël Dicker : Un puzzle addictif

Dans mon imaginaire, ma mère ne lit que des Guy des Cars et des Danielle Steel. Apparemment je me trompais puisque qu’elle m’invite à lire un livre de Joël Dicker. Que d’appréhension lorsqu’elle m’a proposé de lire un pavé de 850 pages ! 850 pages ! Surtout que la dernière fois qu’un de mes parents m’a conseillé un livre, c’était mon père qui insistait pour que je lise Ben-Hur (livre que j’avais trouvé sans intérêt). Mais rassuré par la couverture indiquant les prix littéraires reçus par le roman, je m’engouffre dans l’affaire Harry Quebert sans trop de difficultés.

Premier constat, c’est très simple à lire : le style littéraire est particulièrement simple, les 850 pages seront plus simples à analyser que 50 pages d’un Ray Bradbury ou un Philip K. Dick. Je ne le vois donc plus comme un pavé, c’est déjà un bon point.

Deuxième constat, je ne vais pas pouvoir refermer ce livre avant la fin, l’histoire est particulièrement prenante. D’un point de vue littéraire, rien à signaler certes, mais la grande force de Joël Dicker avec ce roman, est d’avoir mis en place une narration captivante, un pur régal.

Note : Assez peu d’humour dans le roman, toutefois : la mère du narrateur est caricaturale à souhait, ses dialogues sont particulièrement amusants.

Je ne connais pas Philip Roth, l’auteur qui a apparemment inspiré Joël Dicker, je suppose que si j’avais eu la référence j’aurai mieux compris certains aspects du livre, tant pis je me suis contenter d’en apprécier la lecture.

Recette plaisir

  • Se placer entre ses enfants (4 et 8 ans) dans le canapé
  • Lancer « Hook ou la Revanche du capitaine Crochet »
  • Se souvenir

Une fois le film terminé :

  • Saupoudrer le petit de poussière de fée pour le faire voler jusqu’à son lit
  • Proposer au grand de rappeler de temps en temps qu’il ne faut pas devenir un pirate

Au matin, le grand remonte son bateau pirate playmobil, le petit se réveille en criant « Cocorico ! »

port, pore, porc,… l’orthographe pour adulte

Révision orthographe, 6 mots à apprendre : automne, dormir, bonhomme, port, nord et corde

  • <Maman (en mode dictée) > En automne, dans un port du nord, un bonhomme a dormi sur une corde.

Owen écrit…

  • <Maman> POR, il y a une faute à port, il y a une lettre après le R.
  • <Owen (sincèrement innocent) > un N ?

Contes de Grimm

x-default : « Contes » de Grimm : Il était une fois…

L’initiative des frères Grimm est louable, il semble qu’ils aient choisi de retranscrire le plus fidèlement possible, les contes oraux de leur époque. Le souci avec une telle initiative, c’est que l’on obtient une archive et non une suite de nouvelles. Quelle différence ? Et bien, en lisant ces contes sélectionnés par Marthe Robert, j’ai eu une impression permanente de répétition. Une fois que vous avez lu trois ou quatre contes de Grimm, vous avez l’impression de tous les avoir lus car la construction est presque systématiquement la même. Cette sensation est de surcroît amplifiée par la structure, elle-même horriblement répétitive !

Un exemple caricatural pour être clair, voici l’histoire (que j'invente) des « 158 chevaliers » : Il était une fois, 158 chevaliers qui souhaitaient délivrer la princesse du donjon où son horrible marâtre l’avait enfermée. Le donjon était situé au cœur d’une forêt maléfique. Le premier chevalier entra dans la forêt, la sorcière le repéra et le tua. Le deuxième chevalier entra dans la forêt, la sorcière le repéra et le tua. Le troisième…

Une fois que vous avez enfin lu le passage où le 158ème chevalier sauve la princesse et l’épouse, vous commencez à lire le texte suivant, « Les 18 frères » ou « La fontaine aux 8000 têtards ».

On prend tout de même du plaisir en lisant quelques contes mais c’est assez peu récréatif… Sauf bien sûr les contes « Blancheneige », « Cendrillon », « Le vaillant petit tailleur », « La Belle au Bois Dormant »,… car il est intéressant de lire la version originale d’un conte que l’on a connu enfant et de chercher les similitudes/différences avec les versions de Disney. J’aurais cru que Mickey avait exagéré le manichéisme des personnages mais il n’en est rien. Je note surtout qu’il a lié le caractère des personnages à leur physique (hélas) et énormément édulcoré les supplices subis, in fine, par ceux qui ont eu un mauvais comportement. En effet, je ne me rappelle pas avoir vu un dessin animé où l’horrible belle-mère finie enfermée dans un tonneau d’huile bouillante parsemé de clou et dévalant une colline en flamme après avoir été éborgnée et éviscérée (j’exagère à peine).

J’ai tenté de lire certains contes à mes enfants, je ne vous cache pas que « j’ai rien compris » est venu très vite. Il faut dire que pour des enfants de 4 et 8 ans abreuvés de Pokémons, Avengers, Kaeloo,… il y a plus captivant que « Il était une fois, un roi qui perdit son épouse en couche de sa cinquième fille. Après plusieurs années de désolation, il épousa une nouvelle femme qui était belle mais noire de cœur. La première fille épousa le fils d’un pêcheur qui était en fait le neveu de sa marâtre. La deuxième fille aimait ébarber les plumes et trier les lentilles, elle y mettait tout son cœur et s’y consacrait jour et nuit jusqu’à ce qu’une vieille dame qui passait par là, lui propose d’arrêter son ouvrage pour devenir gaveuse d’oie. La troisième fille tomba sous le charme d’un enchanteur qui avait eu lui-même une fille du même âge mais qu’il avait transformé en dé à coudre, après avoir, un cycle de lune durant, joué au beer pong… »

L’abus de contes de Grimm est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Généreux

  • <Papa> Yaël, tu as pris un billet de 20 € dans ton porte-monnaie et tu l’as donné à ton frère  ?
  • <Yaël> Bah oui, je l’avais en double !

Cosmopolis

61nUtAKTqVL.jpg : « Cosmopolis » de Don DeLillo : Un jour j’irai à New York avec toi. Toutes les nuits déconner…

J’ai commencé Cosmopolis il y a un an et demi et j’en ai lu laborieusement deux tiers très très lentement sur quelques semaines ou mois, je ne sais plus. Impossible de me faire au style littéraire, aux dialogues cash/trash/étranges. Impossible de vraiment entrer dans la narration.

Il y a quelques jours, j’ai décidé d’en finir (avec le livre) mais je ne pouvais me résoudre à reprendre là où j’étais rendu, je me souvenais de ce que j’avais précédemment lu mais je me souvenais surtout que j’avais complètement survoler le livre en terme de compréhension. J’ai pris une décision que je ne pensais jamais prendre, j’ai recommencé le roman depuis le début, chose que je déteste en temps normal. En temps normal, certes, mais Cosmopolis n’est pas normal. Il est dérangeant, il questionne sur le comportement humain, l’excès de pouvoir, l’excès d’argent,…

Nous suivons un golden boy décidé à traverser New York pour aller se faire couper les cheveux, malgré de grosses menaces sur sa vie, des embouteillages monstres, en somme, des emmerdes en perspectives à la pelle… Et au fur et à mesure de ses arrêts, de ses rencontres,… sa vie évolue grandement.

Je n’avais pas du tout aimé ma première lecture inachevée, mais il fallait que je recommence, que j’y retourne. Cosmopolis m’intriguait, m’attirait. J’ai fini ma lecture, je ne suis pas un grand fan de ce roman, certaines situations me semblaient parfois partir un peu dans tous les sens… pourtant j’aime certaines idées suggérées, à peine développées mais bien présentes. Je reste très surpris par le sentiment que je ressent à propos de ce texte. Un peu comme la fascination que j’ai ressenti en regardant « Ex Machina », un film qui m’a plu mais surtout qui me laissait complètement scotché. Pour Cosmopolis, la sensation est légèrement différente mais je reste tout de même intrigué par ce livre OVNI.

Folio m’avait déçu avec une préface dévoilant la fin de La guerre des mondes et avec un message abruti sur la couverture de Substance Mort. Flammarion est également adepte de la préface spoil pour Peter Pan. Cette fois c’est « J’ai lu » qui souhaite démontrer qu’il est loin d’être aussi respectueux des œuvres que la reine Zabo ou Zones sensibles dont j’ai acheté deux exemplaires de leur magnifique édition de Flatland. Que peut-on reprocher à « J’ai lu » pour Cosmopolis ? Un quatrième de couverture contenant des informations sur la fin du livre… que c’est con, mais que c’est con ! Cette fois, c’est sous la forme d’un extrait de critique :

Afficher « Cliquez si vous souhaitez lire la critique même si elle contient un spoil »Masquer « Cliquez si vous souhaitez lire la critique même si elle contient un spoil »

« Profondément subversif, brillant et captivant (…), Cosmopolis est un voyage initiatique dans New York qui s’achève par la mort annoncée et rédemptrice d’un homme et d’un système. » L’Express

Parfois, j’ai l’impression que certains éditeurs haïssent leurs lecteurs… Je ne vois pas d’autre explication.

Note : Ce n’est pas la première fois que je remarque cela dans un livre, l’auteur (ou la traductrice ?) comme beaucoup d’autres donc, pense que l’année-lumière est une unité de temps, c’est gênant (c’est une unité de distance évidemment). Ce n’est pas aussi con que démontrer que 1+1=3 en développant une équation contenant une division par zéro mais tout de même, c’est dommage…

Dessin Inkscape dans Microsoft Office convertit en PDF

Il arrive régulièrement que mes collègues intègrent mes dessins (réalisés avec Inkscape) dans des fichiers qu’ils produisent avec Microsoft Office. Et tout se passe bien jusqu’à ce que le fichier soit converti en PDF : la transparence est mal interprétée ou le fichier devient très pixelisé. Évidemment, pour les collègues le problème vient de Inkscape !

Apparemment, je ne suis pas le seul à rencontrer le problème (mais très étrangement il n’est pas toujours question de Inkscape… la vérité est ailleurs).

  • Solution 1 : Convertir préalablement le PNG (seul format matriciel d’export de Inkscape) en JPG.
  • Solution 2 : Enregistrer le fichier SVG en EMF, importer ce dernier dans Microsoft Office, le PDF sera correct.

(Merci Gwennaël pour l’astuce 2)

Prisme − Worst of Floyd

Vendredi matin, en arrivant près de mon travail, je suis tombé sur une affiche :

IMG_20151002_083752_1920.jpg

Si vous ne travaillez pas dans le domaine de l’optique, vous ne serez sûrement pas choqué par cette image. Mais si comme moi vous avez quelques notions de photonique, cela vous semblera aussi ignoble qu’un schéma qui représenterait le Soleil qui tourne autour d’une Terre plate. Quel est le problème ?

Première erreur : Le prisme dévie la lumière de façon différente pour chaque longueur d’onde dès l’entrée du prisme. À la rigueur si le faisceau d’entrée était suffisamment gros, nous pourrions considérer que les rayons ne sont pas suffisamment séparés pour que l’on puisse observer les couleurs… un peu comme dans cette illustration :

Seconde erreur : Cette erreur est ignoble : le prisme dévie les rayons dans le mauvais sens ! Voici ce qu’un prisme est censé avoir comme effet :

Vérifions sur Google Images

Pour illustrer mon propos, je cherche "prism" dans Google Images… et là, c’est le drame !

g3471.png

Sur les 30 premières images, en excluant les images qui sont hors sujet, près de 50% sont incorrectes ! Sans oublier qu’une partie de ces images sont extraites de cours en ligne !

#Smartarded [NoéNautes Livre I]

smartarded1_premCouv.png : « #Smartarded » de Pouhiou : Un livre gratuit qui peut s’acheter.

Enguerrand est un ingêneur, un consultant en connardise, un mec qui est payé pour concevoir les ouvertures faciles qui s’ouvrent pas, les ralentisseurs qui sont très chiants à prendre ou tout autre système qui pourrit la vie de tous les jours. Suite à un accident, il développe un pouvoir de suggestion très développé, il peut modifier la mémoire et ce que ressentent les gens dans la noétie, la sphère des idées. S’en suivent alors des bastons entre personnes qui, comme lui, sont NoéNautes…

Pouhiou met dans ce livre, plus de références que Tarantino dans ses films, c’est pas peu dire ! C’est amusant et en tant que geek j’apprécie de constater que j’ai approximativement toutes les références, ça change de Vian. Par contre, la façon dont le roman s’est construit (le format original était une page publiée par jour sur un blog pendant quelques mois) implique une lecture assez désagréable sous forme de livre (ebook en l’occurrence). Ainsi, le roman devient assez indigeste, l’impression de répétition est assez constante et même envahissante, légitime ou non pour la narration, trop c’est trop.

Le style littéraire est simple, un peu trop peut-être. J’ai aimé certaines idées, ne serait-ce que les ingêneurs, j’ai à peu près adhéré à l’idée de la noétie également, par contre les maisons qui s’affrontent et quelques autres trucs ne m’ont pas du tout convaincu. C’est surtout l’overdose de rebondissements genre "ah ah, vous ne l’aviez pas vu venir, tout était prévu dans mon plan depuis le début" qui a fini par me lasser… Dans l’ensemble, je ne suis pas convaincu, mais j’en suis déçu…

La vie est plus belle polarisée

Lorsqu’on prend une photo du ciel, il est parfois intéressant d’utiliser un polariseur pour améliorer le contraste ciel-nuages.

Je n’avais eu l’occasion de tester et je n’étais pas vraiment convaincu de l’intérêt. Mais ça c’était avant… Voici deux photos prises rapidement hier avec et sans polariseur, l’animation permet de mettre en avant la différence de façon assez flagrante :

polar2.gif

polar1.gif

  • Note 1 : J’ai pris un grand morceau de polaroïd pas vraiment adapté à mon appareil, placé à l’arrache, ceci explique peut-être certains dégradés !
  • Note 2 : Ne croyez pas que ces photos sont truquées, elles sont bien prises en Bretagne, j’ai juste de la chance car en Bretagne il fait beau plusieurs fois par jour.

Révisions de tables d’addition et multiplication - Mathématiques CE2

Pour que mon fils apprenne et révise ses tables d’addition et multiplication j’ai commencé par lui poser des questions, comme l’ont fait mes parents lorsque j’étais enfant. Puis j’ai tenté de laisser l’informatique prendre le relais car apprendre en jouant est souvent apprécié par les enfants (et par les adultes aussi d’ailleurs).

Calcul pour les enfants

Après quelques recherches parmi la tonne de jeux éducatifs, j’ai lancé Calcul pour les enfants sur tablette (application gratuite mais non libre et avec publicités).

L’avantage de cette application est qu’il est possible d’activer/désactiver certaines tables, ce qui est très pratique lorsque votre enfant doit apprendre les tables de 1 à 5 mais n’a pas encore appris les suivantes.

J’avais initialement proposé de jouer à TuxMath, un jeu avec un temps limite par opération, mais il se mettait dans un état de stress tel, malgré un compte à rebours très long, qu’il me semblait préférable de trouver autre chose. Cette application n’a pas de limite de temps, il pouvait jouer sereinement. Il a beaucoup jouer à ce jeu et son petit frère de 4 ans (3 quand il a commencé) était très content d’y jouer également pour imiter son frère (se limitant aux additions et se servant des doigts de son père comme boulier). Seul souci, en cas de faute, mon plus grand fils refuse de continuer la partie, cache la section de l’écran où sa faute apparaît et se met dans des états impossibles (crise de larme,…). Rien à faire pour le raisonner.

[Digression] Quand je le vois jouer à la console, je constate que les jeux actuels aident énormément les joueurs en difficulté, il n’est pas nécessaire de recommencer encore et encore si on rate. Les Mario actuels (par exemple) disposent d’un mode automatique si vous ratez trop de fois, si l’on compare cela au fait que le premier Mario sur NES n’avait pas de sauvegarde… Est-ce parce que c’était difficile que l’idée de tout recommencer ne me dérangeait pas ? Je me rappelle avoir fait et refait les premiers niveaux de Wonder Boy des dizaines voire des centaines de fois et avoir adoré ce jeu, cela contraste tellement avec mon fils qui hurle qu’il est nul parce qu’il a fait une erreur… bref, il faudra que je le fasse jouer à de vieux jeux pour vérifier ma théorie et que je m’occupe de ce problème d’assurance. [/Digression]

iTooch CE2

Puisqu’il entre en CE2, j’ai installé quelques jours avant la rentrée, deux applications pour qu’il révise un peu. Il adore iTooch Mathématiques CE2 et iTooch Français CE2 (applications gratuites mais non libres et avec publicités). Dans ces deux applications pour tablette, des questions sont posées dans plusieurs catégories, des étoiles récompensent les meilleurs résultats, on peut choisir la notation (18/20 ou B+). Mon fils ne semble pas ressentir de frustration, il aime jouer. Il faut dire que du jeudi au samedi, les écrans sont interdits à la maison, sauf quelques rares fois, pour les jeux éducatifs, que ne serait-il pas prêt à faire pour jouer sur écran ?

TuxMath

L’année scolaire commence par des révisions de tables d’addition. J’aurais pu le faire un peu rejouer au premier jeu cité, mais cette fois c’est l’extrême lenteur à laquelle il répond qui pose problème. J’ai donc ressorti TuxMath (jeu gratuit et libre) sur PC.

Les opérations tombent plutôt lentement, surtout en plein écran (fullHD), il est possible de choisir un peu le niveau, le mode arcade est certainement le plus intéressant. Les parties sont très longues, du coup, il a pu réviser sans pour autant ressentir de lassitude. Parmi les regrets, je trouve dommage de ne pas pouvoir supprimer la table d’addition de 0 car cette table est assez peu utile à réviser, quelques réglages plus fins sur les niveaux seraient intéressants. Mais de toute façon, le mélange laser/astéroïdes rend le jeu attirant.

Les révisions vont bon train jusqu’à ce qu’une nouvelle crise de larme n’apparaisse après plusieurs minutes de jeu, le deuxième jour. Non pas qu’il en ait raz-le-bol mais parce que le jeu commence à être trop rapide pour lui. C’est un peu comme Tetris, au fur et à mesure le jeu accélère et ne s’arrête qu’une fois que vous n’arrivez plus à suivre et qu’un « Game Over » apparaisse. Le problème ici est que mon fils considère alors qu’il perd, qu’il est mauvais, qu’il a échoué. Décidément, cette idée est tenace et un brin agaçante ! J’ai beau lui expliquer que c’est le fonctionnement du jeu en mode arcade qui est ainsi, qu’il ne peut pas continuer indéfiniment et qu’il ne faut pas voir cela comme une défaite mais comparer son score aux fois précédentes, rien à faire pour le raisonner. Décidément il va falloir que je travaille ce point.

Réfléchir est un jeu... Et toi, à quoi tu joues ?

Je pourrais tester encore et encore les centaines d’applications pour en trouver une qui convient mais j’ai finalement trouvé plus amusant. Il me faut un jeu sans timing par question, sans « Game Over », qui permet de sélectionner les tables à réviser où le score dépend de la vitesse, du nombre de fautes… après tout, c’est une bonne occasion de jouer moi-même : Je vais l’écrire ce jeu !

Je n’ai pas besoin de fioriture, un simple script en console devrait suffire. Avec un peu de chance, si le code est suffisamment simple, je pourrais initier mes enfants au code (Lourd est le parpaing de la réalité sur la tartelette aux fraises de nos illusions) ! C’est parti pour l’écriture d’un script en python ! Par quoi commencer ? Ben, apprendre python, pardi ! Je constate assez vite que c’est plus simple que ce à quoi je m’attendais initialement. Il faut dire que mon script ne demande pas de fonctionnalités bien complexes…

Après quelques courtes minutes et recherches sur la toile, j’obtiens le code suivant :

#!/usr/bin/python3
# -*- coding: utf-8 -*-
from random import randint
x=(randint(1,9))
y=(randint(1,9))
z=x+y
print(x,"+",y,"=")
input_reponse = input("Votre réponse : ")
if (z==int(input_reponse)):
  print ("yes")
else:
  print("no")

Alors certes, cela ne casse pas trois pattes à un canard mais c’est moi qui l’ai fait ! Je suis content de moi, il m’en faut peu j’en conviens, mais je suis content d’avoir créé moi-même le programme dont j’avais besoin. Pas besoin de connaissance poussées en informatique, je suis persuadé que la majeure partie des gens aurait pu écrire ces 12 lignes. Le problème est que la plupart des gens ne se savent pas capables de le faire, un manque de confiance mélangé, il faut l’admettre et c’est normal, à une dose de flemme saupoudrée de total désintérêt. C’est dommage car c’est amusant (bien plus stimulant et intéressant que la partie de solitaire sur tablette à laquelle ma voisine de car jouait hier soir, si vous voulez mon avis).

Un tout petit peu plus loin

Quelques minutes et une boucle while plus tard, j’obtiens une petite soixantaine de lignes de code. J’ai maintenant un script assez simple et qui convient pour mon usage.

Je pourrais enregistrer les meilleurs scores, vérifier si la réponse est bien un entier, faire une interface graphique avec des dessins, ajouter les soustractions, multiplications, divisions,… cela me permettrait d’apprendre un peu plus le langage et l’algo… un jour peut-être, quand le besoin se fera ressentir. À moins que ce script me serve justement à démontrer aux fistons qu’il est facile d’obtenir un programme simple en le codant soi-même…

J’ai mis cela sur mon dépôt GitHub sous licence libre évidemment (CC0 aurait été plus approprié que GPL vu la simplicité de l’algo mais bon, j’avais le fichier de licence GPL déjà prêt…). Aurez-vous envie d’y jeter un œil ? Je ne pense pas que cela puisse vous être d’une grande utilité, c’est plus l’idée de faire soi-même que le code que je voulais partager ici.

Pour le score, pas facile de trouver le juste équilibre, j’ai fini par choisir cette formule :

score=partie_entière_de( 1000× (points-0.2×nb_fautes)/temps_moyen_par_question )

je ne sais pas si c’est le meilleur choix mais il n’est pas aisé de trouver la formule idéale… il va falloir que j’y réfléchisse un peu plus… chic !?

Bonus : Smartphone

Il existe une application Android qui permet d’exécuter des scripts Python (dans mon cas Python3) : QPython3. Celle-ci ne semble pas libre (we will push on the whole qpython to be opensource gradually) et demande l’accès à beaucoup de choses dans mon téléphone (il y a une explication à cela, puis-je vraiment faire confiance ?) mais je n’ai pas trouvé d’équivalent dans F-droid…. Toujours est-il que maintenant mes enfants pourront faire des additions sur mon téléphone dans la salle d’attente du médecin, ce sera toujours plus utile qu’Angry Birds.

Conclusion

Je n’ai pas fait grand chose ici, bien moins que pour mes scripts nautilus, bien moins que n’importe quel développeur que vous aurez l’occasion de croiser. Je n’ai rien développé d’important ici, ce n’est pas du code dont je peux être particulièrement fier pourtant j’éprouve une satisfaction certaine, le plaisir de réfléchir à des algorithmes simples, le plaisir d’apprendre une nouvelle syntaxe, le goût des choses simples comme diraient Ludwig Schweisfurth et son épouse Wilhelmine.

Extrait d’un spectacle comique ?

  • <Yaël> Maman, je te dis une blague : qu’est ce qu’on ne trie pas et que l’oiseau qui vole ?
  • <Maman>…
  • <Yaël> Bah, l’oiseau il mange une pomme !

La petite marchande de prose

la-petite-marchande-de-prose-303.jpg : « La petite marchande de prose » de Daniel Pennac : Monsieur Pennac je vous aime !

J’aime son style d’écriture, j’aime sa façon de me balader dans ses intrigues, j’aime ses personnages… j’aime Daniel Pennac ! C’est poétique, c’est intrigant, c’est bourré de suspens, de fausses pistes, de dénouements inattendus… c’est le troisième livre de Pennac que je lis. J’ai dévoré « La petite marchande de prose », une fois commencé, impossible de m’arrêter !

Benjamin Malaussène se retrouve encore une fois au cœur d’un gros tas d’emmerdes et on ne peut plus au centre d’une enquête de police. Tous les personnages que Pennac a développé dans les précédents volumes de la saga sont là et il est très agréable de les retrouver. Pendant une bonne partie du livre, je me disais régulièrement (en parlant de l’auteur pas d’un personnage) : « Il n’a pas pu lui faire ça ? Il ne peut pas lui faire faire ça ! Comment il va le sortir de là ? Comment il va la sortir de là ?» du coup impossible d’arrêter tant que je ne comprenais pas. Et finalement tout s’imbrique tellement bien, tout semble logique (dans l’univers Malaussène en tout cas).

Imaginez un joli mécanisme parfaitement huilé digne d’une montre suisse (début du roman), vous ajoutez un grain de sable (le mariage de Clara, jusqu’ici pas de surprise, je vous suis Monsieur Pennac), puis deux, puis trois (George R. R. Martin qu’est-ce que vous faites dans à ce roman ?), puis vous déversez l’intégralité de la plage de votre choix dans votre mécanisme (moitié du roman, Monsieur Pennac, je ne vois pas comment vous allez vous en sortir…). Petit à petit, secouez le mécanisme pour que tous les grains disparaissent et vous retrouverez le système initial en parfait état. Profitez du sable pour édifier une statue en l’honneur de Julie et son extrême beauté (toujours aussi belle et volontaire, j’aime Julie…).

Au début du roman, mon inculture m’a obligé à chercher des informations sur deux personnes : Alexander Sutherland Neill et Henri Désiré Landru.

« Oh My ZSH! » dans Linux Pratique 91 (Septembre-Octobre 2015)

linux-pratique-91a.jpg

J’ai rédigé un article sur Oh My ZSH! pour ce numéro. Il s’agit du premier outil qui m’a convaincu de changer de shell car pour une fois c’est un outil à la fois simple et qui apporte des fonctionnalités qui me semblent intéressantes. Pour ne rien gâcher, le développeur principal a eu la gentillesse de répondre à quelques questions.

linux-pratique-91b.jpg

Pas prêt d'en trouver une bonne !

Yaël ramasse une noisette, la casse entre deux cailloux, la met dans sa bouche, mâche puis crache.

  • <Yaël> Elle est pas bonne !

Yaël ramasse une nouvelle noisette, la casse entre deux cailloux, la met dans sa bouche, mâche puis crache (pas de chance !).

  • <Yaël> Elle est pas bonne !
  • <Maman> Tu aimes bien les noisettes, toi ?
  • <Yaël> Non.

90 secondes pour comprendre …

Il y a un an et demi − je ne connaissais pas e-penser ou Scilabus… − j’ai voulu faire quelques vidéos de vulgarisation scientifique. La construction d'un épisode était la suivante :

  1. Introduction stupide : N'ayons pas peur de passer pour deux cons,… C'est pendant ou à la fin de l'introduction que l'écran titre apparaît.
  2. Monologue : un monologue scientifique de 90 secondes
  3. Absurde : Réaction de mon acolyte souvent décalée.

J’ai écrit 3 épisodes. Les collègues, les amis, la famille trouvaient les textes intéressants, les gags amusants, le concept sympa. J’en ai tourné 2, j’en ai monté 1 et j’ai considéré que la qualité était suffisamment bonne pour ne pas diffuser ces vidéos. Sur le papier, le concept était sympa mais en live c’était juste horrible : jeu d’acteur bidon, monologue beaucoup trop dense, mauvais éclairage,…

Je vous épargne les gags, vous n’aurez pas non plus les animations explicatives ou les annotations, voici les monologues que j’avais rédigés :

Big Bang

Il y a un petit peu moins d’un siècle, Alexandre Friedmann puis indépendamment Georges Lemaître ont proposé l’hypothèse d’un univers en expansion pour résoudre la relativité générale d’Albert Einstein. Cette théorie sera nommer bien plus tard « théorie du Big Bang » par un de ses détracteur, ce qui donnera faussement l’idée d’une explosion, idée qui persiste encore de nos jours. Confrontons l’idée d’un univers non figé à l’observation :

Premièrement, si l’univers se dilate alors la lumière qui le traverse l’est aussi, cela signifie théoriquement que la lumière émise par les objets lointains deviendrait relativement plus rouge en traversant l’univers. Il se trouve qu’en 1929, Edwin Hubble observe ce décalage lors de ses mesures de distance de galaxies. Il établira alors que les galaxies s'éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance.

Deuxièmement, s’il y a une expansion de l’Univers alors à son origine, il était particulièrement dense donc chaud. Une chaleur tellement forte qu’il en reste théoriquement une trace dans l’espace aujourd’hui, un peu comme la chaleur résiduelle que l’on sent quand on met la main dans un four éteint depuis peu. Cette idée de fond diffus cosmologique est publiée en 1948 et plus ou moins oubliée jusqu’en 1965. Cette année là, deux chercheurs publient le profil du bruit qui parasite leur antenne lorsqu’ils tentent de communiquer avec le satellite Écho. On se rendra compte alors qu’il correspond en tout point au rayonnement fossile calculé 17 ans plus tôt !

En conclusion, l’expression « Big Bang » ne désigne ni une explosion, ni un commencement. Il s’agit d’une théorie, dont les éléments principaux sont un univers en expansion et une période dense donc chaude il y a près de 14 milliards d'années. Cette théorie a plusieurs fois été confortée par différentes observations. Certains points sont toujours discutés et débattus, mais c’est le principe même de la science, c’est ce qui permet d’améliorer nos connaissances.

Bibliographie :

  • Conférence « Peut-on voyager dans le temps » de Étienne Klein à l'Institut de Physique de Rennes (18.03.2008)
  • Site « Big Bang ‑ Des origines de l'Univers aux origines de la vie » (www.cnrs.fr)
  • Encyclopédie collaborative Wikipedia : Big Bang, Bell Labs,…
  • France culture : « Dernière nouvelles de l'Univers » de André Brahic 28.07.2013
  • MinutePhysics : « Science, Religion, and the Big Bang » de Henry Reich
  • R. Alpher, R. Herman, "Evolution of the Universe", Nature, 162, 774 (1948).
  • G. Lemaître, "Un univers homogène de masse constante et de rayon croissant rendant compte de la vitesse radiale des nébuleuses extra-galactiques", Annales de la Société scientifique de Bruxelles, 47, 49 (1927)
  • Bernard PIRE, « Un atome d’univers. La vie et l’œuvre de Georges LEMAÎTRE (D. Lambert) »
  • Encyclopædia Universalis en ligne, consulté le 14 février 2014. URL
  • Friedman, A., "On the curvature of space", General Relativity and Gravitation 31 (12): 1991–2000 traduction de Friedman, A. . "Über die Krümmung des Raumes". Zeitschrift für Physik 10 (1): 377–386 (1922)
  • Planétarium de Rennes Hubble

episode_1_p.jpg

Pythagore

Dans un triangle rectangle de côtés a, b et c, c étant le plus grand côté alors c multiplié par lui même, c’est à dire c² est égal à la somme a² + b². On attribue la démonstration de ce théorème à Pythagore mais cette formule était déjà connue depuis plus d’un millénaire et sa démonstration pouvant se faire de plusieurs centaines de façons, plusieurs cultures se la sont appropriée indépendamment, la nommant alors différemment.

Les collégiens de nos jours se demandent souvent pourquoi ils doivent apprendre ce théorème qui a traumatisé certains de leurs aînés et qui semble inutile dans la vie courante. Notons même si c’est anecdotique, que les maçons l’utilisent régulièrement. Les outils sont parfois peu pratiques sur de grandes distances, donc le plus simple pour vérifier qu’un angle est droit est de mesurer 60 centimètres d’un côté, 80 de l’autre, si la distance entre les deux points est bien d’un mètre, l’angle est droit ! Mais pourquoi l’enseigner à tous puisque peu de personne auront à construire un mur et même si c’était le cas, inutile de savoir de quoi il s’agit pour l’appliquer ?

Premièrement, le théorème de Pythagore, comme la loi universelle de la gravitation, le nom des planètes du système solaire, les fables de La Fontaine, 1984 ou la recette des crêpes, fait parti d’un ensemble de connaissances qui, seules, n’ont pas forcément d’application concrète mais qui une fois compilées, forment ce qu’on appelle la culture générale complètement inutile, sauf bien sûr, si l’on souhaite avoir plus de charisme qu’un bigorneau cuit.

Deuxièmement, le théorème n’est en fait qu’un prétexte pour apprendre quelque chose de plus important. Il permet de s’exercer simplement a appliquer une règle, sa réciproque ou sa contraposée sur des données et à conclure de façon cohérente. Faire une démonstration rigoureuse permet d’acquérir une méthode de raisonnement et de structurer sa pensée, rien que ça !

Bibliographie :

episode2_p.jpg

Les femmes scientifiques

« Une femme mathématicienne, c’est contraire à la nature, un trans. Les femmes artistes ou savantes, sont des dégénérées. Les femmes brillantes ressemblent à des hommes déguisées. Les femmes ayant d’autres talents que ceux de mère ou amante sont le résultats de mutations pathogiques. »

Ces propos vous semblent ridicules, pourtant c’est en substance ce que le neurologue Paul Möbius a écrit il y a environ un siècle ! Pas étonnant avec de telles mentalités qu’il reste encore aujourd’hui un déficit de femmes en sciences.

De nos jours, des initiatives comme par exemple l’« Association Femmes & Sciences », font la promotion des sciences auprès des femmes. Une des clés de la réussite : permettre aux écolières d’aujourd’hui de s’identifier à des modèles.

Marie Curie cannibalise l’attention avec ses 2 prix Nobel mais elle n’est évidemment ni la première ni la dernière scientifique. Nous pouvons citer sa fille, Irène Joliot-Curie prix Nobel de Chimie mais comme ce n’est ni le nom ni le prix qui fait l’icône, citons plutôt Rosalind Franklin. En utilisant ses travaux à son insu, ses collègues masculins ont reçut un prix Nobel pour leur découverte de la structure de l’ADN, ils auraient pu recevoir un prix pour leur goujaterie.

Lise Meitner a eu un rôle majeur dans la découverte de la fission nucléaire en 60 après Albert Einstein elle fut étrangement ignorée par le comité Nobel. Jocelyn Bell a découvert le premier pulsar il y a près de 50 ans, c’est son directeur de thèse qui reçut le célèbre prix. Notons qu’aucune femme n’a été lauréate de la médaille Fields.

Hypatie d'Alexandrie, Sofia Yanovskaïa, Sophie Germain, Julia Robinson, Emmy Noether, Hertha Marks Ayrton, Nicole Le Douarin, Théano, Claire Voisin, Linda Brown Buck, Janet Lane-Claypon, Éva Tardos, Margaret Buckingham, Claudia Alexander, Maude Abbott, Ida Henrietta Hyde, Claudie Haigneré il est possible de lister en vrac de grandes scientifiques pendant des heures. Détailler tout ce que les femmes ont apporter à la science serait aussi absurde que de lister les contributions masculines.

Il reste des progrès à faire pour une plus grande parité en Science mais ce n’est pas exclusif à ce domaine : le sport féminin est sous représenté dans les médias, on entend parfois des réactions misogynes dans l’hémicycle, l’inégalité se retrouve également dans les religions patriarcales,… C’est l’ensemble de la société qui doit évoluer et qui évolue avec des politiques volontaristes et du temps.

Bibliographie :

- page 2 de 24 -